Langue française

  • Le triomphe du néolibéralisme a de nombreuses causes. Mais l'une d'entre elles est aussi essentielle que mal perçue et mal comprise : la puissance des idées lorsqu'elles sont soutenues par des personnes et des moyens tels qu'elles s'emparent des masses. La puissance des idées néolibérales a subordonné la planète. Elle est la raison d'être de ce manifeste. C'est elle qui a ouvert la voie à ce capitalisme d'un nouveau type, un capitalisme à l'état pur, libéré de toutes les contraintes morales ou politiques qui l'entravaient encore il y a quelques décennies. Et c'est à cette idéologie que le Second manifeste convivialiste répond.

  • Les thèses ne manquent pas pour expliquer le surgissement du capitalisme et ses conséquences. Or il se trouve que Dany-Robert Dufour a eu accès à un texte étonnant, complètement oublié ou presque, datant de 1714, de l'époque même où ce système s'est mis en place et qui pourrait considérablement renouveler les analyses permettant de savoir dans quelle galère au juste nous sommes embarqués.  

  • On a trop tendance à voir dans le don une petite affaire privée - le don de soi -, une disposition psychologique qui n'engage que la personne qui donne. Rien n'est plus faux. Derrière cette notion, c'est toute la vitalité de l'existence collective qui est en jeu. L'originalité de ce livre est de déployer toute la portée du système-don, à la fois levier d'action et clé de lecture permettant à l'homme d'exprimer et de comprendre les ressorts cachés des pratiques qui le caractérisent de tout temps : les soins, les sports, les arts, la quête spirituelle et religieuse, mais aussi l'engagement politique et jusqu'aux comportements plus récents du salarié et du manager.  

  • Avec les nanotechnologies, on façonne aujourd'hui la matière atome par atome pour concevoir des objets aux propriétés fantastiques : plus résistants que l'acier et plus légers que le plastique, antibactériens et autonettoyants, élastiques à volonté, capables de transporter les médicaments au coeur des cellules choisies... Les "nanos" permettent des avancées insoupçonnées dans beaucoup de domaines mais le rêve vire au cauchemar : alors que les industriels en ont déjà placé dans des milliers de produits du quotidien (aliments, cosmétiques, vêtements, appareils ménagers, matériaux de construction...), leur toxicité se révèle effrayante.
    L'enquête de Roger Lenglet dresse l'état des lieux des applications et des entreprises impliquées. Elle dévoile aussi des études sanitaires restées dans l'ombre jusqu'à présent. Le résultat est explosif, à la hauteur de la centaine de milliards d'euros de financements publics que les promoteurs ont déjà captés en Europe et dans le monde pour développer ce marché très juteux.
    Roger Lenglet, l'auteur du grand livre sur les neurotoxiques (Menace sur nos neurones, Actes Sud, 2011) indique non seulement le niveau de toxicité de chaque type de nanos mais établit aussi une liste des produits concernés.
    Par ailleurs, il révèle comment les lobbies industriels sont parvenus à emballer les décideurs politiques. Et comment ils ont déjoué la réglementation qui les obligeait à tester les nanos avant de les diffuser.
    La France (mais aussi les autres pays dits "riches") a voulu prendre ce "virage fabuleux" à la vitesse maximale en misant sur l'innocuité des nanos. Choix dramatiquement dangereux. Un nouvel exemple de ce qui se produit quand on fait confiance, dans le domaine de la santé publique, aux industriels et aux chercheurs qui sont juges et parties dans des affaires qui rapportent gros.
    Première enquête en France sur la toxicité des nanos qui envahissent nos corps, s'installent au coeur de nos cellules où elles jouent avec nos gènes et causent des dégâts à faire pâlir de jalousie les cancérogènes classiques.
    Le scandale de ces nouveaux poisons est sur le point d'éclater.

    Sur commande
  • Cet ouvrage pose un regard inédit sur la "crise sans fin" que traverse le monde musulman : il éclaire la faillite politique de ces pays par le culte de la virilité, qui affecte non seulement les rapports entre les sexes, mais aussi les relations des hommes entre eux et, fondamentalement, la vie en société. La virilité n'est pas appréhendée ici dans sa dimension érotique, mais dans sa portée politique. Une traversée qui s'ouvre dans l'Arabie préislamique et s'achève avec les talibans afghans, à la fin du XXe siècle, après s'être arrêtée sur l'empire des Steppes, l'empire ottoman, le puritanisme des wahhabites, la révolution khomeiniste, le destin de Saddam Hussein et les tribulations des hommes ordinaires au Maghreb.   

    Sur commande
  • Depuis une dizaine d'années, les États-Unis mobilisent une arme économique dont les élites européennes sont en train d'évaluer les dégâts et que l'opinion publique ne soupçonne pas : leur droit, leurs lois, qu'ils appliquent au-delà de leurs frontières et qui leur permettent de s'ingérer dans la politique étrangère et commerciale de leurs ennemis comme de leurs alliés. Cibles prioritaires : les entreprises européennes en général, et françaises en particulier. Méthode : sanctionner en infligeant de lourdes amendes, fragiliser, racheter. Washington joue au shérif économique pour préserver et enrichir ses intérêts nationaux.

    Sur commande
  • Elles sont aujourd'hui 15 % dans l'armée française, 19 % dans la Police nationale. Le phénomène est international : on les a vues nombreuses dans les troupes américaines en Irak, elles constituent une grande partie des troupes de l'armée d'Israël, et ce depuis la création du pays, il existe aussi des policières en Afghanistan ou au Soudan ainsi que des soldates au Yémen, en Colombie ou en Inde. Partout l'évolution des sociétés a suivi la même direction. Les femmes prennent de plus en plus part à d'autres formes de violence, illégale cette fois. Les guérillas comptent un fort pourcentage de femmes dans leurs rangs (jusqu'à 40 % en Colombie ou au Sri Lanka) et le terrorisme, de la Russie à l'Irak, attire de plus en plus de femmes qui n'hésitent pas à s'investir, parfois jusqu'à la mort. Plus près de chez nous, les femmes participent à des révoltes et des luttes en tout genre, tandis que les rings de boxe ou les salles de sports de combat leur ont ouvert leurs portes.
    Que se passe-t-il donc pour que les femmes fassent ainsi preuve d'une agressivité, d'une colère et d'un engagement physique auquel nous ne sommes pas accoutumés ?
    "Guerrières" : un mot qui fait peur. Si la politique ou le militantisme ont depuis longtemps adopté sans problème un langage guerrier qui irrigue notre quotidien - ne parle-t-on pas couramment d'un adversaire qu'il faut battre, de combats à gagner, de lutte à mener et de victoires à obtenir ? -, il est encore rare d'y associer l'image de la femme. En remontant le cours de l'histoire, Moïra Sauvage démontre que les champs de bataille n'étaient pas inconnus des plus intrépides, que les reines guerrières furent nombreuses et non moins héroïques que leurs homologues masculins. Mais ces guerrières n'ont pu échapper à la norme que grâce au fait qu'on avait besoin d'elles - durant des périodes très particulières. Elles ont ensuite, sauf quelques exceptions emblématiques, été oubliées par les auteurs de la "grande histoire", celle des rois et des grands de ce monde. Quant aux autres, les émeutières des quartiers pauvres, les révolutionnaires dont la ferveur était considérée comme utile, les militantes pour le droit de vote, elles ont souvent été reléguées par la mémoire populaire dans un oubli volontaire. En s'opposant à l'ordre établi, en luttant pour changer la société, elles ne correspondaient pas à l'image que l'on voulait retenir du sexe dit "faible".
    Pour mieux comprendre le phénomène, l'auteur est ensuite allée à la rencontre des femmes guerrières d'aujourd'hui, de celles qui prennent les armes, que ce soit de façon légale ou illégale, mais aussi de celles qui luttent par d'autres moyens et font de leur vie un combat, ces militantes qui veulent changer le monde.
    Leurs histoires et leurs témoignages dressent le portrait d'un sexe féminin que l'on a trop souvent tendance à considérer comme victime alors qu'il a fait preuve, aujourd'hui comme hier, d'une force indéniable.
    D'autres questions naîtront de ces rencontres : en ce début de millénaire, les changements de mentalité qu'apportent ces nouvelles guerrières permettront-ils de redéfinir les normes sexuelles de nos sociétés ?

    Sur commande
  • De la culture et la consommation traditionnelles de la feuille de coca jusqu'aux raids des commandos militaires dans les jungles andines, en passant par des rencontres avec des «mules» qui croupissent en prison et les dernières techniques des trafiquants de poudre blanche - Coca ! parcourt la Bolivie, le Pérou et la Colombie pour nous faire découvrir les coulisses du spectacle terrifiant de la cocaïne, ennemie publique numéro un des gouvernements occidentaux.

    Sur commande
  • Plus d'un milliard de personnes dans le monde sont membres d'un réseau social sur Internet. A chaque clic, des données personnelles sont enregistrées puis revendues. Pour les exploiter naissent de nouvelles formes de marketing. Au-delà de l'évidente menace sur nos plus élémentaires libertés, cette marchandisation de nos secrets, de nos préférences, de nos déplacements représente un coût exorbitant.
    Franck Leroy identifie les acteurs de ce nouveau fait social, dévoile leurs stratégies ainsi que leurs moyens actuels et à venir, comme par exemple la dernière génération de logiciels de reconnaissance faciale. Comment les citoyens peuvent-ils réagir ?

    Sur commande
  • Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, autisme.
    Ces maladies, qui surgissent quand les neurones sont endommagés, ont pris la dimension d'un immense raz-de-marée et les victimes sont de plus en plus jeunes. La grande enquête de Marie Grosman et Roger Lenglet montre que les causes du fléau sont parfaitement identifiées et documentées par les scientifiques. Les auteurs révèlent aussi pourquoi les autorités préfèrent regarder ailleurs. Les affections neurodégénératives se préparent déjà dans le ventre des mères, devenues aujourd'hui, malgré elles, des "mamans toxiques".
    Et tout au long de notre vie, d'incessantes agressions chimiques et physiques font des ravages parmi nos neurones. Un cocktail neurotoxique explosif qui met en cause une kyrielle d'industries : aluminium dans l'eau, mercure dans nos bouches, PCB et pesticides dans nos aliments, solvants et particules ultrafines dans l'air, etc. Au moment où les maladies de ce type sont officiellement déclarées "priorités de santé publique" en France, les auteurs dénoncent les raisons scandaleuses qui paralysent la prévention.
    Etudes et investigations rigoureuses à l'appui, leur enquête démonte le mécanisme d'un "effet d'aubaine" commercial exploité à fond, malgré l'hécatombe et au risque de détruire le système solidaire de protection sociale. Pour contrer le fléau et faire face à cette crise sanitaire, Marie Grosman et Roger Lenglet proposent ici de véritables solutions.

  • L'Afrique est le continent le plus jeune.
    L'Afrique est un gisement de richesses tant sur le plan économique qu'artistique et intellectuel. L'Afrique interpelle notre avenir. S'appuyant sur son expérience personnelle, sur sa connaissance des hommes et du terrain, et sur ses responsabilités de fondateur d'écoles de journalisme dans plusieurs pays d'Afrique, Hervé Bourges, dans ce livre court, incisif, argumenté, plaide pour un renversement de regard : nous avons besoin de l'Afrique.
    Cette reconnaissance ne peut se faire qu'à certaines conditions tant économiques - annulation de la dette -, politiques - fin de la Françafrique, établissement d'un nouveau partenariat - qu'intellectuelles - prise en compte de la renaissance africaine et mise en oeuvre de la francophonie. Hervé Bourges, ancien président de Radio France inter-nationale, de TF1, de Canal+ Afrique, de France Télévisions et du Conseil supérieur de l'audiovisuel, actuel président du Comité permanent de la diversité à France Télévisions, signe un livre d'espoir et de combat.

    Sur commande
  • Téléphones sur écoute, viol des correspondances, données intimes quotidiennement collectées et stockées. Le tout pratiqué dans la plus grande impunité. Le scandale planétaire de la surveillance de masse interpelle.
    Franck Leroy analyse les systèmes actuels, leur mise en place durant des décennies et la gigantesque industrie - militaire et civile - qui, aux États-Unis, leur est dédiée.
    Si ce pays est en première ligne, rien n'exonère les États européens, partenaires actifs de ces dispositifs remettant en cause le droit à la vie privée.
    Surveillance, technologie et pouvoir se révèlent alors intimement mêlés. Franck Leroy resitue ce modèle politique et social dans une perspective historique en apportant des éclairages inédits.
    Sommes-nous face à un simple dérapage ou doit-on déceler dans ces structures les germes d'un totalitarisme prêt à l'emploi ?
    Face au risque d'abolition de droits fondamentaux, l'auteur démontre qu'une réponse en forme de surenchère technologique est une chimère. Bienvenue à l'action citoyenne.

    Sur commande
  • Face à l'angoisse et à toutes les fausses croyances qu'elle peut engendrer, chacun cherche ses mots.
    Trois médecins cancérologues renommés proposent ici une sorte de "consultation idéale" et répondent à toutes les questions que se posent les malades ainsi que leurs proches, comme : "Pourquoi moi ?" ; "Qu'est-ce qu'on fait ?" ; "Quelles sont mes chances ?"; "A-t-on vraiment progressé ?". Riche d'une centaine d'années d'expérience cumulées en cancérologie, cet essai offre un discours clair, sincère et plein d'humanité, susceptible d'aider ceux qui ont croisé le cancer sur leur chemin ou le redoutent.
    En spécialistes, les professeurs Pujol nous parlent des progrès de la science sur la maladie, sans pour autant omettre de nommer ce qu'elle ignore encore. Du travail de prévention jusqu'aux thérapies, le cancer est devenu un fait de société qui nous concerne tous.

    Sur commande
  • Depuis Astolphe de Custine, le "voyage en Russie" a été élevé, en France, au rang de genre littéraire. De l'Empire des tsars à l'URSS, de Dumas à Gide, chaque écrivain voyageur, même thuriféraire, a toujours tenté de passer derrière le miroir, de dire sa vérité sur ce pays qui confine à Dieu, comme l'écrivit Rilke. Après de nombreux séjours professionnels, Dominique Bromberger a décidé de s'immerger dans la Russie profonde, de Saint-Pétersbourg à Sotchi en passant pas Irkoutsk et Groznyï, passant la nuit chez l'habitant, partant à la rencontre des Russes d'aujourd'hui. C'est ça la Russie est le journal de ce périple effectué au printemps 2009. "Voyage qui m'a permis de voir ou de revoir une quinzaine de villes et de m'attarder dans quelques campagnes que je n'avais jamais visitées... Souvent, en ville ou dans le train, j'ai croisé des hommes ou des paysages qui avivaient les souvenirs de mes précédentes visites au "pays des soviets", effectuées à l'occasion de reportages dans les années 1980 et 1990, et surtout ceux d'une extraordinaire virée familiale opérée au cours de l'été 1966 parla route, en voiture de Paris à Moscou et Leningrad... En quittant le pays, je me jurai d'y retourner bientôt. Pour y rencontrer de nouveau son aimable peuple et pour voir, un jour, s'y accomplir enfin l'Histoire, une Histoire qui ne fut, jusqu'à ce jour, que succession incohérente de glorieuses conquêtes sombrant dans de longs cauchemars, de monstrueuses violences et d'enfantins balbutiements". Cette fois encore, Dominique Bromberger a su regarder et écouter : "Dans un monde où tous les autres pays courent après le changement, la Russie serait-elle le seul à ne pas changer ?"

    Sur commande
  • «Les chemins sur lesquels se sont engagés les nouveaux mouvements paysans ne sont pas faciles tant les forces qui occupent le terrain depuis cent cinquante ans sont structurées et sûres d'elles. Dans tous les pays du monde, les organisations qui contrôlent l'agriculture et l'alimentation ont parasité les territoires, les ressources, les idées, et toujours avec le soutien des Etats. Elles se sont même coalisées à l'échelle mondiale par multinationales interposées, avec la complicité des organisations internationales. Les propositions que font les paysans vont bien audelà d'une simple remise en cause du modèle agricole. Il s'agit d'une interrogation globale sur les sociétés dans lesquelles nous vivons. Décidément, leur riposte nous concerne tous.» SILVIA PÉREZ-VITORIA

    Sur commande
  • La conscience éco-citoyenne apparaît sur le devant de la scène et tente d'enrayer la détérioration de la planète. Elle cherche à exercer ses lettres de noblesse, en combinant si possible lien, engagement, harmonie et équité. Pourtant, nombreux sont les obstacles et les forces qui s'y opposent. Les auteurs font le tri entre les différents comportements, les idéologies, les mensonges, les attentes et les illusions, mais ils dégagent aussi les actes susceptibles de changer véritablement le cours des choses.

    Sur commande
  • Les principes d'un certain management influent sur les structures des relations entre les êtres et répandent une terreur parfois subtile, parfois carrément ouverte. Basé sur études et interviews, se penchant à la fois sur les managers eux-mêmes et leurs victimes, ainsi que sur toutes les affaires récentes de suicide au travail, Management Circus met en lumière le côté totalitaire de certaines entreprises.
    Pourquoi la terreur règne-t-elle dans certaines grandes entreprises ? Le phénomène est connu, on en parle dans la presse, des livres-témoignage paraissent - Jean-Philippe Desbordes lui-même est l'auteur de plusieurs documentaires sur les suicides au travail et il a étudie la situation des travailleurs dans le nucléaire, notamment.
    Avec Management Circus, il propose quelques clés de lecture de ce fait de société qui engendre un profond malaise chez un grand nombre de salariés. A priori, il semble absurde que les entreprises puissent avoir intérêt à étouffer la capacité d'initiative de leurs employés, à anesthésier leur capacités de décision, à réduire leur identité dans le vocable générique des fonctions support, à les traiter comme un bétail humain à qui on demande de penser selon des critères mécanisés. Et si, dans notre société hyper-spécialisée, régie par une technologie de plus en plus sophistiquée, il fallait exactement ce type d'homme pour que tout continue à fonctionner ?
    Le point de départ de la réflexion se situe dans les centrales nucléaires, là où l'on a institué la possibilité de "l'homme-déchet". Ce rapport méprisant à l'humain et au bien commun s'est propagé à un grand nombre de multinationales. Management Circus relate et analyse le système de soumission et de manipulation mis en place pour intégrer l'homme dans cet univers régi par l'exigence de faire toujours plus de profit.
    Jean-Philippe Desbordes montre que le dressage social commence au plus haut niveau de l'échelle hiérarchique et redescend ensuite en cascade vers la base. À tous les étages, il s'agit de rééduquer les gens selon des schémas comportementaux spécifiques établis par des décideurs plus ou moins identifiables. Ces schémas ou "méthodes" visent à imposer dans la sphère du travail les contraintes d'un fonctionnement en "mode réflexe". Ainsi, ce livre met en garde contre la "surdétermination" des comportements humains par la machine, ce qui produirait de l'humain mécanisé.
    Le pouvoir par l'économie prend dès lors une réalité nouvelle dans sa forme. Jusqu'au milieu des années 1970, on pouvait encore croire à la subordination de la machine aux besoins et nécessités humaines, sociales. Aujourd'hui, la situation est renversée et les humains sont obligés de se soumettre aux contraintes de la machine.
    Dans la société dans son ensemble, d'autres phénomènes attestent de ce changement d'époque. La diffusion et la généralisation des modes de communication NTIC en sont le critère central. On parle aujourd'hui d'une société de l'information. Ces modes de communication ont désormais atteint un optimum éducatif, auprès des enfants mais également en entreprises avec les logiciels d'e-learning. Il s'agit d'amener les humains à fonctionner selon les critères de réduction du temps et de l'espace induits par les machines. Le danger principal est celui des méga machines chargées de coordonner conceptuellement les gens. La publicité, la télévision et les nouveaux téléphones interactifs jouent ici un rôle efficient, pro actif. Ceci a expliqué le développement en France et en Europe de mouvements d'informations sur ces questions, Squiggle en Belgique à propos des enfants téléphages, Reboot en France et son manifeste "anti lavage de cerveau" ("against brain washing systems") Une résistance plus que nécessaire !
    Ainsi, à travers Management Circus, Jean-Philippe Desbordes poursuit son travail d'investigation par une réflexion plus globale, originale et passionnante.

    Sur commande
empty