Stamatios Tzitzis

  • Ce volume des Essais de philosophie pénale et de criminologie rassemble les travaux de l'institut de Criminologie de Paris (Université Panthéon-Assas, Paris II) menés au cours de l'année universitaire 2009-2010.
    Punir qui ? comment ? pourquoi ? Le problème de la peine a été abordé à l'occasion de plusieurs rencontres. Les vingt ans de la revue Droit pénal ont été l'occasion de se pencher sur les évolutions récentes de cette question pour laquelle l'évidence des réponses n'est souvent qu'une illusion. Il a fallu s'interroger sur la refonte du Code pénal et les changements mythiques ou réels des dispositions législatives.
    La réflexion a aussi porté sur l'efficacité de la peine. Parmi les critères retenus vient en bonne place celui de la certitude qui doit éviter le développement du sentiment d'impunité parmi les délinquants ; cette question concernant aussi bien le choix que l'exécution de la peine. N'oublions pas cependant qu'une politique pénale réaliste ne peut faire l'économie de la réflexion sur les obstacles et les alternatives à la sécurité de la peine.
    Par ailleurs, la finalité de la peine et les moyens mis en oeuvre pour l'obtenir sont toujours l'objet de débats : quid de la neutralisation du délinquant ? Comment la justifier ? Est-elle utile ? Pour répondre à ces interrogations, il a fallu tirer les leçons de l'histoire puis se pencher sur la détermination actuelle des situations à risque. La dangerosité est un vaste thème qui a été appréhendé sous divers angles, particulièrement celui des études sur les doctrines et méthodes criminologiques avant et après l'école positiviste italienne.
    Le concept de dangerosité qui mérite d'être scruté avec une particulière attention a fait l'objet de recherches sur ses origines, sa présence et ses conséquences dans le droit positif pénal et pénitentiaire. Cependant, la notion de dangerosité est difficile à circonscrire et à définir sereinement. Non seulement le terme est polysémique, mais il est facilement instrumentalisable, ce qui engendre des ambiguïtés qui ne sont pas sans danger.
    Il se situe en effet à la croisée de disciplines qui sont aussi de l'ordre du politique et de la philosophie ce qui renforce la légitimité des interrogations à son propos.

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  • La philosophie du droit aborde des questions qui concernent la définition du droit, les rapports entre le droit et des expressions comme le pouvoir, la force ou la morale, et aussi la possibilité d'une science du droit, la spécificité du raisonnement et des concepts employés par les juristes ainsi que la structure du système juridique.

  • Esthétique de la violence

    Stamatios Tzitzis

    • Puf
    • 1 Novembre 1998
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  • La philosophie nietzschéenne vient d'un esprit d'exaltation qui met au défi les philosophes apparaissent sous la robe de professeur, tel kant, et qui se livrent à des médiations ontologiques avec sérénité d'esprit.
    Lui recherche la terra incognita de la jouissance intellectuelle qui défie les bastions de la morale classique. c'est pourquoi la généalogie de la morale lui est indispensable pour étayer ses thèses. il ne peut donc ignorer les anciens. c'est là la source de son classicisme. mais ses idées dépassent la taille de l'individu ordinaire et de l'intériorité de l'homme sage, tel décrit par platon et les stoïciens.
    Il opte surtout pour les présocratiques, dans cet univers oú, plus que l'homme, l'être importe. or, chez nietzsche, il existe une hiérarchie dans le choix des valeurs classiques et une hiérarchie de tempéraments pour affronter les horizons philosophiques. le regard hellénique. son hybris est de vouloir dépasser le monde avec la force d'un " surhomme ". mais, dans cette quête, son surhomme est loin d'emprunter le destin d'un prométhée.

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  • La criminologie comme discipline est le fruit de la convergence et de l'étroite collaboration entre droit, médecine, sociologie et philosophie.
    Sous un angle essentiellement pratique, cet ouvrage a pour ambition d'offrir un panorama introductif à la criminologie. Il en traite donc les diverses questions et principales matières doctrines juridiques et enjeux sociaux ; victimologie et analyse criminelle - médecine légale et expertise judiciaire pénologie carcérale et protection judiciaire de la jeunesse. Ce guide est indispensable aux personnes qui se spécialisent en droit pénal et procédure pénale afin de mieux connaître la réalité sociale.
    Il s'adresse donc, en premier lieu, aux juristes (barreau, police, magistrature judiciaire). Mais, par son côté transdisciplinaire, il intéresse aussi les médecins (médecine légale, expertise judiciaire), les psychiatres et les psychologues (aide aux victimes).

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  • Dans ce livre, nous explorons la philosophie du marquis de Sade dans ses perspectives, morale, juridique, politique et sociale à travers l'enchantement des sens, du coeur et de l'esprit. Son incantation des abimes existentiels dévoile l'actualité de ses idées dans le monde d'aujourd'hui. Sade fasciné par le roi-philosophe platonicien donne sa propre version situe ce personnage dans le monde moderne. Les héros sadiens semblent se mouvoir dans l'univers de Dom Juan. Il tempère l'optimisme de la Révolution française nous offrant sa propre conception de la mise à mort de Louis XVI. Tributaire sans doute des sophistes, il déconstruit le mythe du contrat social. Enfin, l'optique kaléidoscopique du marquis pour décortiquer les phénomènes du monde donne accès à des interprétations originales de grands événements qui ont marqué l'Histoire (i.e. la psychologie du bourreau des victimes juives). Par ses connaissances approfondies tant des Anciens que des Modernes, Sade concède à ses lecteurs une riche culture sur Dieu, l'individu, le peuple et ses gouvernants ainsi que le tableau de plusieurs formes de l'humanisme qui a traversé la civilisation occidentale. Sans préjugés, il fait la dissection de l'homme et des phénomènes en interférence avec la force des plaisirs qui porte tant l'habit de l'impérium que celui du dominium.

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  • Dans l'Antiquité, la personne -  prosôpon -, exprime la transparence de l'existence. En l'absence de la densité ontologique que lui attribue le christianisme, elle ne désigne rien d'autre qu'un masque. Pour les Anciens, l'amorce de l'autonomie de la personne ne se perçoit pas encore. Il appartiendra alors à la modernité d'isoler la personne de l'être et de confirmer son autonomie, jusqu'à lui conférer sa liberté définitive. On glisse ainsi d'une philosophie de l'être vers une philosophie de l'homme.Tout en étant centrée sur la phénoménologie de l'existence, la modernité associera à la personne une vision polysémique. En d'autres termes, selon les idéologies et les doctrines philosophiques en présence, la personne s'alourdit de significations contradictoires entre elles. Puis survient la Révolution française qui s'engage dans un virage débouchant sur une conception pérenne de la personne dont nous sommes aujourd'hui les héritiers. Partant, la personne se fait à présent porteur de droits subjectifs (de droits de l'homme), affirmés comme inhérents à sa nature.L'existentialisme postmoderne s'efforcera, en l'ennoblissant, d'élever la personne à un niveau transcendant de son existence, par le dévoilement du pouvoir créateur de l'homme et de sa capacité de générosité. Ainsi la personne donne corps à un idéal du monde sans laquelle l'histoire et la culture ne sauraient exister.Stamatios Tzitzis, juriste-philosophe, est directeur de recherche au CNRS. Il est également le directeur de la section de Philosophie Pénale de l'Institut Michel Villey. Spécialiste de la philosophie pénale, ses travaux portent sur la philosophie du droit des Anciens confrontée à celles de la modernité et de la postmodernité.
    Les Anciens et la quête de l'être : L'absence de la personne. Le Politès  : de l'autre côté de la personne. De la Cité au cosmopolitisme. Marc Aurèle et le pessimisme existentiel. La personne à l'image et à la ressemblance de Dieu. La modernité et la personne. La phénoménologie de l'existence : Hobbes. La représentation. Locke : La personne à la lumière de l'introspection. La personne kantienne et les devoirs de la raison. La personne en face des ruptures révolutionnaires. Sade, la démesure existentielle. Nietzsche: « passions pour un néant  ». Existence et personne. La postmodernité : Karl Jaspers et l' agôn personnel. Jean-Paul Sartre et la personne agissante. Gabriel Marcel. L'ineffable de la personne. Emmanuel Mounier : Existence et personne. De l'idéal communautaire. Emmanuel Levinas : L'Épiphanie du Visage.

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  • Ce dictionnaire ne prétend se substituer ni aux enseignements magistraux ni aux manuels spécialisés. Il a été conçu et rédigé comme un outil de travail tant pour l'acquisition et la révision des connaissances que pour la recherche scientifique. Il donne donc, pour chaque notion, la définition, les grands principes et les évolutions récentes.
    Recouvrant un large champ de la vie sociale, les notices de ce dictionnaire appartiennent aux multiples disciplines des sciences humaines (droit, histoire, philosophie, sociologie), voire plus, à la médecine. Elles abordent tant des questions doctrinales (rétribution, vengeance) que pratiques (autopsie, balistique).
    Pour mener à bien cette entreprise tant scientifique que pédagogique, il a été fait appel à plus de quatre-vingt-dix auteurs, des universitaires (chercheurs confirmés mais également doctorants) ainsi que des praticiens spécialisés dont beaucoup sont familiers de la préparation et des jurys de concours. Un grand nombre de ces derniers enseigne à l'Institut de criminologie de Paris (Université Panthéon-Assas, Paris II) et participent aux travaux scientifiques publiés par ce dernier, notamment, dans sa revue : les Essais de philosophie pénale et de criminologie.
    Ainsi, cet ouvrage offre-t-il un panorama général des questions de police et de justice. Qu'il puisse contribuer à la formation et la réflexion intellectuelles de ceux qui, demain, assureront la sûreté juridique et la sécurité publique.
    Ouvrage publié sous la direction de Stamatios Tzitzis, directeur de recherche CNRS, directeur-adjoint de l'Institut de criminologie de Paris (Université Paris II), professeur associé à l'Université Laurentienne (Canada) ; Guillaume Bernard, maître de conférences (HDR) à l'ICES et Sciences Po Paris; Denise Jolivet, secrétaire générale honoraire de l'Institut de criminologie de Paris (Université Paris II).

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