Stéphanie Roza

  • Depuis plusieurs années déjà s'élèvent des critiques d'une radicalité inouïe contre le coeur même de l'héritage des Lumières : le rationalisme, le progressisme, l'universalisme.
    Ces critiques se revendiquent de l'émancipation des dominés, marqueur traditionnel des différents courants de gauche.
    Mais s'inscrivent-elles dans le prolongement de celles qui, depuis l'émergence des mouvements socialiste, communiste ou anarchiste, avaient pour horizon un prolongement et un élargissement des combats des Lumières « bourgeoises » ?
    Il est malheureusement à craindre que non.
    Une partie de la gauche est-elle dès lors en train de se renier elle-même ?

  • Comment, entre 1755 et 1797, l'utopie est-elle devenue un programme politique? C'est à ce problème que l'ouvrage essaie de répondre, confrontant les écrits des trois protagonistes de cette transformation (Morelly, Mably, Babeuf) aux principales oeuvres philosophiques, utopiques et politiques de leur temps.

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    1 autre édition :

  • L'histoire de la philosophie illustrée et racontée en 130 dates emblématiques. Un récit vivant et éclairant pour tous ceux qui s'intéressent à la philosophie et à l'histoire des idées.

    Un panorama vivant de l'histoire des idées.
    - Un panorama complet et vivant de l'histoire des idées, des origines orientales et grecques de la philosophie, jusqu'aux mutations de la pensée au XXIe siècle.
    - Une présentation très accessible des principaux auteurs, des oeuvres clés, des grands courants...

    Une organisation claire, une mise en page rythmée.
    - Au début de chaque partie, une grande frise chronologique.
    - Puis au fil des doubles pages, le récit de chaque événement, en textes et en images.
    - À la fin de chaque partie, des dossiers sur des concepts qui ont traversé l'histoire.

    Avec une préface de Raphaël Enthoven.
    « On lit chaque double page comme on mange des Petit écolier - en se jurant que ce sera la dernière. Mais le livre, pourtant, colle aux mains, à la façon d'une série bien ficelée. Qu'on soit, ou non, familier de ses saveurs, chaque bonbon (sauce Bescherelle) appelle le suivant. »

  • En 1755 paraît un petit ouvrage anonyme intitulé Code de la nature, ou le véritable esprit de ses lois (de tout temps négligé ou méconnu). Ce texte, rédigé par un mystérieux Morelly, attaque violemment la morale dominante et l'institution religieuse et se conclut par un plan de législation destiné à assurer le bonheur de l'humanité sur la base de l'abolition de la propriété privée. Personne avant Morelly n'avait osé quitter le terrain de la narration fabuleuse pour affirmer la nécessité de révolutionner aussi radicalement le vieux monde. Ce cri d'indignation et ces propositions utopiques seront vraisemblablement lus et médités par Rousseau ; ils seront entendus et compris de Babeuf et de ses camarades, combattants acharnés de l'égalité ; ils seront repris par les socialistes français au cours du XIXe siècle. Stéphanie Roza nous invite aujourd'hui à redécouvrir ce texte fondateur étonnant et son auteur, Étienne-Gabriel Morelly. Oublié de la grande histoire littéraire et philosophique, ce dernier prend pourtant place dans la cohorte historique de ceux qui ne se résolvent pas à s'incliner devant la force des choses.

  • Dans un cadre économique, la dette résulte d'un contrat entre deux personnes et/ou institutions dans un contexte où l'une et l'autre sont réputées pouvoir faire un choix non-contraint et suffisamment éclairé. La dette est ainsi celle des individus ou institutions les moins favorisés envers les détenteurs de capitaux. Cette conception de la dette est double puisque, tout à la fois, elle acte un mécanisme de pouvoir (la dette étant une injonction à payer), mais elle est aussi un mécanisme de déliaison (puisqu'une fois la dette acquittée, on se trouve affranchi de toute obligation). La dette est donc, paradoxalement, un outil de dressage violent («?tu paieras tes dettes?») mais aussi un vecteur d'atomisation sociale.
    Face à cette conception à la fois autoritaire et individualisante de la dette, il existe une autre approche qui tend à se représenter l'existence d'une dette fondamentale reliant puissamment l'individu au groupe auquel il appartient. Dans cette perspective, développée en anthropologie et en théorie politique, le concept de dette renvoie à l'intuition fondamentale selon laquelle chaque individu est toujours déjà endetté, et donc redevable, à l'égard de la société à qui il doit tout ce qu'il est. Il en va ici de l'idée selon laquelle chaque individu doit sa situation aux efforts accomplis par les générations passées et/ou les autres membres de la société pour construire et préserver les institutions politiques et sociales qui permettent de garantir le bien ou l'intérêt commun.

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