Serge Kantorowitcz

  • « Tombeau de Johnny Panic (Sylvia Plath).

    Merveille silencieuse du faible orphelin Le jeu de vivre n'est que la démence d'un intime défunt Tout s'enfonce dans la nuit C'est comme cela que tu aimais Comme les veuves de marin disloquées de lumières orphelines Qui agitent leur mouchoir sur la rivière Dans un quartier triste de Londres Tu appelles et nul ne répond Tu meurs de ne pas rêver avec lui sur ce même oreiller Tu rêves Et un arbre d'oiseaux chanteurs devance Le miel du retour Des flammes d'ombre Le jeu de vivre révèle un cimetière Je ne dois pas croire pour ne pas mille fois mourir Les prodiges ont l'effet de me dire que les étoiles diaphanes n'arrivent jamais Tandis que quelqu'un disserte sur ta jeunesse et les poètes morts »

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  • Laurine Rousselet fait sa révolution, mine de rien, line de tout si l'on songe à l'inépuisanle veine qu'elle ouvre dans le gisement langagier. Nous pouvions déjà en percevoir les branles et les saccades à l'écoute de ses derniers écrits. Avec l'été de la 31e, elle en déploie les fulgurantes, auxquelles elle donne la direction de l'absolu, au départ de ses tournis. D'un soulèvement l'autre, elle se met, corps et âme, dans l'état de ne plus s'aimer que comme une Violence s'exerçant sans compter sr la sordide réalité des dépôts et consignations d'être. Sa révolte, somptueuse, commence à faire date dans l'histoire, toujours contrariée, du désir qui vient à la Femme d'occuper sa vraie dimension, ainsi que le voudrait ce qu'elle comprime, en ses entrailles, d'arts intra-utérins, cette démesure-là, encore bien ignorée, en attente d'une délivrance.
    Marcel Moreau

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