Pierre Yborra

  • Le Canadien

    Pierre Yborra

    « Quel plaisir de lire ce nouveau roman de Pierre Yborra, quelle plume ! Une plume vivante, truculente, on apprend plein de mots d'argot, on pense souvent à Audiard... Et cet Antoine, quel personnage ! » Éloïse / LCL "Le Canadien," c'est l'histoire d'un pied-noir qui rêve de s'embarquer pour l'Amérique, qui rêve de forêts et d'aventures... Mais qui dans l'immédiat batifole avec ses partenaires de danse en Algérie française.

    Sur commande
  • Le Banc

    Pierre Yborra

    Sur commande
  • Elle était heureuse, Hermine : c'était la première fois qu'un homme s'intéressait à elle. Il avait fallu qu'elle attende ses vingt-six ans pour vivre cet instant. Et dire qu'elle avait failli, une fois de plus, refuser à sa soeur Edmée de l'accompagner à la sauterie du dimanche après-midi à la salle de l'Oratoire. Edmée avait insisté comme d'habitude, elle avait besoin de sa soeur pour obtenir une autorisation de sortie...
    Plus jeune qu'Hermine de huit ans, le père tenait la laisse courte à la cadette. Il n'avait pas une grande croyance en la vertu de sa jeune fille. Déformation professionnelle du papa, une tendance à tout mettre sous clef. Il était directeur des douanes. Sa femme était sage-femme dans la bonne ville de La Rochelle, elle était plus indulgente, pour ouvrir les portes à la vie...

    Sur commande
  • Le pain perdu

    Pierre Yborra

    Sur commande
  • C'est quoi ce téléphone qui sonne ? J'ouvre un oeil, je regarde mon réveil, il est deux heures du mat. Je sors de mon lit, je me tape le tibia à l'angle du plumard, j'abomine le con qui m'appelle. Je me pilote dans le noir jusqu'au bureau, le téléphone sonne toujours. Je décroche, je n'ai pas le temps de dire un mot que je distingue une voix que je connais par coeur et qui me balance : "Pierre, c'est moi, Valère. Monica s'est barrée.
    - T'as vu l'heure qu'il est, et tu me ressuscites à une heure pareille pour me dire ça ?
    - Oui, mais Monica s'est cassée. Tu te rends compte, à mon âge.
    - A ton âge, à ton âge... Ca fait que la cinquantième fois qu'elle se trisse, ta pétasse, et chaque fois tu m'appelles, tu me gonfles, Valère. Je raccroche, je ne veux plus te voir, plus t'ouïr, ça fait cinquante ans que tu me bassines, que tu me pourris l'existence avec tes contes à épisodes. Si un jour tu retournes en taule, ne compte plus sur moi pour les colis, les démarches et les oranges... C'est bon, j'en ai ma claque de ta gueule.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Le Pain de mon père

    Pierre Yborra

    Sur commande
  • J'attendais dix-huit heures avec impatience, je peux dire que je m'emmerdais sec dans ce Salon du livre. Quelle idée avais-je eue d'accepter cette participation ? Encore une fois je n'ai pas su dire non, encore une fois je m'étais laissé embarquer (.) Cette kermesse, pour faire bon poids à l'ennui, se tenait sur un week-end de décembre dans une salle de sport glaciale d'un bled perdu de l'île de Noirmoutier. À part les auteurs et les organisateurs, nous n'avons vu personne, si ce n'est quelques mouettes qui planaient dans un ciel lourd et gris (.) Je m'apprêtais à ranger mes « ouvres complètes » dans mes cartons quand un vieux monsieur s'est arrêté à ma table. Il m'a souri sans dire un mot et il a pris au hasard un de mes livres (.)

    Sur commande
  • Effraction

    Pierre Yborra

    Sur commande
  • Sur commande
  • C'est bien par effraction qu'il est entré dans ma vie. C'était sûrement une période où j'étais bon à prendre... Je le connaissais un peu, à peine un peu. Nous ne nous étions jamais parlé avant cette rencontre. Il était depuis quelques mois le mari d'une amie de Laurence mon épouse, amies depuis la maternelle, et dans le cas d'amitié féminine, on n'a pas le choix, on a beau ne pas vouloir... on se fait toujours le mari de la copine. J'étais marié depuis presque trois ans et déjà je ronronnais dans mon couple. J'avais tout ce qu'il fallait pour bourdonner dans le bonheur : une belle télé Pathé Marconi flambant neuve, du papier peint à gros ramages orange sur les murs de mon séjour. Une salle de bain rose dragée, une banquette salon en similicuir noir sur les accoudoirs et les bords, avec comme repose cul, des coussins acryliques rouges, façon poils de chimpanzé. Et le reste à l'avenant, dans un bel appartement, au sixième étage d'un immeuble HLM avec vue imprenable sur le cimetière...

  • « A travers Au 4 de la rue Rapide , Pierre Yborra nous raconte des histoires de jeunesse, ses amitiés, quelquefois intéressées ! Le « covoiturage » était de rigueur, bien peu de jeunes ayant une voiture? Bals du samedi soir, bals populaires « sur parquet » ou bals de noces, invités par le hasard? Au culot, ils y allaient, sans méchanceté, sans autre désir que celui de s?amuser, être entre copains, copines, la drague étant une activité de fin de semaine « obligatoire ». Normal, comment faire pour les rencontres autrement ? C?était le seul moyen? Une résistante, Nelly, compagne de toutes les sorties, joue sur le fil de l?amitié, de la drague, de l?amour ! Un jeu, elle seule en connait les raisons? Elle intrigue Jean, elle n?est pas comme les autres. Une énigme? Et puis un coup de téléphone, un soir de Noël. Ils s?étaient connus en 1963 ! Se retrouveront-ils ? Oseront-ils ? Elle le pousse à la rencontre, lui, qui n?aime pas les vieux ni les vieilles? C?est croustillant, les personnages comme dans un film, leur vie au fil des anecdotes, des souvenirs. Ce sont aussi les nôtres qui reviennent, au gré de leurs histoires de vie.

empty