Marie-José Del Volgo

  • L'instant de dire (érès, 1997) est devenue une référence majeure pour tous les psys et médecins qui dans le cadre de leurs pratiques, au sein d'une médecine technoscientifique, accordent une place à la parole des patients pour élaborer avec eux le sens et la fonction psychique de leurs symptômes.

    A partir du cadre d'une consultation spécialisée de médecine, l'auteur traite des discours de souffrance et de la question des plaintes dites somatiques. Elle montre comment une brève rencontre peut être pour le patient ce moment propice pour une construction mythique individuelle qui rend possible son efficacité thérapeutique. L'instant de dire, dispositif de travail psychanalytique, crée au sein d'une médecine de plus en plus technique cette rupture et cette ouverture dans l'enchaînement des soins et des examens complémentaires.

    Praticien hospitalier à l'Hôpital Nord de Marseille et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille, Marie-José Del Volgo conduit parallèlement à son activité médicale des recherches et des pratiques cliniques dans le champ de la psychopathologie et de la psychanalyse. Après avoir soutenu une thèse de neurosciences en 1988, puis de psychopathologie en 1995 et une habilitation à diriger des recherches en 2000 à l'Université de Paris 7, elle dirige depuis 2001 des recherches et des thèses à l'interface de la médecine et de la psychanalyse.
    Marie-José Del Volgo est maître de conférences à la Faculté de Médecine d'Aix-Marseille II, membre du laboratoire de Psychopathologie clinique et directeur de recherche dans la formation doctorale de psychologie à l'université d'Aix-Marseille I. Elle exerce en tant que praticien hospitalier à l'Assistance publique de Marseille. Depuis 1993, elle est membre du comité de rédaction et secrétaire de rédaction de Cliniques Méditerranéennes, revue de psychanalyse et psychopathologie freudiennes.

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  • Le corps ne cesse de se décliner différemment selon les époques, selon les lieux et les cultures, selon les théories...
    C'est dire sa fécondité. Il ne se laisse jamais réduire à un quelconque champ d'étude. Et la psychanalyse n'est pas en reste dans les manières de penser le corps, de l'aborder, de l'apprivoiser, de le mettre en récit, de le théoriser ou tout simplement de l'entendre. Alors que tout un chacun a sa représentation du corps a priori évidente, les parties du corps s'apprennent en même temps que les premiers mots, le corps ne cesse de révéler sa complexité lorsque nous voulons en parler et écrire à son sujet.

    La diversité des textes de ce numéro en démontre toutes les déclinaisons possibles sans épuiser la richesse des questions qu'il pose.

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  • Les progrès de la médecine technoscientifique font courir le risque de réduire le malade à n'être plus que le support des maladies.
    La douleur du malade comme sa souffrance sont le plus souvent ramenées à un dysfonctionnement cérébral, voire neuronal ou moléculaire. à l'époque de la télémédecine, le colloque singulier médecin malade serait condamné à disparaître au profit des innovations technologiques. la clinique traditionnelle, cette médecine au chevet du malade, se trouve alors réduite à une peau de chagrin, celle des bons sentiments et d'un humanisme coincé entre l'économiquement " acceptable " et le scientifiquement " correct ".

    Pour sortir de cette impasse et dès lors que la médecine prétend au qualificatif d'humaine, la psychanalyse constitue son avenir et sa chance de survie en tant que telle. a partir de sa pratique de médecin en exploration fonctionnelle respiratoire et d'un travail psychanalytique en psychiatrie, l'auteur montre que la clinique ne vise pas à dire l'exact de ce qui cause la maladie mais le vrai de la " maladie du malade " (canguilhem).
    La mise en oeuvre de la méthode freudienne permet de révéler dans la rencontre les déterminations inconscientes de toute demande, sa vérité subjective, et éviter, ce faisant, les surenchères des actes médicaux.
    L'avenir technoscientifique de la médecine est riche de promesses. l'évidence du fait ne mérite pas qu'on le néglige. mais des promesses sans le souci de la dimension humaine des actes médicaux ne sont que vaines, porteuses d'illusions et grosses de souffrances.
    Dans la suite de l'instant de dire (1997), le pari de la douleur du malade est de rappeler à tous les soignants leur devoir éthique : il convient de traiter le malade aussi bien que la maladie.

  • La liberté du patient semble aujourd'hui une priorité pour les médecins et les psychiatres. Et pourtant, au nom de l'expertise scientifique et de la gestion rationnelle de la vie quotidienne, jamais on n'a soumis l'individu à autant de contrôles, jamais on n'a gardé autant de traces et d'archives des comportements privés, jamais les pratiques médicales n'ont à un tel point perdu le souci du malade. Marie-José Del Volgo & Roland Gori se proposent ici d'éclairer de nombreux dossiers troublants de la médecine contemporaine.

  • Médecins et chercheurs en psychopathologie, les auteurs entendent déconstruire l'idéologie médicale qui prescrit des conduites rationelles et standardisées au nom d'une description scientifique. Ils montrent comment ces processus de normalisation opèrent. A partir de leurs expériences cliniques, ils plaident pour le retour du "souci de soi" dans la médecine moderne.

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