Marie Ladier-Fouladi

  • Depuis la révolution islamique de 1979, l'Iran est le pays qui suscite le plus la polémique en Occident. Dernière controverse en date : l'arme atomique qu'il serait sournoisement en train de fabriquer. Or que sait-on de ce pays ? Peu de choses en vérité tant les considérations géopolitiques, qu'il ne faut surtout pas minorer, rendent impossibles toute lecture approfondie de ce pays grand comme trois fois la France et qui ne se réduit pas à ses « patriarches » religieux.
    Chargée de recherche au CNRS, Marie Ladier-Fouladi fait partie de ces rares observateurs qui examinent patiemment la société iranienne depuis de plusieurs années. Qu'a-t-elle vu de l'intérieur ? Ainsi, les jeunes, qui représentent 60 % de la population locale, n'adhèrent pas ou plus aux idéaux politico-religieux de l'État. Autre constatation : alors qu'elles ont largement participé à la révolution de 1979, les femmes n'ont jamais quitté l'espace public. Elles n'ont jamais cessé de revendiquer l'égalité des droits et de contester les lois et les traditions.
    Dans une année décisive pour l'Iran - trentième anniversaire de sa révolution islamique et élection présidentielle en juin prochain -, c'est ce monde de paradoxes que nous décrit Marie Ladier-Fouladi dans un ouvrage clair et passionnant.

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  • L'ébranlement de la légitimité de la République islamique a déclenché un processus de radicalisation. Cette radicalité se lit à travers le projet politique global de domination mis en oeuvre dans les années 2010 qui ne cherchait plus à gagner l'adhésion de la population, mais à la « tenir » suffisamment pour pouvoir méthodiquement aliéner les prochaines générations. Le présent ouvrage est né du besoin de tirer au clair cette question épineuse du processus de radicalisation de la République islamique. L'auteure examine la nouvelle politique intérieure, mettant par là même en lumière la césure qui s'est opérée en 2009 aussi bien que l'ambition régionale hégémonique du régime théocratique.

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  • La sympathie initiale que la Révolution iranienne de 1979 sut gagner auprès de l'opinion publique internationale laissa très rapidement la place au trouble puis à la répulsion. Qualifié de " fondamentaliste " ou d'" intégriste ", le nouveau régime paraissait nettement hostile au processus de modernisation entamé depuis quelques années en Iran, et capable d'y mettre fin par la radicalité de ses chefs. Cette stigmatisation de la République islamique entraîna celle de la révolution qui lui avait permis de naître, assimilée alors à la négation brutale, par une société immature, de la modernité proposée par Mohammad Reza Shah.
    Le présent travail est né du besoin de tirer au clair cette question épineuse du processus de modernisation en Iran, en mettant de côté les a priori construits lors des événements révolutionnaires. L'objectif est de poursuivre dans la voie d'un approfondissement de l'analyse, pour vérifier si, effectivement, la Révolution et la République islamiques ont interrompu un processus de modernisation préexistant, et quelle importance on peut donner à la césure de 1979.
    Cet ouvrage aborde ces questions en examinant l'évolution de la société et des comportements par une analyse des phénomènes démographiques et tout particulièrement de la fécondité. Le déclenchement de la transition de la fécondité et son accélération sous la République islamique sont l'illustration par excellence de la capacité d'une société à inventer sa modernité en dépit d'un contexte politique et juridique a priori défavorable.
    Par cette modernisation apparemment paradoxale sous la République islamique, la société iranienne confirme non seulement l'autonomie de sa dynamique par rapport à la sphère politique, mais révèle aussi qu'elle est capable de peser sur cette sphère, en imposant le rythme et la nature de son propre processus de modernisation.

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