Vie pratique & Loisirs

  • Montagnes sacrées

    Marianne Boilève

    • Glenat
    • 13 Octobre 2010

    Avec leur silhouette puissante et leurs cimes inaccessibles, les montagnes ont façonné l'imaginaire des hommes. Demeure des dieux, des esprits, des génies et des fées, siège ou manifestation de la volonté divine, séjour des morts, centre de l'univers, axe du monde ou source de vie. innombrables sont les montagnes qui détiennent un pouvoir magique ou spirituel, une fonction, une vocation, religieuse ou merveilleuse. Chaque pays a sa - ou ses - montagne(s) sacrée(s). Chaque peuple en vénère - ou en a vénéré - au moins une, fût-ce un monticule.Lieu de la Révélation, berceau du mythe, creuset de la légende, voire de la parabole, les montagnes font l'objet de mille et mille récits, tissé de vrai et de merveilleux, parfois de contradictions : chaque sommet himalayen n'est-il pas, peu ou prou, la demeure de Shiva ? Ngaï, le dieu des Masaï n'a-t-il pas élu domicile à la fois au sommet du Kilimandjaro, du mont Kenya et de l'Ol Doinyo Lengaï ? Voici le portrait de quelques-unes de ces montagnes « magiques » et sacrées, parmi les plus extraordinaires.

  • Petit troquet de quartier, bistrot chic ou bar à vin tendance, nous avons testé, goûté, fréquenté des dizaines d'endroits à travers Paris, guidées par l'instinct, le bouche-à-oreille, les souvenirs d'enfance, les adresses des copains. Au petit bonheur, sans beaucoup de méthode. Notre ambition n'était pas de recenser les meilleurs bistrots, ni les plus connus ou les plus « typiques », mais de vous faire découvrir à travers eux un Paris vivant, gourmand. Le Paris des Parisiens. De ceux qui aiment prendre le temps de vivre, de boire un verre, de manger, de refaire le monde dans un rade, au coin de la rue ou en terrasse.

  • C'est le côté magique de la cuisine méridionale : une poignée de produits de base (l'huile d'olive, l'ail, la tomate, l'aubergine, les herbes aromatiques.) suffit pour préparer de mille façons légumes, pâtes, viandes et poissons sans jamais en altérer le caractère. Tout se joue dans la combinaison des ingrédients et leur mode de cuisson.
    Grâce à la soixantaine de recettes de La bonne cuisine provençale, on redécouvre la saveur d'un anchois, le goût franc du fenouil, les vertus aromatiques de la tapenade, le parfum de l'ail rose de Provence ou du brin de thym frais. Et on goûte avec délectation au patrimoine culinaire auquel appartiennent la bouillabaisse, les pieds et paquets, les artichauts à la barigoule, les navettes marseillaises ou encore la fameuse pompe à huile dont le parfum de fleur d'oranger agrémente la table de Noël et ses treize desserts.

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  • Le génie des bistrots parisiens, c'est de venir d'ailleurs. D'Auvergne, du Pays basque, des Pays de la Loire, de Provence, de Bourgogne, de Normandie, d'Alsace, bref, de tous les coins de France où l'on sait ce que manger veut dire. Joyeuse, inventive et goûteuse, cette cuisine vénère les grands classiques pour mieux s'en amuser. Sans complexe. Ainsi, au hasard d'une balade ou d'un rendez-vous, on redécouvre des saveurs oubliées, le goût du hachis parmentier, d'une blanquette ou d'un paris-brest. Nostalgie sur le zinc. Deux rues plus loin, c'est l'aventure. La langue de chat rend hommage au Périgord, la joue de porc se poudre de cacao et la lisette s'acoquine avec le fenouil.

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  • .Elle accommode avec la même aisance les fruits de la terre et les produits de la mer, le sucre et le sel, l'amer et le doux. Chez elle, point de chichi, mais du ch'ti. Du goût. Du tempérament. L'endive se déguste braisée, nappée de fromage ou fondue dans un velouté. Le gigot se parfume de genièvre et le gratin de chou-fleur de mimolette extra-vieille. Le chou rouge et la bière, la vergeoise et l'oignon, le coq et la chicorée : pas un mariage que la cuisine du Nord n'ose, pas une audace qu'elle se refuse. La carbonade flirte avec le salé sucré ; le waterzoï marche sur les plates-bandes de la bouillabaisse.

    Côté fromages, le plat pays atteint des sommets. Accompagnés d'un morceau de faluche ou de pain boulot, maroilles, monts-des-cats, boulette d'Avesnes ou gris de Lille, tous surprennent par leur odeur puissante et leur finesse au palais. Arrosés d'une bonne bière, blonde ou ambrée, ils vous entraînent en douceur au pays des desserts. Crêpes, couques, tartes, clafoutis, gaufres ou sablés : chaque ville décline avec fierté ses spécialités. Et n'allez pas dire que la cramique de Valenciennes ressemble au craquelin de Lille : ce serait plus qu'une faute de goût.

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