Sciences & Techniques

  • La proximité psychique entre patients et soignants est-elle devenue indésirable dans la technologie psychiatrique ? Ce livre montre qu'elle est un élément essentiel du soin. Il développe une réflexion à plusieurs voix sur ce qui la rend possible, supportable et féconde.
    Le terme de « clinique » met le malade au centre de l'activité  soignante, et suppose donc la recherche d'une proximité avec lui. Pour le somaticien, proximité avec l'intimité corporelle du patient, pour les soignants psy, proximité avec son intimité psychique. Aujourd'hui la technologie psychiatrique cherche à en faire l'économie. Elle n'est nécessaire ni pour une prescription médicamenteuse, ni pour la mise en ouvre d'un programme comportementaliste. Lorsque la relation soignante en psychiatrie est amputée de cette dimension clinique, que devient-elle sinon une rencontre opératoire dont la seule finalité est la normalisation du sujet par l'extinction de ses déviances sociales ou symptomatiques ?
    Marcel Sassolas est psychiatre et président de l'association Santé mentale et communautés dont il a été responsable médical depuis sa création (1968) jusqu'à sa retraite. De formation psychanalytique, il est membre du groupe lyonnais de psychanalyse Rhône-Alpes.

       

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  • Les lieux de vie proposés aux patients psychotiques favorisent-ils ou freinent-ils la démarche de soin ? Vont-ils dans le sens de l'aliénation ou de la réhabilitation ? Une réflexion innovante étayée sur des expériences concrètes offre aux soignants des outils pour rester lucides dans le difficile exercice de leur métier.

    Le soin psychiatrique peut difficilement se passer de lieux résidentiels au long cours : hier l'asile, puis l'hôpital, aujourd'hui les diverses sortes d'appartements et de communautés thérapeutiques, les différentes formules de foyers, les pensions, les maisons d'accueil spécialisé, les maisons-relais - sans oublier les services hospitaliers, ultime recours lorsque les capacités de contenance et de tolérance de ces structures sont dépassées. L'évolution actuelle des services hospitaliers vers la seule prise en charge des décompensations aiguës souligne chaque jour davantage la place centrale, dans toute stratégie de soin, de ces structures résidentielles, celles qui existent... et celles qui sont à créer. Pour autant, il ne suffit pas qu'une institution se veuille thérapeutique pour qu'elle le soit : comment un « toit » parvient-il à être soignant ?

    Marcel Sassolas est psychiatre et président de l'association « Santé mentale et communautés » dont il a été responsable médical pendant trente ans. Depuis 1986, il anime en qualité de directeur scientifique le cours sur les techniques de soins en psychiatrie de secteur organisé tous les deux ans à Villeurbanne par cette association. Il est membre de la Société parisienne de psychanalyse.
    Marcel Sassolas est psychiatre et président de l'association Santé mentale et communautés dont il a été responsable médical depuis sa création (1968) jusqu'à sa retraite. De formation psychanalytique, il est membre du groupe lyonnais de psychanalyse Rhône-Alpes.

       

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  • A peine quarante ans nous séparent de la création du secteur psychiatrique en france - mais quelle accumulation de changements durant cette période ! la clinique psychiatrique a changé.
    Les prises en charge médicamenteuses et institutionnelles ont modifié la symptomatologie psychotique - et parfois aussi le destin de ceux qui en sont affligés. mais dans bien des équipes, la pénurie en personnel permet-elle encore la prise en compte de la dimension psychothérapique du soin institutionnel, aussi bien à l'hôpital que dans les structures extra-hospitalières ? quelles sont les conséquences de l'évolution actuelle de l'organisation des soins qui donne la priorité à la gestion des moyens matériels et humains et non plus aux implications cliniques de telle ou telle particularité du dispositif soignant ? dans le malaise actuel des soignants psychiatriques, que revient-il aux nuisances psychiques de la psychose, aux contraintes nouvelles liées à l'organisation des soins, aux déceptions de la théorie, aux changements culturels qui ont modifié aussi bien les liens régissant les relations entre les sexes et les générations que la place de la loi et des interdits ? que penser de telle ou telle approche psychothérapique ou institutionnelle, conduite en belgique, en espagne, en italie, en france ? les textes réunis ici - rédigés par des auteurs venus d'horizons géographiques ou théoriques très divers - sont autant de tentatives de réponse aux questions soulevées par ce malaise perceptible dans la psychiatrie actuelle.

  • Aujourd'hui, le discours de la plupart des professionnels de la psychiatrie n'est qu'une longue plainte.
    De toutes parts s'élèvent des gémissements d'où émergent les termes de malaise, souffrance, crise, désarroi, impasse. Beaucoup de raisons sont invoquées pour justifier cette morosité : la stagnation des budgets, l'explosion de la demande, la pénurie des professionnels, la désagrégation du tissu social, les exigences de l'administration, la dilution de la réponse psy, l'apparition de nouvelles pathologies...
    Certes chacun de ces facteurs est à prendre en compte, mais peut-on expliquer ce climat par ces seuls éléments objectifs ? A d'autres époques, les conditions matérielles de l'exercice psychiatrique n'étaient pas meilleures ! Ce qui diffère, c'est la perception subjective des soignants, leur manière de réagir devant les limites et les obstacles que la réalité oppose, comme toujours, à leur désir soignant.
    Devant cette résistance opaque de la réalité, deux attitudes mentales sont possibles : le découragement résigné et plaintif, ou l'affrontement avec ce réel. Mais affronter le réel, c'est prendre des risques, attitude qui n'est plus aujourd'hui culturellement correcte. Le principe de précaution a conquis peu à peu tous les secteurs de notre vie sociale. Cet ouvrage veut faire l'éloge du risque, c'est-à-dire proposer des réflexions sur la signification psychique de cette attitude humaine, sur les processus inconscients et conscients qu'elle mobilise, sur sa place dans toute stratégie antidépressive, son utilité subjective et sociale.
    Il explore ses limites, les effets de sa carence (érosion de toute initiative, disqualification de soi, résignation maussade) et les conséquences de ses excès (attitudes héroïques, mise en danger de soi ou des autres). Il constitue une tribune ouverte à ceux qui, dans le paysage grisâtre de la psychiatrie actuelle, prennent le risque d'innover dans des pratiques différentes, originales, déviantes même, pour autant qu'elles s'appuient sur une réflexion solide et un objectif clairement énoncé.

  • Douze rencontres comme autant de nouvelles qui mettent en scène patients et soignants dans lieux de soins dits intermédiaires, groupes d'accueil, communautés thérapeutiques et centre de crise, créés à Villeurbanne par l'association Santé mentale et communautés.
    C'est parce qu'il s'engage en personne, avec sa créativité, sa spontanéité, mais aussi une réflexion sur soi-même, qu'un soignant en psychiatrie peut espérer soigner, c'est-à-dire accueillir et accompagner une souffrance psychique pour aider à l'élaborer et à l'atténuer, parfois à la surmonter. C'est parce qu'il voit dans celui qu'il rencontre le sujet de son histoire et non l'item substituable d'une population, qu'il peut espérer construire une relation d'aide. Cet ouvrage en est l'illustration littéraire, en même temps qu'un travail d'analyse approfondie de l'essence du soin psychique.
    Marcel Sassolas est psychiatre et président de l'association Santé mentale et communautés dont il a été responsable médical depuis sa création (1968) jusqu'à sa retraite. De formation psychanalytique, il est membre du groupe lyonnais de psychanalyse Rhône-Alpes.

       

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