Labor Et Fides

  • Le Psaume 119 le plus long du psautier, le plus sophistiqué aussi dans sa forme acrostiche est souvent tenu pour une litanie répétitive et redondante, s'abritant sans fin sous le couvert d'un éloge de la Tôrâh. Or en enfermant un tel psaume dans le carcan de l'ennui ou dans l'idéal de perfection de la prière, on en manque la perspective. Car le Psaume  119 ne traduit pas une louange béate de la Loi, mais la grâce de cette Loi révélée au gré de subtiles modulations, qui appellent à la responsabilité de notre engagement dans leurs traces.
    Une traduction entièrement nouvelle, une interprétation à même la littéralité de sa lettre, rendent au Psaume  119 sa voix inimitable qui ouvre déjà à la sollicitation midrashique. Cette voix rejoint celle de Jésus dans le Sermon sur la montagne  : «  Pas un yod, pas un point de la Loi ne passera...  » Elle rejoint aussi l'engagement résistant d'un Dietrich Bonhoeffer qui n'a cessé de la méditer aux heures les plus noires de la dernière guerre. À nous de l'écouter aujourd'hui.
     

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  • Le livre de Qohélet est l'un des plus mystérieux de l'Ancien Testament. Aucun consensus ne circule au sein des chercheurs quant au statut et à la visée d'un écrit que certains trouvent profondément pessimiste et teinté d'athéisme. Pour le théologien Marc Faessler, la portée de ce grand texte est tout autre. Il s'agit d'un écrit philosophique du IIIe siècle avant Jésus-Christ, au carrefour du judaïsme, de l'hellénisme et de courants de pensée venus d'Asie, dans lequel apparaissent en contraste les thèmes de l'éphémère et de la joie. L'auteur nous invite à soupeser ses découvertes en suivant son interprétation mot à mot de l'entier du texte dont on trouve en fin de volume une traduction nouvelle appuyée sur ses hypothèses. " Vanité des vanités, tout est vanité ", la célèbre formule inaugurant l'écrit trouve par exemple une nouvelle dynamique avec Marc Faessler qui propose de lire plutôt, à partir de l'hébreu : " Buée de buées, tout n'est qu'évanescente buée ! "

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  • Du rêve de Jacob aux rêves de Pharaon en passant par le cauchemar d'Abimélek, le livre de la Genèse est tout entier traversé par ce que Freud appelait l'« autre scène » de l'onirique. Le rêve y est même si prégnant que certaines narrations prennent l'allure de rêves diurnes qui en prolongent le sens. Comment interpréter la profondeur symbolique de ce constat ?
    Pour le théologien Marc Faessler, par le rêve, le sujet vivant est appelé à sa restauration dans l'angoisse et l'idéal de soi trompeur de Jacob. Par le rêve, le couple humain d'Abram et Saraï est enjoint à se déligaturer de ses entraves.
    Par le rêve, l'horizon messianique d'un peuple est suggéré dans l'histoire de Joseph et ses frères. A chaque fois, les ressorts inconscients d'une « autre scène » portée par le rêve sont à l'oeuvre dans le fil de la narration et dessinent la vérité d'une assomption symbolique de l'humain dans la trace du Transcendant.

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  • Resurrection Nouv.

    Le témoignage des évangiles sur la résurrection de Jésus, Yéshoûa le Nazarène, peut se lire tel une Haggâdâh (narration impliquant son lecteur) comparable à celle du Séder pascal chez les Juifs. Elle culmine sur le récit du doute de Thomas, dans lequel les évidences du voir se renversent en un « autrement que voir » - Dire subtil pointant vers l'Ouvert, l'Intangible, le Retrait signifiant du Transcendant. Dans sa controverse sur la résurrection avec des sadducéens qui en ridiculisent l'idée, Yéshoûa met en avant le nom des patriarches, suscités à un sens d'être nouveau lors de leur rencontre du Tout-Autre. Ce motif du nom - porté par le langage apocalyptique - est aujourd'hui éclairé par la psychanalyse : le nom propre est l'abri symbolique du sujet vivant dans le lieu de son corps. Ce qui est relevé à la résurrection n'est pas le corps, mais le nom !

  • Malgré l'orgie de lumières des magasins et les foules pressées, la veillée de Noël ouvre, encore, ses bras au coeur humain.
    Le recul du christianisme, la mondialisation culturelle, l'incroyance n'y changent rien. Une tradition continue de traverser les millénaires et veille mystérieusement. La nuit du 24 décembre n'est pas comme les autres. Ce livre prolonge la tradition qui voulait que l'on se rassemble, cette nuit-là, pour raconter des histoires autour de la nativité. Marc Faessler, en héritier, s'inspire du texte biblique pour habiter poétiquement, et de façon subtilement contemporaine, nos veillées de Noël.

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