Louis Malle

  • «Au revoir, les enfants s'inspire du souvenir le plus dramatique de mon enfance. En 1944, j'avais onze ans et j'étais pensionnaire dans un collège catholique, près de Fontainebleau. L'un de mes camarades, arrivé au début de l'année, m'intriguait beaucoup. Il était différent, secret. J'ai commencé à le connaître, à l'aimer, quand, un matin, notre petit monde s'est écroulé.
    Ce matin de 1944 a peut-être décidé de ma vocation de cinéaste. J'aurais dû en faire le sujet de mon premier film, mais j'attendais. Le temps a passé, le souvenir est devenu plus aigu, plus présent. Après dix ans aux États-Unis, j'ai senti que le moment était venu et j'ai écrit le scénario d'Au revoir, les enfants. L'imagination s'est servie de la mémoire comme d'un tremplin, j'ai réinventé le passé, au-delà de la reconstitution historique, à la poursuite d'une vérité à la fois lancinante et intemporelle.»

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  • Chaque année, trois millions de visiteurs se rendent au Mont-Saint-Michel.
    Est-il encore possible d'aborder ce site exceptionnel en pèlerin ? Habitant de la baie depuis dix ans, guide et passeur, Louis Malle raconte sa foi chrétienne pèlerine, au contact quotidien de la Merveille de l'Occident. Il décrit son parcours avec une intime conviction : mieux que les touristes pressés, les visiteurs sont capables de se laisser émouvoir par ce haut lieu et de s'élever avec lui. A l'éclairage de la Bible et de la tradition monastique, le puissant va-et-vient de la mer, la lumière et le vent de la baie, l'histoire et les légendes du lieu serviront une démarche spirituelle vivifiante.
    Approcher, traverser, monter, demeurer, repartir telles sont les étapes d'un pèlerinage à la rencontre de la beauté et de la grâce.

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  • Le scénario de ce film de Louis Malle a été écrit en collaboration avec Patrick Modiano. En juin 1944, dans le Sud-Ouest de la France, un jeune paysan de dix-huit ans va successivement partager la vie d'une bande d'auxiliaires français de la Gestapo et ensuite la bizarre vie de famille d'un tailleur juif parisien. Plus qu'un tableau de la France sour l'Occupation, c'est l'histoire d'une jeune garçon qui, avec son amoralité candide et son appétit de vivre, ignorant toute idéologie, pourrait être un jeune homme d'aujourd'hui.

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  • Une vieille dame meurt, dans une propriété du Sud-Ouest.
    Elle y vivait seule avec son fils Milou et une jeune servante. Toute la famille accourt, comme toujours dans ce cas. A une différence près, c'est que nous sommes en Mai 1968 et que les événements de Paris, grossis, déformés par la distance, vont entraîner les uns et les autres à des réactions imprévues. D'abord, c'est comme si le désordre autorisait chacun à se livrer à ses instincts, à son égoïsme. Et soudain, cela tourne à la fête et, pour un peu, le vieux domaine deviendrait un phalanstère.
    Puis la peur s'installe : le pouvoir gaulliste s'effondre, la guerre civile est proche. Pris de panique, les voici qui s'enfuient, vont se cacher dans la montagne. Quand tout rentre dans l'ordre, on pourra enfin enterrer la vieille dame et abandonner Milou à sa solitude. Un monde bourgeois bien fatigué et qu'une secousse fait trembler sur ses bases, abolissant conventions et convenances, voilà ce que peint Louis Malle.
    Devant la cruauté légère de ces personnages, on peut penser à Goldoni, à Marivaux. Le décor du Sud-Ouest, que le cinéaste connaît si bien, sert merveilleusement cette comédie douce-amère.

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