Jean-René Ladmiral

  • Dans le monde moderne, la traduction est partout.
    Nous sommes devenus de gros consommateurs de traductions : en littérature bien sûr ; dans l'enseignement, on le sait ; mais aussi, partout ailleurs, tout particulièrement dans les domaines scientifiques et techniques. quant à la philosophie, aux sciences humaines et à la politique, elles renvoient à des traditions culturelles, voire nationales, qui demandent un grand effort de traduction et d'interprétation.

    Mais dans ce monde en voie de " babélisation " accélérée, on oublie que la traduction n'est pas l'original, qu'elle est l'oeuvre d'un traducteur. or quel travail fait au juste ce dernier ? sur les traductions toutes faites, sur les " belles infidèles ", on a tout dit, ou presque. dans ce livre, j. r. ladmira réfléchit non plus seulement sur la réception des traductions, mais sur leur production.
    Il s'attache à en faire la théorie, à partir de sa propre pratique de traducteur.
    Avec le réalisme d'un praticien qui ne cède pas au prestige de la construction spéculative, il accepte de s'en tenir à une théorie "en miettes " ou plurielle, à des " théorèmes " pour la traduction qui conceptualisent pour effectivement traduire.

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  • Depuis plusieurs années déjà la question du littéralisme en traduction (traduction littérale, mot-à-mot, "belles infidèles", etc) occupe le devant de la scène à l'occasion d'un article publié par Jean-René Ladmiral, sous le titre "Sourciers et ciblistes", qui a fait polémique. Ces deux concepts, maintenant couramment admis dans le milieu de la traduction, font écho à un débat immémorial qui retrouve une actualité marquante en des termes renouvelés dans de très nombreux secteurs de la traduction.
    Cela concerne les domaines traditionnels de la traduction littéraire et, plus encore, de la traduction des textes sacrés, mais aussi l'univers professionnel de l'interprétation de conférences et de la traduction technique ou "pragmatique", qui connaît une expansion massive et croissante dans le monde moderne. Au-delà des questions esthétiques (et religieuses), on découvre qu'il y a même des problèmes diplomatiques et politiques.
    Cela concerne aussi bien sûr la philosophie et les sciences humaines comme en témoignent par exemple les polémiques touchant la retraduction des oeuvres de Freud ou certains textes de Heidegger. En réalité, ces questions théoriques renvoient à des enjeux sous-jacents touchant des problèmes plus profonds. Ainsi JR Ladmiral va-t-il jusqu'à diagnostiquer un impensé religieux de la traduction et même un "inconscient théologique" à l'arrière-plan du travail de certaines traductions et des vives controverses dont elles fournissent la matière.
    Plus fondamentalement encore, il arrive que la problématique de la traduction devienne l'enjeu idéologique d'une mise en cause des identités collectives en présence dans le cadre d'une communication inter-culturelle qui est loin d'être toujours apaisée.

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  • L'interculturel est aujourd'hui partout. Dans les rapports Nord-Sud, bien sûr, mais aussi et surtout dans les rapports européens appelés à revêtir une importance croissante, jusque dans la vie quotidienne. C'est cette perspective qu'explorent les auteurs en prenant les rapports franco-allemands comme exemple privilégié.
    Partant d'une expérience concrète des rencontres interculturelles, ils l'éclairent en la confrontant aux acquis de la recherche en sciences humaines.
    Comment, dans ces rencontres qui s'inscrivent dans des contextes historiques, culturels et politiques spécifiques, véhiculant des représentations stéréotypées de l'« autre », une communication véritablement interculturelle peut-elle s'instaurer ?
    Comment s'« entendre » lorsqu'on parle des langues différentes ? Car prêter une langue, n'est-ce pas porter toute une culture, au risque d'en être prisonnier ?
    Mais aussi, quel impact ces différences ont-elles sur la communication ? Nos identités culturelles existent-elles indépendamment de la rencontre qui les met en relation ?
    Autant de questions que les auteurs abordent dans une démarche originale de « recherche-action », qui font l'objet d'analyses sémiotiques et idéologiques, et autant de raisons d'affirmer l'urgence d'une réflexion et d'une pédagogie de l'interculturel.

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