Jean-Pierre Garrigue

  • Les terroirs d'Arboussols et de Marcevol ont une histoire très riche depuis le XIe siècle. Si le premier nommé fut durant près de huit siècles une possession du monastère de Saint Michel de Cuixà, le second dépendit successivement de l'ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem puis de la communauté des Prêtres de Vinçà. Ces suzerainetés respectives forgèrent deux histoires différentes et pourtant largement imbriquées de par la proximité des deux villages.
    Marcevol possède depuis ces temps éloignés un magnifique et prestigieux prieuré, joyau de l'art roman du Conflent, qui a tendance à occulter deux autres édifices romans, l'église de Notre Dame de las Gradas à Marcevol et la chapelle Sainte Eulalie à Arboussols.
    Les deux villages fusionneront en 1822 pour former la commune actuelle d'Arboussols-Marcevol.
    Le présent ouvrage ne s'attache pas uniquement à l'histoire. Il laisse une large place à la vie des habitants, l'évolution de la population, sans oublier les institutions et ceux qui en ont été les garants : maires, curés, instituteurs.
    Les progrès technologiques des XIXe et XXe siècles ne sont pas en reste : voies de communication reliant les deux villages à la vallée de la Têt, apparition de l'électricité, de l'eau courante, du télégraphe, etc...
    Un témoignage émouvant sur la vie du village et de ses habitants nous a été laissé par un enfant du village, sous la forme d'une centaine de croquis aquarellés ; certains d'entre eux ont été utilisés dans l'iconographie du présent ouvrage.

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  • Le rôle des Catalans et de la Catalogne dans l'arrivée des cartes à jouer en Europe au XIVe siècle paraît avoir été décisif. Les marchands barcelonais ont profité de leurs échanges commerciaux avec la partie orientale de la Méditerranée, qualifiée alors de « lac catalan », pour faire découvrir à leurs contemporains ces nouveaux objets aussitôt baptisés « naips ».
    La précocité des cartiers catalans, barcelonais mais aussi perpignanais, n'est donc pas pour surprendre. Cela se traduit par un « âge d'or » qui s'épanouit durant tout le XVe siècle. Si les références concernant les fabricants barcelonais sont étonnamment pauvres, il en va tout autrement pour leurs homologues nord-catalans. Ainsi apprend-on que les premiers cartiers répertoriés à Perpignan sont des représentants de la communauté juive de la ville, convertis durant l'année 1416.
    Les échanges entre fabricants des deux principales villes de Catalogne vont s'avérer très fructueux au point de faire de Barcelone et Perpignan deux villes cartières incontournables en Europe.
    C'est durant cet « âge d'or » que les cartes fabriquées en Catalogne vont acquérir peu à peu une spécificité qui va perdurer jusqu'à nos jours. Les joueurs actuels de truc, flor, ou autres jeux catalans, utilisent toujours ces « cartes catalanes » qui sont les héritières directes de celles qui étaient fabriquées dès la fin du XIVe siècle.
    Un net déclin s'amorcera au début du XVIe siècle, la fabrication des cartes à jouer devenant le fait des cartiers français qui exerceront alors un véritable monopole dans toute la péninsule ibérique.

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  • L'émergence des neurosciences et de la psychologie du développement, la complémentarité des sciences biomédicales et des sciences humaines rendent aujourd'hui impératif le dialogue des disciplines autour du développement du jeune enfant et de la prévention de ses difficultés.
    Les savoirs concernant les bébés et les jeunes enfants se sont renouvelés de façon foisonnante ces dernières années avec les apports de l'épigénétique et de la plasticité cérébrale, les théories de l'esprit et de l'intersubjectivité... Cet ouvrage invite au dialogue et à la reliance entre tous les champs disciplinaires autour des tout-petits concernant la période prénatale, les étayages de la parentalité, le développement précoce et ses aléas et les enjeux des apprentissages premiers. Les politiques publiques de prévention en petite enfance sont questionnées - avec des apports critiques sur des exemples internationaux - afin d'examiner les enjeux d'une revitalisation du dispositif de PMI, alors que se tient sur ces sujets une commission « des 1000 premiers jours ».

  • La guerre franco-prussienne de 1870-1871, de la débâcle à la guerre civile, a souffert d'une image négative dans la mémoire nationale. Si ses contemporains ont accordé une grande place à un conflit situé au mitan du long siècle de paix continentale, entre l'épopée napoléonienne et la Grande Guerre, cette mémoire vécue a été suivie d'un long désintérêt, proche de l'oubli, au XXe siècle.

    Ce moment d'humiliation et de profonde division de la nation n'a toutefois jamais laissé place à un total oubli mémoriel ou à une indifférence historiographique. Si le centenaire en 1970 a suscité intérêt et travaux locaux, aujourd'hui, à la veille du cent cinquantenaire du conflit, est venu le temps de proposer une première synthèse et de "repenser 1870" au prisme des nouvelles approches de la Grande Guerre et de la séquence des guerres industrielles entamée avec la guerre de Crimée et la guerre de Sécession, selon trois axes : diversité des sources, appréhension des échelles du temps et de la mémoire, différenciation des espaces et croisement des regards nationaux.

    Ainsi, en s'éloignant de 1870, dans le temps comme dans l'espace, on pourra rester fidèle à la devise de ses vétérans : "Oublier, jamais !"

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  • Qu'est-ce qu'une région ? Le récent redécoupage de la carte administrative et l'émergence des métropoles d'Orléans et de Tours au sein du Centre rebaptisé « Val de Loire » incitent à revisiter les « lieux de mémoire » qui ont forgé l'identité de ce territoire, composé des six départements des anciennes provinces du Berry, de l'Orléanais et de la Touraine. Issu d'un travail pluridisciplinaire sur la longue durée, du XIe au XXIe siècle, ce livre évoque naturellement l'équipée de Jeanne d'Arc, événement fondateur d'une identité tant nationale que régionale, mais il s'interroge aussi sur l'opposition de la riche Beauce et de la pauvre Sologne, sur l'histoire de la Maison de la Culture de Bourges, sur la place de ces trois provinces chez Balzac, Ronsard ou Voltaire, sur l'effacement des traces de la communauté protestante, ou encore sur la place et l'instrumentalisation de faits divers et de fausses nouvelles, de l'assassinat du ministre-maire Pierre Chevallier à la propagation de la « rumeur d'Orléans ».

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  • Grâce à leurs travaux de recherche historique, les auteurs de cet ouvrage ont retrouvé le « convent de les monges riques », couvent des riches religieuses de Perpignan. Dans cet ouvrage, ils retracent l'histoire de cet ensemble architectural imposant et de son mobilier religieux et nous font pénétrer dans le quotidien et les péripéties de la vie conventuelle menée par des centaines de chanoinesses pendant plus d'un demi-millénaire. Ils nous amènent à découvrir comment ces moniales nobles ont transformé, au XVIIIe siècle, le couvent Saint-Sauveur en un véritable établissement bancaire, participant notamment au financement de la construction du canal de Corbère et à celle de. l'Université toute proche.

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  • Quelle est l'identité du Centre-Val de Loire ?

    Cette région française est d'abord une mosaïque de pays aux caractères bien affirmés : Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine. Mais ce qui crée son unité, ce sont des moments de cohésion, des lieux emblématiques, des figures fédératrices.

    Vous découvrirez, au fil de 150 notices et plus de 300 illustrations, ce qui fonde l'attachement à un territoire marqué par la Loire et ses affluents, par des paysages caractéristiques (Sologne, Brenne, Perche, Beauce...) et par un patrimoine mondialement connu.

    Des tours de Chartres aux terrasses de Chambord, de Marne à Matra, des lentilles vertes du Berry à la tarte des demoiselles Tatin, visitez un patrimoine matériel et immatériel prestigieux. De George Sand à Jean Giraudoux, de Jean Colombe à Max Ernst, de Tante Léonie au commissaire Maigret, découvrez des figures marquantes. Du "petit roi de Bourges" à Jean Moulin, de Grégoire de Tours à Félix Dupanloup, d'Attila assiégeant Orléans à Hitler à Montoire, vivez les grandes heures de l'histoire.

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  • 50 tours de magie à faire avec des accessoires (des allumettes, des cartes, des pièces) pour impressionner ses amis !

  • Car les Sirènes l'ensorcellent d'un chant clair, assises dans un pré, et l'on voit s'entasser près d'elles les os des corps décomposés dont les chairs se réduisent.

    J'ai beaucoup marché sur les plages de Méditerranée.
    Ces blancs ossements polis par la lumière, ces crânes bourdonnant de mouches et du chant inouï des Sirènes, m'ensorcelaient : demeuré sur la rive où la rive n'est qu'un nom, incapable de me dépouiller de moi, comme la lumière de la « lumière ».
    Regardant ce matin des enfants ramasser des tessons, je me rappelle ce tesson d'assiette, bleu, que j'avais trouvé dans la terre et triomphalement rapporté à mes parents, comme un vestige de la guerre de Troie ou de ces batailles - Aegos Potamos, les Arginuses. - dont j'apprenais par coeur le déroulement dans un vieux livre d'histoire grecque.
    Je rêvais d'être archéologue et au « Rialto » où m'emmenait mon grand-père, je voyais tous les péplums. Je me souviens particulièrement d'une séance - peut-être Hélène de Troie ? - où le chico Hector mourait courageusement, où Ménélas le cornard vengeait son honneur en poignardant (avec l'aide de celui que certains des spectateurs nommaient Munis [sic] le méchant, ce qui, en un sens, répond correctement au qualificatif de ponèros, le rusé) l'efféminé Paris, ravisseur d'Hélène la chica. En ces moments-là, l'histoire semblait offrir le gage d'un univers juste et rationnel, même si les bons et les méchants n'étaient pas tous dans deux camps opposés.
    J'aimais Philippidès, Hercule, Spartacus, revêtant cérémonieusement la panoplie de centurion romain qu'on m'avait offerte à Noël.
    Et ce bleu tesson, vomi des entrailles de la terre, était comme les mots que le poète grec ignorant de sa propre langue achetait aux paysans pour les disséquer dans ses entrailles. Enfouis, salivés dans la gorge et recrachés dans l'arène de la lumière comme des fragments d'oracle. Un périple entre l'infiniment grand et l'infiniment petit.

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  • Aiôn est un enfant qui joue, qui pousse des pions ; à l'enfant la royauté.

    J'ai écrit ce texte comme un voyage, une odyssée qui m'aurait entraîné de mot en mot, de lacune en silence, dans les abysses des fragments d'Héraclite, remontant aux sources improbables du fragment 52, comme les pèlerins de l'antique oracle de Trophonios régressaient dans un trou obscur où ils perdaient la mémoire pour la retrouver. Cet essai n'est donc pas un travail doxographique et ma dette est totale envers les philologues que je citerai au passage. Il est une enquête - dans le sens qu'Hérodote donne à ce terme - qui ferait remonter avant tout les phantasmes que l'on - que je - projette sur les mots, sur les blancs qui les entourent, comme si un fragment, dans son éphémère fragilité, détenait les virtualités de toute littérature, de toute parole, comme de tout silence. J'ajoute que si l'on entend l'écho, dans le mot aiôn, non seulement du temps mais de la vie humaine, les implications n'en sont que plus impérieuses.

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  • La caricature de presse tourne en ridicule les travers des puissants, singulièrement des gouvernants et des parlementaires. Mais on sait désormais, depuis la tragédie de Charlie Hebdo, que ce sont les dessinateurs qui peuvent en mourir, et la liberté de la presse en être meurtrie.
    Cet ouvrage, abondamment illustré, étudie l'évolution du rôle et des formes de la caricature politique et parlementaire en France de Louis XVIII à François Mitterrand, avec un utile détour comparatiste du côté de l'Italie.
    Des spécialistes reconnus du dessin de presse et de l'histoire politique contemporaine analysent l'histoire des dessins à charge de Daumier à Piem, en passant par les combats des caricaturistes lors de l'Affaire Dreyfus (Forain, Caran d'Ache) et par Sennep, le « Daumier du Palais Bourbon » sous les deux Républiques dominées par les débats parlementaires.
    À travers cet éclairage, c'est toute l'histoire des usages de la scène parlementaire et des joutes des leaders et des familles politiques qui est revisitée. Un tableau politique se dessine, articulant étroitement l'éloquence de la tribune et le trait du dessinateur de presse, le poids des mots du représentant de la nation et le choc de sa représentation.

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  • A travers ces fragments, l'auteur raconte l'histoire d'un amour. Si toute histoire suppose le mot "fin" avant même d'avoir commencé, elle suppose aussi qu'en deçà et au-delà de son accomplissement, elle reste merveilleusement ouverte à toutes les virtualités. C'est pourquoi il a choisi cette forme fragmentaire, tentant désespérément de retrouver les échos du silence dans la parole, de la parole dans le silence. Quelle que soit la parole: philosophie, poésie, mots d'amour, cris de haine; pourvu qu'elle se dépouille de ses prétentions.

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  • De la coïncidence de ces deux formes mineures que rien ne destinait a priori à se rencontrer, des présocratiques à Kenneth White en passant par les néoplatoniciens à Alexandre Vialatte, cet Eloge de l'imparfait trace un chemin de grande randonnée poétique sur les lisières des lettres.

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  • Nous avons décidé - de ne pas opter pour un être humain unique monolithique, momifié, sanctifié, robotique et sans âme. Quant à moi, j'ai opté pour un être humain certes narcissique mais dont la vision, sans cesse renouvelée, est à la recherche de la vérité, au delà des frontières, des contraintes et surtout de la langue de bois ainsi que des héroïsmes, des idéologismes et des lectures préfabriquées. Je suis à la recherche d'un être humain qui pense et d'une cité qui me prend dans ses bras et me protège de la langue de bois.

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