Jean-Pierre Dupuy

  • Jean-Pierre Dupuy a tenu pendant la pandémie un « journal de pensée » d'un genre spécial : il réagit moins aux événements que nous avons tous vécus depuis le mois de mars 2020 qu'à la manière dont ces événements ont été analysés, discutés. Il le fait à la lumière de sa contribution majeure à la pensée de la catastrophe développée dans un livre fameux et souvent mal compris, Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain (Seuil, 2002 ; 2004).
    Voici un livre de combat mû par la colère. La colère de voir des intellectuels relativiser la gravité de la pandémie en cours, s'engager dans une critique virulente de sociétés et de gouvernants qu'ils jugent obsédés par la « protection de la vie », au point de sacrifier l'avenir du monde, de l'économie et des libertés publiques. Avec rigueur et détermination, Jean-Pierre Dupuy leur répond et met au jour les erreurs logiques - et scientifiques - qui sous-tendent ces raisonnements, et propose par là même une réflexion passionnante et passionnée sur la mort et la vie au temps de la pandémie.

  • Ce livre est une réflexion sur le destin apocalyptique de l'humanité. Celle-ci, devenue capable d'autodestruction, soit par l'arme nucléaire, soit par l'altération des conditions de survie, se doit de regarder avec sérieux les menaces qui pèsent sur elle. Il nous faut croire à la réalité de la catastrophe et non à sa simple éventualité pour la prévenir efficacement.
    L'impossible de demain, l'improbable futur, se font présent et la « précaution » ne suffit pas : elle décide pour le présent dans l'incertitude des conséquences futures, mais elle ne va pas jusqu'à penser l'impossible comme certain, jusqu'à nous en donner l'évidence.
    S'appuyant sur l'exemple de la dissuasion nucléaire, Jean-Pierre Dupuy donne ici une réflexion fondamentale sur le changement d'attitude vis-à-vis de l'avenir qui devrait être le nôtre si nous ne voulons pas sombrer dans la catastrophe.
    Une réflexion fondamentale sur la catastrophe et notre aveuglement face à sa possibilité et même sa certitude.

  • Comment penser le mal au XXIe siècle ? Le tsunami du 26 décembre 2004 et la commémoration en 2005 de trois grandes catastrophes qui ont marqué l'Occident dans sa manière de se représenter le mal - Auschwitz ; Hiroshima et Nagasaki ; le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 - mettent à l'épreuve la pensée de la catastrophe. Le mal « naturel » est-il contingent ? L'homme est-il responsable du mal ? À en juger par les réactions au tsunami, tout se passe comme si, de 1755 à aujourd'hui, le mal soulevait les mêmes interrogations. Cependant, quand le mal moral rejoint les sommets qu'a connus le XXe siècle, on ne sait plus l'évoquer qu'en termes d'atteintes à l'ordre naturel du monde. Cela augure mal de notre capacité à faire face aux catastrophes futures.

  • Simplismes de l'écologie catastrophiste ; contre les collapsologues et les optimistes béats, réaffirmer le catastrophisme éclairé Nouv.

    « Entre les collapsologues et les anti-catastrophistes, un jeu de miroirs s'est formé. Tout se passe comme si les collapsologues donnaient raison aux critiques les plus radicales du catastrophisme. S'ils n'existaient pas, les anti-catastrophistes les auraient inventés. L'homme de paille que ces derniers ont construit pour mieux l'incendier est devenu réel. Mais, comme toujours avec les extrêmes, des points de contact apparaissent. » Jean-Pierre Dupuy - Dans un texte important pour AOC, le philosophe Jean-Pierre Dupuy s'en prenait vertement à tous les « collapsologues » qui le citent de travers et prophétisent l'effondrement certain de nos civilisations. Mais, dans un second texte confié au même quotidien d'idées, il mettait également en garde contre les « optimistes béats », et choisissait de poursuivre dans la voie qu'il a tracée en précurseur, celle d'un « catastrophisme éclairé ».

    Sur commande
  • Nous sommes plus près d'une guerre nucléaire que nous ne l'avons jamais été pendant la Guerre froide, mais la plupart des gens sont aveugles à ce danger. Ils ont appris que les armes nucléaires ne servent qu'à une chose : empêcher que les autres les emploient. C'est ce qu'on appelle la dissuasion. Ils pensent aussi que ces armes sont trop destructrices pour qu'on soit tenté de les utiliser. Telles sont les illusions qui leur permettent de dormir tranquilles.
    Entre l'été 2017 et janvier 2018, nous avons plusieurs fois frôlé une guerre nucléaire que ses protagonistes, Donald Trump et Kim Jong Un, ne voulaient nullement, pas plus que ne la voulurent Kennedy et Khrouchtchev pendant la crise de Cuba. Les intentions des acteurs comptent en effet très peu. Des "machines apocalyptiques" décident aujourd'hui pour nous, des systèmes de déclenchement semi-automatique où le faux calcul, la mauvaise interprétation ou l'accident jouent un rôle déterminant.
    On repose donc ici à nouveaux frais la question de l'efficacité et de la moralité de l'arme nucléaire. Jean-Pierre Dupuy est professeur à l'Université Stanford. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Enfer des choses. René Girard et la logique de l'économie (avec Paul Dumouchel, 1979) ; La Panique (1991) ; Le Sacrifice et l'envie (1994) ; Pour un catastrophisme éclairé (2002) ; Petite métaphysique des tsunamis (2005) ; La Marque du sacré (2010) ; L'Avenir de l'économie (2012) ou La Jalousie.
    Une géométrie du désir (2016).

    Sur commande
  • Nous sommes tous religieux sans le savoir : Pire encore : parce que nous ne voulons pas le savoir : c'est cet aveuglement paradoxal qui tonde la raison contemporaine. ce livre, conçu comme mi polar métaphysique et théologique, traque la marque du sacré dans des textes ou des arguments qui se prétendent uniquement rationnels. Avec la rigueur du logicien. mais aussi la passion du polémiste, Jean-Pierre Dupuy réveille les esprits empêtrés dans leur idéologie. La catastrophe (écologique, nucléaire, biotechuologique -.) a commencé mais notre refus du religieux nous empêche de la voir. Seule une perspective apocalyptique nous permet de comprendre que c'est le sacré qui trous a constitués. La désacralisation du monde nous apparaît ainsi pour ce qu'elle est : un processus inouï qui peut nous laisser sans protection face à notre violence, mais également déboucher sur un monde où la raison ne serait plus l'ennemi de la foi. Autobiographie intellectuelle, mais aussi analyse lucide (les détraquements en cours, ce livre s'ouvre par une interprétation de la panique financière de 2005 : il se poursuit par une démystification des grandes formes de la rationalité moderne. incapables de gérer ce sacré qu'elles refoulent ; il se clôt, enfin, dans une mise en abyme vertigineuse, sur une méditation autour du Vertigo. le chef-d'oeuvre d'Alfred Hitchcock.

  • Ce livre prend acte de l'échec de la pensée économique, incapable de tenir le rôle du politique qu'elle a détrôné : les gouvernements se font les laquais des marchés financiers, et nos sociétés découvrent qu'elles n'ont plus d'avenir. C'est au sein de cette « économystification » qu'il faut être capable d'opérer un sursaut moral et politique.
    Parti d'Adam Smith, et de l'économie comme « mensonge collectif à soi-même », cet essai renoue avec la thèse de Max Weber sur le rôle de l'éthique protestante dans l'advenue du monde moderne. Il fait entendre ce qu'implique le « choix calviniste », irrationnel aux yeux des experts. Mais la rationalité de ces derniers ne mène qu'à la défiance généralisée et au repli sur soi, propices à tous les mouvements paniques.
    Dénonçant les techniciens de l'économie, qui cherchent à remplacer le gouvernement des hommes par la gouvernance des choses, Jean-Pierre Dupuy réhabilite la dimension prophétique du politique. Ce n'est pas en déclarant la guerre aux marchés qu'on inventera l'avenir.

    Création Studio Flammarion © Flammarion, 2012, pour l'édition originale © Flammarion, 2014, pour la présente édition en coll. « Champs »

    Sur commande
  • Trop souvent, on traite la jalousie et l'envie comme si elles étaient interchangeables. Rien n'est plus faux. Ce livre part de la théorie du désir mimétique de René Girard, qu'il tient pour la plus pénétrante analyse de l'envie qui ait jamais été proposée : le sujet envie le modèle qui a éveillé en lui le désir pour un objet que pourtant ce modèle se réserve. Il n'y a pas de désir sans rivalité ni de rivalité sans désir. Or cette théorie échoue à rendre compte de la jalousie. Élucider cet obstacle conduit à mettre en question le caractère universel du désir mimétique.
    Celui-ci prend au départ la forme d'un triangle : le sujet, le modèle et l'objet. La jalousie relève d'une tout autre géométrie : le sujet souffre d'être exclu d'un monde qu'il voit se clore sur lui-même non sans parfois prendre lui-même part à cette clôture. Dans la jalousie amoureuse, ce monde est formé par l'étreinte des deux amants. Don Giovanni n'imite ni n'envie le paysan Masetto, qu'il méprise. Mais il ne peut supporter le cercle amoureux qu'il forme avec Zerlina. Son désir commence par la jalousie. Celle-ci est, comme chez Proust, antérieure au désir.
    Nourri de littérature, de philosophie et d'expériences personnelles, ce livre débouche sur une théorie générale de la jalousie, cette souffrance tenue pour élément indépassable de la condition humaine. Une postface d'Olivier Rey met cette théorie à l'épreuve de la psychanalyse.

    Sur commande
  • Individualisme libéral et justice sociale : c'est ce couple difficilement conciliable, véritable croix des sociétés démocratiques, qu'accompagne Jean-Pierre Dupuy au cours d'une exploration de la philosophie libérale d'inspiration économique, d'Adam Smith à John Rawls.
    A l'heure où la voie « socialiste » vers la justice semble fortement hypothéquée, l'incapacité bien française à penser le marché dans ses dimensions morale et politique devient franchement préoccupante. Ce livre constitue une introduction critique à la tradition philosophique anglo-saxonne qui pense la société de marché comme ordre « spontané » ou « auto-organisé ». C'est sur cet arrière-plan qu'elle pose le problème de la société juste et bonne, et cela de multiples façons.
    L'étude systématique à laquelle se livre Jean-Pierre Dupuy le conduit en particulier à proposer une interprétation originale de l'émancipation de l'économie par rapport à la morale dans l'oeuvre d'Adam Smith, et à articuler sa lecture des théories libérales de la justice (économie normative, John Rawls, utilitarisme, libertarisme, Friedrich Hayek, Robert Nozick, etc.) autour des catégories maîtresses du sacrifice et de l'envie. Partout où c'est possible, les liens avec la tradition philosophique française sont mis en lumière.
    Progressivement se dégage la thèse de Jean-Pierre Dupuy : tout se passe comme si la tradition libérale considérée pensait la société marchande au plus près de sa décomposition toujours possible en foule panique. La société juste et bonne est celle qui contient (aux deux sens du mot) cette menace.
    Professeur de philosophie sociale et politique à l'Ecole polytechnique et à l'Université Stanford (Californie), JEAN-PIERRE DUPUY dirige au sein de la première le Centre de recherche en épistémologie appliquée (CREA). Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Ordres et Désordres (Le Seuil, 1982), La Panique (Delagrange, 1991), Logique des phénomènes collectifs (Ellipses, 1992). Il a fait connaître au public français l'oeuvre majeure de John Rawls, Théorie de la justice, en en publiant la traduction (due à C. Audard) aux éditions du Seuil.

    Sur commande

  • de la philosophie de l'esprit à l'intelligence artificielle, en passant par les neurosciences ou la nouvelle linguistique, les sciences cognitives forment aujourd'hui une nébuleuse de disciplines qui participent d'un renouvellement radical de nos façons de penser la connaissance et le savoir humain.
    mais contrairement à ce qui est souvent dit, ce bouillonnement intellectuel n'est que secondairement lié à l'essor spectaculaire et récent de l'informatique. il trouve son origine dans la cybernétique, née aux états-unis dans les années 1940, au sein d'une petite communauté de scientifiques, neurobiologistes, mais aussi philosophes, psychanalystes et économistes. ce livre retrace cette histoire, longtemps refoulée, qui conduit aux sciences contemporaines de l'esprit.
    on y découvrira en particulier la richesse des confrontations interdisciplinaires conduites au sein des fameuses " conférences macy ", oú discutèrent notamment von neumann, wiener, mcculloch, simon ou rosenblueth.

    Indisponible
  • Parti en mission sur le site de tchernobyl, jean-pierre dupuy, scientifique de haut niveau devenu philosophe, découvre ce qui se cache derrière ce nom devenu familier.
    Il trouve là-bas ce qu'il appelle " l'invisibilité du mal " - la catastrophe n'a laissé derrière elle que le néant des champs dévastés, des villages ruinés, des maisons inhabitées. plus trace de vie. seul demeure le sinistre " sarcophage " - ce tombeau qui recouvre le réacteur - qui continue de délivrer ses radiations. de retour à paris, l'auteur est confronté à l'écart scandaleux entre le bilan officiel de la catastrophe, confirmé par un rapport de l'onu qui se veut définitif, et ce qu'il a cru voir ou apprendre sur place.
    Le nombre de morts dus à tchernobyl se chiffre-t-il en dizaines ou en dizaines de milliers ? les bébés monstres sont-ils un fait ou une supercherie ? face à ces contradictions, jean-pierre dupuy a mené l'enquête sur l'univers mental de la technocratie mondiale. il montre que tout bilan de la catastrophe se doit de faire intervenir des dimensions éthiques et philosophiques qui échappent aux experts.
    La question du mal se pose aujourd'hui de façon neuve. nous avons plus à craindre les industriels du bien que les méchants. ce témoignage très personnel est un livre de réflexion et d'engagement pour changer les choses vingt ans après.

    Sur commande
  • L'incroyable violence du 11 septembre 2001 n'a provoqué à aucun niveau la panique que ses commanditaires probablement espéraient :l'évacuation des tours s'est faite sans débandade meurtrière.
    C'est que le coup, par son énormité même et son caractère totalement inattendu, fut vécu comme provenant d'un dehors absolu. Or, la panique est un mal de l'intérieur et un système social a d'autant plus de propension à se décomposer en panique que le mal est déjà en lui, contenu. La panique boursière en est la démonstration. Quand la panique décide de manifester sa présence, elle surprend encore plus ses victimes qu'un coup venu d'ailleurs.
    Comment les phénomènes de panique nous permettent-ils de comprendre ce qui fait " tenir ensemble " une société, ce qui lie les hommes les uns aux autres dans un contexte social ?

    Sur commande
  • Ce livre part d'une thèse prise à la théorie mimétique de René Girard : c'est le sacré qui nous a constitués. Mais l'auteur montre que la pensée moderne, y compris la science, fait tout pour nier cette origine. Ce livre se lit donc comme une enquête policière. Il recherche des indices, des traces, des signes : la marque du sacré dans des textes, des analyses ou des arguments qui prétendent se fonder sur la seule raison humaine.

    Comment le religieux se donne-t-il à voir lorsqu'il structure une pensée sans jamais y figurer comme thème ? La question se pose à propos des mythes. Tous les dieux fondateurs ont d'abord été des victimes, dont la mort ou l'expulsion a en retour fondé la cité. Ce bouclage est la signature du mythe. Dans de nombreux mythes, le destin se déroule, implacable, jusqu'à la catastrophe finale. Mais il doit, pour s'accomplir, s'appuyer sur un accident, un élément irréductible qui provoque la catastrophe. La dissuasion nucléaire a fonctionné quarante ans sur un récit de ce type : elle mettait ainsi à son insu le sacré au coeur de sa rationalité.

    L'essai de Jean-Pierre Dupuy révèle cette insistance du religieux en critiquant cinq mystifications de la rationalité contemporaine : le « transhumanisme », l'évolutionnisme, l'électoralisme, l'économisme et le catastrophisme. Il s'ouvre par le récit du parcours de l'auteur, dont l'oeuvre tourne autour du destin apocalyptique de l'humanité. Il se clôt sur une méditation vertigineuse, à propos de l'oeuvre cinématographique qui a marqué de son empreinte la personne et la pensée de Jean-Pierre Dupuy - une oeuvre qui met en scène des cercles qui ne parviennent pas à se refermer sur eux-mêmes, dégénérant en une spirale descendante, une plongée tourbillonnante dans l'abîme : Vertigo, le chef d'oeuvre absolu d'Alfred Hitchcock.

  • Christine orsini : introduction à la lecture de rené girard michel deguy : onglets de la lecture, 1961-1981 pierre pachet : "merci" lucien scubla : contribution à la théorie du sacrifice jean-michel oughourlian : la tarentelle, danse du désir mimétique eric gans : le {logos} de rené girard paul dumouchel : différences et paradoxes : réflexions sur l'amour et la violence dans l'oeuvre de girard jean-pierre dupuy : mimésis et morphogénèse christiane frémont : trois fictions sur le problème du mal michel serres : l'homme est un loup pour l'homme biographie et bibliographie de rené girard.

    Sur commande
  • Cherchant à pallier l'incapacité bien française à penser le marché dans ses dimensions morale et politique, jean-pierre dupuy propose une relecture critique de la tradition libérale anglo-saxonne (d'adam smith à john rawls).
    Cette synthèse passionnante d'un courant de pensée mal connu débouche sur une thèse audacieuse : le mérite du libéralisme est de concevoir la société marchande au plus près de sa décomposition toujours possible en foule panique. la société juste et bonne est celle qui contient (aux deux sens du mot) cette menace.
    Il nous appartient donc aujourd'hui de prendre au sérieux les prémisses des théories libérales, cela afin de mieux en critiquer les conclusions : la compatibilité entre le libéralisme et une authentique justice sociale sera peut-être alors pensable.



    Jean-pierre dupuy est professeur de philosophie sociale et politique à l'ecole polytechnique et à l'université stanford (californie). il dirige au sein de la première le centre de recherche en épistémologie appliquée (créa). auteur de nombreux ouvrages, il a fait connaître au public français l'oeuvre majeure de john rawls, théorie de la justice.

  • L'émergence des sciences cognitives aura représenté l'une des aventures intellectuelles les plus stimulantes de la seconde moitié du XXe siècle.
    Dans leur empressement à faire table rase de ce qui s'est pensé avant elles, les sciences cognitives bousculent en effet allégrement les frontières entre disciplines, entre philosophie et sciences, entre sciences de la nature et sciences humaines, entre sciences et techniques. Jean-Pierre Dupuy qui en fut l'un des acteurs, porte un regard critique sur l'histoire de l'aventure cognitiviste, encore grosse de révolutions conceptuelles et techniques à venir, mais déjà lourde de conséquences pour l'image que nous nous faisons de nous-mêmes et de notre place dans la nature.

  • Le présent ouvrage est issu d'une Décade de Cerisy tenue en juillet 2007. Il constitue le complément indispensable du livre de Jean-Pierre Dupuy qui l'accompagne : La marque du sacré. Les autres contributions, ainsi que les débats du colloque enregistrés, seront disponibles sur le site internet de Carnets Nord au moment de la sortie de deux ouvrages.

    Le travail de Jean-Pierre Dupuy a été en prise avec les principales pensées novatrices de ces quarante dernières années, à la rencontre entre sciences formelles, littérature, philosophie et réflexion socio-politique, bref au croisement entre questions de société et tentatives d'y donner des réponses à l'aide de nouveaux concepts.

    Repenser l'éducation et la communauté avec Ivan Illich, les liens entre littérature, anthropologie et religion avec René Girard, proposer une pensée de l'auto-organisation et de la complexité de concert avec Henri Atlan et Francisco Varela, ouvrir de nouvelles perspectives sur le fait de décider pour le futur en tenant compte du sens que cette décision redonnera à notre propre passé, penser dans cet esprit les possibles catastrophes technologiques, dramatiser notre morale pour nous rendre plus responsables - tels ont été les voies de recherche de Jean-Pierre Dupuy et les percées qu'il a ouvertes.

  • Tous les discours des personnalités économiques ou politiques qui s´expriment dans les médias ont un propos commun : la reprise est en vue, la croissance va revenir, on va s´en tirer. Certes, il y aura des sacrifices à faire, des réformes à effectuer, mais, grosso modo, le cours ordinaire des choses va reprendre. Or nous sommes à l'aube d'une période particulière. C'en est fini du cours des choses à l'ancienne, comme nous l'avons connu jusqu'à la fin du XXe siècle. Pourtant, ici, nul n'arrive à se projeter dans le grand bouleversement de demain et à anticiper les mutations. Où va le monde dans les dix prochaines années ? Yves Cochet souhaite que nous nous préparions au choc et que nous le pensions comme tel : choc versus crise, versus catastrophe... Pour Jean-Pierre Dupuy, on doit changer de mode de pensée ("Faire comme si le pire était inévitable") ; pour Susan George, il est urgent d'inverser politiquement l'ordre économique ; enfin, Serge Latouche nous invite à anticiper et nous adapter à la grande transition qui va nous conduire, de gré ou de force, à la décroissance.

  • Cet ouvrage invite les étudiants en administration des affaires à se pencher sur les divers rapports entre l'entreprise et la société. Il vise un double objectif : initier le lecteur à la dimension sociale et culturelle de l'entreprise et favoriser une compréhension élargie des enjeux et défis auxquels sont confrontés les entreprises et leurs gestionnaires, ainsi que la société dans laquelle ils prennent place.



    Divisé en trois parties, le livre expose d'abord les fondements du système capitaliste et l'approche sociologique de l'entreprise, il présente ensuite différents acteurs de la société capitaliste, puis se termine en invitant le lecteur à se pencher sur quelques enjeux contemporains. Pour ce faire, les auteurs se sont appuyés sur les connaissances en sociologie des organisations et des entreprises, tout en accordant une place importante à l'approche empirique fondée sur des faits historiques et des données statistiques. De nombreux cas et exemples concrets viennent aussi illustrer régulièrement les propos.



    Grâce à cet ouvrage, les dimensions sociales et culturelles de l'entreprise ne seront plus un secret pour les futurs gestionnaires, comptables, entrepreneurs ou spécialistes du marketing.

    Sur commande
  • Maxime rejoint la maison familiale en Sarthe, où un manuscrit l'attend: 'l'Evangile selon ton père'. Il y découvre dans un premier temps les récits cosmogoniques que l'homme a plus ou moins inventé pour donner un sens à sa vie, ou pour consolider telle ou telle communauté, tel ou tel super-organisme. Puis, en livre II - les Chroniques - son père lui dévoile le récit de ses propres vies antérieures, et le sens qu'elles ont eues. Maxime en est estomaqué. C'est grâce au livre III - L'Evangile - que se dessine, pour Maxime et pour son père, une bonne nouvelle: il est possible de recevoir la résurrection de son vivant. Même en cette ère appelée Anthropocène où l'individualisme et le matérialisme sont rois. Mais qu'est-ce que cela signifie ?

    Sur commande
empty