Jean-Pierre Rioux

  • Au football, mettre la balle au centre permet de relancer l'action. En politique, c'est l'inverse : nous n'aimons pas centrer. En revanche, nous suivons sans broncher le une-deux entre la droite et la gauche, le débordement populiste par les ailes, les tirs directs du referendum et les coups de boule du coup d'État. Pourtant, il faut l'admettre : depuis 1789, on a joué au centre plus souvent qu'on croit et qu'on nous l'enseigne.

    De Mirabeau à Macron en passant par Ferry, Queuille, Barre ou Bayrou, cet essai visite le parent pauvre des discours et des études sur notre vie politique : la centralité, si souvent raillée par les prétendus esprits forts, mais toujours vivace dans une France contemporaine qu'on croit, à tort, si éternellement révolutionnaire et divisée qu'elle ne peut pas donner à la position médiane une légitimité populaire et une onction de souveraineté.

    Pendant plus de deux siècles, pourtant, des hommes ont joué à contre-pied de « la » droite comme de « la » gauche, du conservatisme étroit, du progressisme délirant ou de l'appel au peuple vengeur. Loin d'être des mollassons ou des vaincus d'avance, ils ont été des volontaires du bien commun et de l'intérêt général qui ont mouillé le maillot pour gouverner au mieux plutôt que d'imposer des solutions partisanes et bellicistes. Ils ont montré qu'en politique, le droit et la raison, l'équité et la solidarité ne sont pas toujours à la merci des idéologies casquées, du bloc contre bloc, des fronts vite disloqués, des majorités impotentes et des alternances sans projet. Voici leur histoire.

  • Assez de l'humaniste barbu, du martyr pour Panthéon et fin de banquets, de l'apôtre unitaire pour grand-messe de gauche ! Si on réduit Jean Jaurès à ses commémorations émues, on peut l'abandonner sans vergogne aux curieux et aux dévots, aux avenues de la Gare et aux frontons de groupes scolaires. Il n'y aura donc pas dans ce livre de vieille chanson qui berce, de fleuve qui reste fidèle à sa source ou de voies royales trop encombrées d'idéal pour ne pas trahir le réel. Jaurès ne peut être confondu avec le jaurésisme et les jaurésiens. Il a parlé, il a écrit, il s'est battu et il en est mort. Entre biographie et essai, l'ouvrage évoquera naturellement la bête oratoire, le philosophe, l'intellectuel et l'historien, le défenseur des droits de l'homme, l'homme de la paix, l'adversaire du colonialisme. L'accent sera mis sur les questions d'aujourd'hui auxquelles le premier mort de l'été 1914 avait donné sa réponse, sans que ses successeurs s'en soucient outre mesure. Comment ne pas trahir quand on est au pouvoir ? Comment lire une société d'inégalités ? Comment récuser le désordre établi si l'on n'assume pas l'histoire et l'héritage ? Que serait un avenir sans morale et sans religion ?

    1 autre édition :

  • Quand commence la révolution industrielle ? L'expression de « révolution industrielle » est-elle propre à décrire son objet : faut-il lui préférer le terme anglais de take off ? - ou celui, plus général et plus synthétique, de « croissance » ? Quelles conditions président à son démarrage et à son expansion ? Quelles en sont les conséquences - sociales, culturelles, psychologiques, humaines en un mot ? Ouvre-t-elle le fossé entre les nations dominantes et les nations « prolétaires » ? Où en est aujourd'hui la réflexion des historiens sur cette formidable mutation du travail de l'homme ?
    Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles répond ce livre devenu un classique.

    Jean-Pierre Rioux :
    Spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la France contemporaine, ancien directeur de recherche au CNRS et inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale, directeur de Vingtième Siècle. Revue d'histoire, il a notamment dirigé au Seuil une Histoire culturelle de la France (avec Jean-François Sirinelli, « Points Histoire »).

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  • Madeleine Rebérioux, La République radicale ? (1898-1914).

    Jean-Jacques Becker et Serge Berstein, Victoire et Frustrations (1914-1929).

    Dominique Borne et Henri Dubief, La Crise des années 1930 (1929-1938).

    Jean-Pierre Azéma, De Munich à la Libération (1938-1944).

    Jean-Pierre Rioux, La France de la IVe République (1944-1958).

    2. L'expansion et l'impuissance (1952-1958).

    Serge Berstein et Jean-Pierre Rioux, La France de l'expansion (1969-1974).

    1. La République gaullienne (1958-1969).

    2. L'apogée Pompidou (1969-1974).

    Olivier Wieviorka et Christophe Prochasson, La France du XXe siècle. Documents d'histoire.

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  • Face à nos interrogations sur l'identité nationale, il s'agit, à propos de la colonisation française, de dire le plus vrai qu'il est possible, sans soupçons ni remords.

    Aujourd'hui, il n'est pas plus question de se contenter de refaire le procès du colonialisme ou d'un «système» colonial, que de glorifier une «  épopée  » : il s'agit de tenir compte des interpellations du présent et d'affirmer qu'en effet une France «  coloniale  » a existé, et qu'elle a une légitimité à l'instar de la France «  rurale  », «  urbaine  », «  politique  » ou «  culturelle ».

    Faire ici de l'histoire exige de rappeler ce que la France a entendu aux XIXe et XXe siècles par «  colonies  » et «  colonisation  », et ce qu'il en a été en intentions comme en actes : qu'impliquait le rêve de Jules Ferry ? Comment évaluer l'action de De Gaulle en outre-mer ? Pourquoi la décolonisation fut-elle manquée en Algérie ?... Mais il s'agit également (pour rendre compte des avancées de la recherche en histoire) de dresser un inventaire, aussi large et rigoureux que possible, sans nullement prétendre contribuer à l'établissement de vérités ou d'une histoire officielles.

    Il est temps pour la France de s'examiner elle-même au miroir colonial. Et de se poser, au présent et au futur, des questions restées en souffrance depuis trop longtemps : que faire de ce passé ? Quel avenir pour tous ceux qui sont venus d'outre-mer ?
    En réfléchissant à la France coloniale de Ferry à de Gaulle, en passant par Alger, Jean-Pierre Rioux ouvre largement les débats difficiles mais essentiels auxquels les Français du XXIe siècle sont confrontés.

    Première édition : Editions André Versaille, 2011  

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    1 autre édition :

  • Que doit à ses villages une France aujourd'hui en quête d'elle-même ? Et que peut-elle en espérer, sans regrets trop roses ni noirceur exagérée ?
    Ces questions qui engagent notre avenir, je tente de les détailler ici dans une succession de pages d'histoire et de flashs géographiques, nourris de sciences humaines et appuyés sur des enquêtes, des récits de vie et des fictions. Nous roulerons avec leur bagage sur un tour de France de cyclisme historien, sans pastorales ni nostalgies, sans pétainisme ni désespérance. Une vingtaine d'étapes vont suivre, qui feront plus que nuancer le bonheur aux champs ou les neiges d'antan mais qui piocheront en pleine terre humaine de l'histoirede la France.
    « Nous n'irons plus aux bois et Petibonum, l'irréductible village gaulois, a été trop longtemps dessiné. Nous ne reverrons plus « de mon petit village fumer la cheminée » comme au temps du cher Du Bellay. Le clocher de la « force tranquille » qui promouvait encore le candidat Mitterrand en 1981 est tout branlant.
    Aujourd'hui, les métropoles commandent et prétendent dire qui nous sommes. Si bien, ou plutôt si mal, que nos villages témoigneraient plutôt de la décrépitude d'une France qu'on disait gardienne d'un atavisme champêtre. Ils ponctueraient des territoires fracturés ou déserts et n'abriteraient plus que des retraités et des déclassés, des agriculteurs et des éleveurs en colère, voire des candidats à L'amour est dans le pré filmés pour M6. Fleuris ou non, ils deviennent parfois des haltes culturelles, des gîtes verts pour les randonneurs, les vacanciers et les touristes. Mais aussi, ô surprise, les voici réinvestis par des « rurbains » déposés là par la ville tentaculaire et qui viennent y rêver d'espace moins pollué, d'autres nourritures terrestres ou spirituelleset d'avenir buissonnier.»

  • L'Histoire culturelle de la France, sous la direction de Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli est parue dans l'" Univers historique " en 1997. Il s'agit ici de la reprise en poche (sans les illustrations) du tome 3 qui porte sur les xviii e et xix e siècles, à paraître en même temps que le tome 4 qui traite du xx e siècle. Les deux premiers tomes paraîtront en poche en octobre 2005.

    Laïcisations, massifications, sécessions : Jean Pierre Rioux observe, de 1885 à 1918, les différents mouvements qui affectent la culture française. Au lendemain de la Grande Guerre, le temps s'accélère comme l'écrit Jean-François Sirinelli, et la fin de siècle (des années 1960 à nos jours) montre que l'histoire culturelle de la France ne fut pas la quête d'une identité innée mais celle d'une construction humaine, aléatoire et probante à la fois. À l'identité granitique, les deux auteurs ont préféré une histoire faite d'étapes et d'accidents, d'événements et d'inflexions, de pensées et de libertés élaborées. " Une histoire en actes, en rêves... dont le sac et le ressac ont laissé des traces, des liens, des projets, des ferments : la culture d'un peuple ". Mais l'historien du xx e siècle travaille dans des conditions difficiles et ses hypothèses ne sont pas toujours clairement vérifiables. C'est pourquoi trois points saillants ont été dégagés : la force de l'événement, l'idéal républicain et la massification des êtres et des choses contre laquelle la France culturelle a bataillé afin que l'individualisation des moeurs et des consommations n'aliène pas tout à fait le sujet pensant.

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  • Dans la série « Nouvelle histoire de la France contemporaine » sont également disponibles sur le XXe siècle :

    Madeleine Rebérioux, La République radicale ? (1898-1914).

    Jean-Jacques Becker et Serge Berstein, Victoire et Frustrations (1914-1929).

    Dominique Borne et Henri Dubief, La Crise des années 1930 (1929-1938).

    Jean-Pierre Azéma, De Munich à la Libération (1938-1944).

    Jean-Pierre Rioux, La France de la IVe République (1944-1958).

    1. L'ardeur et la nécessité (1944-1952).

    Serge Berstein et Jean-Pierre Rioux, La France de l'expansion (1969-1974).

    1. La République gaullienne (1958-1969).

    2. L'apogée Pompidou (1969-1974).

    Olivier Wieviorka et Christophe Prochasson, La France du XXe siècle. Documents d'histoire.

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  • Présente l'évolution politique, économique et sociale des années qui suivent 1968 et trace un bilan de la société et de l'état culturel du pays après une quinzaine d'années de gaullisme.

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  • Ce livre est un témoignage de fidélité. À une aventure personnelle au long cours, à une certaine manière d'envisager et de raconter l'histoire nationale. Car on oublie trop souvent que les Français ont déployé des talents exceptionnels dans la chasse au bonheur, oeuvrant pour les mille joies qui tissent la vie d'un être collectif. Plaisir simple des guinguettes, du vélo, du pique-nique amical et, plus tard, des vacances « payées », de l'excursion automobile ou de la découverte en commun de la radio, du ciné et de la télévision.

    Une histoire de petits bonheurs ? Soit, mais aussi indispensables que le pain quotidien et d'autant plus chers aujourd'hui qu'ils disparaissent dans la légende d'un siècle.

    Contre le déclinisme ambiant, une lecture optimiste et stimulante de notre histoire récente.

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  • De A comme Amour à B comme Bayrou ou Bonaparte, C comme Centrisme ou J comme Jeanne d'Arc ou Jupiter, cet abécédaire rend compte de la campagne éclair d'Emmanuel Macron et de sa victoire à l'élection présidentielle, le 7 mai 2017. Comment expliquer un succès aussi imprévisible ? Comment discerner la part de l'homme - peu connu et inclassable - de celles de la chance, de la nécessité ou de l'idéal ? Dans un style mordant, Jean-Pierre Rioux met en perspective l'actualité récente et nous montre où elle se fait histoire.
    "Voici donc, cuites dans le temps suspendu de l'été 2017, quelques briques élémentaires d'un Lego ou d'un Rubik's Cube de la nouvelle politique en France aujourd'hui, à l'heure du "macronisme" qui la met en oeuvre et d'une "macromania" qui retient son souffle. Un jeu de piste d'histoire politique et d'histoire du temps présent auquel le citoyen-lecteur, on l'espère, prendra plaisir et qui pourrait aider à sa gouverne, dans ses adhésions comme dans ses résistances.
    Une réflexion sur l'événement dans notre histoire", J.-P. R.

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  • " Vingt-huit à trente-six années nous séparent désormais des dates douloureuses qui marquèrent la fin et le début de cette " guerre d'Algérie " qu'on ne sut pas nommer. C'est assez _ le temps d'une génération déjà mûre, celui des fils et même des premiers petits-fils; le temps d'adoucir peut-être les rancoeurs et les nostalgies _ pour légitimer la tentative de repérage historique que nous proposons aujourd'hui au lecteur. La recherche, représentée dans ce livre par une bonne cinquantaine d'historiens lucides et d'acteurs dépassionnés, a en effet investi cette période conflictuelle de notre passé récent sans attendre que l'événement ait déroulé toutes ses conséquences et que le travail du deuil soit achevé. Pour la première fois, voici ramassé un propos d'histoire plurielle sur ce sujet d'histoire terriblement présent.

    " [...] Nous n'avons pas cru déraisonnable d'estimer qu'on pouvait à la fois faire état de travaux antérieurs et rassembler du matériau neuf sur une histoire de la guerre d'Algérie entendue comme drame français, comme bataille d'opinion en métropole, comme étape (parenthèse ou mutationoe la question sous-tend ce livre) dans le cours d'un destin de la France marqué dans le même temps par ce que Jean Fourastié a nommé " les Trente Glorieuses " et par la quête d'un juste rang en Europe et dans le monde, comme blessure enfin et comme trouble de la mémoire collective. " J.-P.R.

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  • " Tirez, tirez, nom de Dieu ! " crie le lieutenant Charles Péguy à ses hommes cloués dans les betteraves par le terrible feu allemand : une balle en plein front le fait taire devant Villeroy, le 5 septembre 1914, à la veille du " miracle " de la Marne.
    Jean-Pierre Rioux revient sur le mobilisé en uniforme qui fait ses adieux aux siens et à ses amis du 2 au 4 août dans Paris pavoisé. Il détaille les cinq semaines au front, de Lorraine en " pays de France ", face à l'invasion et aux premiers massacres. Il suit à la trace le poète en pantalon rouge, le réserviste de quarante ans qui a voulu rester d'active, le patriote et le chrétien qui pressent la barbarie qui menace l'Europe. Au fil des pages, on découvre un Péguy inconnu, teigneux, atypique, parti vaillant, apaisé, et qui est tombé, il le disait lui-même, en " soldat de la République, pour le désarmement général, pour la dernière des guerres ".
    Écrite d'une plume alerte et sûre, cette biographie, puisée aux meilleures sources, restitue un portrait tout en sensibilité d'un Péguy inclassable.

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  • La France de 1900

    Jean-Pierre Rioux

    « Le frisson devant l'obstacle d'une fin de siècle, d'autres avant nous l'ont connu. C'est même une constante de l'aventure des peuples que de broncher sur l'ultime décennie, de la peupler de rêves fous et de doutes délétères pour mieux desserrer l'angoisse qu'elle noue.
    Mais si la solitude venait à la pratique de cette connivence trop étroite entre deux fins de siècles, on pourra se distraire aussi à distance et par contraste. Car le temps des églantines et des froufrous, des foules de Lourdes et des sauvageries de la lutte des classes garde sa densité et son mystère. Il dépayse, il désoriente et ruine les parallèles trop bien tracées, en sachant rompre avec la monotonie de nos doutes et de nos désirs datés.
    Cette histoire fidèle et déroutante est contée, par choix délibéré, en trente-cinq épisodes d'une chronique. Mais l'historien, il va de soi, n'y rend pas les armes qui sont les siennes. » Jean-Pierre Rioux A la fin de XIXe siècle, la République française est accusée de corruption, menacée par l'extrémisme et le terrorisme. La société est violente et divisée avec ses exclus, ses grévistes, ses antisémites, ses berceaux vides, ses malades honteux. Les possessions coloniales sont tant bien que mal pacifiées mais d'étranges rumeurs circulent en France sur ses exactions en Afrique et en Indochine qui nourrissent très tôt l'anticolonialisme. Pourtant, parallèlement, en 1900, la France entre dans le XXe siècle avec tous les signes de la modernité qui s'installent. La capitale se prépare d'ailleurs à accueillir une foule de visiteurs pour l'Exposition universelle. On invente la communication pour tous, l'industrie de pointe, le tourisme et le sport. Les problèmes existent, certes, mais sentant déjà qu'une Belle Epoque leur était promise, Les Français fin de siècle cultivent un certain optimisme : la « fée électricité accomplit des merveilles, la petite reine donne l'occasion de faire les premiers tours de France à bicyclette, la musique s'écoute chez soi sur d'élégants gramophones.
    Jean-Pierre Rioux nous livre, en 35 épisodes, l'histoire fidèle et déroutante de cette France à la veille de la Belle Epoque.

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  • «Résumons-nous. Vous êtes anciens et nous vous croyons jeunes. Vous passez pour gens simples chez nos esprits avertis. Vos idées ? Trop carrées, trop accessibles, archéorépublicaines ! Somme toute, les frelons ne vous ont pas lâchés. Ils vous ont même piqués au point le plus sensible, la mémoire. C'est ce triste constat qui m'a mis de méchante humeur par un matin de printemps, quand les dernières neiges fondaient derrière les haies du côté de Mittelbronn. J'enrageais à l'idée que le bicentenaire de cette Révolution que vous avez, mieux que dix autres, contée à tant de gens ne mentionnerait pas vos noms, dont vous n'avez fait qu'un. J'ai sorti ma grosse capote, regargné la tanière verte où je vous avais rencontrés, et j'ai écrit. Voilà.» Jean-Pierre Rioux.

  • Charles de Gaulle trône dans toutes les mémoires, parce qu'il a rajeuni une certaine idée de la France, éveillée, mordante et gouailleuse.
    Trente ans après sa mort, quand le gaullisme agonise et que tant d'enjeux inédits semblent réveiller ce pays, un petit livre - un " portable " - sur ce connétable aux allures de totem ne sera peut-être pas inutile à ceux qui veulent tirer au clair leur rapport au " grand Charles " puisqu'ils sortent des sommeils dogmatiques et croient toujours que la France étonne le monde. Ce vade-mecum ramasse le drame et l'espoir en quelque temps forts de l'aventure du chevalier de Colombey.
    Il suit à la trace, sans psychologie inutile, avec ses gros mots décisifs et ses coups de poker, l'homme qui a su dire oui à sa " princesse des contes ". Sans se laisser distraire par les biographies au kilomètre et les livres d'images pieuses.

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  • Le populisme n'est pas seulement de retour, il fait l'actualité. En France, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002 a provoqué un séisme politique dont le pays n'est toujours pas remis. En Europe, la résurgence des nationalismes actifs - en Pologne, en Hongrie, en Italie - et la poussée des intégrismes ont enraciné l'évidence. Voici désigné le spectre qui hante notre début de siècle et positivé une forme de politique qui ne serait passible que d'adhésion aveugle. Les historiens ici assemblés - de Pierrre-André Taguieff à Marc Lazar, Nicolas Werth, Pierre Milza, Rémy Leveau ou Michel Winock - ont l'immense mérite de définir, de circonscrire et de décortiquer le concept incertain du populisme. Pas seulement en France ou en Europe, mais aussi en Amérique du Nord et du Sud comme en terre d'islam. Grâce à eux, et à cette histoire comparée des populismes, le lecteur peut enfin savoir de quoi il retourne.

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  • Temps défait, horizons brouillés, liens sociaux et familiaux distendus, individus et collectivités en errances et revendications : décontenancés par cette avalanche d'imprévus, nous ne savons plus lier le passé, le présent et l'avenir.
    La photo de famille est devenue floue. Les mémoires tempêtent et dérivent. Historiens, sociologues, philosophes, psychanalystes, enseignants et chercheurs répondent ici à l'appel si bien-venu des Amis du Mémorial de l'Alsace-Moselle (www.memorial-alsace-moselle.com). Ils disent pourquoi le " devoir de mémoire " est devenu une mise en accusation du passé. Ils décrivent la crise de la temporalité qui dérègle la société.
    Ils expliquent pourquoi à l'ère du témoin a succédé celui de la victime, pourquoi la force du souvenir a moins d'effets sur l'art de vivre ensemble. Ils découvrent des horizons brouillés, en Alsace-Moselle, en France et en Europe. Aucun ne cède pourtant à la désespérance. Tous au contraire, rappellent qu'il s'agit de faire, obstinément, notre double devoir d'intelligence critique et de vigilance civique.
    Pour réapprendre ensemble l'art de la mémoire.

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  • Dans un pays oú l'autorité, la légitimité et la place de l'état sont parfois mises en question et oú de gaulle apparaît de plus en plus comme le dernier grand champion de l'état au service du bien commun, le rapport singulier et ambivalent entretenu par le général avec les élites de la nation revêt un caractère d'actualité.
    S'il les juge indispensables à la vie nationale comme à l'efficacité de l'action de l'état, un des leitmotiv permanents de sa réflexion est la défaillance, voire la trahison, des élites traditionnelles et l'appel au réveil des élites, voire à l'émergence d'élites nouvelles, nécessaires au renouveau de la nation, à sa modernisation, à son avenir. il reste que, de l'appel du 18 juin au référendum de 1969, en passant par la guerre d'algérie, l'histoire de la geste gaullienne et de ses rapports avec les hauts fonctionnaires, les patrons, les militaires et les intellectuels se révèle riche et complexe, comme le montrent les auteurs de cet ouvrage.
    En continuité avec les travaux patronnés depuis quatre décennies par l'institut, puis fondation charles de gaulle, cette avancée scientifique ouvre la voie à une réflexion symétrique sur le rapport au peuple qui, dans la pensée gaullienne, figure à l'opposé des élites. elle sera prolongée par un cahier de la fondation charles de gaulle rassemblant les réflexions des acteurs et témoins sur la relation entre de gaulle et les grands corps et grandes institutions de l'état.

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  • Nouvelle histoire de la France contemporaine1. La Chute de la monarchie (1787 1792), M. Vovelle2. La République jacobine (10 août 1792-9 Thermidor an II), M. Bouloiseau3. La République bourgeoise (de Thermidor à Brumaire, 1799-1815), D. Woronoff4. LÉpisode napoléonien. Aspects intérieurs (1799-1815), L. Bergeron5. La France napoléonienne. Aspects extérieurs (1799-1815), R. Dufraisse et M. Kérautret6 et 7. La France des notables (1815-1848)1. Lévolution générale, A. Jardin et A.-J. Tudesq2. La vie de la nation, A. Jardin et A.-J. Tudesq8. 1848 ou lApprentissage de la République (1848-1852), M. Agulhon9. De la fête impériale au mur des fédérés (1852-1871), A. Plessis10. Les Débuts de la IIIe République (1871-1898), J.-M. Mayeur11. La République radicale ? (1898-1914), M. Rebérioux12. Victoire et Frustrations (1914-1929), J.-J. Becker et S. Berstein13. La Crise des années 30 (1929-1938), D. Borne et H. Dubief14. De Munich à la Libération (1938-1944), J.-P. Azéma15 et 16. La France de la IVe République (1944-19858)1. Lardeur et la nécessité (1944-1952), J.-P Rioux2. Lexpansion et limpuissance (1952-1958), J.-P Rioux17 et 18. La France de lexpansion (1958-1974)1. La République gaullienne (1958-1969), S. Berstein2. Lapogée Pompidou (1969-1974), S. Berstein et J.-P Rioux19. Crises et alternances (1974-2000), J.-J. Becker avec la collaboration de P. Ory20. La France du XXe siècle. Documents dhistoire, présentés par O. Wieviorka et C. Prochasson

  • "Notre débâcle intime et collective, celle du souvenir et de l'art de vivre, est en cours. Nous assistons à l'exténuation du vieux rêve qui faisait de la France un héritage et un projet ". Dans cet ouvrage, le directeur de Vingtième Siècle décrypte le processus de délitement de la mémoire entamé en 1975 avec la vogue des récits mémoriels, puis des commémorations, qui, sous prétexte de vouloir "rassembler", étouffent la réflexion sur le sens de l'histoire et, au final, exacerbent les revendications identitaires. Depuis la vogue du patrimoine jusqu'au refus de l'Europe, de la sacralisation de la Shoah au galvaudage du devoir de mémoire, l'auteur passe en revue les facteurs qui ont contribué et contribuent toujours à décomposer une histoire nationale désormais minée par des entités au nom de la modernité et des droits à la différence. Une chronologie établie à partir d'événements culturel et politiques étaye son propos. Un appel au "devoir d'intelligence" pour en finir avec la dictature du présent, mieux comprendre notre pays et donc le défendre.

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  • Les huit livres réunis ici ont été publiés " à chaud ", entre 1958 et 2000, de l'an I de la Ve République à l'ultime année d'un XXe siècle que l'homme du 18 juin a affronté sans désemparer. Brefs, alertes, louangeurs ou polémiques, graves ou lestes, ils ont été écrits pour faire mouche, et chaque auteur - journaliste, écrivain ou essayiste, avocat, historien ou philosophe - parle vrai. Ensemble, ils dressent un passionnant "portrait ". Du souffle héroïque des débuts aux méandres et aux ruses déployées face aux " aventures incertaines " de la vie politique, ils palpitent de la confrontation quotidienne avec l'Histoire, mais ils vont à l'essentiel en créditant De Gaulle, homme d'action d'abord, d'une langue, d'une mémoire et d'une flamme : somme toute, de ce qui a entretenu en lui tout au long de sa vie " une certaine idée " de la France.

  • Renault

    Jean-Pierre Rioux

    • Hazan
    • 15 Avril 1998

    Finement taillée, la plume de l'historien Jean-Pierre Rioux se promène dans le champ et le hors-champ des photographies et offre une vision au grand angle d'une des grandes sagas françaises.

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