Jean-Didier Urbain

  • À l'ère des blogs et autres Tripadvisor où pullulent les commentaires négatifs, les ratés du voyage sont plus que jamais une réalité. Pourtant, la « tuile », le grain de sable, le retard, le robinet qui goutte font partie intégrante du voyage. Alors pourquoi a-t-on si souvent le sentiment d'avoir raté celui-ci ? Que signifient les plaintes que reçoivent les éditeurs de guides, les administrations, les hôtels et les voyagistes ? Peut-on faire la « victimologie » du voyageur ? Consacré aux « mésaventuriers » et enrichi d'un parfait petit guide pour rater à tout coup son voyage, ce livre est la suite de «L'Idiot du voyage.»

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  • L'idiot du voyage, c'est le touriste.
    Il est, on le sait, un mauvais voyageur. c'est du moins la réputation que lui prête aujourd'hui le sens commun, en vertu d'une longue tradition de mépris. pourtant, le touriste n'est pas si idiot. il faut lui reconnaître, outre ses utilités évidentes (économiques, politiques et culturelles), une réelle intelligence du voyage, un univers que fonde, avec ses confins et ses déserts, ses enfers et ses paradis, une " géographie personnelle ".
    Seulement voilà : hanté par le mythe du voyageur, le touriste n'échappe pas au mépris. méprisant ses semblables, il se méprise lui-même. pris au piège d'un tel paradoxe, les usages et les discours de cet explorateur s'en ressentent, faisant de lui un personnage complexe et complexé : le héros ambigu de ce livre.

  • « Ces corps allongés côte à côte sur les plages, qui font penser à des poulets cuits en série à l'ultraviolet, cachent-ils du moins des coeurs heureux ? » (Paul Morand).

    La plage ? Depuis le XIXe siècle, où le bord de mer est devenu une destination de loisirs, on n'y cherche surtout pas l'aventure ou la découverte, mais du calme, de l'entre-soi, une parenthèse. Même à l'autre bout du monde. Et ce n'est pas le moindre des paradoxes de cette langue de sable toujours plus investie (n'en déplaise au tourisme vert ou culturel) qu'aller à la plage c'est se déplacer pour ne plus bouger ! On s'y réfugie. Pourquoi ? Et que se joue-t-il de si important en ce lieu vide qui se repeuple le temps d'un été, d'une vacance ? Que nous dit la plage de notre société ?

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  • Que vient chercher le citadin à la campagne ? ses racines ? la nature ? des traditions ? et que fait-il sur place ? quels rapports les résidents " secondaires " entretiennent-ils avec les autochtones ? témoignages, sondages, enquêtes, observations et statistiques à l'appui, ce livre iconoclaste montre qu'avec l'explosion du nombre de résidences secondaires une autre campagne voit le jour, oú le citadin choisit de s'enfouir, de disparaître momentanément.

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  • Ce qui nous excite et nous attire dans le voyage, c'est le plaisir. Sexe, érotisme et passions amoureuses sont la face cachée du voyage et de ses récits ; en général, ils sont voués à l'allusion, à l'euphémisme, au mensonge, au secret, à l'omission. De l'inhibition à l'extase, en passant par la tentation (et les déceptions), de Flaubert et ses tétons d'Égypte à Vendredi étreignant un arbre, ce livre ne cache rien, mais il explique aussi que, loin des bordels et des aventures sexuelles, existe un autre érotisme, qui tient à l'attirance de l'ailleurs, et qu'à cette aune c'est la planète entière qui devient érotique ! Un livre qui est donc aussi une histoire des émotions face au monde.

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  • Loin des figures célèbres ou spectaculaires du voyage, Jean-Didier Urbain jette les bases méthodologiques d'une ethnologie de proximité, là où règnent le carnet de bord et le journal intime relatant une aventure personnelle au coeur de l'ordinaire. Pas d'exotisme, mais une invitation au voyage dans un monde connu, celui dans lequel nous vivons quotidiennement, dont il s'agira de se désaccoutumer pour le voir autrement et, partant, le découvrir et l'explorer à nouveau.
    Trois des chapitres qui composent ce livre sont repris de la première édition de Secrets de voyage (Payot, 1998), dont une nouvelle version, expurgée et remaniée, paraît simultanément dans la « Petite Bibliothèque Payot ».

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  • Dès le milieu du XIXe siècle, le développement du train et des réseaux ferroviaires favorise l'essor du tourisme, notamment du tourisme balnéaire, parfois à quelques heures seulement de Paris. C'est à cette époque que se développe l'édition d'affiches vantant de nombreux lieux de villégiatures : stations balnéaires, stations de ski, châteaux, villes thermales.
    La Compagnie du Chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée (la plus importante des compagnies ferroviaires avant la création de la SNCF en 1938), les chemins de fer de l'État et les communes commandent aux plus grands noms de l'affiche - Jules Chéret, Alfonse Mucha, Leonetto Cappiello - et à des illustrateurs specialisés dans le tourisme tels Frédéric Hugo d'Alési, Georges Dorival, Robert Falcucci, Max Ponty ou Roger Broders des centaines d'affiches publicitaires couvrant l'ensemble des régions françaises.
    À travers ce tour de la France, Jean-Didier Urbain nous raconte l'histoire du développement touristique en France et sa démocratisation.

    Jean-Didier Urbain est un ethnologue français, spécialiste du tourisme. Il est notamment l'auteur de Au soleil. Naissance de la Méditerranée estivale (Payot, 2014), L'Envie du monde (Éditions Bréal, 2011), Le voyage était presque parfait. Essai sur les voyages ratés (Payot, 2008), Secrets de voyages. Menteurs, imposteurs et autres voyageurs impossibles (Petite Bibliothèque Payot, 2003).

  • Longtemps, la Méditerranée fut une mer d'hiver.
    Le soin, la culture et le sexe étaient ses trois piliers, que l'on aille sur la côte d'Azur, en Grèce, au Maroc ou en Turquie. Au début du XXe siècle, cependant, les choses changent : on y vient l'été pour le soleil, la chaleur, les loisirs. L'Atlantique est détrôné.
    Pourquoi ?
    Dans ce livre où l'on croisera Gauguin et Matisse, les débuts du naturisme (îles du Levant) et de la liberté sexuelle, les premiers voyages de noces à Venise, la création du club Med, etc., Jean-Didier Urbain raconte un moment de profondes mutations sociales et des mentalités, celui où, depuis l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, l'Italie, l'Allemagne, la France bien sûr, on s'est mis à aimer le soleil plutôt que la lumière.

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  • On peut voyager loin sans être un touriste, aller au bout du monde non pour l'explorer, mais pour l'oublier.
    Robinson crusoé est l'archétype de ce villégiateur : il deviendra balnéaire en découvrant que l'on peut nager par plaisir alors seulement il transformera en plages le rivage de son île. sans même s'en aller dans un village-club du pacifique, nos contemporains ont multiplié jusque chez eux les avatars de la robinsonnade originelle : le cocooning ou les center parcs et leur développement sont les symptômes de la tentation cruséenne qui taraude toujours davantage notre société : celle du repli sur soi.

  • On assisterait aujourd'hui à un « retour à la campagne ». Soif de racines, de nature, d'intégration à la vie locale ? Nostalgie des origines, des traditions, de l'authentique ? Qu'allons-nous chercher à la campagne ? Autre chose, explique Jean-Didier Urbain dans ce nouveau livre iconoclaste, à mille lieues des discours écolos ou touristiques. Les Français sont-ils aussi casaniers qu'on le dit ? Que fait-on à la campagne ? Quelle sorte de jardin vient-on cultiver ? Quels rapports les résidents « secondaires » entretiennent-ils avec les autochtones ? Chiffres, enquêtes, sondages, témoignages et observations à l'appui, ce livre montre qu'avec l'explosion du nombre de résidences secondaires une autre campagne voit le jour, où le citadin choisit de s'enfouir, de disparaître mome ntanément. Et si la campagne répondait à notre besoin d'ailleurs ?

  • Quel rapport entre un sociologue incognito dans un bar, un transsexuel, tintin, un journaliste déguisé en turc, un vénitien déguisé en marchand arabe, un sextouriste, l'alliance nationale pour une expatriation heureuse, un agent secret, un aventurier mythomane ? tous, mentant, rêvant, dissimulant, inventant ou circulant en douce, luttent contre la réalité.
    Tous ont quelque chose à cacher ou à faire disparaître une information, un événement, eux-mêmes ou autrui, et voyagent sur ce mode. tous s'évadent de leur condition présente. du mythomane majestueux au petit faussaire timide, le secret guide leurs pas et leurs récits.

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  • " La vie est un voyageur qui laisse traîner son manteau derrière lui, pour effacer ses traces ", écrivit Aragon.
    Mensonges de l'explorateur ou rêves de l'au-delà, mobilités occultes qui font de l'ombre un nouvel exotisme et de l'invisible une autre dimension : divers sont les liens entre voyage et secret. Il y a d'abord ce que l'on cache du voyage : c'est le secret de voyage. Et puis le voyage que l'on cache : c'est le voyage secret. Enfin il y a ce que le voyage cache au voyageur lui-même, sa cause, son énigme, sa clef : c'est le secret du voyage.
    Ces secrets ont une histoire.
    Voyageurs ambigus ou excentriques, espions, mythomanes, héros travestis et personnages romanesques, mais aussi migrants anonymes et autres aventuriers incognito du quotidien, tous ont contribué à faire de la fraude et de la dissimulation des viatiques ordinaires. Cependant l'usage du secret n'est pas seulement considéré dans ce livre comme un jeu de masque. Ruse, déni social, stratégie d'observation, le secret est plus que cela : c'est un symptôme de société.
    Si Phileas Fogg est la figure mythique de l'itinérant et Robinson Crusoé celle du résident, quelle sera celle du voyageur invisible ? Et pouvons-nous alors, à travers elle, espérer approcher le mystère du voyage ?

  • Aventure ou villégiature, vacances utiles ou farniente... Le discours que l'on tient sur les vacances ne correspond pas toujours à la manière dont on les passe. Quelle réalité se cache derrière nos idées reçues ?

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  • les cimetières : lieux du souvenir ou trous de mémoire ? que nous apprennent-ils sur notre société ? et comment la crémation, apparue à la fin du xixe siècle, a-t-elle bouleversé notre rapport aux morts et à la mémoire ? considéré comme un classique par les historiens et les anthropologues, ce livre est aujourd'hui étudié jusque dans les écoles d'architecture et d'urbanisme.


  • L'envie du monde

    Jean-Didier Urbain

    • Breal
    • 10 Avril 2018

    Depuis les années 1960, l'essor exponentiel du tourisme le range sans contredit parmi les faits sociaux de grande ampleur, justifiant toutes les observations et toutes les convoitises. À l'heure où se multiplient et se diversifient les pratiques touristiques - de la villégiature balnéaire clé en main à l'ascension sécurisée de l'Everest via le voyage sur mesure dans les déserts intouchés -, la recherche sur le tourisme ou le développement de son commerce ne manquent pas d'angles d'approche. Le chercheur disserte sur le phénomène, ses ramifications et ses impacts ; et le marchand met en avant son offre, ses services et ses nouveaux produits... Mais force est de constater que la prise en considération du voyageur et de ses désirs, ou du client et de sa demande, présumés connus, reste quasi marginale.
    Cette deuxième édition augmentée met au coeur de sé réflexion le sujet voyageur contre la pseudo connaissance des attentes, préjugées homogènes, d'un touriste type. En anthropologue, l'auteur interroge point par point l'hétérogénéité des usages de loisir de la mobilité par ce sujet complexe, dans le temps, l'espace et son rapport à l'autre.
    Symptôme (et pas seulement phénomène) de société - car à travers lui se disent les mutations des mentalités, leurs peurs et attirances - le touriste est ici affirmé comme un acteur (et non un simple consommateur), dont l'envie du monde, plurielle et changeante, est une réaction à un état social qui concourt elle-même à transformer le monde, à le valoriser, à augmenter son patrimoine, et lui donner sans cesse du sens.

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