Jean-Christophe Belleveaux

  • Ces poèmes ont été écrits pour partie en hôpital psychiatrique. L'institution y est évoquée, mais l'auteur, reclus sous/le plafond pariétal, se livre autant à une introspection qu'à la peinture de ce qui l'entoure. Colère, désespérance, mais aussi fantaisie, humour et dérision.
    Je n'ai jamais su/ hors la transpiration des mots/sculpter le volume/de mon existence écrit Jean-Christophe Belleveaux et encore : les petits totems des poèmes peuvent-ils consoler ?
    C'est ce rapport aux mots et à la poésie qui va dessiner le chemin vers la consolation désirée.

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  • Il y a, en fil continu, dans ce recueil de poèmes de Jean-Christophe Belleveaux, de la hargne, de la colère, des nerfs à vif, de l'impulsivité mais aussi une volonté de comprendre le mécanisme inquiétant (et les nombreux ressorts cachés) d'un trop-plein de douleurs qui peut parfois modifier la perception de la réalité. Ces risques, pour le moins perturbants, l'auteur les connaît mais ne veut pas les éviter. Il les traverse au contraire avec fougue en décidant de se colleter le monde tel qu'il est : peu fiable, peu audible, en guerre, affamé, grand dévoreur de vies.

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  • La Quadrature du cercle ; deux parties : la première ne comprend que des textes écrits à l'étranger, la seconde, en France. Une façon de classer et d'opposer l'ici et l'ailleurs. Dans l'ailleurs l'étreinte des saisons, Jean-Christophe Belleveaux excelle à cerner par impressions circulaires l'environnement local, brièvement, comme dans des croquis. Il sait aussi interroger, sonder sa poésie pendant qu'elle se fabrique, et c'est montrer qu'il en demeure maître, loin de se laisser prendre dans les formules creuses ou fumeuses. Dans l'ici et puis quoi, il reste à l'écoute du monde, toujours prêt à bondir là-bas. Comme le dit dans sa préface Roger Lahu, le titre en impasse n'apporte aucune solution, uniquement des souvenirs d'enfance initiaux aux remerciements familiaux finals, un parcours poétique atypique avec des points cardinaux et un poète qui cherche sur le disque du globe le bon sillon son stylo comme saphir.
    © Jacques Morin (extrait de la préface)

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