Sciences humaines & sociales

  • A peine affermi sur ses terres bourguignonnes, Philippe le Hardi, devint par mariage, en 1369, le maître des Pays-Bas. Dès lors, l'Etat Bourguignon qui allait de Nevers à Mulhouse et s'étendait de Mâcon jusqu'aux portes de Langres contrôla également la Picardie, l'Artois, la Flandre, le Brabant et le Luxembourg. C'est en tentant de réunir ces deux ensembles territoriaux que Charles le Téméraire périt sous les murs de Nancy en 1477.
    Durant ce siècle d'or bourguignon, les plus grands artistes du nord de l'Europe défilèrent à la cour de Dijon où se multipliaient fêtes et banquets. Ils édifièrent notamment la chartreuse de Champmol peu avant que le chancelier Nicolas Rolin fasse construire les hospices de Beaune...
    Tandis que Philippe le Bon (1419-1467) créait la Toison d'Or.
    A la chute du Téméraire, alors que la Comté devenait pour un temps terre d'Empire, le duché de Bourgogne fut rattaché à la Couronne de France. Le vent de la « grande histoire » s'en allant souffler un peu plus loin, l'art de vivre bourguignon put s'épanouir et faire le charme d'hôtes prestigieux : La Grande Mademoiselle, le Comte de Bussy-Rabutin ou Madame de Sévigné.
    A partir du XVIIIème siècle, la Bourgogne devint une terre d'innovation : Buffon installait ses forges à Montbard en 1768 ; en 1828, à Châlon-sur-Saône, Niepce inventait la photographie ; en 1875 le premier marteau-pilon du monde fut installé dans les usines Schneider du Creusot.

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  • Le Misanthrope, oeuvre d'un dramaturge et d'un acteur, est explicable en partie par les besoins de la scène et du jeu théâtral. Ce manuel analyse la composition stratégique d'une intrigue présentée à l'endroit après avoir été composée à l'envers. Il insiste sur le fait que les rôles déterminent les caractères et il tâche de distinguer pour chaque personnage ce qui s'explique par la psychologie de ce qui relève de la dramaturgie et du jeu théâtral. Cela conduit notamment à montrer que Philinte assume deux rôles nettement différents et à faire de nouvelles hypothèses sur celui d'Alceste.

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  • De bas en haut, de l'humble militant de la terre, de la mine ou du rail jusqu'aux émissaires du « Centre » cherchant planques et contacts, voici l'histoire du peuple communiste pris entre tous les feux. En 1936, le Parti avait enfin rencontré les masses. En 1938, l'agonie du Front populaire, Munich et Daladier ont brisé l'élan. Viennent la guerre et le pacte germano-soviétique, l'interdiction et la défaite, le silence et la clandestinité. Accablés par tant de coups, beaucoup renoncent ou attendent. Des isolés tâtonnent dans l'ombre pour renouer les fils d'une organisation défaite. Les plus déterminés se jettent dans l'action. Tous sont suspectés ou pourchassés. Après l'invasion de l'Union Soviétique par la Wehrmacht, quand le Front national prend forme à l'automne de 1941, une frêle ossature a été préservée, une nouvelle génération se lève, celle des fusillés et des maquis. Cette histoire promise depuis près d'un demi-siècle à tant d'empoignades, on a tenté ici de la retracer avec honnêteté, au plus près de ces femmes et de ces hommes, en s'appuyant enfin sur des documents fiables et souvent inédits, puisés dans les archives de trente départements français et de nombreux dépôts européens.

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