Jean Caune

  • Cet essai est la conclusion synthétique du travail de recherche et de réflexion de Jean Caune sur la question du processus de dramatisation et de mise en théâtre.
    L'intention première est de produire une mémoire vive d'un art éphémère, à partir de productions théâtrales significatives de la dernière partie du xxe et du début du xxie. Mais c'est aussi un geste personnel et professionnel, car cette proposition fait s'articuler à la fois la mémoire de spectateur de théâtre de Jean Caune et ses enseignements à l'université sur l'art de l'acteur, les esthétiques de mise en scène, les processus de décentralisation théâtrale et le phénomène du théâtre populaire.
    Cet essai est traversé par la question de la transmission, que ce soit celle qui est opérée par la mise en scène des classiques ou par l'activité innovante dans l'usage de textes sources qui ne relèvent pas nécessairement de l'écriture dramatique.
    Une place particulière est enfin donnée à la création contemporaine, en abordant, en particulier, deux auteurs majeurs de ces vingt dernières années, auteurs qui sont aussi les propres metteurs en scène de leur écriture :
    Wajdi Mouawad et David Lescot.

  • La production dramatique de Jean-Claude Grumberg comprend plus d'une quarantaine de pièces écrites et jouées dont une dizaine pour le jeune public. Joué dans les plus grandes institutions théâtrales, dont la Comédie-Française, marqué par le succès des représentations aussi bien dans le secteur public que privé, le théâtre de Grumberg occupe une place majeure dans le théâtre d'aujourd'hui. Cette place reconnue par le public et par ses pairs n'a pourtant pas été évaluée à sa juste valeur par la critique académique.
    Jean Caune aborde le théâtre de Jean-Claude Grumberg en le situant, aussi bien dans la modernité de son écriture que dans sa dimension contemporaine, celle qui éclaire les ombres et les contradictions du XXe siècle. Ses pièces traversées par les conditions de l'expérience juive en Europe mettent en crise ce que certains ont appelé la «question juive».
    Les pièces de Grumberg sont le produit d'une l'alchimie d'une écriture qui, à partir d'événements et d'actions ordinaires, inscrits dans une Histoire faite de douleurs et de crimes, les relate par le biais de l'humour et de la dérision. Rires et larmes ;
    Compréhension profonde des relations interpersonnelles ; liens entre destin des personnages et le monde dans lequel ils tentent de vivre ou de survivre ... tels sont les caractéristique de son théâtre. L'émotion et la dérision y sont inextricablement tissées. Cette hybridation est la marque artistique de Grumberg ; elle relève d'un positionnement éthique.

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  • "Il n'est pas possible de penser la culture sans une pensée de l'art. Pas plus qu'on ne peut envisager l'art, dans ses diverses formes, sans le considérer à partir des attentes, des normes et des processus qui le font circuler dans l'espace public. L auteur propose des moyens conceptuels pour franchir la frontière mobile entre l'art et son « arrière plan » culturel. Au-delà de la manifestation concrète et sensible de la forme artistique, le sens est à construire, par le récepteur, à travers une interprétation qui conjugue subjectivité et mémoire culturelle."

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  • En ce début de millénaire, la science est en crise. Ou du moins une certaine image de la science est en rupture avec l'état du monde et de la société. Ce qui est en question concerne les rapports entre sciences, techniques et culture, qui structurent désormais notre quotidien : usage des nouvelles technologies, nouvelles pratiques culturelles, place de la science dans la formation des individus, etc.
    Jean Caune questionne ici la participation des sciences et des techniques à la construction d'une culture contemporaine qui, avant d'être un ensemble d'oeuvres ou de valeurs, est le creuset où les hommes dialoguent, écrivent, communiquent, créent et trouvent un sens partagé. Ce livre interroge le statut et la place des sciences dans leur diversité, leur histoire, leurs usages. Et ce sont les points de vue des sciences humaines et sociales qui orientent la compréhension des conditions d'existence des sciences et de leurs applications.
    L'ambition de ce livre est de penser la construction de la science à l'intérieur de la culture et de circonscrire le domaine de la culture scientifique et technique dans l'espace de leur rencontre et de leur questionnement réciproque.

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  • La question de la médiation culturelle, c'est-à-dire de la relation entre les institutions culturelles, les productions artistiques et leur public n'est pas nouvelle, mais elle a beaucoup évolué ces quinze dernières années.
     Dans une première édition publiée en 1999, Pour une éthique de la médiation, l'auteur abordait le thème de la médiation sous un angle théorique et essayait de comprendre comment cette notion devenait un enjeu important pour les institutions.
     Dans la nouvelle édition, reprenant et complétant cette vision généraliste, l'auteur s'appuie sur les approches théoriques de la médiation, et tente de la contextualiser sur les plans social et politique à partir des questions posées par la société d'aujourd'hui : comment faire cohabiter des populations d'âge différent, de cultures différentes au travers des productions artistiques ?
     L'auteur intègre ainsi à la notion de médiation celle du vivre-ensemble, une idée au centre des préoccupations socio-politiques actuelles, qui anime les réflexions de tous les professionnels de la culture en même temps que celles des politiques.

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  • L'écaille

    Lison De Caune

    Ce livre présente, à travers des objets d'art et de la vie courante, l'utilisation de l'écaille de tortue. Un historique et un texte présentant la réglementation de l'utilisation de l'écaille accompagnent également les photos.

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  • Adam et Eve

    Grumberg/Caune

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  • L'art et la culture sont des phénomènes qui participent à la structuration du tissu social : ils permettent de nommer et de se nommer et, par là, donnent le pouvoir de nouer des relations intersubjectives. Jusque-là les réflexions sur les politiques culturelles se sont développées sur le plan de la production, c'est-à-dire de l'économie du spectacle ou des oeuvres, et sur celui de sa diffusion, envisagée à partir de la notion sociologique de public.
    Cet ouvrage ouvre une autre perspective : celle de la réception de l'oeuvre d'art et celle de l'expérience esthétique. Son propos est d'éclairer l'achèvement d'une histoire de la démocratisation culturelle qui est aussi la fin d'une histoire de l'art enfermée dans l'idée d'une essence de l'art s'exprimant dans des catégories fixées une fois pour toutes. Cet essai analyse les présupposés des politiques culturelles fondées sur la diffusion de l'art, la conservation du patrimoine et l'aide à la création artistique. Par là, il met en évidence les impasses d'un accès à la culture dont les voies se réduiraient à une rencontre avec les oeuvres d'art.
    Ainsi son objectif est de montrer la responsabilité politique des pouvoirs publics dans la construction des liens sociaux qui mettent en jeu des processus sensibles.

  • Depuis la publication de la première édition de cet ouvrage, il y a plus de dix ans, les activités de la communication, comme celles de la culture, se sont profondément transformées.
    Les tendances qui étaient déjà largement perceptibles au début des années 1990 - convergence entre informatique, audiovisuel et télécommunication ; industrialisation et mondialisation des industries des contenus ; utilisation des manifestations culturelles dans des stratégies de communication institutionnelle, diffusion de la culture scientifique - ont amplifié les recoupements entre processus de communication et phénomènes culturels.
    Cet ouvrage destiné aux étudiants, engagés ou non dans des études de communication, et aux professionnels qui s'interrogent sur le sens de leurs pratiques, a pour ambition de mettre en évidence les concepts, construits par les sciences humaines et sociales, qui éclairent les convergences entre culture et communication. Le point de vue développé ici est celui de la médiation culturelle, tel qu'il a pu être développé par les sciences de la communication.
    La médiation culturelle est bien plus qu'une diffusion des formes de la culture : elle est une mise en oeuvre sensible d'actes de parole, d'activités ou de représentations. Ces phénomènes matériels et signifiants prennent sens dans un contexte social et construisent un sentiment d'appartenance à une collectivité.

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  • Étude sur l'avenir de la laine de Provence, par B. Caune Date de l'édition originale : 1869 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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  • Cet ouvrage présente un état de la réflexion sur l'éducation populaire en France, ce mouvement qui depuis la moitié du XXe siècle, contribue à renouveler les rapports entre culture et politique. Porté par de grands acteurs comme Ariane Mnouchkine, ce courant veut changer la société par la culture.
    Alors que le modèle social est en crise, l'éducation populaire propose une utopie quotidienne qu'il est urgent de défendre

  • Ce livre traite de la médiation culturelle, comme phénomène et comme concept, dans un cadre de références qui est celui de la fin des années quatre-vingt-dix.
    Dans une société qui s'interroge sur la nature du lien social, sur la légitimation de l'oeuvre d'art, sur la diversité des pratiques culturelles, la médiation culturelle peut participer à la construction du sens. elle met, en effet, en contact un sujet de parole, le support matériel de son expression et un interlocuteur qui partage avec lui un monde de références, c'est-à-dire une culture. le concept de médiation culturelle, examiné en fonction d'une expérience esthétique, se présente alors comme ce qui fonde le lien sensible entre des sujets membres d'une même collectivité.
    /> Appréhendée dans ces deux dimensions, la médiation culturelle peut être un des moyens pour maintenir la réalité du monde dans une double tension : celle de la relation des sujets à travers la relation interpersonnelle, d'une part ; celle d'une relation transcendante des membres d'une collectivité à leur passé et à leur devenir, d'autre part. prolongeant la réflexion engagée dans la culture en action, jean caune examine le sens d'une politique culturelle fondée sur les pratiques esthétiques.
    Le phénomène de médiation permet alors d'élargir l'objectif de démocratisation culturelle : il s'agit autant de démocratiser l'accès à une culture faite d'objets consacrés, que de faciliter et de susciter une diversité d'espaces dans lesquels l'expérience esthétique de chacun puisse s'épanouir.

  • La rencontre avec l'oeuvre artistique, son appropriation par les couches sociales plus larges que celle de l'élite culturelle, l'insertion de l'art dans la réalité sociale ont rendu nécessaire, dans une société en pleine transformation, une stratégie spécifique.
    Plus qu'une forme de la médiation de l'art, ou un aménagement de ses conditions de fréquentation, la culture en action a représenté, entre 1960 et 1986, un "agir communicationnel" par le biais du phénomène artistique.
    L'action culturelle, pierre angulaire de la politique d'andré malraux, vit depuis 1983 une période difficile, sur le mode du paradoxe : elle se veut médiation, on lui demande d'être médiatique ; elle se projette au service des transformations sociales, on souhaite qu'elle fasse preuve d'esprit d'entreprise ; elle a l'ambition de favoriser l'appropriation de l'art, on lui suggère de s'insérer dans le champ des industries culturelles ; elle se propose de jouer un rôle dans une stratégie de réduction de l'écart entre l'art et la population, on lui fait comprendre qu entre la création et les publics il n'est nul besoin d'intermédiaire.

    Là où l'immédiateté devient valeur, quelle place reste-t-il à la médiation et à la transmission ? là où la société se veut "branchée", où les significations disparaissent devant les "contacts", où l'image se remplit d'elle-même, quelle place reste-t-il pour les apprentissages de la réception esthétique ?
    Place désormais à la société de communication. reste pourtant, en ce début des années 90, à ne pas oublier les exigences dont l'action culturelle n'avait été qu'une expression.

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