Jean Rohou

  • Dans une petite paroisse rurale du Finistère, de 1829 à 1872, voici les destins croisés de trois familles, Jézéquel, Santec et Guidou. Alliances, amours contrariées, travaux des champs jalonnent un quotidien à la fois chaleureux et laborieux. Dans ce village, les relations sont aussi parfois tendues entre prêtres, maires et instituteurs, que ce soit à propos de l'évolution des méthodes de travail ou des rapports entre générations. Sans oublier les superstitions, croyances tenaces dans ces contrées bretonnes. Ainsi va l'Ankou, personnification effrayante de la mort, qui terrorise toutes les familles...
    Bienvenue à Plougwinou.

    1 autre édition :

  • Ce petit livre rassemble pour la première fois sous une forme très accessible les réponses à douze questions nécessaires pour bien comprendre Racine. Certaines font l'unanimité des spécialistes, d'autres sont des propositions personnelles de l'auteur, précisément argumentées : Quelle est la place des passions dans la vie de Jean Racine ? Son oeuvre est-elle l'expression d'une vision tragique ? Y a-t-il une unité et une évolution de cette oeuvre ?

  • Le 3ème tome de "Fils de Ploucs" : un témoignage et une réflexion de Jean Rohou sur la vie et la société de 1950 à 1975.

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  • La Bretagne, tout le monde connaît, mais ce qu'on en dit est parfois surprenant. Longtemps retardataires et méprisés, les Bretons sont aujourd'hui très dynamiques et très appréciés, mais dans les deux cas, on explique souvent, Leur comportement par une nature mythique. Ironisant sur bon vieux temps, celtitude et bretonnité, Jean Rohou fait revivre les lieux, les personnages et la vie de son enfance. II les confronte à l'existence d'aujourd'hui et à celle d'époques plus anciennes, montrant la diversité des Bretons et de leurs moeurs à travers les temps et les lieux. Il analyse la vie des couples et des maisonnées, la mentalité des paysans, l'importance des femmes, le rôle de l'alcool et de la danse, l'attitude face au sexe. Un témoignage exceptionnellement riche, personnel et solidement documenté ; un récit allègre, émouvant et ironique, qui invite à la réflexion critique et à une juste connaissance du passé, indispensable à la construction de l'avenir.

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    après avoir retracé le développement de l'histoire littéraire depuis ses origines, cet ouvrage montre la pertinence d'une histoire centrée sur les oeuvres et leurs formes de littérarité (genres, thèmes, structures, styles). il n'en dissimule pas pour autant les limites. une histoire moderne de la littérature insère les oeuvres dans une double perspective fonctionnelle : elle s'attache d'une part à la fonction historique de la littérature qui, à chaque époque, tente de résoudre métaphoriquement, par la fonction et l'art, des problèmes insolubles dans l'action, d'autre part, aux conditions matérielles et sociales du travail littéraire (commande sociale, production, édition, diffusion, réception des oeuvres). la convergence des trois objectifs associant une poétique, une esthétique et une sociocritique, conduit à une analyse concrète des textes, des genres et des courants.

    rapide histoire de l'histoire littéraire. préalables sur la nature et l'objet de l'histoire littéraire. pour une histoire de la fonction littéraire. pour une sociologie historique de la pratique littéraire. histoire et sociologie des formes de littérarité.

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  • Le XVIIe siècle dans la mémoire collective demeure celui du règne de l'ordre : absolutiste, catholique, classique.
    Mais ce magnifique jardin à la française fut, en réalité, dans ses bosquets et autour de ses fontaines, la scène tragique d'une révolution à peu près complète de la condition humaine. Jean Rohou, de la fin du XVIe siècle à la sublimation louis-quatorzienne, a choisi de rendre compte de la naissance du monde moderne en traquant partout, dans les belles lettres, la philosophie, le droit, le théâtre, la théologie et la morale, les marques d'un changement profond de " psycho-logique ", du système de relations entre les hommes et le monde, des hommes entre eux et des hommes avec eux-mêmes.
    Quand le thème de l'intérêt et de l'" amour propre " aura remplacé celui de l'honneur, le monde contemporain sera né et avec lui la techno-science, l'économie, la politique et l'individu. Peindre le passage à la condition moderne de l'humanité n'a rien d'un travail d'érudition, bien plutôt il éclaire ce qui se lézarde aujourd'hui de cette modernité, prend eau de toutes parts, appelant, peut-être, les Modernes à modifier, une fois de plus, leurs existences.

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  • Voici la fin de la prospérité européenne et de l'illusoire société de consommation. Dans ces lendemains qui déchantent, seule l'union de tous ceux qui ont un idéal pourrait redonner sens et confiance, et s'opposer à l'oppression économique et politique. La générosité de l'Évangile pourrait être l'une de leurs sources. Mais le Vatican la trahit. Il a remplacé les fraternités originelles par une monarchie absolue, soucieuse de son pouvoir et des traditions qui le permettent. Il maintient un rigorisme étouffant, appuyé sur une conception calomnieuse des moeurs actuelles ; contrairement à d'autres Églises chrétiennes, il refuse l'égalité des femmes et impose aux prêtres une chasteté intenable, aux conséquences parfois criminelles. Hostile à la théologie de la libération comme naguère aux prêtres-ouvriers, il veut que l'Ami des pauvres reste au service des puissants et des riches. Jamais l'Église ne fut si discréditée ; jamais il n'y eut une telle divergence entre un pape et la conscience des croyants. Pendant ce temps, les sectes progressent, et des groupes intégristes pourraient favoriser une impérieuse reprise en main. Seul Dieu échappe à l'histoire ; la religion et l'Église en dépendent. Dans un vaste bilan critique très documenté, constamment appuyé sur la Bible, sur des historiens exégètes et théologiens catholiques, Jean Rohou retrace la genèse tumultueuse du christianisme, ses variations, la générosité de ses militants, les compromissions de l'Église au service des guerres, des tyrannies et d'intérêts économiques et sociaux condamnés par le Christ, sa peur de la liberté de vivre et de penser, son obsession pour la sexualité.

  • Quels rapports entretiennent les Bretons avec la religion ? Jean Rohou remonte aux origines de la christianisation en Bretagne et nous décrit ce patrimoine religieux exceptionnel. Du Moyen Âge à aujourd'hui, il étudie l'histoire de la religion catholique en Bretagne, l'impact de la Révolution. Comment est né le «?catholicisme social?» ? Quelle est la signification de la religion dans cette région et comment les Bretons vivent-ils leur foi ?
    La religion, pour Jean Rohou, est un sujet d'étude inépuisable. Celui qui se définit comme un humaniste athée est un parfait connaisseur de la Bible et de l'histoire du catholicisme.

  • L'auteur montre que le tragique racinien est l'expression de l'anthropologie augustinienne bien plus qu'une reproduction de la défunte tragédie grecque. Il démontre l'impossibilité d'une lecture objective des oeuvres littéraires, ridiculise quelques metteurs en scène qui n'écoutent que leur génie et des modes éphémères.

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  • De toutes les pièces de racine, andromaque a été la plus lue et la plus représentée.
    A la fois légendaire et romanesque, idéaliste et passionnelle, ludique et tragique, c'est en effet la plus séduisante, et celle qui permet les interprétations les plus diverses. c'est aussi la plus théâtrale : tombés de la grandeur héroïque dans l'impuissance tragique, le fils d'achille, le fils d'agamemnon et la fille d'hélène masquent cette déchéance qui les vexe en multipliant déguisements, parades et provocations.
    Mais la passion qui les emporte malgré eux signifie qu'ils ne trouvent plus en eux-mêmes leur propre raison d'être : c'est désormais un idéal inaccessible, figuré par celui ou celle qui les refuse, et notamment par andromaque. la veuve du vaincu de l'affrontement héroïque est devenue, par le renversement des valeurs, la figure idéale de l'ère tragique, parce qu'elle n'appartient plus tout à fait au monde des humains.
    Cet ouvrage inscrit la pièce dans l'anthropologie et la culture du xviie siècle, fait le point des connaissances, présente les interprétations successives et les mises en scène récentes.

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  • Jean Racine ; Athalie

    Jean Rohou

    • Puf
    • 9 Octobre 2003

    La collection est dirigée par Jean-Pierre de Beaumarchais, maître de conférences à l'Université de Haute-Normandie, Yves Chevrel, professeur à l'Université de Paris IV - Sorbonne et Daniel Couty, maître de conférences à l'Université de Haute-Normandie. Elle présente sous une forme poche (128 p.) les grands textes littéraires français et étrangers, avec commentaires.
    La section : Recto-Verso dirigée par Emmanuèle Baumgartner et Nelly Andrieux-Reix, se propose de lier en un même ouvrage deux aspects complémentaires mais distincts (une approche littéraire et une approche linguistique) sur l'étude de formes textuelles ou d'oeuvres représentatives des grands modes d'écriture que l'on peut observer du Moyen Age au XXe siècle.

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  • Ce manuel retrace l'histoire de la tragédie française et propose une anthologie de 102 extraits, permettant de suivre concrètement l'évolution du genre dans ses différentes modalités, du XVIe au XVIIIe siècle. Genre prestigieux, la tragédie ne fleurit qu'à certaines périodes très limitées, moments de transformation historique.

    Sommaire :
    L'âge classique, le théâtre et le tragique

    * Tragique et tragédie
    * Les âges classiques de la tragédie

    La Renaissance et le baroque

    * La tragédie de l'épreuve (1550-1584)
    * Entre l'épreuve salutaire et la violence complaisante (1585-1628)

    La dramaturgie classique

    * L'instauration d'une discipline
    /> * L'art comme imitation
    * L'économie des oeuvres

    La tragédie héroïque et politique

    * L'énergie mise en scène
    * Corneille et la tragédie épique (1637-1643)
    * Le politique et le romanesque (1643-1653)

    De l'héroïque au romanesque et au tragique (1653-1677)

    * Vanité des intrigues, fatalité des passions, impossibilité de l'héroïsme
    * Le tragique racinien

    Les dernières réussites d'une forme (1673-1793)

    * De Quinault à Crébillon en passant par Esther et Athalie (1673-1717)
    * La tragédie mélodramatique et la tragédie antifanatique (1718-1743)
    * La mort d'un genre

    Anthologie
    Chronologie
    Chronologie synoptique

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  • Universitaire, auteur d'essais qui font référence, Jean Rohou dénonce ici la société telle qu'elle ne va pas. Son texte ne passe rien sous silence ; il perturbe parfois. Débordant de vérités gênantes, il provoque la réflexion à chaque page.

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  • Les deux tomes réunis pour la première fois en un seul volume. À travers le regard d'un fils de paysans finistériens, une évocation sans concession de la Bretagne rurale du milieu du XXe siècle.

  • Fils de ploucs t.2

    Jean Rohou

    Jean Rohou poursuit, à propos de la langue et de l'école, son témoignage et sa réflexion critique sur la Bretagne.

    La langue : De la Révolution au milieu du XXe siècle, le breton a été encore plus méprisé et persécuté que les autres langues régionales, notamment par les Bretons eux-mêmes. Le breton va-t-il disparaître ? Une minorité dynamique l'adapte à la modernité, l'enseigne, l'écrit sur les panneaux, et les élèves bilingues réussissent mieux que les autres. Mais on le parle fort peu et la République refuse de signer la Convention européenne des langues régionales.

    L'école : Jean Rohou retrace l'histoire des écoles de Plougourvest depuis 1840, et les conflits entre laïcs et dévots, restitue l'ambiance des classes de son enfance, retraçant son parcours de lycéen, d'étudiant et d'universitaire, et jette un regard reconnaissant mais critique sur l'école républicaine.

  • Le dossier du professeur offre des pistes de travail à prolonger avec les élèves et, surtout, il constitue avec le livre élève un ensemble pédagogique très cohérent :



    - il respecte la structure du livre élève (compréhension, écriture, mise en scène), pour circuler aisément de l'un à l'autre.

    - il propose des réponses aux questions posées dans le livre élève.

  • Jean racine

    Jean Rohou

    • Fayard
    • 25 Mars 1992

    En 1649, un petit orphelin pauvre entre par charité aux prestigieuses Ecoles de Port-Royal. Socialement, il n'est rien; psychologiquement, c'est un anxieux et, par réaction, un avide. Une éducation augustinienne, insistant sur la déchéance des enfants d'Adam et Eve, irrésistiblement entraînés au mal par leurs passions, confirme cette anxiété.

    Mais, en même temps, une formation d'une rare qualité lui promet de réussir par la culture et le verbe, à un moment où Les Provinciales défient les puissances par la seule force du style. La fréquentation de condisciples et de maîtres exceptionnels l'incite à troquer l'insuffisance de son être contre un style qui comble les attentes. Cet " art de faire quelque chose de rien " fera de lui, en tous domaines, un génial séducteur.

    A vingt-trois ans, Racine trahit ces maîtres auxquels il doit tout et renie son éducation pour se lancer dans ce qu'ils abominent: le monde, les passions et, surtout, le théâtre. L'enfant chéri de Port-Royal va devenir le favori de la Cour, conjuguant les pôles antagonistes de son temps dans sa personne et dans son oeuvre: le sujet concupiscent y aspire en vain à l'idéal qui le nie; dans les premières tragédies, il se révolte; ensuite, il prend lentement conscience de son irrémédiable culpabilité.

    Il quittera le théâtre quand il aura assuré sa réussite sociale: il sera historiographe de Sa Majesté et même l'un de ses vingt-quatre gentilshommes ordinaires. Mais il reviendra aussi à une foi augustinienne et rédigera en secret une Histoire de Port-Royal, tandis que celle du Roi-Soleil périra dans un incendie.

    La biographie de Jean Rohou renouvelle profondément notre vision de cet être de passion à la lumière de son triple engagement: une carrière triomphale, une vision tragique, une foi intense.

    Jean Rohou, professeur à l'université de Rennes II, est spécialiste de la littérature du XVIIe siècle, et notamment de Racine.

  • Le présent volume prend place dans la série Histoire de la littérature française précédemment éditée chez Nathan.
    Publié pour la première fois en 1989, il a été profondément remanié à la lumière des recherches les plus récentes. Il présente et analyse les principales oeuvres du XVIIe siècle dans leur originalité singulière, tout en les replaçant dans leur contexte littéraire et socio-culturel, pour expliquer l'évolution des genres, des thèmes, des structures et des styles par la transformation des publics, des auteurs, de leurs protecteurs, de la fonction même de la littérature et de ses conditions de production et de réception.
    Il distingue les différentes périodes du siècle et en définit les caractères, replaçant les oeuvres à la fois dans une continuité diachronique et dans leur fonction synchronique. Il montre, pour chaque époque, les tendances communes et la différenciation des genres et des visions. Il favorise ainsi l'inscription des connaissances dans une réflexion historique. Destiné aux étudiants de Lettres de tous niveaux (classes préparatoires, premier et second cycles des universités), cet ouvrage sera aussi très utile pour la préparation des concours.

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