Littérature générale

  • Jacques Ellul n'a jamais consacré un ouvrage spécifi- quement au travail.
    Pour autant, on trouve, dispersées dans l'ensemble de l'oeuvre, de nombreuses et fréquentes considéra- tions sur ce thème. Depuis déjà longtemps, on peut faire le constat d'une surabondance extraordinaire de la production intellectuelle autour des thématiques diverses du travail : sur une période inférieure à l'an- née, des centaines d'articles de journaux ou revues, des enquêtes ou sondages, des livres. Et au-delà de la production littéraire, des films, des pièces de théâtre et bien entendu la présence constante du thème du tra- vail dans le débat public, que celui-ci prenne la forme de confrontations techniques entre experts ou d'émis- sions de slogans électoraux. Or, une lecture transver- sale, à la fois thématique et chronologique, de l'oeuvre de Jacques Ellul montre une évolution intéressante qui n'est certainement pas sans rapport avec l'impor- tance grandissante donnée au travail, à la fois dans les préoccupations des sociétés modernes et, sans doute conséquemment, dans la recherche sociologique et économique. L'édition de l'ensemble de ces textes, ras- semblés et mis en perspective, permettra une lecture renouvelée de l'oeuvre de Jacques Ellul.
    Également à paraître en février 2018, dans la même collection :
    Les Classes sociales.

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  • Jadis, gustave flaubert (dictionnaire des idées reçues) puis léon bloy (exégèse des lieux communs) mirent à nu les soubassements de la pensée bourgeoise de leur temps, et les clichés mentaux qui en découlèrent.
    Il était nécessaire de récidiver car les temps ont changé. jacques ellul s'y est risqué dans les années 60, époque oú se sont élaborées les superstitions modernes, toutes liées à l'assomption du credo technicien. entreprise hautement salutaire: on sait enfin ce que croient penser nos contemporains, alors qu'ils ruminent passivement des effets de mode. toutes les idées reçues, tous les lieux communs d'aujourd'hui sont récapitulés dans ce livre.
    C'est dire sa nécessité.

  • Jacques Ellul, penseur indépendant, à l'écart des modes et des fausses querelles, internationalement connu, poursuit avec cet ouvrage paru à la fin de sa vie sa réflexion et son analyse de notre société technicienne foncièrement intolérante.
    Au-delà du juriste, du philosophe, du sociologue, du théologien, c'est plutôt l'homme qui bouscule ici les idées reçues concernant tous ceux qui dérangent l'ordre établi (délinquants, malades mentaux mais aussi chômeurs, personnes âgées et tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent produire) et nous engage à changer le cours de choses et à réagir contre l'exclusion, la ségrégation de membres du corps social qui, de plus en plus nombreux, pourraient devenir majoritaires.

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  • Jacques Ellul est né en 1912 à Bordeaux où il enseigne à la faculté de droit et à l'Institut d'Etudes Politiques de 1944 à 1980. Ses cours sur le Marxisme, l'Histoire des Institutions de l'Antiquité à nos jours, la Propagande et la sociologie de la société technicienne ont laissé leur empreinte sur bon nombre d'étudiants qui gardèrent de lui un souvenir ému et reconnaissant.
    Historien et sociologue mais aussi théologien, il analyse avec passion et lucidité les phénomènes les plus complexes de notre société dans un langage volontairement simple et compréhensible.
    Précurseur, avec son ami Bernard Charbonneau, du mouvement écologique et initiateur des associations locales de défense de l'environnement en Aquitaine, Jacques Ellul inventa, dans les années 1930, la formule : « Penser globalement, agir localement ». Formule qui fit recette au point d'en devenir le slogan de l'association altermondialiste : ATTAC. On se doit, d'ailleurs, de rappeler, à toutes fins utiles, qu'à l'aube de l'écologie politique en France, l'auteur préconisait une écologie non-politique...
    Le présent ouvrage rassemble les articles parus dans les quotidiens Sud-Ouest et Ouest-France, écrits entre 1953 et 1994 et réunis par sa fille Dominique North-Ellul. Le témoignage de J.-C. Guillebaud (écrivain et journaliste qui débuta à Sud-Ouest) et la préface d'Etienne Jurie (auteur d'un mémoire de maîtrise sur J. Ellul et le protestantisme) viennent éclairer utilement l'oeuvre journalistique d'Ellul. Laquelle, malgré le temps, demeure d'une étonnante et brûlante actualité...

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    1 autre édition :

  • Professeur d'histoire des institutions à l'université de Bordeaux, Jacques Ellul s'est évadé de sa spécialité dans bien des directions. Il devint sociologue et théologien par une nécessité intérieure qui lui demandait de comprendre le monde dans lequel il vivait et de trouver un sens à sa vie. Il a, dès lors, essayé de mettre au jour les forces principales de notre société, la technique essentiellement, mais aussi, à la suite de sa conversion à la Révélation en Jésus-Christ, cherché à élucider sa foi et la Bible. En conciliant les deux aspects de ses travaux, la sociologie et la théologie, {Ce que je crois} permet de trouver la clé de toute l'oeuvre.

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  • L'homme et l'argent Nouv.

    « «La faim de l'argent n'est jamais chez un homme que le signe, l'apparence d'une autre faim : l'amour de l'argent n'est jamais que le signe d'une autre exigence. Faim de puissance, de dépassement, de certitude, amour de soi-même que l'on veut sauver, du surhomme, de survie et d'éternité. Et quel moyen meilleur que la richesse pour atteindre jusque-là ? Dans cette recherche hallucinée, haletante, ce n'est pas seulement la jouissance que cherche l'homme, mais l'éternité, obscurément.» En 1989, cinq années avant la mort de Jacques Ellul, la chute du mur de Berlin a brusquement libéré le système capitaliste de la nécessité qui l'avait obligé après-guerre à respecter certaines normes de décence. Partout dans le monde, l'homme s'est retrouvé seul face à la puissance de l'argent. À cet instant, les analyses de Jacques Ellul sur l'exploitation des richesses de la planète et leur distribution inéquitable sont apparues plus prophétiques que jamais. Mais attention. Dans la tradition biblique, le prophète n'est pas celui qui prédit l'avenir. C'est un homme d'intimité avec Dieu qui sait L'écouter et qui voit. Et Jacques Ellul avait vu. ».

    Extrait de la préface de Sébastien Lapaque.

    À paraître
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