Florent Le Bot

  • Prix d'histoire de l'Académie François-Bourdon, Fondation Arts et Métiers 2005 Durant le régime de Vichy, les spoliations antisémites ont concerné environ 50000 biens de toute nature et ont impliqué l'engagement de l'administration française, mais aussi celui de la société. Comment se met en place l'adhésion à une politique d'exclusion ? Comment s'élaborent les mécanismes du rejet de l'autre, qu'il soit juif, étranger, concurrent sur le plan économique ? Plus largement, quelles relations peut-on établir entre crises économiques et crises politiques ? Quel rôle ont exercé les classes moyennes patronales ?
    Un processus réactionnaire s'élabore, se construit, se fabrique. Pour en décrire les étapes, les contours, les facteurs d'explication, Florent Le Bot prend le parti de s'intéresser au monde du cuir. Il aboutit au constat que l'engagement d'une partie des professionnels dans la spoliation de leurs confrères juifs s'inscrit dans un rejet plus ancien et plus profond des mutations de l'économie, imputées dès les années 1930 à quelques grands groupes désignés comme « juifs » (les Chaussures André), stigmatisés comme étrangers (le groupe Bata), ou aux artisans juifs originaires d'Europe de l'Est.
    Les revendications protectionnistes, à tonalité xénophobe et antisémite, les postures réactionnaires d'opposition à la modernisation industrielle dessinent ainsi une ligne de continuité, des années 1930 aux années 1950, et ce malgré la réalité des restitutions de biens spoliés après guerre.
    En mêlant histoire politique, économique et sociale, ce livre permet de comprendre les mouvements de fond de la société française à la veille des Trente Glorieuses.

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  • Recueil des sources dont l'enseignant a besoin pour le sujet 2021-2022 d'Histoire contemporaine des agrégations d'Histoire, de Géographie et du Capes.

  • La question des relations entre ingénieurs et entreprises est au coeur des préoccupations des écoles qui les forment, des entreprises qui en emploient et des réseaux qui les fédèrent. Le sujet est propre à dessiner le portrait changeant, au gré des contextes et des situations historiques, des figures de l'ingénieur. Il offre aussi l'opportunité d'approcher l'entreprise dans ses fonctionnements les plus intimes, en suivant en cela une perspective originale : s'interroger sur ce qu'est un ingénieur (sous-entendu notamment :
    Que fait-il ? à quoi sert-il ?) revient peu ou prou à s'interroger sur ce qui fait une entreprise.

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  • Au regard des très nombreux livres portant sur la France pendant la Seconde Guerre mondiale, l'histoire économique et sociale de la période de Vichy fait indéniablement figure de « parent pauvre » : les ouvrages généraux récents sur le sujet sont inexistants. Pourtant, ce domaine est sans doute celui où les connaissances ont le plus progressé, grâce à de nombreux travaux de toute nature, lesquels permettent d'approfondir les relations entre l'Etat, les entreprises et les organisations patronales, ou de comprendre les conséquences des contraintes allemandes sur les échanges dans une France alors compartimentée en zones. Cette synthèse accessible au plus grand nombre s'interroge également sur les procédés et les résultats de l'épuration économique, ainsi que sur les éventuels héritages de la période sur le moyen ou long terme. Il apparaît au final que la France fut certainement - par choix et/ou par force - le pays d'Europe le plus mobilisé en faveur de l'effort de guerre allemand.

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