Evelyne Bloch-Dano

  • Personne ne connaît Natalie Bauer-Lechner. Pourtant, après l'avoir rencontré la première fois au Conservatoire de Vienne lorsqu'il avait 16 ans, elle devient peu à peu son âme-soeur. Le « compositeur d'été » s'est confié à son amie pendant une dizaine d'années. Ils passent leurs vacances ensemble au bord des lacs autrichiens, ils se retrouvent à Budapest, à Hambourg ou à Vienne. Elle l'aime et, musicienne elle-même, elle comprend en profondeur tout ce que la musique de Gustav Mahler a d'unique.

    Natalie, altiste, fera partie d'un quatuor à cordes féminin qui joue partout en Europe. Féministe, fréquentant l'avant-garde politique et intellectuelle, généreuse et libre, Natalie Bauer-Lechner incarne aussi tout un pan de cette société viennoise qui annonce la fin de l'Empire austro-hongrois. Personnage à la fois romanesque et moderne, elle nous entraîne à sa suite dans l'intimité de Gustav Mahler.

  • Qui n'a jamais entendu parler du questionnaire de Proust ?Les réponses de l'écrivain ont traversé le temps et fait le tour du monde. On a oublié qu'elles provenaient d'un album intitulé Confessions, appartenant à son amie Antoinette Faure, la fille du futur président de la République. En participant à ce jeu de société à la mode, Marcel Proust ne se doutait pas qu'il livrerait des indices sur l'adolescent qu'il était. Ses réponses ont été beaucoup commentées. Mais jamais contextualisées ou comparées. Jamais datées avec exactitude.De Gilberte aux Champs-Élysées à la petite bande d'Albertine et des jeunes filles en fleurs, quelles traces ont-elles laissées dans son oeuvre ?Évelyne Bloch-Dano a mené l'enquête. Elle est parvenue à identifier les autres amis de l'album d'Antoinette. C'est alors tout un monde qui a surgi, celui des jeunes filles de la bourgeoisie de la Belle Époque. Quelques garçons aussi. À travers leurs goûts, leurs rêves, s'est dégagé le portrait d'une génération. Celle de Marcel Proust.Apparaît soudain le portrait intime d'un monde révolu, celui qui vit naître l'un des plus grands écrivains français. Laurence Caracalla, Le Figaro magazine.Ce livre se lit comme un polar aux accents sociologiques, qui cerne la personnalité du futur auteur de la Recherche autant qu'elle fait revivre toute une génération. Delphine Peras, L'Express.

  • Tout parle dans une maison d'écrivain pour peu qu'on sache entendre, voir, imaginer. Évelyne Bloch-Dano nous invite à découvrir une centaine de lieux en France et à l'étranger : la tour-bibliothèque de Montaigne, le Key West de Hemingway, la maison d'enfance de Colette et sa glycine, le Guernesey de Hugo et son « look-out », le Nohant romantique de George Sand, le Paris enfui de Sartre et Beauvoir, le Cabourg de Proust et ses jeunes filles en fleurs ou la ferme africaine de Karen Blixen. Et tant d'autres, résidences permanentes ou séjours éphémères...
    Mettre en relation une maison et l'univers littéraire d'un écrivain, les relier à sa vie, tel est le magnifique projet de cet ouvrage érudit, éclairé mais aussi distrayant. Ces pages sont autant une invitation à la lecture qu'au voyage. C'est un peu de cette liberté, entre vagabondage et ancrage, qu'elles nous offrent.

  • Flora Tristan grandit dans la misère, échappe à sa condition et devient une femme de lettres. Fuyant un mari violent, cette mère de trois enfants voyage jusqu'au Pérou pour y trouver la révolution et, pourquoi pas, l'amour. Lancée dans un tour de France, elle défend avec passion l'union ouvrière mais meurt d'épuisement. Du Pérou libéré par Simon Bolivar à la France du romantisme, des faux prophètes aux vrais ouvriers, Evelyne Bloch-Dano enquête sur celle qui sera la grand-mère de Paul Gauguin.
    Flora Tristan marque le triomphe de la volonté dans un siècle où la liberté est une idée neuve pour les femmes.

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  • Evelyne Bloch-Dano Madame Zola La vie d'Alexandrine-Gabrielle Meley (1839-1925) aurait pu être écrite par Emile Zola. Née dans le Paris des petits métiers, cette grisette sans le sou canote sur les bords de Seine et pose pour les Impressionnistes. Un jour, elle rencontre un Aixois travailleur. Ce sera l'unique passion de sa vie. Le couple qu'Alexandrine forme avec Emile Zola va symboliser le succès bourgeois du Second Empire.
    Dans leur propriété de Médan, l'ancienne cousette, aux accents de « poissarde », selon Edmond de Goncourt, reçoit l'élite de l'art, de Flaubert à Maupassant. Un vulgaire bonheur ? Une muse en cuisine ? Vive, altière, généreuse, Alexandrine ne cesse jamais de se battre. Elle est à la fois forte et fragile, matrone et moderne, mère et fille. Sans doute a-t-elle construit sa vie autour d'un secret profondé-ment enfoui - et qui est révélé ici pour la première fois.
    Cette biographie de Madame Zola, entraînante et précise, riche de correspondances inédites, évoque différentes époques : de l'affaire Dreyfus à la Grande Guerre, de la locomotive à vapeur aux années folles. On y voit l'intimité d'un écrivain. On y voit une anticonformiste entrer au Panthéon au côté de Jeanne Rozerot, qui fut la maîtresse de Zola et la mère de ses enfants.
    Alexandrine fut, sous les traits de l'éternelle épouse, une femme libre.
    Madame Zola a reçu le Grand Prix des lectrices de Elle en 1998.

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  • Madame ProustÀ la question: « Quel serait votre plus grand malheur

  • « On ne choisit pas sa maison par hasard ».

    Si l'on sait peu de choses sur la vie privée d'Émile Zola, c'est qu'il s'est peu livré : pas de Journal, pas de Mémoires, une correspondance surtout professionnelle. Sociable, fidèle, secret : tel fut l'écrivain. Cette façon d'être avec les autres tout en se retirant, son goût nostalgique du passé et sa croyance dans la modernité, sa religiosité et son amour des symboles se reflètent dans la maison qu'il acquiert en 1878 à Médan, au bord de la Seine, avec l'argent que lui a rapporté l'immense succès de L'Assommoir. Décorée et meublée à son image, Zola y reçoit son éditeur et ses amis, et s'y enferme pour écrire, en compagnie de son épouse, l'indispensable et bienveillante Alexandrine. Dix ans plus tard, c'est pourtant dans cette même maison qu'il tombera amoureux d'une lingère, la jolie Jeanne Rozerot, 21 ans, dont il aura deux enfants...

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  • Noël 1849. Parmi les hôtes qui se pressent à Nohant, Alexandre Manceau, un ami de Maurice, le fils de George Sand. George a 45 ans, elle est au faîte de sa gloire. Alexandre a 32 ans, il est graveur et inconnu. C'est lui - dont elle dira : « Il est ma force et ma vie » - qui fut son dernier compagnon. Un amour qui dura quinze ans et qui s'acheva avec la mort du tendre et dévoué Manceau. Et c'est quinze ans de la vie passionnée de George que nous fait revivre Evelyne Bloch-Dano dans cette biographie foisonnante. De la maison de Nohant à l'agitation parisienne, de la brouille avec sa fille Solange au mariage de Maurice, de l'amitié avec les plus grands artistes de son temps à la mort de sa petite-fille, du coup d'Etat de Napoléon III au combat pour l'amnistie des prisonniers politiques, des spectacles joués dans l'intimité aux pièces créées à l'Odéon, ce sont des jours et des nuits de travail, de bonheur, de tristesse aussi.

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  • « La feuille de route ? [...] montrer que le légume dispose d'une aura symbolique plus large que sa pure et simple valeur calorique ou marchande.
    Raconter cette aventure, c'est entrer dans l'histoire universelle en empruntant la porte du potager. » Michel Onfray. Du sulfureux artichaut, apprécié à la Renaissance pour ses vertus aphrodisiaques et adoré de Sigmund Freud, à l'exotique topinambour, Evelyne Bloch-Dano nous raconte le destin des favoris du marché comme des oubliés du potager. Elle nous apprend à goûter en connaissance de cause. Car manger un légume, c'est assimiler une partie de l'histoire du monde.De ses cours goûteux et de ses leçons gourmandes, elle a tiré un livre, dont Colette eût raffolé, qui [...] conduit par le potager à l'enfance de la littérature et célèbre la démocratie du plaisir.
    Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur.

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  • Évelyne Bloch-Dano nous invite à un magnifique voyage dans les jardins. Rêvés, imaginés, ou bien réels, lieux de refuge, miroirs des sentiments. Promenade dans l'histoire, du jardin d'Éden jusqu'aux parcs à l'anglaise en vogue au XVIIIe s., puis en littérature.

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  • Mes maisons d'écrivains Nouv.

    Tout parle dans une maison d'écrivain pour peu qu'on sache entendre, voir, imaginer. Évelyne Bloch-Dano nous invite à découvrir une centaine de lieux en France et à l'étranger : la tour-bibliothèque de Montaigne, le Key West de Hemingway, la maison d'enfance de Colette et sa glycine, le Guernesey de Hugo et son « look-out », le Nohant romantique de George Sand, le Paris enfui de Sartre et de Beauvoir, le Cabourg de Proust et ses jeunes filles en fleurs ou la ferme africaine de Karen Blixen. Et tant d'autres, résidences permanentes ou séjours éphémères...Mettre en relation une maison et l'univers littéraire d'un écrivain, les relier à sa vie, tel est le magnifique projet de cet ouvrage érudit, éclairé mais aussi distrayant. Ces pages sont autant une invitation à la lecture qu'au voyage. C'est un peu de cette liberté, entre vagabondage et ancrage, qu'elles nous offrent.Un livre plein de poésie et d'esprit, qui rend palpable le mystère et la magie des lieux. Louis-Henri de La Rochefoucauld, Lire.

    À paraître
  • Jardins de papier ou rêves de jardins ? Déjà exploratrice des légumes oubliés, la biographe Évelyne Bloch-Dano passe ici du potager au jardin dans la vie ou l'oeuvre de grands prosateurs : le jardin étant à la fois le reflet de l'âme, le repos mérité, le travail qui rend meilleur, la nostalgie de l'enfance, le rêve d'un monde idéal.
    De Rousseau à Proust, de Marguerite Duras à George Sand, de Colette à Modiano, le jardin apparaît dans les romans comme représentation du réel, mais aussi comme un miroir de l'imaginaire.
    Une première partie historique et érudite avec bonheur est dédiée aux différents types de jardins, de la Bible aux parcs à l'anglaise, puis une seconde partie analyse avec précision et justesse leur place dans les oeuvres.

    Il y a aussi une part d'autobiographie dissimulée dans ce vagabondage cultivé : tout ami de la littérature, et tout amateur de jardins, saura s'orienter, déchiffrer, aimer, ce tableau naturel.

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  • La mère de la narratrice, qui fut dans le Berlin de l'immédiat après-guerre une femme engagée, est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Elle oublie le passé proche, mais les images de la petite enfance reviennent. Evelyne, sa fille, décide de vider l'appartement où sa mère n'habitera plus. Le départ de cet immeuble de la porte de Champerret provoque en elle une montée de souvenirs. Que filtrer dans ce sablier magique où passent les grains du temps ? Que retenir des propos d'une mère à la mémoire éteinte ? Dans la lignée de Romy, ma mère et moi - La Biographe, Evelyne Bloch-Dano révèle ce que cachent la famille et le foyer, la maternité et la filiation, mais aussi le deuil, attendu, des bonheurs enfuis.

    « D'un livre intime, Evelyne Bloch-Dano a fait une histoire universelle, celle de la maison de notre enfance. La manière avec laquelle elle aborde son « sujet » est une merveille. » Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.

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  • Chez zola a medan

    Evelyne Bloch-Dano

    Illustre et méconnu, tel est Emile Zola.
    On a lu ses romans, on sait peu de choses de l'homme. Secret, complexe, parfois contradictoire, souvent insaisissable, il s'est peu livré. Le succès de L'Assommoir fait de lui un homme public : il en profite pour acheter une maison à la campagne, à Médan, au bord de la Seine. De la " cabane à lapins " à l'édifice baroque qu'il construit au fil des années se mesure sa célébrité et son acharnement au travail.
    Sa maison est son oeuvre. Il en dessine les plans, il en conçoit le moindre détail, il s'y enferme pour écrire, il y reçoit ses amis, elle se lit comme ses livres, elle nous parle de lui. Jamais peut-être, une maison fut à ce point le reflet d'un écrivain, de son univers intérieur, de son esthétique, de son style. Ouvrir les portes de Médan, suivre les chemins qui mènent de l'intimité au rêve, de la réalité à la création, de l'espace à l'imaginaire, et tenter de découvrir, par le texte et l'image, un autre Zola : c'est ce que nous propose Evelyne Bloch-Dano.

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  • La mère de la narratrice, qui fut dans le Berlin de l'immédiat après-guerre une femme engagée, est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Elle oublie le passé proche, mais les images de la petite enfance lui reviennent. En parallèle, sa fille Evelyne décide enfin de vider l'appartement où sa mère n'habitera plus. Le départ de cet immeuble de la porte de Champerret, ce lieu des lisières, provoque en elle une montée se souvenirs.
    Que filtrer dans ce sablier magique où passent les grains du temps ? Que retenir des propos d'une mère à la mémoire éteinte ? Peut-on s'expulser soi-même du passé, comme on est délogé d'un appartement ?
    Dans la lignée de La Biographe, Evelyne Bloch-Dano révèle ce que cachent la famille et le foyer, la maternité et la filiation, mais aussi le deuil, attendu, des bonheurs enfuis.

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  • Etrange destin que celui de Flora Tristan (1803-1844) : il marque le triomphe de la volonté dans un siècle où la liberté est une idée neuve pour les femmes...
    Comment expliquer autrement les métamorphoses d'une Parisienne sans le sou qui échappa à sa condition et laissa à la postérité l'image trop parfaite de la Femme-Messie ? Mensonges et sortilèges ? Non, mais invention de soi-même : la jeune fille sans instruction élevée dans le Paris des artisans devient une femme de lettres, amie de Marie Dorval, rivale de George Sand. La mère de trois enfants voyage jusqu'au Pérou pour y trouver la révolution et, pourquoi pas, l'amour.
    L'épouse en fuite joue à la " paria-archiduchesse ", beauté aux boucles brunes, mystique lancée sur les routes de France où elle prophétise l'Union ouvrière et meurt d'épuisement.
    Il y a un mystère Flora Tristan : la biographe cherche les vérités et les ombres d'une figure insoumise, indomptable, mais charmeuse. Du Pérou libéré par Simon Bolivar au Paris des ruelles, de Londres où Flora Tristan se déguisa en homme pour pénétrer la Chambre des Lords à la France bourgeoise de Guizot, des barbes du Romantisme aux cercles enfumés des utopies messianistes, des prophètes de carton aux ouvriers de chair, Evelyne Bloch-Dano enquête.
    Reste une femme, si contradictoire, si enflammée.

  • Chez les zola

    Evelyne Bloch-Dano

    • Payot
    • 12 Avril 2006

    Beaucoup des lecteurs d'Émile Zola lui manifestent un attachement sentimental tout en s'étonnant de ne rien savoir de lui. C'est qu'il s'est bien peu livré : pas de journal intime, pas de mémoires, une correspondance professionnelle, même quand elle est amicale. Sociable, fidèle, secret : tel fut l'écrivain. Cette façon d'être avec les autres tout en se retirant, son goût nostalgique du passé et sa croyance dans la modernité, sa religiosité et son amour des symboles se reflètent et se lisent dans la maison acquise en 1878 à Médan, au bord de la Seine, avec l'argent que lui a rapporté l'immense succès de L'Assommoir.
    Cette « cabane à lapins » a été agrandie à son idée avec la construction des tours Germinal et Nana, décorée et meublée à son image, à la fois abri et fantasme, miroir et vitrine : autoportrait d'Émile Zola, en somme. S'il y reçoit son éditeur et ses amis pour de belles parties de campagne, il s'y enferme le plus souvent pour écrire, avec à ses côtés Alexandrine, l'indispensable et bienveillante épouse. C'est pourtant dans cette maison même qu'en 1888 il tombera amoureux de la lingère Jeanne Rozerot ; elle lui donnera deux enfants.


  • ma mère - romy. dos à dos, tendues dans le même effort pour surmonter
    le passé. rien ne justifie ce rapprochement, tout le légitime. à la question que romy schneider s'est posée toute sa vie:
    «comment peut-on être allemandeoe», répond l'écho: « comment peut-on
    être juive allemande ? »
    et si chacune d'elles possédait un fragment de la vérité de l'autre ? elles sont les deux faces d'une même mémoire, la mienne, celle de la biographe que je suis.
    e. b.-d.

    au-delà de la figure intime et rayonnante de romy schneider, evelyne bloch-dano évoque le destin de deux femmes
    dans l'après-guerre, en quête d'identité
    entre la france et l'allemagne.
    ce « livre des mères », qui explore aussi
    le lien entre la biographe et son sujet,
    est à ce jour le plus personnel de l'auteur.
    ce livre est précédemment paru aux éditions grasset sous le titre la biographe.

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