Fayard

  • Il s'agit de l´édition annotée et commentée du Journal inédit du comte Alfred de Gramont (1856-1915), lequel eut une longue carrière diplomatique, avant de devenir ministre des Affaires étrangères en 1870. Vivant principalement à Paris, il fut un ami intime et un proche collaborateur du duc d´Orléans (1869-1926), prétendant à la Couronne de France depuis la mort du comte de Paris en 1894. Cet ouvrage offre un panorama très complet de l´histoire politique, sociale et culturelle de la Troisième République avant 1914. Alfred de Gramont donne une masse considérable d´informations sur le prétendant à la Couronne de France et sur le parti royaliste. Tout est décrit avec une abondance de détails qui font du texte un document exceptionnel, qu´il s´agisse de la ligne politique suivie par le prince, des divisions du parti royaliste, qu´entravent rivalités et jalousies, ou encore des intrigues qui se nouent et s´agitent autour des princes en exil. L'intérêt de l'ouvrage n'est pas seulement politique. En effet, le rayonnement social et mondain de la famille Gramont place l´auteur du manuscrit, par sa naissance et sa culture, au coeur de la « haute société ». Les personnalités les plus en vue du Tout-Paris fréquente le comte. Celui-ci donne ainsi de multiples informations sur ce monde des salons décrit par Marcel Proust qui, précisément, trouva dans le duc de Guiche, neveu d´Alfred de Gramont, l´un des modèles du duc de Guermantes.

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  • La revendication aristocratique de distinction a-t-elle encore un sens aujourd'hui ? Fondée sur le principe d'une hérédité, prolongeant le souvenir d'un privilège et attachée à la permanence des usages, elle paraît en complet désaccord avec la culture dominante qui exalte la justice sociale et l'aspiration égalitaire.
    Depuis près de vingt-cinq ans, Éric Mension-Rigau, en historien, rassemble des sources, côtoie, observe, interroge les descendants des grandes familles aristocratiques afin de comprendre comment cette « caste », aujourd'hui sans statut officiel, tente de s'adapter aux évolutions sociales et politiques du monde qui l'entoure. Entre résistance et concession, les nobles français sont en charge d'un héritage qui dépasse leurs simples familles, dépositaires d'une histoire et d'une mémoire collective qu'ils se doivent d'entretenir.
    Entre l'essai sociologique et la recherche historique, Singulière noblesse invite à saisir une catégorie sociale dans sa spécificité, mais aussi dans le rapport que la société tout entière entretient à son égard, révélant, en creux, notre rapport au passé.Professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, où il est titulaire de la chaire d'histoire sociale et culturelle, Éric Mension-Rigau consacre ses recherches aux élites depuis la Révolution française. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Aristocrates et Grands Bourgeois (Perrin, 2007), et plus récemment L'Ami du Prince (Fayard, 2011).

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