Eric Mension-Rigau

  • Symbole de l'identité aristocratique et objet par excellence de la transmission héréditaire, le château a vu son statut changer considérablement au cours du XXe siècle. Vouloir conserver un château et ne pas rompre avec les valeurs familiales fondées sur le principe de la continuité, oblige à rechercher de nouvelles sources pécuniaires et contraint les propriétaires à un effort d'inventivité, dont l'une des principales manifestations est l'ouverture au public.
    L'auteur aborde, sous la forme d'une enquête vivante et percutante, tous les aspects de la vie de ces châtelains, à qui il donne directement la parole.

  • dressant le tableau de la france aristocratique d'aujourd'hui, eric mension-rigau éclaire sa vie privée et ses mentalités.
    il souligne le rôle de la mémoire familiale à travers l'attachement aux noms, aux titres, aux lieux et aux objets qui ancrent la destinée de la famille dans une continuité historique et dans une terre, berceau originel de la lignée. il décrit le tissu serré des signes, des pratiques et des représentations par lesquels la noblesse et la grande bourgeoisie qui lui est agrégée préservent un modèle de société, maintiennent une volonté d'exemplarité, et se soucient de transmettre les valeurs traditionnelles.

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  • Qu'est-ce que la noblesse et comment peut-elle encore transmettre l'héritage culturel des vieilles dynasties qui l'incarnent ? Telles sont les questions auxquelles ce livre s'efforce de répondre en proposant d'abord une analyse des principes, des traditions et des comportements qui, dans le passé, ont construit l'identité nobiliaire. Il explique la classification de la noblesse, fruit de la diversité de ses origines, ainsi que ses contours juridiques imposés par la monarchie. Puis il retrace les grandes étapes de son histoire, des bâtisseurs de forteresses à la cour de Louis XIV, des salons des Lumières à la Terreur, de l'épopée napoléonienne au XXe siècle.

    La perte de toute incarnation institutionnelle n'a pas enlevé à la noblesse son importance sociologique ni sa place dans l'inconscient et l'imaginaire collectifs. Éric Mension-Rigau étudie les capacités de la noblesse à transmettre son identité, à maintenir sa stabilité sociale et à diffuser une énergie créatrice alors que les changements structurels, politiques et économiques ne cessent d'engendrer de nouvelles formes de stratification.

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  • La revendication aristocratique de distinction a-t-elle encore un sens aujourd'hui  ? Fondée sur le principe d'une hérédité, prolongeant le souvenir d'un privilège et attachée à la permanence des usages, elle paraît en complet désaccord avec la culture dominante qui exalte la justice sociale et l'aspiration égalitaire. Depuis trente ans, Éric Mension-Rigau rassemble des sources, côtoie et interroge les descendants des grandes familles aristocratiques afin de comprendre comment cette «  caste  », sans statut officiel, s'adapte aux évolutions politiques et sociales contemporaines. Dépositaires d'une mémoire colllective, les nobles incarnent une continuité historique et restent dotés d'un capital symbolique encore puissant.
    Entre l'essai sociologique et la recherche historique, Singulière noblesse invite à saisir l'élite aristocratique dans sa spécificité, mais aussi dans le rapport que la société tout entière entretient à son égard, révélant, en creux, notre manière d'appréhender le passé.
      Écrivain, normalien, professeur d'histoire à la Sorbonne, Éric Mension-Rigau consacre ses recherches aux élites depuis la Révolution française. Il a publié une quinzaine d'ouvrages.
     

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  • La vie et le portrait du dandy légendaire qui, jusqu'à sa mort, fascina ses contemporains et fut un phénomène médiatique exceptionnel : « prince de la mode » qui multiplia les conquêtes féminines, ami de Marcel Proust et de D'Annunzio, esthète qui mit son goût raffiné au service des collectionneurs américains, patriote partisan de l'Entente cordiale et de l'alliance franco-russe, acteur de l'ombre aux Conférences de la paix en 1919, père de famille attentif et chrétien exemplaire face à la maladie.
    Un tableau de la France de la Belle Époque à travers le destin d'un homme hors du commun, le dernier des grands seigneurs d'Ancien Régime, qui contribua à son éclat et à son rayonnement.

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  • L'origine des Rohan, famille du Bas-Poitou, remonte au début du XIe siècle. Au fil du temps, elle s'est subdivisée en plusieurs branches, la plus importante étant les Rohan Chabot, portant le titre de duc à partir de 1648. Le présent ouvrage retrace pas à pas l'histoire de cette grande famille dont l'apogée se situe peu avant la Révolution. Les Rohan sont alors à la tête d'une fortune incalculable : possédant une bonne partie de la Bretagne, ils multiplient les charges, les fonctions et les honneurs à la Cour. Ils s'illustrent aussi bien dans la politique que la haute administration ou la guerre. Ils connaissent un relatif déclin au cours du XIXe siècle, mais sont toujours actifs. Josselin de Rohan, l'actuel duc, 14e du nom, vit à Josselin, en Bretagne, le berceau historique de la famille et perpétue les traditions et les valeurs qui se sont transmises en son sein de génération en génération.

    Professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, Eric Mension-Rigau a publié plusieurs ouvrages, dont Aristocrates et grands bourgeois, Le Donjon et le Clocher, Boni de Castellane.

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  • Symbole de l'identité aristocratique et objet par excellence de la transmission héréditaire, autrefois siège du pouvoir seigneurial et centre de production, le château a vu son statut changer considérablement au cours du XXe siècle, à mesure qu'a décliné sa fonction économique et que s'est affaibli le rôle social de son propriétaire dans les campagnes.
    Afin de pouvoir garder le château et ne pas rompre avec les valeurs familiales fondées sur le principe de la continuité, de nouvelles ressources pécuniaires doivent être recherchées, contraignant les châtelains à un effort de fidélité inventive, dont l'une des principales manifestations est l'ouverture au public. Celle-ci introduit une rupture : elle implique de mettre en oeuvre une gestion à caractère commercial de la maison familiale et impose d'y admettre une foule, parfois bruyante, toujours dérangeante, qui offre le spectacle de l'altérité sociale.
    Concilier l'adaptation aux contraintes économiques du temps avec la fidélité à des traditions de maintien des barrières sociales, d'attachement à la terre et de dédain de l'argent, tel est aujourd'hui le défi à relever pour de nombreux châtelains. L'ouvrage analyse cette nécessaire synthèse, entre spectacle et intimité, qu'impose l'ouverture au public d'un espace conservant une vocation de foyer familial.
    L'auteur aborde sous la forme d'une enquête vivante et franche tous les aspects de la vie de ces châtelains à qui il donne directement la parole.

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  • En 1857, un prêtre et une aristocrate fondent l'OEuvre des campagnes.
    Cette institution, qui existe toujours, est destinée à mobiliser la noblesse contre le délitement du catholicisme dans les campagnes. Par ses dons et en privilégiant l'action locale et pastorale plutôt que le combat politique, elle doit favoriser le retour de la foi dans les paroisses. S'appuyant sur une vaste documentation, cette étude de l'alliance, parfois dénoncée, du château et du presbytère, permet la relecture globale d'un siècle et demi de relations entre les élites nobiliaires et le clergé rural.
    Une étude jusqu'ici inédite de la vie sociale en France.

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  • Il s'agit de l´édition annotée et commentée du Journal inédit du comte Alfred de Gramont (1856-1915), lequel eut une longue carrière diplomatique, avant de devenir ministre des Affaires étrangères en 1870. Vivant principalement à Paris, il fut un ami intime et un proche collaborateur du duc d´Orléans (1869-1926), prétendant à la Couronne de France depuis la mort du comte de Paris en 1894. Cet ouvrage offre un panorama très complet de l´histoire politique, sociale et culturelle de la Troisième République avant 1914. Alfred de Gramont donne une masse considérable d´informations sur le prétendant à la Couronne de France et sur le parti royaliste. Tout est décrit avec une abondance de détails qui font du texte un document exceptionnel, qu´il s´agisse de la ligne politique suivie par le prince, des divisions du parti royaliste, qu´entravent rivalités et jalousies, ou encore des intrigues qui se nouent et s´agitent autour des princes en exil. L'intérêt de l'ouvrage n'est pas seulement politique. En effet, le rayonnement social et mondain de la famille Gramont place l´auteur du manuscrit, par sa naissance et sa culture, au coeur de la « haute société ». Les personnalités les plus en vue du Tout-Paris fréquente le comte. Celui-ci donne ainsi de multiples informations sur ce monde des salons décrit par Marcel Proust qui, précisément, trouva dans le duc de Guiche, neveu d´Alfred de Gramont, l´un des modèles du duc de Guermantes.

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  • La revendication aristocratique de distinction a-t-elle encore un sens aujourd'hui ? Fondée sur le principe d'une hérédité, prolongeant le souvenir d'un privilège et attachée à la permanence des usages, elle paraît en complet désaccord avec la culture dominante qui exalte la justice sociale et l'aspiration égalitaire.
    Depuis près de vingt-cinq ans, Éric Mension-Rigau, en historien, rassemble des sources, côtoie, observe, interroge les descendants des grandes familles aristocratiques afin de comprendre comment cette « caste », aujourd'hui sans statut officiel, tente de s'adapter aux évolutions sociales et politiques du monde qui l'entoure. Entre résistance et concession, les nobles français sont en charge d'un héritage qui dépasse leurs simples familles, dépositaires d'une histoire et d'une mémoire collective qu'ils se doivent d'entretenir.
    Entre l'essai sociologique et la recherche historique, Singulière noblesse invite à saisir une catégorie sociale dans sa spécificité, mais aussi dans le rapport que la société tout entière entretient à son égard, révélant, en creux, notre rapport au passé.Professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, où il est titulaire de la chaire d'histoire sociale et culturelle, Éric Mension-Rigau consacre ses recherches aux élites depuis la Révolution française. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Aristocrates et Grands Bourgeois (Perrin, 2007), et plus récemment L'Ami du Prince (Fayard, 2011).

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  • Cet ouvrage magnifiquement illustré invite à découvrir treize châteaux habités depuis plusieurs générations par les mêmes familles et symboliques des châteaux « à la française ». Superbement photographiées par Christophe Lefébrure, ces propriétés sont représentatives d un art de vivre qui se perpétue depuis des siècles. Une forteresse varoise, un château Renaissance au coeur de la Haute Auvergne, un autre construit au XVIIIe siècle près de Caen. Ces belles demeures appartiennent à des époques et à des régions différentes. Une visite intime au coeur de notre patrimoine qui témoigne d un passé toujours vivant.

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