Enrick B.

  • Voici un ouvrage profondément original. Deux psychologues et psychothérapeutes, aux orientations différentes, choisissent de dialoguer. Chantal Masquelier-Savatier est Gestalt-thérapeute et Edmond Marc s'inscrit dans une orientation psychanalytique. Il n'est pas fréquent que des psys n'appartenant pas au même courant acceptent de confronter leurs points de vue dans un même ouvrage. C'est souvent le rejet mutuel, ou au moins la distance, qui prévaut.
    Ces auteurs prennent le risque d'un échange sans complaisance mais où priment l'ouverture et la reconnaissance de l'autre. Plutôt que de chercher à présenter parallèlement ces deux démarches, ils s'attachent à considérer leurs interrelations depuis la naissance de la Gestalt-thérapie jusqu'à la situation actuelle.
    Pourquoi avoir choisi ces deux approches ? La psychanalyse est longtemps restée la méthode reine dans le champ de la psychothérapie du XXe siècle ; jusqu'à ce qu'apparaisse dans les années soixante le courant de la psychologie humaniste et existentielle dont la Gestalt-thérapie est une école majeure. Confronter ces deux démarches, c'est montrer leurs différences et leurs divergences fondamentales. Mais c'est aussi souligner leurs convergences et leur complémentarité possible. Cet ouvrage soulève donc la question, centrale aujourd'hui, de la diversité du champ de la psychothérapie et de son unité potentielle.

    Sur commande
  • Cet ouvrage brise un certain tabou. Il entend montrer que l'amour est le principe vivifiant de la relation thérapeutique ;
    Un amour « désaliéné » qui procède autant d'Agapé que d'Eros. Il ne s'agit pas là d'une sorte de postulat idéaliste ni d'une manifestation d'angélisme, tissée de bons sentiments. Les auteurs cherchent au contraire à cerner, au plus près de l'expérience clinique, cette proximité émouvante que constitue le lien thérapeutique. Ils s'appuient sur cinq psychothérapies, présentées et analysées sous l'angle de la relation.

    Si le terme d'amour s'est imposé, en dépit de toutes les ambiguïtés et de tous les risques qu'il recèle, c'est qu'il semble le plus à même d'exprimer la qualité affective profonde de ce lien. C'est aussi parce que l'amour est au coeur du développement de la personne et de ses perturbations ; et que, de ce fait, il est le moteur du processus thérapeutique.

    Cette réflexion s'inscrit dans la lignée des apports théoriques et cliniques de Ferenczi, de Balint, de Winnicott, de Bowlby, de Rogers, de Kohut... pour ne citer que les plus grands. Elle a l'ambition de renouveler les représentations et le regard que nous portons sur la relation thérapeutique. Et plus encore d'ouvrir et de transformer la pratique.

    Sur commande
empty