Dounia Bouzar

  • L'enquête menée par Dounia Bouzar auprès de 1000 jeunes accompagnés par ses équipes, montre, chiffres et témoignages à l'appui, que le djihadisme n'est pas une fatalité. Son essai identifie avec précision les facteurs clés qui amènent des jeunes à se radicaliser, elle cerne les attitudes, les messages et les moyens qui ont permis à 750 d'entre eux de sortir de cette dangereuse spirale.
    Comment entre-t-on dans la spirale djihadiste ? Par quel cheminement et par quel enchaînement un jeune envisage-t-il de rejoindre Daech en Syrie ou ailleurs ? Comment est-il conduit à préparer un attentat barbare qui va supprimer des vies et l'amener, la plupart du temps, à mourir ? Comment des Français, jeunes pour la plupart, passés par l'école de la République, en arrivent-il à envisager ou à commettre ces actes barbares ou encore à les soutenir ?
    Ces personnes sont-elles à jamais enfermés dans le djihadisme, ce qui conduiraient à les écarter définitivement de la société ?
    Récapitulant un travail d'accompagnement mené depuis plus de trois ans auprès de 1000 jeunes et leurs familles, Dounia Bouzar livre les leçons d'une enquête jamais effectuée à cette échelle. Premier constat : plus de la moitié des 1000 jeunes entrés dans le djihadisme et acccompagnés par Dounia Bouzar et ses équipes n'ont pas de parents musulmans. Ce chiffre montre d'une part que l'islam n'est pas le seul facteur de radicalisation et d'autre part qu'une partie des familles musulmanes de milieux populaires n'effectuent pas de démarches qui permettent un accompagnement de leurs filles ou de leurs fils quand apparaissent des signaux d'adhésion aux thèses de Daech. Second constat : le sentiment d'injustice et les discriminations subies sont d'autant plus des facteurs d'adhésion au djihadisme que les jeunes touchés par ce phénomène sont issus de milieux sociaux pauvres. L'enquête de Dounia Bouzar décrypte également, grâce à la collaboration du psychiatre David Cohen, professeur à la Pitié Salpétrière, les principaux ressorts psychiques activés par la propagande de Daech. Enfin, loin de tout constat fataliste ou des discours sécuritaires ambiants concluant à l'enfermement de tous les fichiers S, Dounia Bouzar met en lumière les éléments et les actions qui ont permis à 750 jeunes de sortir durablement de la spirale du radicalisme. Autant d'éléments précieux pour prévenir le djihadisme, sortir les jeunes de ses griffes, sortir de la contagion sécuritaire et mettre en relation un travail coordonné d'éducation, de prévention et de répression qui combatte fermement Daech sans céder à la tentation sécuritaire.

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  • Les adolescents français comptent parmi les Européens les plus attirés par l'idéologie djihadiste et sont de plus en plus nombreux à se radicaliser. Pourquoi sont-ils conquis par ces discours de propagande ? Comment en arrivent-ils à s'engager et à risquer leur vie ? Qu'est-ce qui les poussent à rompre radicalement avec tout ce qu'ils aimaient jusque-là ? Comment les remobiliser ? La majorité de ces jeunes a entre 15 et 25 ans.
    Avant l'embrigadement, tout les distingue. Pourtant, ils succombent aux sirènes de Daesh. Entre fragilité inhérente à l'adolescence, engagement, fanatisme, radicalisation et folie meurtrière, où se situe la frontière ? Les auteurs ont été les pionniers mandatés pour aider ces jeunes et leurs familles. Ils éclairent ici les processus à l'oeuvre dans la radicalisation adolescente. Ce livre s'appuie sur le vécu de centaines de jeunes.
    Il dépeint avec minutie les mécanismes de propagande utilisés par les djihadistes. Les Echos.

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  • Après le succès de Comment ma meilleure amie s'est fait embrigader, Dounia Bouzar nous entraîne sur les traces d'un jeune garçon qui se laisse prendre au jeu d'Internet et des réseaux sociaux... puis au piège d'un réseau djihadiste...

    Alex Edouk est le fils d'un juge antiterroriste d'origine marocaine, totalement intégré à la culture française et d'une mère peu inspirée par la religion. En quête de repères et d'identité, l'adolescent trouve refuge auprès de son grand-père paternel dont il partage les valeurs religieuses. Lorsque le vieil homme meurt, Alex se sent totalement démuni. Il entre alors en contact avec une jeune fille sur le Web. Elle lui ouvre la porte d'un monde protégé par la loi divine, un monde qui lui permettra d'atteindre le Paradis...
    Hélas, le piège radical se referme. Une course contre la montre haletante où se mêlent trahison, piège et rencontres à haut risque, entre France, Syrie et Turquie, sur les terres de prédilection des djihadistes...

  • Amies depuis l'enfance, Camille et Sarah vivent leur vie de lycéennes sans histoires jusqu'au jour où Sarah réalise que sa copine s'est fait embrigader par de nouveaux " amis " rencontrés sur Internet, et qu'elle s'apprête à rejoindre les rangs djihadistes en Syrie. Prise dans un engrenage mental et psychologique qui la coupe progressivement de ses parents, de ses amis et de sa vie, Camille glisse inexorablement dans une radicalité que nul autour d'elle ne voit vraiment venir.
    Sauvée in extremis, Camille va être littéralement « ramenée à la vie » grâce au travail de déradicalisation qu'elle entreprend avec ses proches.
    Nous donnant à entendre tour à tour Sarah et Camille, qui racontent en parallèle ce qu'elles sont en train de vivre, Dounia Bouzar met en lumière les méthodes utilisées par les rabatteurs de Daesh, sur Internet puis dans la vie réelle, pour embrigader des adolescents que rien ne prédestinait à épouser leur idéologie. Pour la première fois, elle nous fait également pénétrer dans les coulisses d'une cellule de désembrigadement, vue « de l'intérieur ».
    Dounia Bouzar livre un récit réaliste, intimiste et porteur d'espoir, qui dévoile, sans pathos mais avec force, les rouages d'un phénomène qui touche l'ensemble de notre société.
    C'est à tous qu'elle s'adresse, avec cette fiction amplement documentée et nourrie des témoignages qu'elle recueille auprès des jeunes qui lui sont confiés.

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  • « Un jour nos enfants sont partis faire la guerre en Syrie...» Ils sont partis faire la guerre en Syrie. Dounia Bouzar raconte le combat de leurs parents pour les retrouver. Un cri contre leur abandon par l'Etat. Un signal d'alerte pour engager des actions de prévention. Après son livre référence, Désamorcer l'islam radical, ce récit de Dounia Bouzar qui accompagne ces familles dans leur combat répond à deux interrogations majeures : comment ce radicalisme musulman qui défigure l'islam parvient-il à ce point à manipuler des mineurs ? Pourquoi cette passivité des autorités françaises devant le drame de ces enfants de la République ?

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  • De plus en plus de jeunes mettent en avant une référence religieuse de manière radicale dans leur construction identitaire et dans leur comportement.
    Or enseignants et éducateurs n'ont pas, dans leur ensemble, été formés pour faire face à une telle situation. Comment les professionnels peuvent-ils agir face à une référence religieuse utilisée pour s'auto-exclure ou exclure les autres ? Pourquoi un jeune mobilise-t-il de façon parfois radicale une telle référence ? Adhésion ? Contestation de l'ordre qui l'entoure ? Comment interroger le radicalisme du discours employé par le jeune ? Comment l'aider à faire son choix de vie éclairé ? Comment lui garantir le respect de ses croyances ? En amont de toutes ces questions, la première étape consiste à reconnaître le processus qui mène à la radicalisation avant qu'il ne soit trop avancé.
    Pour ce faire, l'ouvrage propose des indications permettant de faire la part des choses entre ce qui appartient à la liberté de conscience et de culte (principe de laïcité) et ce qui relève du dysfonctionnement et du radicalisme. Cinquante professionnels de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Education nationale, de jeunesse et sport, de conseils généraux, mais aussi du milieu associatif - se sont mis autour d'une table pendant trois ans avec Dounia Bouzar pour mettre en commun leurs expériences et leurs savoirs.
    Ce livre, fruit de ces rencontres, offre ainsi une contribution unique en son genre à la réponse éducative que notre société doit absolument apporter à cette question déterminante pour son avenir.

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  • L'auteure se fonde sur son travail auprès du Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'islam pour décrypter les méthodes d'embrigadement des jeunes mises en oeuvre par les intégristes. Elle propose des dispositifs de prévention et de sortie du djihadisme, basés sur une approche individualisée.

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  • Des repères pour gérer la diversité religieuse dans le service public et l'entreprise Comment gérer la diversité religieuse au quotidien ? Le DRH, le manager, le maire, le professeur, l'éducateur, le médecin... se trouvent souvent désemparés face à des problématiques complexes, qui font intervenir principe de laïcité, souci d'efficacité ou nécessaire cohésion du groupe. "Ma liberté de conscience s'arrête où commence celle des autres" : belle maxime, placée au coeur de la laïcité, mais qui s'avère difficile à mettre en oeuvre au quotidien...

    Au travers de 42 études de cas, Dounia Bouzar fait le point sur la loi française et les différentes jurisprudences. Surtout, elle donne des solutions concrètes pour aider à s'orienter :

    -Sur quels critères objectifs se baser pour répondre à une demande ?
    -Comment communiquer sur ce sujet ?
    -Comment concilier libertés individuelles et vivre ensemble ?

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  • Après avoir raconté dans Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l'enfer, l'odyssée des parents d'Adèle, partie rejoindre les « djihadistes » en Syrie, Dounia Bouzar retrace le parcours de Sandra, Noé, Camille. pour sortir de la spirale mortifère des « fous de Dieu ». Y-a-t-il une vie après Daesh ?
    Sandra sort de trois jours d'interrogatoire de la DGSI. Le GIGN est venu la chercher au petit matin chez elle, les affaires de camping étaient dans le couloir de l'entrée. Un gendarme avait prévenu les parents : « Laissez la porte ouverte à 5H30, ça vous évitera de la changer. » A Paris, c'est Rachel qui a hébergé Marie, la mère de Sandra, éperdue de chagrin. La petite avait dansé et même bu du vin chaud tout l'été, comment imaginer qu'elle était encore en lien avec « eux » et préparait un attentat ? Les deux mères ont retrouvé Annie, dont la fille est en centre fermé. A force de constater son apologie de Daesh, le juge des enfants a passé la main au juge d'instruction. Elle échangeait des photos de têtes coupées comme des images de football Panini.
    Il y a aussi Noé, qui a été envoyé sur un bateau avec trois éducateurs pendant six mois. Noé sur un bateau, ça a du sens. Il faut dire qu'il l'a bien cherché : à l'audience, il a menacé d'égorger ses parents s'ils le retenaient en terre mécréante. Le juge l'a envoyé sur l'eau.
    Camille est en hôpital psy. C'est la plus jeune. A 13 ans, elle s'est mariée avec un chef de 50 ans, par Skype. « Pourquoi avoir choisi un mari si vieux ? » a demandé doucement Nadia, la psychologue. « Parce qu'il m'a promis de mourir les premières 48 heures, » avait répondu Camille.
    Dans un récit puisé au long de son accompagnement des adolescents happés par le « djihadisme », Dounia Bouzar fait vivre leur longue bataille pour sortir de leur dérive mortifère. Il peut y avoir une vie après Daesh.

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  • L'hostilité à l'islam et aux musulmans se répand. Cette attitude n'est plus l'apanage du Front National. Peu à peu la thèse selon laquelle cette religion serait « par essence » incompatible avec la démocratie et foncièrement archaïque devient monnaie courante. L'islam serait envahissant. En réponse, les musulmans se sentent stigmatisés et discriminés. Entre ces deux discours, des femmes et des hommes de bonne foi cherchent à comprendre pourquoi de plus en plus de jeunes ont besoin de mettre « leur islam en avant ». Dans ce climat, créer du lien et faire société ensemble devient en plus difficile. Comment sortir de ces peurs qui s'alimentent les unes les autres et y voir plus clair ?
    Anthropologue, Dounia Bouzar entreprend dans cet ouvrage de sortir des amalgames tenaces qui assimilent l'islam radical à la pratique ordinaire des musulmans de France. En partant de faits précis, elle décrit minutieusement les pratiques sectaires des nouveaux mouvements musulmans et démystifient leur référence fantasmée à un islam originel et pur. Son analyse permet d'en finir avec l'idée selon laquelle ces adeptes de l'islam seraient les plus fervents des musulmans alors que leurs pratiques conduisent à la violence, au mépris de la femme et au contrôle paranoïaque de la sexualité.
    Ce livre donne ainsi des repères indispensables pour sortir du cercle où les partisans de l'islam intégriste et ceux qui prétendent que la religion musulmane envahit la France alimentent leur polémique sur fond de refus de la démocratie. Sortir de la confusion où l'on instrumentalise l'islam est indispensable pour la construction d'un vivre ensemble qui implique le mélange des citoyens de toutes convictions et convictions.

  • « Monsieur Islam » n'existe pas ! Telle est la réponse qu'il convient de faire à tous ceux qui font parler l'islam, ou qui parlent à sa place : jeunes militants musulmans, tout auréolés de leur fraîche science de l'islam, professant qu'il englobe par avance la modernité, le féminisme, la citoyenneté et même la laïcité ; mais aussi institutions et instances politiques qui estiment que le comportement des jeunes est le « produit de l'islam ».
    Pendant les vingt dernières années, on a demandé aux jeunes musulmans de laisser leur religion à la frontière pour devenir français. A présent, on accepte leur islam à condition de les réduire à une facette musulmane qui les définirait une fois pour toutes. Or, la question n'est pas de savoir « ce que l'islam dit ou ne dit pas », mais de comprendre pourquoi ce jeune, né en France, socialisé à l'école de la République, a envie de penser que « l'islam dit plutôt ceci ou plutôt cela ». Dounia Bouzar a mené pendant deux ans, pour l'INHES, une enquête auprès d'associations dirigées par des musulmans. Elle montre les diverses manières de vivre cet islam au quotidien, qui vont d'une volonté d'islamiser toutes les activités à l'invention, au contraire, d'une manière musulmane de pratiquer les activités communes.
    Ce livre, qui dérange les idées reçues sur les musulmans de France, donne pour la première fois la parole à ces jeunes issus de familles immigrées. IIs disent comment ils cherchent à être musulmans et à relire le Coran en vivant dans une société laïque. Le livre de Dounia Bouzar est plus qu'une contribution au débat : il devrait permettre de changer le regard porté sur ces jeunes musulmans français.

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  • Ca suffit !

    Dounia Bouzar

    Pour parler de l'islam, la France reprend les définitions des islamistes.
    Cette religion serait un système social, sans séparation entre profane et sacré. Un mode d'emploi. Une grille de lecture idéale. Tout passe par elle : comment parlerait-on des banlieues sans l'islam ?.... La France croit lutter contre l'extrémisme, mais c'est l'extrémisme qui mène le débat. Résultat : pour les fondamentalistes comme pour les politiques, les médias et les institutions, la seule façon d'être musulman, aujourd'hui, c'est d'imiter les pieux ancêtres du Moyen-Âge.
    Hors de ce modèle, point de salut. Privés de parole, les musulmans deviennent une génération sans mémoire. Pris en otages par les uns, alibis parfaits pour les autres, ils ne peuvent pas dire " je ". Et pourtant, ils ont une histoire à raconter. Un islam à penser. Le leur. Les Français parlent aux Français.

  • Depuis le 11 septembre 2001, tout le monde parle d' intégrisme. Les erreurs s'accumulent, au risque de renforcer cette dérive plutôt que de l'affaiblir. On entend que l'intégrisme serait un produit de l'islam. D'un côté, certains brandissent le sacro-saint principe de la liberté de culte pour le nier. De l'autre, certains considèrent la religion musulmane comme responsable du radicalisme, validant ainsi la définition formulée par les intégristes... Arrêtons d'imaginer que le dialogue interreligieux peut combattre l'intégrisme ! Cessons de croire que le " bon islam " le vaincra ! Jeunes recrues comme gourous n'ont que faire de Dieu. La différence entre l'intégrisme et l'islam tiendrait à l'interprétation des textes. Là encore, c'est partiellement faux. Les intégristes se fichent des discussions théologiques. Ce qui les intéresse, c'est que l'islam dise ce qu'ils ont envie qu'il dise. Si un autre moyen leur procurait ce sentiment de toute-puissance et d'extase et leur permettait de faire régner au sein du groupe la même aliénation mentale, ils l'utiliseraient. Balayant les idées reçues, ce livre prouve que chaque pays a un intégrisme propre auquel il est nécessaire de trouver son remède spécifique.

  • Chez les Chrétiens et les Juifs de France, la nouvelle façon d'exister au sein de la société française pluraliste et laïque a produit une nouvelle façon de croire. Chez les Musulmans nés en France, on voit bien se dessiner une nouvelle façon d'exister : ils sont sortis de la culture de type clanique et on appris à dire "je", ce qui les conduit à remettre en question les traditions ancestrales souvent patriarcales parfois présentées comme "sacrées". Le vivre-ensemble avec des jeunes ayant d'autres visions du monde produit de nouvelles interprétations. Pour autant, on ne peut encore parler de "nouvelle façon de croire". En effet, la plupart des jeunes pratiquants musulmans préfèrent un discours religieux qui leur indique "ce que l'islam dit" de manière abstraite et globale plutôt qu'un discours religieux qui leur demanderait de réfléchir à comment eux, sujets pensants, ils comprennent leur message, à partir de leur expérience d'aujourd'hui. La part de la conscience humaine entre les Hommes et le Coran n'est pas encore prise en compte dans le croire musulman de France. Il s'agit ici de réfléchir aux différents paramètres qui ralentissent ou favorisent cette étape.

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  • Nul ne sait réellement ce qui nous pousse dans les bras de l'extrémisme : la colère contre l'injustice de la société ? Des lacunes dans la pensée analytique ? La soif de « l'ivresse des excès » et la passion pour la violence ? La haine de soi qui trouve du sens dans la destruction de l'autre ? Le besoin de se raccrocher à l'illusion d'une « solution » face aux problèmes sociétaux ? Les raisons sont complexes et les conséquences toujours dramatiques.
    Comprendre et repérer les changements de visions du monde et de comportements provoqués par l'adhésion à une idéologie radicale qui mène à l'extrémisme violent est nécessaire. Maîtriser les étapes de désengagement de la violence et de déradicalisation idéologique aussi. Quelles sont les similitudes et les différences entre les djihadistes, les suprémacistes blancs et les activistes de l'extrême gauche ?
    Une ancienne éducatrice et un ancien policier croisent leurs regards pour décrypter les mystères de ces processus de radicalisation multifactoriels. Forts de leurs recherches et de leurs expériences de terrain, Ils partagent des analyses éclairées et des témoignages inédits, des clés pragmatiques et des outils pour mesurer le niveau ou la sortie de radicalisation.

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  • Dans ce récit à deux voix, F. Benyettou, djihadiste repenti, retrace le cheminement qui l'a mené d'un islam modéré au djihad, la prison, son retour à une vie normale et son engagement au côté de D. Bouzar, anthropologue fondatrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam. Cette dernière explique les mécanismes psychologiques qui mènent à de tels choix de vie.

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  • Les adolescents français sont de plus en plus nombreux à se radicaliser et, parmi les Européens, les plus attirés par l'idéologie djihadiste. Plus de 10 000 parents inquiets et désemparés ont déjà appelé le numéro vert mis en place par le gouvernement. Pour demander de l'aide et tenter de comprendre.
    Pourquoi un jeune est-il conquis par ces discours de propagande ? Comment en arrive-t-il à s'engager et à risquer sa vie ? Qu'est-ce qui le pousse à rompre radicalement avec tout ce qu'il aimait jusque-là ? Et quand il tire un trait sur sa famille pour se tourner vers une famille de substitution, comment le remobiliser ?
    La majorité de ces jeunes a entre 15 et 25 ans. Avant l'embrigadement, tout les distingue. Pourtant, tous succombent aux sirènes de Daesh. Sont-ils des symptômes de notre époque ? Entre fragilité inhérente à l'adolescence, engagement, fanatisme, radicalisation et folie meurtrière, où se situe la frontière ?
    Les auteurs ont été les pionniers mandatés pour aider ces jeunes et leurs familles. Ensemble, ils éclairent ici les processus à l'oeuvre dans la radicalisation adolescente.

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  • « Le collègue de Micheline lui a conseillé de retourner faire du tricot ? Tom est humilié par un mot utilisé durant la période de l'esclavage ? Malagua est mise à l'écart à cause de son poids ? Stefano a perdu toute chance de promotion du fait de son orientation sexuelle ? Véronique est harcelée en raison de ses activités syndicales ? Hamid est stigmatisé parce qu'il est musulman ? ».

    Ce n'est pas admissible, mais que faire ?

    Très peu de solutions concrètes ont été proposées jusqu'à aujourd'hui : ce livre précurseur donne enfin les outils pour comprendre et décrypter les mécanismes de harcèlement et de discrimination et les solutions pratiques pour les combattre. Il est le fruit de la démarche pionnière de l'entreprise Disneyland Paris, qui, confrontée elle aussi à ce phénomène de société, a décidé de proposer au cabinet indépendant de Dounia et Lylia Bouzar de contribuer à la mise en place d'une structure interne dédiée à ce problème. Cette expérience unique a permis aux auteurs de tirer des enseignements concrets qu'elles ont rassemblés dans cet ouvrage.

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  • Un salarié peut-il réclamer un local de prière sur son lieu de travail, refuser de serrer la main à des collègues féminines ou à des clientes, imposer ses congés pour le ramadan ? Inversement, le DRH peut-il interdire le port du foulard à une chef de service, ou celui de la barbe à un commercial ? Le plus grand flou règne sur ces questions, qu'on ne peut résoudre simplement, comme on le ferait dans le service public, en faisant appel au principe de neutralité.
    L'enquête passionnante de Dounia et Lylia Bouzar, anthropologues du fait religieux, montre que l'on oscille en général entre un dangereux laxisme (par crainte de paraître raciste ou islamophobe) et des pratiques discriminatoires. Or, il existe des règles de droit précises en la matière, et des balises élaborées par la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), mais elles restent méconnues tant des responsables que des salariés.
    Ce livre les énonce et les explique très clairement au moyen d'exemples concrets, en proposant également une grille de critères objectifs, outil indispensable pour penser et gérer sereinement ces situations.

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  • Lorsqu'elle est intervenue devant la commission parlementaire sur le « voile intégral », Dounia Bouzar a défendu l'idée que l'État n'a même pas à se demander si la burqa relève de l'islam ou pas, il doit l'interdire pour raisons d'ordre public. Mais, même si elle accepte que cette interdiction se fasse par une loi (qui juridiquement ne serait pas nécessaire), elle entend prévenir du danger qu'il y aurait à croire à son efficacité. Car c'est en fait par beaucoup d'autres biais, que l'islam radical cherche à s'immiscer dans la vie quotidienne, des piscines municipales avec horaires réservés aux femmes jusqu'aux refus de consultations par un médecin homme dans les hôpitaux publics, en passant par l'exigence de viande hallal dans les écoles, etc.
    Comme elles l'ont fait avec l'islam dans les entreprises, les auteurs livrent ici le fruit de leur enquête dans les services publics, et pointent les multiples laxismes qui contreviennent aux principes républicains, partout. ou presque, puisque seule l'attitude à la fois équilibrée et ferme des services hospitaliers respecte à leurs yeux les valeurs de la laïcité.
    Ce constat sans concession est assorti, comme dans le précédent ouvrage, des conseils concernant les critères républicains que devraient suivre les responsables de l'État et des collectivités locales.

  • Le voile est-il compatible avec le principe de laïcité ? Est-il le signe d'une crispation identitaire, d'un refus d'intégration ? L'exclusion des femmes voilées en France est-elle au contraire révélatrice d'une vision encore colonialiste qui donnerait au "foulard islamique" un sens et des objectifs qu'il n'a pas - ou qu'il n'a pas toujours ? A ces questions de plus en plus présentes dans les écoles, les lieux de travail, les cités, on a souvent répondu par des arguments passionnels, des slogans et des oukases.
    Mais qui a véritablement sollicité le témoignage des musulmanes, qui s'est inquiété de leurs motivations profondes pour porter le voile ou pour le refuser ? Cette enquête, deux femmes musulmanes l'ont réalisée Dounia Bouzar, éducatrice à la Protection judiciaire de la jeunesse, chargée de mission sur l'islam, et Saïda Kada, militante de Femmes françaises et musulmanes engagées. L'une est voilée, l'autre pas, et plus d'une fois leurs opinions divergent.
    Mais en commentant des témoignages parfois bouleversants venus d'horizons sociaux très différents, en nous donnant aussi les références nécessaires sur l'islam et les femmes, elles contribuent à lancer un débat trop longtemps évité : comment la culture musulmane peut-elle participer harmonieusement à la modernité républicaine ?

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