Dominique Jacques-Jouvenot

  • La transmission des pratiques et des savoirs professionnels de l'éleveur est le plus souvent considérée comme allant de soi, du fait d'une spécificité supposée du milieu : le père transmet au fils, un savoir qu'il a lui-même reçu de son père. L'observation et l'analyse du processus de transmission interrogent cette évidence. A partir d'une recherche consacrée à la transmission des savoirs dans un milieu professionnel apparemment singulier, s'impose un point de vue anthropologique sur l'acte de transmettre. Ainsi se trouve posée la première pierre d'une anthropologie du patrimoine.

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  • Ces recherches analysent le processus de transmission comme une économie du don. Transmettre articule toujours les générations les unes aux autres, créant ainsi du don et de la dette. Des relations intergénérationnelles génèrent, par le biais de cet échange, des solidarités et des conflits qu'il importe d'étudier.

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  • L'évolution actuelle des politiques agricoles plonge les agriculteurs dans une profonde incertitude économique, due à la variation des prix et à une instabilité politique consécutive à la redéfinition des conditionscadres et des modalités d'octroi des aides publiques. La libéralisation des marchés prônée par les politiques publiques française et suisse, ou la perspective de l'abandon d'une production administrée comme au Québec soumettent les agriculteurs à une intense pression psychologique et à une précarité économique auxquelles il est difficile de faire face. Quels effets ces changements génèrent-ils en termes de surcharge, de stress et d'image de soi et du métier ? Comment continuer à être paysan et vouloir transmettre sa ferme dans de telles situations ? Le mal-être des agriculteurs dépend-il bien du contexte politique et économique ? Pour répondre à ces questions, qui interrogent tant le contexte socioéconomique que la faculté des politiques agricoles à gérer la situation sociale et psychologique des agriculteurs, une équipe internationale de chercheurs a comparé la situation des éleveurs laitiers de Suisse, de Franche-Comté et du Québec. Leurs constats alarmants, présentés dans cet ouvrage sous une forme didactique, soulignent l'urgence d'une réflexion sur la durabilité sociale des agricultures occidentales. Yvan Droz, anthropologue, enseigne à l'IHEID à Genève et est professeur associé à l'université de Laval au Canada. Il a publié Un métier sans avenir ? (avec J. Forney). Valérie Miéville-Ott, ethnologue, cheffe de projet chez AGRIDEA, est coauteure de Anthropologie politique du paysage (avec Y. Droz, J. Forney et R. Spichiger). Dominique Jacques-Jouvenot, professeure de socio-anthropologie à l'université de Franche-Comté, a publié Les maux de la terre (avec J.-J. Laplante, 2009) et Socio-anthropologie de la transmission (avec G. Vieille Marchiset, 2012). Ginette Lafleur, doctorante en psychologie communautaire à l'université du Québec à Montréal, étudie les conduites suicidaires des agriculteurs au Québec et en Suisse, et a publié l'Enquête sur la santé psychologique des producteurs agricoles du Québec (avec M.-A. Allard).

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