Vie pratique & Loisirs

  • Épaisseur et complexité à toutes les échelles d'espace et de temps, telle est la pluralité des mesures du vivant. Un enchevêtrement sans fin qu'observent un écologue scrutant les échelles des mouvements qui animent les paysages (S. Bonthoux), un écrivain attentif au jeu incessant des formes vivantes, comme les « murmurations » d'étourneaux (J.-C. Bailly), et un photographe arpentant des lieux habités qui laissent affleurer l'énigme, le mystère (I. Ariño). Les milliards de cartes postales envoyées au siècle dernier participent à la « circulation des paysages » (F. Brunet). Les dessins d'un plasticien fasciné par la croissance et l'altération (P. de Pignol) et le récit d'une course en plein désert par un écrivain soigneur de chevaux (F. Tabouret) ouvrent d'autres perspectives. Apprécier la puissance et la vulnérabilité des vivants, c'est aussi se mettre à l'écoute du chant des oiseaux avec un acousticien naturaliste (B. Fort, L. Voisin) ou s'inquiéter du devenir des paysages agricoles (S. Marot).
    La mesure est au coeur du travail de conception des paysagistes (L. Chauvac et S. Morin), ce que montrent, comme à chaque livraison, les travaux d'élèves qui en constituent le centre. Deux projets engagent un dialogue avec l'agriculture : en anticipant la montée des eaux à Narbonne (P. Malautier), en cultivant le bocage de Notre-Dame-des-Landes (C. Fortin). Deux autres interrogent les capacités écologiques des métropoles : face au réchauffement à Clermont-Ferrand (L. Rue) ou en transformant un site parisien emblématique de la modernité architecturale et urbaine, le Front de Seine (K. Spangberg).

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  • Le numéro 17 des Cahiers de l'École de Blois, Pentes, reliefs, versants, relève la complexité des répartitions foncières dans les montagnes, constate l'oubli des gestes traditionnels et la permanence des attachements, observe les écarts démographiques, les pressions économiques, les résistances et les envies de relancer l'action collective.

    C'est surtout vers la moyenne montagne que ce numéro des Cahiers de l'École de Blois s'est tourné : en direction d'alpages peu fréquentés, de plateaux aux versants autrefois déboisés par les cultures, d'anciennes vallées industrielles.
    À qui appartiennent aujourd'hui les montagnes ? Comment y concevoir des projets de paysage à l'épreuve de situations difficiles ?
    Loin des métropoles, le projet du paysage se fait politique : il élabore des stratégies, cherche à renforcer des coopérations, susciter des échanges.
    Lolita Voisin, paysagiste et nouvelle directrice de l'École de Blois, examine les enjeux politiques de l'aménagement des territoires de montagne. Il est encore temps de recueillir et de transmettre les précieux savoir-faire que leur vie étagée continue d'enseigner. C'est ce que montrent aussi les contributions d'un alpiniste et guide chevronné, Claude Jaccoux ; de Dino Genovese, forestier piémontais devenu chercheur et pédagogue ; de Colette Mazabrard, écrivaine marcheuse des Pyrénées, ou encore les visions utopiques et engagées d'Architecture alpine de l'architecte allemand Bruno Taut (1919), dont un article de Susanne Stacher salue la puissance d'évocation ; ainsi que deux séries photographiques (par Samuel Hoppe et Eric Poitevin) et les dessins du plasticien Franck Léonard, attentifs à l'étrangeté vivante des paysages hérissés.


    Direction de l'ouvrage: Olivier Gaudin. Contributions de: Jean-Christophe Bailly, Ninon Bonzom, Marc Claramunt, Hélène Copin, Claire Duthil, Léna Faury, Olivier Gaudin, Dino Genovese, Samuel Hoppe, Claude Jaccoux, Franck Leonard, Colette Mazabrard, Éric Poitevin, Susanne Stacher, Lolita Voisin.

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