Daniel Fano

  • La ville, chez Daniel Fano, est « sale comme un rêve inachevé ». Le monde aussi, et le lecteur ne sait pas sur quel pied danser. Pas plus que les personnages d'ailleurs, fragments imaginaires d'histoires plus grandes, désossés des vieux polars américains, qui confondent la fin du monde avec la prochaine danse. On navigue entre le crime et le cartoon, la vivacité de la bande-dessinée et la profonde mélancolie des closing-times. On saute d'un continent et d'une époque à l'autre, en changeant de vers, on fait de grands voyages, dictés par la seule logique de la fantaisie, dans une forme de tendresse poétique ; le décousu comme une approche du monde. Et tout semble se passer au même moment, dans une tranquille équivalence, les drames comme les broutilles, l'extinction des espèces et une robe froissée ; on sait maintenant « que la mémoire est une folie de plus ». Fano déploie des dizaines de narrations simultanées, où apparaissent brièvement, parfois en souvenir, parfois en ricochets d'évocation, parfois en figures clownesques de carton-pâte, les visages de Catherine de Médicis, Cy Twombly, Barack Obama, Serge Gainsbourg, Steve Reich, Eric Dolphy, Usain Bolt ou Claude Debussy. C'est un bombardement de flegme, de soie, puisé dans la mythologie des films noirs et des romans d'espionnages. Ces poèmes sont des coffres à jouets débordants de femmes fatales, de détectives un brin ratés, d'hommes d'affaires et de dictateurs, dans un bazar de révolutionnaires et de sex-symbols. C'est plein de pierres précieuses, de feutres mous et de Berreta, de Cadillac et de films pornos. Tous ces personnages soudain pris sous les projecteurs des télévisions, en flagrant délit de crime irrésolu : celui de la condition humaine. Car le monde tourne rond, mais à une allure folle, à la vitesse des nuages, et toutes les histoires se valent : ce n'est pas un parc d'attraction, c'est la vie même, mais éclairée par une lumière de dancing et on ne sait plus très bien qui appartient vraiment à la fiction. C'est la vie avec ses personnages découpés dans les journaux à scandale, et rassemblés dans un collage géant, par un démiurge facétieux qui s'accroche à ses fantaisies avec une joie féroce, sur le tableau d'une époque de la mémoire totale qui a « tué l'histoire ».

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  • Au sommaire : Marilyn Monroe en mauvaise posture, le supertanker capturé par les pirates somaliens, le majordome de Monsieur Hitler qui donne finalement toute satisfaction au camarade Staline, la tortue qui fait peur à Fidel Castro, la guerre des soutiens-gorges à cause d'un seul Japonais, quatre petits cannibales qui ont mal au coeur, Nicole Kidman en pleine crise de Botox. et ce n'est pas tout. De 2004 à 2009, Daniel Fano a publié aux Carnets du Dessert de Lune un cycle de quatre chroniques (L'Année de la dernière chance, Le Privilège du fou, Sur les ruines de l'Europe, La Vie est un cheval mort) décrivant une humanité qui court après un bonheur essentiellement publicitaire et appelle de ses voeux toutes les catastrophes possibles. y compris sa propre disparition. Dans cette prose de guerre implacable, un défilé fou de célébrités traverse le fracas des informations plus ou moins truquées par les médias, un défilé d'icônes qui apparaissent comme ce qu'elles sont réellement : des marchandises à vendre, à consommer, à détruire et qui sont destinées à faire vendre, consommer, détruire aussi d'autres marchandises. Dans Ne vous inquiétez plus c'est la guerre, sorte d'épilogue à sa tétralogie polyphonique en prise directe sur le « cauchemar de l'Histoire », Daniel Fano s'attache au sort de quelques actrices hollywoodiennes (notamment Kim Novak et surtout Marilyn Monroe) particulièrement représentatif du caractère pornographique et prostitutionnel des rapports et réseaux sociaux contemporains. Ici, pas d'illusion lyrique, pas plus d'espoir que de désespoir.

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  • Voici le quatrième tome de la tétralogie inaugurée en 2004 avec L'Année de la dernière chance et poursuivie avec Le Privilège du fou et Sur les ruines de l'Europe.
    D'ampleur plus vaste, cet opus est peut-être le plus marqué par l'humour - un humour noir et glacé à souhait. L'auteur y traite beaucoup (mais pas seulement) du terrorisme durant les quatre dernières décennies, des Tupamaros à Al-Qaida en passant par la Bande à Baader et Septembre Noir.
    Chroniqueur du chaos, le moraliste se garde bien de jouer les prêcheurs, de servir une cause partisane. C'est qu'il est réfractaire aux formatages idéologiques, d'où qu'ils viennent. Donc, ici, pas de démonstration appliquée, pas de message univoque, mais un montage de faits avérés, divulgués dans la grande presse ou dans des livres qui furent d'une brûlante actualité. L'auteur ne se contente pas de déboulonner les vieilles et les nouvelles idoles, il montre le si peu de différence qu'il y a entre un journal télévisé et un film pornographique, il balaye toutes les illusions possibles, il montre les progrès d'un désastre inéluctable, le genre humain fasciné par son propre suicide en cours. Ses personnages imaginaires (particulièrement, Monsieur Typhus, Rita Remington, Rosetta Stone, Jimmy Ravel et Patricia Bartok) sont plus présents que jamais pour mieux souligner les horreurs de l'Histoire : en effet, malgré leurs prodigieux efforts réitérés , ils ne parviennent jamais à égaler - pas même à approcher - les "héros" du réel dans les actes crapuleux qu'ils commettent.

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  • Troisième volet de la tétralogie inaugurée avec L'Année de la dernière chance et Le Privilège du fou, publiés par le même éditeur, ce livre ne saurait se réduire à un collage d'événements plus ou moins authentiques et spectaculaires de la Guerre froide (qui a cependant fort marqué la jeunesse de l'auteur). Certes, il y est question d'espions soviétiques et américains, de soucoupes volantes et de conquête de l'espace, Kennedy et Krouchtchev y vont de leur petit numéro, Mao y joue les mystérieux, mais plutôt que d'un retour vers un passé prétendument mythique, il s'agirait d'une contamination du présent par le passé, le futur et la fiction. Sans doute, en l'occurrence, faudrait-il parler de point de vue d-cumenté sur la course frénétique du monde contemporain vers le chaos, l'ensauvagement, à travers la pensée suicidée, le massacre de masse et la pornographie généralisée.

  • Hitler et Eva Braun traversent en tous sens un monde où le fils du docteur Folamour pourrait bien découper en fines tranches la fille du major Kafka sans l'intervention impromptue d'un furet furieux de ne pas être pris en photo toutes les dix secondes. Ce monde, peuplé d'espions, de gangsters, de stars, de terroristes, de mutants et d'imposteurs en tous genres, est évidemment le nôtre et Daniel Fano continue de dresser le catalogue de ses crimes et de ses vanités. Ses poèmes, autant d'histoires et de situations singulières, ont la brièveté des faits divers, et donc leur violence. Entre l'ironie et l'humour, La nostalgie du classique frappe de dérision à la fois le regret des choses passées et le culte des mythologies modernes.

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  • Henri Vernes & Bob Morane, une double vie d'aventures
    Daniel FANO

    Créé en 1953 par Henri Vernes, Bob Morane est le héros d'une série de romans d'aventures mythiques dont l'essentiel a paru dans la non moins mythique collection Marabout Junior. Près de 200 histoires (dont la plupart ont été d'énormes best-sellers) ont conté ses combats contre les pires ennemis de l'Humanité : l'immonde Homme aux dents d'or, l'immortel Monsieur Ming alias l'Ombre Jaune, la secte des Crapauds de la mort, ou l'envoûtante Miss Ylang-Ylang à la tête de l'organisation Smog. Un temps quelque peu méprisé par l'establishment littéraire, Henri Vernes a désormais trouvé sa juste place. Des écrivains « sérieux » osent aujourd'hui déclarer ouvertement l'importance capitale que la lecture des Bob Morane a eu sur leur vocation. Dans cet ouvrage initié par Francis Dannemark afin de célébrer Henri Vernes (qui fête son 89e anniversaire en 2007), on pourra lire : - des entretiens complices et malicieux avec Henri Vernes ; - des pages choisies des aventures de Bob Morane qui (dé)montrent la richesse stylistique et la diversité thématique de la série ; - les témoignages de personnalités littéraires (François Taillandier, Jacques De Decker, Jean-Baptiste Baronian), artistiques (le cinéaste Gérard Corbiau, le jazzman Gaston Bogaerts, les bédéastes Yann et Conrad, le chanteur Nicolas Sirkis du groupe Indochine) et politiques (Charles Picqué, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, et Freddy Thielemans, bourgmestre de Bruxelles). - un essai de Daniel Fano où sont relevés, entre autres, l'importance de l'humour et des rôles féminins, ainsi que les nombreuses analogies avec de fabuleux conteurs comme Alexandre Dumas, Arthur Conan Doyle ou Jean Ray ; - deux textes parodiques de Yann et Conrad où Bob Morane est devenu Bob Marone ; - des documents rares illustrant un cahier photos 16 pages, et la liste intégrale des Bob Morane.

  • Daniel FANO est né en 1947. Il a vécu en Allemagne et en France avant de s'installer à Bruxelles en 1971. Journaliste et conférencier, il a été révélé par l'anthologie La Nouvelle Poésie française de Bernard Delvaille (Seghers, 1974). Il a publié Souvenirs of you (Daily-Bul, 1981), Chocolat bleu pâle (Le Castor Astral, 1986), Vers le lac (NBJ, 1986), Un champion de mélancolie (Unes, 1986), Fables et Fantaisies (Les Carnets du Dessert de Lune, 2003) et La Nostalgie du classique (Le Castor Astral, 2003). Ces recueils ont provoqué une grande influence dans l'oeuvre de nombreux poètes contemporains. Récemment, Daniel Fano a publié trois importants volumes de prose aux Carnets du Dessert de Lune.

    Les poèmes qui constituent Comme un secret ninja ont été écrits entre mai 2003 et juillet 2006, durant les périodes qui précédèrent ou suivirent la composition de livres de prose à l'ampleur assez conséquente : L'Année de la dernière chance, Le Privilège du fou et Sur les ruines de l'Europe, publiés entre 2004 et 2006. Parallèlement à ces ouvrages qui tentent de conjuguer le documentaire historique et sociologique avec une forme moderne d'épopée, Daniel Fano a voulu produire des poèmes courts, rapides, souvent narratifs, tour à tour parodiques et satiriques, ironiques et humoristiques, toujours en prise directe avec l'univers contemporain (gangsters, terroristes, fausses gloires médiatiques, emprise croissante de la novlangue). Le thème de l'ensauvagement est partout présent ici, comme dans tous les autres travaux de l'auteur édités depuis 2004.

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  • Ces derniers temps, Hitler a été de toutes les fêtes de la jet-set internationale et les grands couturiers se sont inspirés d'Auschwitz pour leurs nouvelles collections. Délire ? Oui, celui d'un monde, le nôtre, où se conjuguent terrorisme et médias, guerre et publicité, fanatisme et pornographie. Un monde où nous entraîne un enfant de la bombe atomique, un ironiste sans espoir ni désespoir, qui sait, après Machiavel, que « l'Histoire se rit des prophètes désarmés. »

  • L'écrivain Lester Godard fuit la scène de crime où gît le cadavre de sa femme, Françoise Hardy.
    Tandis qu'il s'élance sur la route d'Arras au volant de sa Ford Mustang, les images d'une autre cavale affluent à sa mémoire : celles de son « parcours » d'auteur haché, précaire.... Y défile, par flashes, le film de rencontres capitales, de succès fulgurants, d'interviews bruyantes ou encore de séances de signature envahies de monde. Souvenirs à la précision quasi photographique qui font de lui un homme seul. Un fuyard. Jusqu'à ces quelques petites phrases, échangées en confidence avec un rare initié, figure littéraire complice, compagnon de route, qui surnagent, tout à coup chargées d'une résonance insolite.

    La fiction va peu à peu se mêler à ces souvenirs du monde réel. Les oeuvres les plus marquantes de Lester Godard, généralement inspirées par la Seconde Guerre mondiale, créent des personnages semblables à lui-même : qui persistent à vivre leur vie secrète de pure fiction à l'intérieur des minutes les plus graves de l'Histoire. Tel ce pilote de la Luftwaffe ; Erwin Lockhart, qui initie au chamanisme son co-pilote Joseph Beuys et lit l'Anabase de Xénophon pendant la marche triomphale des armées hitlériennes en Russie. Plus le temps avance, plus Lester Godard apparaît comme un caméléon, un écrivain si éclectique que la critique n'arrive plus à le suivre, encore moins à le classer. « Mallarmé pop », « Pérec rock », la voix des plus déterminés et des mieux disposés à son égard s'essouffle. Surtout qu'il demeure « vague » du point de vue idéologique.

    Plus il écrit, plus son univers subit la contagion de son imagination et le lecteur lui-même en perd ses repères, après avoir été littéralement embarqué :
    Françoise Hardy, son épouse, n'est qu'un homonyme, Mademoiselle Chanel n'était qu'un chat. Pour le reste, en revanche, tout est vrai : un antique électrophone Teppaz et une vingtaine de vinyle 45 tours (Nat King Cole, Petula Clark, etc.), deux photos dédicacées (une de Diana Rigg, l'autre de Linda Thorson), une fausse collection de Cahiers du cinéma des années 1964 à 1967, les deux derniers numéros du magazine Rock& Folk, un album de bande dessinée de Guy Pellaert (Pravda la Surviveuse, l'édition Losfeld originale), quelques Marabout Flash dans un état de fraicheur sidérant, l'affiche Bob Dylan par Milton Glaser, un dessin de Roland Topor, etc.

    Lester Godard a maintenant la police à ses trousses.
    Le temps accélère comme dans Les Choses de la vie de Sautet. Il a un Beretta sur lui. On devine qu'il va s'en servir pour le meilleur et pour le pire.
    Ce récit, séquencé comme un court-métrage, brille par une précision documentaire. Tandis que les flashes se succédant font triompher le rêve et à l'intérieur du rêve, toute la vérité sur la mort de Françoise Hardy ou le dernier mot de la dernière histoire. La dernière séquence de la dernière séance.

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  • Les textes inédits qui composent les cinq livrets du Tombeau de l'amateur offrent un condensé de la pratique poétique de Daniel Fano. Au gré de montages polyphoniques et de parataxes, oscillant entre la trivialité d'une vie contemporaine absurde et les échos glaçants d'une histoire cauchemardesque, les textes de Daniel Fano sont autant de télégrammes grinçants, conjugaisons paradoxales de nonsense et de poésie objectiviste.

  • Les textes inédits qui composent les cinq livrets du Tombeau de l'amateur offrent un condensé de la pratique poétique de Daniel Fano. Au gré de montages polyphoniques et de parataxes, oscillant entre la trivialité d'une vie contemporaine absurde et les échos glaçants d'une histoire cauchemardesque, les textes de Daniel Fano sont autant de télégrammes grinçants, conjugaisons paradoxales de nonsense et de poésie objectiviste.

  • Dans son livre, Daniel Fano couvre l'Histoire depuis 1926 en suivant trois cercles concentriques (1926-2002, 1947-1958 et 2004- le temps de l'écriture). Il y traite le registre de l'intime de façon singulière: émule de Holden Caulfield (héros de L'Attrape-coeurs de Salinger, qu'il ne cite pas par hasard), il protège les siens, refuse de les jeter en pâture publique, évoque son père en parlant de Marilyn Monroë (née comme lui en 1926), évoque sa mère en parlant de Bette Davis et Jennifer Jones (qui étaient ses actrices préférées) et pour saluer sa compagne distille des souvenirs de Ava Gardner et des événements survenus en 1958. Pas question pour lui de sacrifier à la mode de l'autofiction : les chansons et films qu'il répertorie n'ont rien à voir avec le regret des choses passées mais renvoient aux époques qu'il a traversées, offrent un con-trepoint futile aux horreurs qu'il dénombre avec humour (noir).

  • Les textes inédits qui composent les cinq livrets du Tombeau de l'amateur offrent un condensé de la pratique poétique de Daniel Fano. Au gré de montages polyphoniques et de parataxes, oscillant entre la trivialité d'une vie contemporaine absurde et les échos glaçants d'une histoire cauchemardesque, les textes de Daniel Fano sont autant de télégrammes grinçants, conjugaisons paradoxales de nonsense et de poésie objectiviste.

  • Les textes inédits qui composent les cinq livrets du Tombeau de l'amateur offrent un condensé de la pratique poétique de Daniel Fano. Au gré de montages polyphoniques et de parataxes, oscillant entre la trivialité d'une vie contemporaine absurde et les échos glaçants d'une histoire cauchemardesque, les textes de Daniel Fano sont autant de télégrammes grinçants, conjugaisons paradoxales de nonsense et de poésie objectiviste.

  • Les textes inédits qui composent les cinq livrets du Tombeau de l'amateur offrent un condensé de la pratique poétique de Daniel Fano. Au gré de montages polyphoniques et de parataxes, oscillant entre la trivialité d'une vie contemporaine absurde et les échos glaçants d'une histoire cauchemardesque, les textes de Daniel Fano sont autant de télégrammes grinçants, conjugaisons paradoxales de nonsense et de poésie objectiviste.

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  • Patricia Bartok n'est pas la seule à changer de sexe à volonté. Rita Remington rétrécit de quelques centimètres. Rosetta Stone a sorti ses fleurs artificielles. Colonel Fawcett effectue un de ces sauts périlleux dont il a le secret. Major Osiris Walcott vient de froisser le col de sa veste. Inspecteur et Flippo se prend pour un personnage de série télévisée. Jimmy Ravel sait ce qu'il faut faire pour égarer les philosophes. Et Monsieur Typhus ? Il se pourrait qu'il apparaisse à l'occasion comme un phénomène de foire bicéphale. Ils sont à Londres, Cuba, Berlin, Belgrade, Bagdad, Kaboul, Kinshasa, Macao, Moscou et même Copenhague entre 1967 et 2010. Dans notre société liquide, ces exterminateurs-là ne meurent jamais longtemps.

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  • Monsieur Typhus, toujours fournisseur d'horreur et de terreur. Rita Remington, par instants entièrement tatouée. Patricia Bartok, sourire de vampire. Jennifer Style, endormie sur un tas de diamants. Rosetta Stone, pas que sa main poudrée de cocaïne. Et même Jimmy Ravel voit des espions partout. De 1970 à 2018, ils sont à Bogota, Colombo, Dubaï, Nairobi, Pékin, Tirana, Tunis, Varsovie, Vienne. Ils courent les complots, se font truffer de plomb, tremper dans l'acide, chiffonner à point. Non content de passer les clichés du roman d'espionnage à la moulinette, l'auteur entraîne ses personnages vers leur devenir-machine, ils ne vont plus tarder à entrer dans la post-humanité.

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