Christian Chocquet

  • Le terrorisme et la criminalité organisée, envisagés comme de "nouvelles menaces" effaçant les frontières entre menace extérieure et menace intérieure, sont souvent l'objet d'approches très simplificatrices. Cet ouvrage se propose de tenter de définir ces notions encore imprécises et d'en analyser les relations, d'effectuer un recensement des organisations diverses et multiformes auxquelles elles s'appliquent, d'évoquer les modes pluridisciplinaires d'analyse stratégique que suppose le traitement judiciaire et policier de ces phénomènes.

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  • Dix ans après le 11 septembre, un essai actualisé qui dresse un bilan de la luttre contre le terrorisme.

    Le caractère apocalyptique des attentats du 11 septembre avait fourni les derniers arguments à ceux qui considéraient que le terrorisme ne pouvait être envisagé comme un simple phénomène criminel et qu'il convenait de le traiter comme une véritable situation de guerre.
    Au nom de cette « guerre » ont été lancées les opérations en Afghanistan puis en Irak et plusieurs législations nationales ont été profondément modifiées, mettant parfois en cause des libertés et droits individuels élémentaires. Mais en dépit des moyens et outils militaires engagés, les attentats n'ont jamais été aussi nombreux ni aussi meurtriers. Le bilan de l'action menée n'est aujourd'hui guère convaincant. Désormais, depuis l'arrivée de Barack Obama au pouvoir, la dénomination « guerre au terrorisme » a été abandonnée outre-Atlantique. Non, le terrorisme n'est pas la guerre.

  • C'est au nom de la " guerre au terrorisme " qu'ont été lancées les opérations en Afghanistan puis en Iraq et que plusieurs législations nationales ont été profondément modifiées, mettant parfois en cause des libertés et droits individuels élémentaires. Le caractère apocalyptique des attentats du 11 septembre a fourni les derniers arguments à ceux qui considéraient que le terrorisme ne pouvait être envisagé comme un simple phénomène criminel et qu'il convenait de le traiter comme une véritable situation de guerre. Mais en dépit des moyens et outils militaires engagés, les attentats n'ont jamais été aussi nombreux ni aussi meurtriers. Les extrémistes se radicalisent et semblent élargir peu à peu leur audience. Le bilan de l'action menée n'est aujourd'hui guère convaincant. L'une des raisons de cet échec est d'avoir insuffisamment pris en compte la diversité des manifestations du terrorisme pour se concentrer sur un concept de lutte trop aligné sur la conduite d'un conflit armé. La " guerre au terrorisme " ne peut être qu'une métaphore dans une lutte où le simple fait d'identifier l'ennemi pose problème.

  • Sommes-nous vraiment en guerre contre le terrorisme ? La question mérite non seulement d'être posée d'un point de vue opérationnel mais aussi politique. Si la réponse est oui, encore faut-il préciser de quelle sorte de guerre il s'agit, et si la réponse est non, il importe de déterminer pourquoi nos gouvernements successifs l'affirment. Finalement, il semblerait bien que nous n'ayons guère de stratégie dans la lutte contre le terrorisme. Or, faute de stratégie globale et complètement adaptée à une situation sans précédent, cette "guerre d'un nouveau genre" ne peut être gagnée.

    Face à la confusion générale sur le sujet, la thèse des deux auteurs de ce livre est que le concept de "guerre au terrorisme" est par nature porteur de son propre échec. Il nous empêche en réalité de comprendre la nature exacte du terrorisme islamiste et de saisir que le salafisme est le carburant du djihadisme.

    Au bout du compte, dans chacun des camps, il s'agit d'une guerre de l'information, maniant les messages idéologiques, les mots, les perceptions et les images, d'un combat dont les champs de bataille sont les esprits...

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