Catherine Poncin

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  • Sans conte ni legende

    Catherine Poncin

    " Le mazaag m'accompagne depuis que je parcours le Maroc pour réaliser ce travail. À partir d'une photographie de famille, " de ma famille d'adoption " j'ai souhaité explorer les albums de familles marocaines. Ces familles de toutes classes sociales, m'ont confié leurs souvenirs, leurs secrets ; leurs images. J'ai écouté durant des heures des récits. Au fil du déroulement des pages lourdes d'images ; j'ai photographié. Les diptyques comportent, accolés à l'image noir et blanc, un fragment de photographie couleur. Il représente par bribes des extraits de mon carnet de voyage. Il retrace l'intimité du " lieu témoin " de ma rencontre avec mon modèle. " CP

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  • Corpus

    Catherine Poncin

    Ce nouveau travail de Catherine Poncin est lié aux archives du Centre Médical Universitaire de Nimègue (Pays-Bas) l UMC St Radboud. Elle s'est intéressée aux images banales et aux images relevant d'une technologie de pointe par des fragments, détails, angles de vue particuliers. Comme le décrit Paul Ardenne, "Poncin, à partir d'une image trouvée, redécoupe, recadre, requalifie celle-ci dans un sens qui est celui de la réduction à un aspect, à un détail, ou, attentive à en passer par l'agrandissement d'un point choisi de l'image". Une fois les fragments sélectionnés, elle les recompose en bandes verticales successives, veillant soigneusement à ce que la combinaison des images donne une force expressive à l'ensemble. La hauteur des photographies est la même pour toutes, mais leur longueur est déterminée par l'enchaînement des fragments. Ainsi, telle perspective préalable sur le corps n'est pas nécessairement annihilée par la suivante, mais garde toute sa valeur, se trouvant prolongée visuellement par sa voisine, voire se prolongeant, se maintenant au coeur même de l'oeuvre.

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  • Catherine Poncin est une post-photographe, comme l'explique l'historien d'art Paul Ardenne. Post-photographe comme post-production : Catherine Poncin recueille, un peu partout, du marché aux puces aux fonds abandonnés, le tout venant, banal, de l'image photographique. Puis elle sélectionne un cliché pour sa valeur potentiellement mémorielle, et commence son investigation.

    Ce livre est le résultat du travail conduit par Catherine Poncin durant les résidence qu'elle a menées à Bogota en Colombie en 2014/2015 Archives d'un présent est un travail artistique mené à partir de témoignages et de dons d'images de disparus. L'artiste les a collectés auprès témoins ayant subis déplacements forcés, sévices, disparitions de proches au cours du conflit armé en Colombie de 1970 à ce jour.

    Une installation de cent portraits originaux exposés ponctuellement sur la voie publique par les associations de victimes, des photographies de famille, un corpus de 32 créations photographiques, une vidéo composent l'ensemble des oeuvres et installations réalisées par Catherine Poncin.

    Ces travaux questionnent les thèmes du politique, de l'archive, de la mémoire colombienne et des accords de paix à venir.

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  • Eclats

    Catherine Poncin

    Catherine Poncin poursuit une recherche photographique et plastique qu'elle nomme "De l'Image, Par l'Image". C'est à partir d'images qui existent déjà, telles que des photographies trouvées dans des albums de famille, dans la presse presse, que s'élabore sa démarche. Par indices prélevés et par l'évocation qu'ils lui suggèrent, elle construit un parcours fictionnel d'une mémoire.
    Des textes sur Alger relèvent bien d'une écriture du réel, pas nécessairement pour décrire une ville... mais dans la vérité d'un groupe d'élèves qui l'abordent avec leurs sensations, leurs angoisses, leurs révoltes, leurs pudeurs et leurs espoirs. Longue et riche gamme de sentiments exprimés naïvement ou douloureusement, spontanés ou réfléchis avec parfois des fulgurances de style ou d'invention littéraire.

  • De Constantine en Algérie, Catherine Poncin précipite dans l'univers abyssal des gorges du Rhumel, des silhouettes de femmes. A partir de photographies d'archives d'une collection particulière - suivant sa démarche " de l'image, par l'image " - elle irradie les corps, les " dévoile " et les traverse. In situ, elle explore le site géologique, photographie, arpente, suit le cours de l'oued, met en regard. D'autres corps apparaissent alors qui s'associent au minéral sans cependant s'y confondre. Les saisons se succèdent - les eaux se déversent d'écoulements subtils en torrents abondants. Elle propose aux Constantinois de transcrire anecdotes et mythes... les fragmente et les met en pages. Catherine Poncin nous donne à voir par la photographie ce qu'au travers des failles dissimulent les voiles.
    Vertiges est une " carte blanche ", commande du Centre Culturel Français de Constantine.

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  • Faisant suite au travail mené au Maroc, Sans conte, ni légende, Catherine Poncin continue d'explorer des albums photographique au sein de familles issues de l'immigration maghrébine en France (Miramas en Provence).
    Par cette nouvelle recherche, elle explore et enregistre la mémoire des êtres et des matières.
    Voyageant par-delà les des deux rives, la surface sensible des photographies 'années cinquante' résiste, les années 'soixante-dix' vieillissent, bleuissent, jaunissent, celle des grands parents parfois s'effacent... Lorsque sur les supports disparaissent les signes, d'autres sont réinventés...
    Toutes ces images s'inscrivent dans un perpétuel flux/reflux - aller/retour - confondant les lieux, les rives, les langues, les rites et les coeurs... parfois elle s'exposent, s'épinglent, ou se dissimulent.
    De vis à vis en confidences, Catherine Poncin laisse poindre, réinvente et donne à voir.
    Monsieur et Madame A. sont en partance depuis 1964 : Alger, Djijjel, St Denis. A l'origine, en France, l'immeuble c'était du provisoire. Aujourd'hui les canalisations claquent souvent, alors, les enfants colmatent, replâtrent et repeignent. Ils sont au nombre de dix, nés pour certains d'un côté de la Méditerranée, d'autres de l'autre. Tous demeurent en France aujourd'hui.
    Monsieur et Madame A. ont été très actifs dans les réseaux d'immigration, jusqu'à vingt personnes ont séjourné parfois dans cet appartement de quatre pièces!
    Les récits affluent, mon corps se love dans la profondeur du canapé, je me laisse porter... Des albums s'épanchent les images - des récits, quatre voix - des gâteaux, le miel chaud. Beaucoup de photographies sont réalisées depuis les années 70 en France ou durant des vacances en Algérie. Certaines viennent de Djijjel; elles témoignent entre autres de la construction, durant de longues années, de la grande maison de vingt pièces et de ses soixante quatre marches d'escalier !
    Les couleurs y sont particulières, augurent ou témoignent, j'interprète. les récits me parviennent de façon fragmentaire. En revanche, peu d'images des ascendants, pas d'images des trois voyages à la Mecque, pas d'images des baptêmes des fils. Le troisième oeil domine notre rencontre. Madame A. installe la fréquence algérienne " aux cosmonautes " et " tf1 " en Algérie. Un photo-montage du père et du frère de Mr A. fusillés lors d'une rafle dans leur village durant la guerre d'Algérie, la colonisation, le racisme inavoué de la voisine du premier étage, les problèmes enfin révélés du commissariat de police de quartier... Certaines images ne sont pas mais... on en parle...
    Depuis 1986, Catherine Poncin poursuit une recherche photographique et plastique qu'elle nomme "de l'Image par l'Image". C'est à partir d'images qui existent déjà, telles que des photographies trouvées, fonds photographiques de musées ou de régions, d'illustrations, de presse, que s'élabore sa démarche. Les isolant de leur contexte, elle procède alors à l'exploration de leur représentation. Par indices prélevés et par l'évocation qu'ils lui suggèrent, elle construit le parcours fictionnel d'une mémoire ainsi "affectée". C'est par cet autre regard, allant au delà du simple constat représenté, que par détournements s'exposent ses travaux sous forme d'accrochages multiples, de projections, de performances, d'objets, liés pour certains à l'écriture et au son.

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  • 13 octobre 2015 : toute première rencontre avec Catherine Poncin. Je découvre une oeuvre photographique singulière, portée par une photographe qualifiée de post-photographe. Rapidement alors se profile la nouvelle partie d'un jeu que j'aime - la prise en main de la collection et de son histoire par un artiste - et dont j'élabore la règle au fil du temps. Fidèle de la triade muséale à laquelle je crois - un musée comme une étoffe jacquard à l'armure faite de trois couleurs que sont les rêves d'éternité, de savoir et de partage - j'ose aussi le risque du risque et celui de la liberté. Il est celui de l'artiste, notre quatrième couleur, pourvu qu'elle échappe toujours un peu aux mots, insaisissable, avec l'impossible pour abri. Couleur de lune, de soleil, couleur du temps. Couleur du temps qu'il fait ou du temps qui passe. [...] Florence Calame-Levert

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  • 1418 - Echos, versos & graphies de batailles, s'inscrit pour le Département de la Seine Saint Denis, dans le cadre d'une carte blanche confiée à Catherine Poncin en vue d'une création artistique liée à la commémoration nationale du centenaire de la Première guerre mondiale.
    C'est à partir d'un corpus de deux cents cartes postales - constitué par les Archives départementales - réceptionnées ou adressées de vingt-six villes du département entre 1914 et 1918, que Catherine Poncin développe son concept intrinsèquement lié à l'archive. Reliant passé/présent, histoires individuelles/collectives, patrimoine ; elle élabore à partir des cartes postales, des photographies de constats de dommages de guerre, d'éditions du journal 'l'Illustration', des créations photographiques, affiches textuelles et créations sonores. A partir des rectos, elle fragmente, associe, 'encendre' ; des versos, elle analyse les missives et les encres, le dessin des phrases, le vocabulaire lié à la vie du front. Les terres de batailles se font chairs, Poncin en exhume les cadavres, les entraîne à traverser le siècle. Lors de rencontres participatives, elle constitue avec des habitants du département un 'cadavre exquis' qui met en abîme les écrits de soldats.
    Jean-Louis Dhermy, électro-acousticien s'empare des voix pour réaliser une pièce musicale.

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