Editions B42

  • Le théâtre de la terre ; inside, moving earths Nouv.

    Moving Earths et Inside constituent les deux premiers volets de la trilogie du Théâtre de la Terre, une série de trois pièces de théâtre coécrites par Frédérique Aït-Touati et Bruno Latour. L'ensemble de cette trilogie poursuit un objectif commun, celui de remettre en question nos idées reçues concernant la planète, cette Terre que nous habitons comme nous marchons dessus, presque sans y penser. Inside propose une expérience de pensée, et invite le lecteur à se tenir non pas sur le Globe, mais dans cette " zone critique " dont parlent les scientifiques.
    Pour tenter de comprendre ce que signifie " vivre dedans ", cette pièce de théâtre propose une série de tests en combinant les outils de la modélisation et de la simulation, soit deux manières de se rendre sensibles : par la science et par la scène. Entre philosophie et théâtre, Moving Earths invite le lecteur à tester l'hypothèse d'un parallèle entre l'époque de la révolution astronomique et la nôtre.
    Sommes-nous également en train de vivre une transformation du monde aussi profonde et radicale que celle de l'époque de Galilée ? Une chose est sûre : nous ne savons plus exactement sur quelle planète nous vivons, ni comment la décrire. Dans cette pièce, Frédérique Aït-Touati et Bruno Latour s'inspirent du travail de recherche de l'environnementaliste anglais James Lovelock et de la biologiste américaine Lynn Margulis pour présenter une nouvelle conception de la planète Terre.
    Ces deux pièces ont été créées au Théâtre Nanterre Amandiers en novembre 2016 et décembre 2019, et ont été jouées sur de nombreuses scènes européennes (Théâtre de l'Odéon à Paris, Martin Gropius Bau à Berlin, Théâtre Benno-Besson en Suisse, ou à la Biennale de Taipei). Deux entretiens avec les auteurs complèteront les textes. L'ouvrage sera richement illustré, et la mise en page rejouera la mise en scène des textes dans l'espace du livre.

    À paraître
  • Paris, ville invisible Nouv.

    Ouvrage iconique de théorie sociologique, Paris ville invisible interroge la notion de collectif sous l'angle du texte et des images. À travers ce reportage photographique réalisé à la fin des années 1990, Émilie Hermant et Bruno Latour ont entrepris de décortiquer ce qui constitue l'unicité de Paris, tant sur le plan sociologique que celui de l'urbanisme.
    Paris se donne si facilement au regard des peintres et des touristes, elle a si souvent été le sujet de beaux livres ou de photographies qu'on en oublie les difficultés des milliers d'ingénieurs, de techniciens, de fonctionnaires, d'habitants et de commerçants, pour la rendre visible.
    Ce livre tente, par le texte et par l'image, de cheminer à travers la ville en explorant quelques-unes des raisons qui nous empêchent de l'embrasser facilement d'un seul coup d'oeil.
    Sous la forme d'une enquête photographique, Bruno Latour et Émilie Hermant nous font visiter des lieux, habituellement fermés aux passants, dans lesquels s'élaborent les innombrables techniques qui rendent la vie possible aux Parisiens (service des eaux, préfecture de police, périphérique, etc.) ces lieux dits « panoptiques » d'où l'on voit Paris tout entier.
    À travers une observation fine et une réflexion sur l'importance des objets ordinaires comme par exemple la signalétique qui offre aux habitants les moyens de parcourir la ville sans s'y perdre aussitôt, cet ouvrage entreprend d'analyser ce qui « constitue » la ville de Paris.
    En termes d'architecture, d'urbanisme et sur le plan sociologique, comment pourrions-nous analyser les problèmes pratiques que pose la coexistence d'un si grand nombre d'individus sur une si petite surface ? Et en quoi cela contribue-t-il à redéfinir ce que nous entendons par le terme de « collectif », si souvent utilisé dans le discours social et politique ?
    Chacun de ces cheminements inattendus permet ainsi de reposer une question plus théorique sur la nature du lien social et sur les façons bien particulières qu'a la société de rester insaisissable. À une période où l'on oppose souvent le réel et le virtuel, la dure réalité urbaine et les utopies électroniques, cet ouvrage cherche à montrer que les villes réelles ressemblent de manière inattendue aux « Villes invisibles » d'Italo Calvino.

    À paraître
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