Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Le raisonnement intervient de façon manifeste, ou non, dans diverses activités. Il a suscité en psychologie un nombre croissant de recherches qui ont privilégié la déduction, et ont conduit à plusieurs théories hégémoniques. Un résultat bien établi est que les individus font intervenir divers critères étrangers à la logique classique. Polymorphisme du raisonnement humain propose un examen de ces travaux, complété par celui de formes de raisonnement non déductif encore peu étudiées : l'induction, l'abduction, le raisonnement avec des informations incertaines, la non-monotonie. L'auteur conteste le postulat d'un mécanisme inférentiel, unique ou fondamental, adopté par les théories de la logique mentale et des modèles mentaux, et envisage diverses formes de rationalité de la pensée. Une conception pluraliste est proposée, qui se réfère à la coexistence de deux modes inférentiels fondamentaux susceptibles d'opérer, isolément ou conjointement et, dans ce dernier cas, avec des résultats divergents ou convergents. L'ouvrage s'adresse aux étudiants de 2e et 3e cycles, ainsi qu'aux enseignants et aux chercheurs, en psychologie et disciplines connexes des sciences cognitives.

  • La thèse soutenue dans ce livre est que le développement de la rationalité ne peut se réduire à la substitution majorante de structures nouvelles, comme le pensait Jean Piaget, mais que se développer c'est, aussi et souvent, inhiber une structure concurrente. L'histoire du concept d'inhibition est longue et diverse - Sherrington, Pavlov, Freud, etc. - et semble connaître aujourd'hui un souffle nouveau en psychologie cognitive. Rationalité, développement et inhibition propose une analyse originale du rôle du processus d'inhibition, dans quatre domaines clés du fonctionnement cognitif, du bébé à l'adulte : la construction de l'objet, le nombre, la catégorisation et le raisonnement. Cette analyse attaque de front quelques paradoxes embarrassants de la psychologie, tels celui des compétences précoces et des incompétences tardives. Destiné aux étudiants, enseignants et chercheurs en psychologie, et disciplines connexes des sciences cognitives, l'ouvrage s'adresse aussi à tous les éducateurs qui, de la crèche à l'université, s'interrogent sur les mécanismes de l'intelligence.

  • Un savant irlandais du nom de Molyneux s'est demandé, voici trois siècles, si un aveugle-né à qui la vue serait restituée, saurait reconnaître visuellement une sphère d'un cube sans les avoir touchés. Cette question, qui a donné lieu en son temps à des discussions passionnées, mérite aujourd'hui d'être reposée à la lumière des nouveaux développements intervenus en sciences cognitives, tant en psychologie du développement, en psychologie expérimentale et dans les neurosciences, qu'en philosophie de l'esprit. Perception et intermodalité propose un bilan des principales avancées et des leçons philosophiques qui peuvent en être tirées sur les relations entre les modalités sensorielles et les rapports entre information, sensation et perception. L'ouvrage est destiné aux étudiants de 2e et 3e cycles, aux enseignants et aux chercheurs en psychologie, philosophie et disciplines connexes.

  • Dans la psychose, les données cliniques montrent que, dès l'apparition des premiers troubles aigus, une difficulté caractéristique se manifeste au niveau de l'attribution de la responsabilité causale des actions. Les patients se sentent poussés à agir par les autres, tout en ayant aussi le sentiment de contrôler l'action d'autrui. Cette difficulté va souvent de pair chez les schizophrènes avec une modification du sentiment d'identité personnelle. Parmi les symptômes de l'autisme, on trouve des difficultés de contrôle de l'action, une réduction des centres d'intérêts, des stéréotypies comportementales, et une difficulté à comprendre les événements d'ordre mental. Des résultats expérimentaux récents permettent d'orienter la réflexion théorique sur l'origine fonctionnelle commune de ces perturbations. Ils indiquent l'importance du suivi de l'action dans l'acquisition par l'enfant d'une théorie de l'esprit, c'est-à-dire des connaissances nécessaires à l'interprétation de ses propres états mentaux et de ceux d'autrui. Dans le cas de l'adulte, un mauvais suivi de l'action pourrait porter atteinte à la capacité de reconnaître ses propres intentions d'agir, et modifier ainsi le sens de sa propre identité. Subjectivité et conscience d'agir rassemble des travaux de clinique psychiatrique (Henri Grivois), de psychologie du développement (James Russell), de neuroscience cognitive (Marc Jeannerod, Pierre Fourneret) et de philosophie de l'esprit (John Campbell, Pascal Engel, Élisabeth Pacherie, Joëlle Proust). Le point commun est d'élucider le rôle qui revient aux fonctions exécutives dans la compréhension de soi-même et d'autrui. L'ouvrage s'adresse aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs en psychologie, en neuroscience et en philosophie, mais aussi aux psychiatres et aux cliniciens, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent aux progrès de la psychopathologie cognitive.

  • L'essor des sciences cognitives, qui se veulent sciences naturelles de l'esprit, a largement contribué à l'enrichissement et au renouvellement de certaines interrogations philosophiques. À quelles conditions l'esprit peut-il être objet de science ? Les phénomènes mentaux doivent-ils être réductibles à des phénomènes physiques ? Un niveau autonome d'explication psychologique peut-il être maintenu ? L'intentionnalité est traditionnellement considérée comme la marque distinctive du mental. Peut-on en faire une théorie naturaliste ? À quelles exigences une telle théorie devrait-elle satisfaire ? L'intentionnalité comporte-t-elle au contraire une dimension essentiellement normative ? Si oui, quelle peut être la portée d'une psychologie empirique ? Peut-elle rendre compte de cette normativité ? L'essence du mental est-elle vouée à lui échapper ? Toutes ces interrogations sont au coeur des débats fort riches et souvent extrêmement vifs qui animent aujourd'hui la philosophie de la psychologie. L'objet de ce livre est d'en retracer les ramifications, d'analyser et d'évaluer les théories et positions les plus représentatives de la réflexion actuellement menée. Destiné à un large public d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs en sciences cognitives, Naturaliser l'intentionnalité offre aux étudiants de 2e et 3e cycles de psychologie un outil d'initiation aux réflexions philosophiques contemporaines qui concernent directement leur discipline.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La psychologie cognitive de l'audition étudie les processus permettant au cerveau de traiter avec rapidité et efficacité les structures sonores de notre environnement. Elle s'affirme aujourd'hui comme un champ de recherche à part entière, encore mal connu de l'ensemble de la communauté scientifique et d'autres secteurs d'activités directement concernés par l'environnement sonore : secteurs industriels et technologiques, artistiques. L'objectif des journées organisées par le groupe Audition de la Société française d'acoustique en 1991 à l'IRCAM était de présenter de façon didactique l'ensemble des thèmes qui y sont abordés. Des spécialistes nord-américains et européens de l'organisation perceptive, de la mémoire, de l'attention, de la psychologie de la musique, de la neuropsychologie et de la psychologie du développement y ont présenté les principales recherches effectuées dans leurs domaines respectifs. Penser les sons rassemble ces contributions et fait ainsi le point sur les connaissances actuelles relatives à la cognition auditive. Il s'agit d'une introduction aisée à cette problématique pour les étudiants et chercheurs des différentes disciplines des sciences cognitives et, plus largement, pour tout lecteur intéressé par l'environnement sonore.

  • Les études cognitives sur la lecture, complémentaires de celles sur l'écriture (voir l'ouvrage Écrire paru dans la même collection), portent sur les processus qui sont spécifiques à cette activité. Si la finalité de la lecture est bien la compréhension, certains sujets rencontrent cependant des difficultés qui ne tiennent pas à l'accès au sens de ce qu'ils lisent. C'est le cas, en particulier, pour l'enfant qui comprend parfaitement un texte qu'on lui lit à haute voix, mais qui ne comprend pas ce même texte quand il doit le lire tout seul. Pour concevoir d'où proviennent les difficultés spécifiques à la lecture, on peut évoquer l'exemple de la marche. Ce qui fait défaut à un enfant qui ne sait pas marcher, ce n'est pas la finalité de cette activité, mais bien les mécanismes qui doivent lui permettre de garder l'équilibre sur ses jambes en mettant un pied devant l'autre pour suivre son chemin et cela, sans s'occuper consciemment de ce que font ses pieds. De même, pour la lecture, un adulte qui a su lire et qui a perdu cette capacité à la suite d'une lésion cérébrale, n'a pas perdu la finalité de la lecture, mais bien certains mécanismes qui lui permettaient de se consacrer sans effort à cette finalité : en l'occurrence, les mécanismes d'identification des mots. Lire est essentiellement consacré à la genèse de ces mécanismes. L'une des originalités de ce livre est qu'il traite non seulement de la lecture, mais aussi de l'écriture. Les auteurs examinent également, pour la lecture, les relations entre l'identification des mots et la compréhension. Outil d'information et de réflexion pour les étudiants et chercheurs des différentes disciplines des sciences cognitives, Lire devrait également devenir une référence pour les praticiens et pour l'enseignement dispensé dans les Instituts de formation des maîtres.

  • La psychologie cognitive de l'écriture étudie les processus impliqués dans l'acquisition et la gestion de l'écrit. Des quatre modalités analysées en psychologie du langage - production et compréhension orales, production et compréhension écrites -, l'écriture reste celle qui a le moins retenu l'attention des chercheurs. Néanmoins, depuis les années 1980, ce champ d'étude a connu un essor sans précédent, lié à l'émergence de modèles théoriques nouveaux et aux progrès technologiques réalisés dans l'analyse du contrôle moteur. Écrire : approches cognitive, neuropsychologique et développementale, dresse un état des lieux des données actuelles et des pistes de recherche en psychologie de l'écriture. Deux grandes classes de processus sont examinées : les processus orthographiques et les processus perceptivo-moteurs. Les premiers permettent de générer des séquences de lettres codées de manière abstraite (les graphèmes), représentant les mots de la langue. Les seconds concernent la réalisation de mouvements qui, imprimés à un instrument d'écriture, permettent de tracer les lettres et de les agencer dans l'espace graphique de la feuille. L'ouvrage propose une perspective fondée sur l'étude du fonctionnement normal et pathologique de l'enfant et de l'adulte. Il tente ainsi de cerner les processus d'écriture par l'approche expérimentale classique, mais aussi par l'étude d'individus présentant des dysorthographies ou dysgraphies acquises ou développementales. Outil d'information et de réflexion pour les étudiants et chercheurs des différentes disciplines des sciences cognitives, Écrire devrait également devenir une référence pour les praticiens et pour l'enseignement dispensé dans les Instituts de formation des maîtres.

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