Les Éditions Sisyphe

  • Le phénomène de la sexualisation qu'on observe dans les sociétés occidentales, depuis la prétendue libération sexuelle des années soixante, rejoint désormais les fillettes de 8 à 12 ans et même des enfants plus jeunes. Il ne laisse pas indifférents les parents, le personnel enseignant et toute personne qui se soucie de l'avenir de ces jeunes. Depuis quelques années, Pierrette Bouchard analyse ce phénomène qui consiste à donner un caractère sexuel à un comportement ou à un produit qui n'en a pas en soi.

  • « Jamais trop tard ! », ai-je pourtant répété aux centaines de femmes que depuis vingt ans j'ai accompagnées vers l'affirmation de soi politique. Hyperactive socialement, j'ai été bien silencieuse au plan de ma créativité. C'est la peur de mourir la bouche obstruée par tant de mots jamais prononcés qui m'a incitée à publier mes écrits et dessins. Peur d'oser donner une voix à un crayon qui, au fil des ans, a pourtant été si bavard. Peur que mon cerveau se fasse la malle avant que je n'aie partagé une partie de ce qui a ravagé ma vie et qui l'a aussi quelquefois réjouie. Peur que les araignées qui s'installent petit à petit entre mes deux oreilles ne grignotent les miettes de ce que je me suis plu à appeler du talent. Les textes qui suivent ont été écrits sur quatre décennies, de 1974 à 2014, en Corse et au Québec. Ils dessinent des gens, des moments, des sentiments. Une vie. Ils racontent des histoires parfois vraies, parfois inventées. Inspirées d'émotions toujours vraies.

  • Élaine Audet poursuit le parcours amorcé en 2014 avec les quatrains de L'épreuve du coeur. Voyage au bout de la langue, où les mots jettent les dés du sens, de la connaissance de soi, de l'autre, et du monde. Une poésie envoûtante par sa musicalité et l'éclat de ses images. Au fil des mots, au fil de l'eau, Au fil de l'impossible dessine une quête insatiable d'infini, seule capable de faire reculer les limites.

  • Ce recueil se présente comme une longue lettre sous forme de quatrains, écrits quotidiennement et envoyés sur le fil de Twitter à la façon de vagues, répétitives, mais jamais semblables, cherchant à combler l'espace de l'absence et du silence. Un chant d'amour ininterrompu en quatre marées : L'inespéré, L'écriture des métamorphoses, Port d'envol, et Tutoyer l'infini. Entre l'intimité de la vague et l'immensité de la mer, l'auteure semble avoir trouvé son rythme d'origine et poursuit sa quête d'infini.

  • Avec un réseau de mots lancinants, comme le son des vagues qu'elle entend même dans le bruissement des feuilles, Élaine Audet nous attire ici dans un filet de vertiges, d'images, de couleurs, d'envoûtements où le désir et la passion battent le rythme. Quête ardente de l'autre et de l'univers en soi, la nature habite cette poésie et lui livre ses plus belles images, ses constantes et profondes métamorphoses. Et débusque parfois l'indicible. Tous les visages de l'amour ne formant, au fil du temps, qu'un seul et infini visage.

  • Dans ce nouveau recueil de poésie, Élaine Audet a regroupé trois séries de courts poèmes intitulées : Le printemps premier, L'épreuve du coeur, Dérive du silence. Une tentative de couler dans une forme nouvelle les émotions ressenties avant et après une opération à coeur ouvert. De cette poésie, le critique du Devoir Hugues Corriveau a écrit : "Voix ambrée qui parle le féminin au plus près, dans une sensualité matérielle qui fait appel aux sens, touchant le pourtour des choses comme des signes de vie. [...] L'instabilité des sentiments comme des présences est prise en compte avec l'exactitude de qui sait regarder les faiblesses comme les doutes au coeur de cet éphémère passage qu'est la vie."

  • Les garçons québécois vont-ils aussi mal à l'école que certains le prétendent en les percevant comme un groupe homogène victime d'un système scolaire féminisé et discriminatoire ? Faut-il donner à tous les garçons un soutien spécifique basé sur la non-mixité, les stéréotypes sexuels, un plus grand nombre d'hommes enseignants et une pédagogie calquée sur le jeu et le sport ? Au moyen de données internationales et québécoises, dont plusieurs proviennent du ministère de l'Éducation du Québec, Jean-Claude St-Amant analyse la situation des garçons québécois par rapport à celle des filles et à celle de groupes de garçons et de filles du Canada et d'autres pays occidentaux. Cette mise en perspective révèle des faits peu connus du public et même d'une partie du personnel enseignant.

  • Que ce soit l'assassinat des étudiantes à la Polytechnique en 1989 ou les meurtres en série de femmes prostituées à Vancouver, que ce soit aux États-Unis, ou ailleurs, les meurtres en série et les meurtres de masse ont augmenté sensiblement, ces dernières décennies. Cette croissance ne peut s'expliquer uniquement par des facteurs individuels. Pour éclairer un phénomène à première vue inexplicable en dehors de la folie présumée du tueur, Richard Poulin et Yannick Dulong mettent en relation l'histoire personnelle du meurtrier, le contexte culturel, le construit social dans lesquels ses victimes et lui évoluent. Les victimes servent de révélateur non seulement des motivations profondes et des actions des tueurs, mais également de la dynamique sociale sexiste et raciste qui sous-tend de tels actes.

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