Gallimard (réédition numérique FeniXX)

  • Le baron d'Holbach (1723-1789) reste le prince des Athées, le modèle du philosophe matérialiste, le plus radical des Encyclopédistes. Pourtant ce sommet de la « philosophie des Lumières », ami de Diderot, inspirateur de Sade et rival de Voltaire reste aujourd'hui presque inconnu : aucun des quarante ouvrages de d'Holbach, notamment le fameux Système de la nature, n'a été réimprimé depuis plus d'un siècle. Après avoir exposé de façon vivante et approfondie la vie du baron, les sources auxquelles il a puisé - notamment les matérialistes et déistes anglais, les libertins français du XVIIe siècle, les chimistes et minéralogistes allemands - Pierre Naville analyse son oeuvre centrale : le Système de la nature, et les réactions qu'elle a entraînées dans l'opinion. Une partie importante du livre est consacrée aux conceptions morales et politiques de d'Holbach, libéral et adversaire des Physiocrates. Les idées du baron d'Holbach sont éclairées par les développements ultérieurs de la science, de la philosophie et de la sociologie. L'auteur montre ainsi que parallèlement au renouvellement des théories engendrées par Hegel ou Marx, le courant illustré par Hobbes, Diderot ou d'Holbach a connu à notre époque un regain de vitalité dû au développement des sciences de la nature et de l'homme. L'ouvrage comprend en outre une bibliographie complète du baron d'Holbach et des travaux qui lui ont été consacrés, ainsi qu'une série de documents d'archives, dont certains inédits. Dans une préface écrite pour cette édition remaniée (ce livre avait déjà paru en 1943 dans la collection « Leurs Figures »), l'auteur répond aux critiques adressées par la philosophie marxiste et par l'existentialisme contemporain à la philosophie des Lumières qui ouvre l'époque moderne.

  • L'oeuvre de Villon comprend six ballades qui ont constamment mystifié la critique et, malgré la découverte des archives du célèbre procès des Coquillards, tenu à Dijon en 1455, défié un siècle d'exégèse. C'est à ce problème que s'attaque Pierre Guiraud, professeur à la Faculté de Nice, à la lumière d'une documentation lexicographique nouvelle et surtout en partant des postulats et des méthodes de la linguistique structurale. La patiente reconstruction du savoureux jargon de la Coquille permet de déchiffrer les ballades et il apparaît bien qu'elles sont consacrées à l'activité des différentes catégories de malfaiteurs en butte à la police et à la justice, faux-monnayeurs, entauleurs et autres casseurs de coffres. Mais sous ce texte en surgit un deuxième, puis un troisième. Chaque mot, chaque phrase, chaque poème se lit trois fois et les trois leçons forment un tout : les dangers du métier, du jeu, de l'amour ; métier de voleur comme on l'a dit, jeux de cartes où tout le monde triche, amour en l'occurrence pédérastique. Cette structure, si insolite à nos yeux, est conforme à la rhétorique médiévale et il faut y voir une forme de la poésie hermétique des troubadours. Le code ainsi décrypté, le problème rebondit : s'appliquant à coup sûr aux Lais et au Testament, c'est l'interprétation de l'oeuvre entière de Villon qui doit être reprise. Et en même temps qu'une introduction aux coulisses de la lexicologie moderne, cette savante étude est la plus vivante évocation de la vie de la pègre au XVe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis que la connaissance scientifique, de causaliste qu'elle était encore au début du siècle, est devenue structuraliste, la réflexion sur les fondements psychologiques, de la certitude - donc sur les fondements mêmes de la notion de « vérité » - cherche à reprendre sa place dans une métaphysique iconoclaste. Est-il possible d'esquisser une psychanalyse de la notion d'intelligibilité ? Quels sont les mécanismes inconscients et impératifs du « convaincant » dans tout savoir prédéfini comme objectif ? Pourquoi jugeons-nous intelligible le constant ? Voici une réflexion sur le vocabulaire mythique porteur de « l'intelligibilité » dans la physique classique, la génétique, l'ethnologie de C. Lévi-Strauss, l'économie politique d'Althusser, la linguistique. Il s'agissait d'éveiller l'attention sur la structure tautologique du savoir et sur l'arène de son piétinement rentable. La philosophie devenait une « maïeutique du vide ». une redécouverte du non-sens absolu de la course de la matière dans le vide. Cependant, l'étude du langage de Lacan conduit à mettre en évidence la structure cyclique de la conscience de soi, toujours prise au piège de sa propre image dans ces miroirs que sont nos « corps mentaux ». Les mathématiques elles-mêmes en forgent. L'étude de la conscience imageante propre à la politique, aux sciences, à la métaphysique, à la mystique permet d'esquisser une problématique générale du savoir sur les chemins du temps. La philosophie, en son audace propre, demeure l'ascèse de la descente dans le non savoir (nescience). Seuls le poète ou le dieu remontent vers la lumière... Il ne s'agissait donc ici, par une spéléologie de la compréhensibilité, que de démasquer l'idole fondamentale qu'est « l'arbre de la connaissance » en sa copie baptismale et magique de la constance. Peut-être le moment est-il venu de placer, par de modestes moyens, l'humanisme comme la théologie en face d'une critique radicale de leur re-présentation, afin que, par-delà l'univers pléthorique de la prévisibilité, resurgissent la vocation, la tension et le tragique de la transcendance.

  • Depuis que la connaissance scientifique, de causaliste qu'elle était encore au début du siècle, est devenue structuraliste, la réflexion sur les fondements psychologiques, de la certitude - donc sur les fondements mêmes de la notion de « vérité » - cherche à reprendre sa place dans une métaphysique iconoclaste. Est-il possible d'esquisser une psychanalyse de la notion d'intelligibilité ? Quels sont les mécanismes inconscients et impératifs du « convaincant » dans tout savoir prédéfini comme objectif ? Pourquoi jugeons-nous intelligible le constant ? Voici une réflexion sur le vocabulaire mythique porteur de « l'intelligibilité » dans la physique classique, la génétique, l'ethnologie de C. Lévi-Strauss, l'économie politique d'Althusser, la linguistique. Il s'agissait d'éveiller l'attention sur la structure tautologique du savoir et sur l'arène de son piétinement rentable. La philosophie devenait une « maïeutique du vide ». une redécouverte du non-sens absolu de la course de la matière dans le vide. Cependant, l'étude du langage de Lacan conduit à mettre en évidence la structure cyclique de la conscience de soi, toujours prise au piège de sa propre image dans ces miroirs que sont nos « corps mentaux ». Les mathématiques elles-mêmes en forgent. L'étude de la conscience imageante propre à la politique, aux sciences, à la métaphysique, à la mystique permet d'esquisser une problématique générale du savoir sur les chemins du temps. La philosophie, en son audace propre, demeure l'ascèse de la descente dans le non savoir (nescience). Seuls le poète ou le dieu remontent vers la lumière... Il ne s'agissait donc ici, par une spéléologie de la compréhensibilité, que de démasquer l'idole fondamentale qu'est « l'arbre de la connaissance » en sa copie baptismale et magique de la constance. Peut-être le moment est-il venu de placer, par de modestes moyens, l'humanisme comme la théologie en face d'une critique radicale de leur re-présentation, afin que, par-delà l'univers pléthorique de la prévisibilité, resurgissent la vocation, la tension et le tragique de la transcendance.

  • À quelques semaines des élections présidentielles, les médias rivalisent d'ardeur pour évaluer à coups de sondages les chances des candidats. « Les sondages sont des satellites de reconnaissance qui photographient le champ de bataille, mais les hommes politiques s'en servent comme s'ils étaient porteurs de bombes », écrit Alfred Max, qui avait fondé avec George Gallup l'un des premiers centres d'étude de l'opinion publique en Europe et qui est aujourd'hui président de l'I.F.O.P. Comment sont faits les sondages ? Pourquoi si peu de personnes sont-elles interrogées ? Sont-elles sincères ? Peut-on faire confiance aux sondages ? Permettent-ils de prévoir l'avenir ? Sont-ils orientés, manipulés ? Influencent-ils les électeurs et faussent-ils le jeu de la démocratie ? Y a-t-il trop de sondages ? Faut-il les interdire, les brûler ? S'il existe de bons et de mauvais sondages, comment peut-on les distinguer ? À quoi servent les sondages ? À toutes ces questions très controversées, et à beaucoup d'autres que se posent aujourd'hui les Français inondés de sondages chaque jour et sur tous les sujets, l'auteur s'efforce de répondre en termes simples et clairs. Faisant appel à des exemples récents et concrets, il démontre que ces sondages sont un instrument utile pour l'exploration de notre société, mais qui opère à l'intérieur de limites très précises que chacun doit connaître.

  • Héritier d'une ancienne monarchie absolue, façonné par un colonialisme négligent, enserré dans la trame du conflit indochinois, le régime politique cambodgien était rongé par les contradictions. Il a cahoté jusqu'à sa chute, en mars 1970, sous la direction d'un prince éclairé et omnipotent. Ce livre en rappelle l'histoire et en démonte les mécanismes. Le déroulement de la crise au cours des "journées" de mars, le massacre de milliers de Vietnamiens, le début de la guerre sur ce nouveau champ de bataille, l'organisation par les partisans d'une paysannerie presque entièrement impréparée, font l'objet de cet essai d'interprétation. Un ébranlement durable secoue un vieux monde paysan. Deux témoins en analysent avec minutie les causes et le devenir politiques.

  • Après chaque crime particulièrement odieux, se pose, en France, le problème de la peine capitale. Les cours d'assises n'ont pas de jurisprudence bien définie : être ou ne pas être condamné à mort devient un fait du hasard. Les jurés comptent souvent sur une grâce présidentielle. Les partisans de l'abolition et les partisans du maintien de la peine de mort se battent à coups d'arguments plus ou moins fondés, de sondages, de chiffres... Qu'en est-il exactement ? Comment le problème a-t-il été résolu à l'étranger ? Ce dossier tente d'apporter des éléments de réponse à ce problème qui débouche sur des questions bien plus vastes : le problème de la torture, mais aussi celui des libertés, le régime pénitentiaire et le fonctionnement de la justice, mais aussi l'inégalité économique. L'auteur présente une vue d'ensemble sur le problème de la peine de mort, non seulement en France mais dans le monde entier.

  • Pierre Mendès France et Gabriel Ardant veulent montrer que la science économique importe au sort de chacun d'entre nous, car il n'est pas un homme qui ne pâtisse lourdement des erreurs d'analyse ou qui, au contraire, ne profite des progrès de la réflexion. Les auteurs ont tenté de débarrasser les problèmes de notre temps - inflation, sous-emploi, inégalité, pollution, etc, de toute l'obscurité qui empêche de comprendre comment se posent - à l'Est comme à l'Ouest - les questions fondamentales dont dépendent le niveau de vie, la qualité de l'existence et parfois l'existence elle-même. Leur propos essentiel : une science économique qui soit au service des hommes, une science économique qui change leur vie.

  • Paul Valéry, « chercheur » impénitent, doit désormais prendre place parmi ceux qui, depuis Wagner, contribuèrent à la rénovation du théâtre. L'analyse des structures dramatiques examinées dans leur « fonctionnement » fut l'une de ses préoccupations constantes et s'insère dans celle de la « Comédie de l'Intellect » en même temps qu'elle l'éclaire. Les notes et les projets des Cahiers témoignent, mieux encore que l'oeuvre publiée, d'un sens aigu du théâtre : le refus de tout ce dont l'avait surchargé une tradition « bourgeoise » - réalisme, « psychologie », cabotinage - s'assortit du désir d'en retrouver la vérité première. Formaliste dans sa méthode - puisqu'elle se fonde sur le « système » inventé par le poète épris de rigueur scientifique, et qu'elle passe par les modèles sans cesse analysés de la musique et de la liturgie, de « l'épure » racinienne et de « l'auto-analyse » wagnérienne -, cette recherche aborde tous les aspects de la dramaturgie, met à nu des relations et des constantes autour desquelles s'organise le « jeu » de la représentation ; elle retrouve à travers elles les données que mettaient à jour, à la même époque, les grands théoriciens de la scène. Elle débouche aussi, nécessairement, sur l'analyse du processus de « fabrication » de l'oeuvre dramatique. Le créateur double ici le théoricien dans la recherche d'un théâtre-cérémonie à caractère expérimental, où la parole serait réduite à sa juste place dans l'équilibre de tous les moyens d'expression. De La Jeune Parque au « IIIe Faust », tout au long d'une carrière que jalonnent de précieuses ébauches, se révèlent les audaces et les timidités de ce « Robinson » de la scène qu'une tendance naturelle portait depuis l'enfance à traduire en formes théâtrales sa vision tragique du Moi. et qui, dans cette activité « latérale », se prend plus volontiers que jamais au pur plaisir de créer, et de se voir créer. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage le répertoire de toutes les citations de Paul Valéry théoricien et créateur.

  • La caverne se compose de trois parties : l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis, symboles d'une initiation progressive à la critique radicale de la notion de cause intelligible. Tout l'ouvrage déploie la question de savoir si les célèbres Yahous, imaginés par Swift, sont dotés d'une lueur de raison. L'Enfer étudie l'empire et le destin du calcul, texture et mesure des "causes". Descartes, Don Quichotte, saint Ignace et quelques autres témoignent d'une histoire cachée du sacrifice rituel. Celui-ci apparaît au coeur de l'évolution de la physique, de Thalès à Einstein. La notion d'idole est réintroduite dans la métaphysique. Le Purgatoire est placé sous la protection d'Homère et de Dante. Le destin de la raison naturelle des Yahous est soumis à une forte purge intellectuelle. Le narrateur, voguant d'île en île, visite tour à tour Scylla, l'île des Innocents, l'île des Disputeurs, des Lotophages, de Médamothi et d'Hélios Hypérion. La métaphysique "cyclopéenne" est observée et moquée en son oeil rond. Les personnages qui animent en secret la logique classique se démasquent. L'histoire des mathématiques, tantôt jansénistes, tantôt pélagiennes, est mêlée aux problèmes de la théologie et de l'exégèse sacrée. Une certaine lecture symbolique de l'Odyssée sert de référent constant à une "divine comédie" de la métaphysique occidentale. On découvre, ce dont on se doutait, que la théologie est malade de sa philosophie. Le Paradis raconte comment les philosophes, transportés au paradis de la pensée, où les choses sont enfin des choses et les preuves des preuves, s'initient à l'ironie socratique. Par une exégèse de la mort de Socrate, et par une analyse des actes et des feux de l'esprit, les rapports de la philosophie grecque au christianisme sont soumis à un questionnement nouveau et testimonial. L'ensemble de l'ouvrage développe, dans ses conséquences philosophiques, une anthropologie critique des idoles. La mise en question radicale de l'intelligibilité de la notion de cause, amorcée par Science et Nescience, débouche sur la nuit obscure de la philosophie et sur l'écoute, en elle, d'une vive flamme de la raison.

  • Il est très rare que les vies et les doctrines de deux pareils génies se croisent dans l'Histoire. Leibniz, dernier grand esprit encyclopédique des Temps modernes, a été dès sa jeunesse étrangement attiré par le Sage de L'Éthique dont il présente, à bien des égards, l'antithèse. Tendu vers un christianisme tonique, réunifié, a-t-il réussi à sauver l'homme moyen du désespoir ? Au terme d'un livre fortement documenté, nous nous demandons, avec Georges Friedmann, si l'"optimisme" de Leibniz ne fut pas une légende. Spinoza n'est-il pas, des deux, le plus mystique et le plus confiant ?

  • Au moment où l'Asie est en train de vivre un chapitre important de son histoire et accède au premier rang de la politique mondiale, Pierre Mendès France rapporte ses impressions du Japon, de Chine communiste, de Hong Kong et Macao, de Malaisie, de l'Inde. La visite du président Nixon en Chine, la crise du dollar et ses répercussions au Japon, la guerre indo-pakistanaise et la naissance du Bangla Desh, le nouveau tournant de la guerre d'Indochine, autant de sujets de réflexion. Les entretiens de Pierre Mendès France avec les dirigeants asiatiques, ses analyses d'économiste et de politique aident à mieux comprendre les problèmes nouveaux de l'Asie d'aujourd'hui.

  • Finances, monnaie, impôts : mots qui rebutent bien souvent et pourtant, pour ceux qui aiment l'Histoire et qui, surtout, veulent la comprendre, l'étude de ces notions est indispensable. Gabriel Ardant montre qu'aujourd'hui comme hier, dans l'Antiquité comme de nos jours, les États ont besoin d'avoir les moyens de leur politique. Et que si l'ambition et l'idéologie jouent un rôle dans la construction des États et la naissance des Empires, leur réussite et leur continuité ne sont assurées que s'ils s'appuient sur des techniques solides : finances, monnaie, impôts.

  • Une jeune fille de 16 ans, Marie-Claire C..., se fait avorter avec la complicité de sa mère. Employée de métro à 1 500 F par mois de salaire, mère célibataire de trois filles qu'elle élève d'une manière exemplaire, Mme Chevalier est jugée devant le tribunal de Bobigny. « Procès d'un autre âge », disent les savants et les femmes cités par la défense comme témoins à la barre. L'association « Choisir » transforme le procès de ces femmes en acte d'accusation contre la loi de 1920 qui réprime l'avortement et, dans les faits, ne touche que les pauvres. En quelques semaines, l'affaire de Bobigny crée un mouvement d'opinion irréversible. Les femmes doivent avoir le droit de choisir de donner la vie, la plus fondamentale de leurs libertés.

  • Une jeune fille de 16 ans, Marie-Claire C..., se fait avorter avec la complicité de sa mère. Employée de métro à 1 500 F par mois de salaire, mère célibataire de trois filles qu'elle élève d'une manière exemplaire, Mme Chevalier est jugée devant le tribunal de Bobigny. « Procès d'un autre âge », disent les savants et les femmes cités par la défense comme témoins à la barre. L'association « Choisir » transforme le procès de ces femmes en acte d'accusation contre la loi de 1920 qui réprime l'avortement et, dans les faits, ne touche que les pauvres. En quelques semaines, l'affaire de Bobigny crée un mouvement d'opinion irréversible. Les femmes doivent avoir le droit de choisir de donner la vie, la plus fondamentale de leurs libertés.

  • Finances, monnaie, impôts : mots qui rebutent bien souvent et pourtant, pour ceux qui aiment l'Histoire et qui, surtout, veulent la comprendre, l'étude de ces notions est indispensable. Gabriel Ardant montre qu'aujourd'hui comme hier, dans l'Antiquité comme de nos jours, les États ont besoin d'avoir les moyens de leur politique. Et que si l'ambition et l'idéologie jouent un rôle dans la construction des États et la naissance des Empires, leur réussite et leur continuité ne sont assurées que s'ils s'appuient sur des techniques solides : finances, monnaie, impôts.

  • Le 1er juillet 1600, paraissait "Le Théâtre d'Agriculture et Mesnage des Champs" d'Olivier de Serres, seigneur de Pradels, qui en avait commencé la rédaction en pleine guerre civile, quand des hommes mendiaient et que la peste ravageait les villages. En nous présentant l'oeuvre et la vie d'Olivier de Serres, Marthe de Fels nous rappelle le rôle important de ce gentilhomme huguenot pendant les Guerres de Religion, durant lesquelles il fit figure «d'homme de concorde et de conciliation». Il eut à l'époque une influence aussi importante que Sully et Henri IV dans le développement de notre industrie agricole.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre est une réflexion sur la société israélienne et, à travers elle, sur le passé, le présent et l'avenir des juifs. Venu pour observer une expérience, Georges Friedmann s'est trouvé, en Israël, personnellement impliqué par la prise de conscience du judaïsme et les âpres discussions qu'elle y suscite. Sommes-nous réduits au choix entre une conception mystique de la judaïcité et une autre qui voit en elle un accident de l'histoire ? Comment le récent massacre de six millions de juifs a-t-il été possible ? Loin d'assister à sa résurrection, ne discernons-nous pas aujourd'hui la fin du peuple juif, rongé par l'assimilation dans la Diaspora et par l'israélisation sur la Terre des Promesses ?

  • C'est à Gilbert Lely que l'on doit les découvertes les plus nombreuses sur la vie et les ouvrages de Sade. Il nous fournit dans ce volume l'essentiel de ses travaux. L'importance littéraire des livres du marquis y est mise en valeur par des analyses méthodiques, et les épisodes majeurs du déchaînement de ses instincts y sont retracés avec précision et hardiesse.

  • Quotidienneté, modernité, deux faces de la même réalité, la nôtre. L'une triviale, génératrice d'ennui - l'autre scintillante, agitée, pénétrée de technique et de culture. La seconde couvre la première et l'entretient. Le sens de ce clignotementétrange et familier ? c'est-l'absurde et le malaise. S'agirait-il d'une structure définitive, d une brisure irrémédiable ? Telle est la question. Or la dissolution, en raison de cet état des choses sociales, de ce qu'on nomme officiellementla culture, et la faiblesse des institutionsqui maintiennent un semblant d'unité permettentde montrer d'autres possibilités : une révolution culturelle s'annonce, non pas séparabledes transformations économiques et politiques,mais distincte.

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