FeniXX réédition numérique (Éditions du Cigalon)

  • « Les doigts des fillettes se délient doucement et s'égarent, allant d'une boîte à l'autre, caressant chaque relique avec amour, avec respect. Grand-mère a un faible espoir de garder ses petites filles pour toujours... La jolie dame s'accroupit. Elle sent bon, elle est belle, belle et parfumée comme un lys se balançant au gré du vent, belle et fière comme un cygne glissant sur une eau paisible. « Ça vous plairait que je devienne votre maman ? a-t-elle demandé. » Le train s'ébranle, grand-mère marche à côté, hurlant des mots d'amour aux petites qui ne l'entendent plus. Les trois complices se sont retrouvées le temps des vacances. Cette petite vieille, toute de noir vêtue, semble ne pas avoir bougé depuis leur départ quelques années auparavant. L'orage approche, le tonnerre gronde, les danseurs twistent. Maman, échevelée donne des coups de poing et de pieds aux trois hommes. Son chemisier déchiré laisse entrevoir un peu de peau nacrée. À chaque virage se dresse l'obsédant fantôme noir, des larmes de sang ruisselant dans les sillons de sa vieillesse. Voilà votre maison, annonce fièrement Nono. Les deux jeunes filles paraissent transformées en statues. Elles ont déserté la cabane, abandonné la vieille dame, pour vivre là ! Désormais, il est trop tard ! Elles ont le mal du pays. Sous de fausses apparences de tendresse, Nono se révèle violente, menteuse et vulgaire. Le réveil est brutal ! Grand-mère est là, debout à l'ombre des platanes, elle semble attendre depuis si longtemps.

  • « Nègre » de gens célèbres, Louise Alizé nous offre ici son sixième roman. Le mari, la femme, la maîtresse. Schéma certes classique ! Qui n'a vécu, vu ou connu ce type de situation ? Qui a cependant pris la peine de regarder les protagonistes avec une telle lucidité ? Elle le fait avec humour, dans une histoire qui pourrait être réelle. Celles qui n'ont jamais été « secondes », seront pourtant concernées. Les autres, se reconnaîtront sûrement ! Peu d'hommes installés dans une double vie sont vraiment capables de l'assumer. Mais de combien de sacrifices sont capables les femmes, légitimes ou non, pour l'amour d'un égoïste ! Louise Alizé nous entraîne d'une plume légère, dans Sa ville « Marseille », et dans des sentiments profonds et lucides, vers des personnages attachants, dans votre histoire peut-être... Il est possible qu'après « La Largade », certaines femmes n'éprouvent plus de haine envers leurs rivales. Au détriment de l'Homme ? Peut-être un peu, mais avec tant de tendresse ! Après « La Largade », votre comportement changera peut-être Messieurs ! Il est probable qu'en Marc, il y a un peu de chacun de vous, mais on ne vous demande pas de l'avouer !

  • À l'âge où les enfants commencent à découvrir le monde, il n'entend que les bombes et les hurlements. A cinq ans, c'est l'hospice. C'est un enfant martyrisé qui arrive à l'âge adulte. Huit jours après son mariage, c'est la Seconde Guerre mondiale. Et, lorsqu'il est embarqué de force pour l'Allemagne, il s'évade.

empty