Editions François Bourin

  • Le 31 décembre 2020, le Royaume-Uni sortira du l'union douanière et du marché unique, plus de de quatre ans et demi après le référendum du 23 juin 2016.

    Un homme a influencé puis façonné ce tournant majeur : l'actuel Premier ministre britannique, Boris Johnson. Élevé par un père employé à la Commission européenne puis élu au Parlement, il n'en a pas moins été l'un des principaux critiques de l'organisation européenne et incarne à lui seul les relations tourmentées entre le Royaume-Uni et l'organisation européenne.

    Observateur averti de la politique britannique, l'auteur a pu discuter avec plusieurs dizaines de politiciens, diplomates, journalistes et universitaires pour analyser la relation complexe entre Boris Johnson et l'Europe, et plus largement entre le Royaume-Uni et l'Europe.

    Journaliste correspondant au Royaume-Uni depuis décembre 2009 pour plusieurs quotidiens de presse nationale - La Croix et L'Opinion (France), La Libre Belgique (Belgique), La Tribune de Genève et 24 Heures (Suisse) -, Tristan de Bourbon Parme couvre l'actualité britannique, avec un accent placé depuis 2015 sur la relation du Royaume-Uni avec l'Union européenne. Il a auparavant été correspondant pour divers quotidiens francophones en Australie, en Corée du Sud et en Chine.

  • Au fil du temps, alors que l'ampleur de la pollution et de l'épuisement des ressources liés à l'activité humaine sur terre étaient révélés, climatosceptisme et théories de l'effondrement ont gagné du terrain. « Foutu pour foutu... » Et les jeunes générations de se sentir perdues entre ces deux extrêmes, qui dominent nombre de débats publics actuels sur le climat. Qu'en est-il réellement ? Faut-il croire que tout est perdu ? Et si non, quels sont les leviers d'action ? Le « lobby citoyen » a-t-il un rôle à jouer ? Autant de questions que Baptiste Denis, vingt-cinq ans, a posé à Jean Jouzel, l'un des plus grands climatologues français. Il en résulte un dialogue passionnant, vivant, concret. Non, il n'est pas trop tard pour changer les choses. Mais il est plus que temps de passer à l'action.

    Directeur de Recherche émérite au CEA, Jean Jouzel y a fait l'essentiel de sa carrière scientifique, consacrée à l'étude de l'évolution du climat. En 2012, il a reçu le Prix Vetlesen, considéré comme le « Nobel des Sciences de la Terre et de l'Univers ». Il est membre de l'Académie des Sciences et de l'Académie d'Agriculture, et membre étranger de celle des États-Unis.

    Baptiste Denis a étudié à l'ISCOM-Paris puis à l'ESJ-Paris.

  • En quelques années, le marché du cachemire a explosé. De matière de luxe, réservée à une élite, le cachemire est devenu un produit de grande consommation. Or, de la chèvre des steppes mongoles qui produit cette fibre pour se protéger du froid, jusqu'aux boutiques de luxe de Paris ou New-York, c'est toute une filière industrielle et commerciale qui s'est organisée, largement inconnue du grand public.

    Le cachemire illustre parfaitement les problématiques actuelles de la mode et du textile, stigmatisés pour leur impact écologique, les maltraitances animales et leur manque de transparence.

    Cette enquête au coeur de l'industrie du cachemire fait la lumière sur la façon dont celle-ci est organisée, sur les grands acteurs qui la dirigent, sur les problèmes auxquelles elle fait face.

    Jeune entrepreneur et voyageur, Victor Chevrillon, diplômé de HEC, appartient à cette jeune génération sensibilisée aux enjeux liés à la mondialisation. Sur la route du cachemire est son premier livre.

  • Aujourd'hui méconnu, Sri Aurobindo fut une des figures les plus influentes de l'Inde du XXe siècle. À vingt ans, diplômé de l'université de Cambridge, il retrouve son pays soumis au joug britannique et s'enflamme pour l'indépendance. En 1906 il fonde un journal et pose les bases d'une action politique, reprise dix ans plus tard par Gandhi, qui y ajoutera le pacifisme et la non-violence, alors que lui appelle à la lutte armée.Sa passion pour l'Inde l'éveille aussi à la sagesse millénaire de son pays et, retiré à Pondichéry, ville française, il consacre le reste de sa vie au yoga et à une importante oeuvre écrite où il prône l'émergence d'une humanité nouvelle. En 1926, il fonde un Ashram avec Mirra Alfassa, sa compagne française, où affluent encore de nombreux disciples du monde entier.

    Né à Paris en 1943, Luc Venet découvre l'Inde et la pensée de Sri Aurobindo en même temps qu'il assiste dans la rue aux manifestations de mai 1968. Jeune agrégé de mathématiques en quête d'idéal, il comprend que battre le pavé ne sera pas suffisant pour faire sa « révolution ». À 26 ans, il s'envole donc pour Pondichéry où il rencontre La Mère, la compagne de Sri Aurobindo, alors âgée de quatre-vingt-onze ans. C'est le début d'une longue aventure spirituelle.

  • Mars 1919 : la première organisation patronale française, la Confédération générale de la production française, réunissant l'ensemble des corporations et de la production du pays, naît. Elle deviendra le CNPF en 1946, puis le Medef en 1998.

    Retracer le destin de ce mouvement, c'est évoquer les grands évènements qui ont marqué la France du XXe siècle : le Front populaire et les premiers accords de Matignon en juin 1936 ; la reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ; la grande crise de 1968 ; l'arrivée de la Gauche au pouvoir en 1981 ; la mise en place des 35 heures en 1998 ; les nouvelles lois sur le travail entre 2016 et 2018.

    C'est à ce voyage historique que ce livre convie, où témoignent la plupart de ceux qui ont dirigé le CNPF puis le Medef.

    François Roche est journaliste et auteur. Il a dirigé plusieurs titres de la presse économique (La Tribune, L'Expansion). Il a également fondé une revue géopolitique spécialisée sur la zone d'influence russe (Russia, Ukraine & Central Asia Intelligence). Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Le Hold-Up du Siècle (Le Seuil, 1999), Les Cuisines du Kremlin (Le Seuil, 2004), Le Miel. Enquête sur le nouvel or jaune (François Bourin, 2017) et La Danse de l'ours et du dragon (2018).

  • Cette Histoire des banlieues est née d'une colère face à l'incapacité de la société française à reconnaître l'histoire des enfants de l'immigration postcoloniale et des territoires où ils résident, qui s'est manifestée lors de la commémoration des 30 ans de la Marche « des Beurs » en 2013.

    Pour rendre justice à cette histoire et esquisser un récit national qui intègre cette épopée, il fallait raconter le parcours d'une génération de Français et l'émergence des banlieues, depuis les années 1970 et la fin de la construction des grands ensembles, le regroupement familial, la crise économique, l'émergence des cultures urbaines, jusqu'aux attentats de 2015. Une aventure encore jamais racontée de manière globale, qui décrit les fractures de la France d'aujourd'hui et dessine un nouvel avenir.

    Erwan Ruty est responsable associatif en banlieue, actif dans des médias de proximité depuis la fin des années 1990. Il est aujourd'hui le directeur du Médialab93, un incubateur qui soutient les jeunes créatifs de la Seine-Saint-Denis.

  • L'Europe n'est pas un rêve dépassé au bilan décevant. Non, elle n'est pas déclassée par le glissement des pouvoirs vers une Asie toute-puissante. Elle reste la plus grande aventure pacifique et démocratique de l'Histoire. Réussir à faire cohabiter plus de 500 millions d'individus divisés par d'innombrables contentieux, avec 27 nationalités différentes et parlant plus d'une vingtaine de langues, et ce depuis soixante ans, n'est pas une réussite négligeable. Mais comment cela est-il possible ?

    C'est que les membres de l'UE persévèrent dans le dialogue, malgré les contentieux, les désaccords et les tensions, grâce à ce que Dominique Wolton nomme l'« incommunication ». Et c'est bien là que réside toute sa force, et son avenir.

    Directeur de recherche au CNRS en sciences de la communication, fervent défenseur de la démocratie, Dominique Wolton est l'un des plus grands spécialistes français des médias, de l'espace public et de la communication publique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages remarqués, notamment Communiquer, c'est vivre (entretiens avec Arnaud Benedetti, Le Cherche-midi, 2016) et Politique et société, rencontres avec le Pape François (L'Observatoire, 2017).

  • Le monde politique ne se résume pas à une juxtaposition d'États. Divisé en frontières linguistiques, notre univers découle aussi de Babel : 6000 langues relient l'humanité, autant de cultures. Et celles-ci ont leurs mots à dire dans le jeu géopolitique mondial : plus une langue déborde les frontières de son pays d'origine, plus celui-ci est influent.
    La France a connu, elle, un passé glorieux. Sans la francophonie, elle pèserait peu au niveau international. Certes dans la guerre des langues les États-Unis ont depuis gagné du terrain, comme la Chine...
    Le français aurait-il rendu les armes ? Ce livre, qui nous entraîne hors de France, à la découverte de la francophonie, nous convaincra du contraire : dans plusieurs régions du globe, le français est une arme de résistance. Une langue d'avenir.

    Frédéric Pennel, trente-six ans, est un journaliste français qui a notamment écrit dans Lexpress.fr, Slate, ErnestMag, Le Huffington Post, La Revue Parlementaire, Délits d'opinion. Il s'est notamment intéressé à l'univers du livre, à l'opinion publique et aux questions internationales. Il a exploré la francophonie dont il a relaté les différentes contrées dans de nombreux articles. Résultat d'une enquête menée sur plusieurs années, XXX est son premier livre.

  • La démocratie traverse une crise majeure. Les peuples doutent de leurs représentants. Certains en appellent à une démocratie « directe », sans médiation, et d'autres consentent à l'instauration de « démocraties illibérales »... Mais que recouvre en réalité le mot « démocratie » ?Dans cet ouvrage à quatre mains, Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy reviennent sur ses origines et sur sa spécificité : la démocratie naît de l'effondrement d'un monde devenu caduc et elle construit le peuple comme l'être ensemble d'individus libres et égaux. Mais elle est toujours en écart avec elle-même, jamais achevée. Elle est, en elle-même, un nécessaire (re)commencement, dans une relation complexe avec la technique. Aussi doit-elle s'apprendre, hic et nunc, jusque dans ce qui la dépasse.
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    Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy ont mis en commun leurs approches philosophiques, anthropologiques, historiques et géopolitiques pour décrypter ensemble les soubassements de la crise démocratique.

  • « Je suis un cannibale, habillé en costume ou avec une blouse blanche, je fabrique des traitements pour des gens plutôt riches avec la matière corporelle de gens pauvres, vous appelez ça comment ? »Un cannibale en costume : ainsi Georges, ingénieur dans l'industrie pharmaceutique, se décrit et décrit son travail - un travail qui le dégoûte, mais qu'il ne sait pas quitter.Le monde de l'entreprise est un monde cannibale où tout le monde mange tout le monde : engloutissement des ressources naturelles ; les salariés se dévorent entre eux et se dévorent eux-mêmes. Beaucoup s'effondrent ; d'autres bricolent, pour retisser des liens de solidarité nécessaires à la vie en communauté...Une enquête qui met au jour les tragédies vécues chaque jour dans le secret des ateliers et des bureaux.

    David Courpasson est sociologue, professeur à l'EM Lyon Business School et à l'Université de Cardiff (UK). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages (notamment, avec Jean-Claude Thoenig, Quand les cadres se rebellent, Paris, Vuibert, 2008, et L'Action contrainte. Organisations libérales et domination, Paris, Presses universitaires de France, 2000).

  • On peut être malade d'inquiétude, de jalousie, d'amour, on peut aussi tomber malade du travail. Quand les conditions de réalisation d'un travail de qualité ne sont plus là, le corps lâche. Pour s'en sortir, il faut comprendre ce qui s'est joué dans la rencontre entre le travailleur et sa vie professionnelle.

    Souvent, les soignants sont démunis face aux burn out, car les prises en charge n'accordent pas au travail une place centrale. Or c'est en portant attention à la matérialité quotidienne de l'activité, et au rapport singulier entretenue avec elle, que se dégagent les ressources pour sortir de l'impasse.

    À partir de six parcours cliniques, Catherine Mieg ancre la réflexion sur le travail dans l'humanité la plus essentielle. Pour mieux guérir la souffrance des travailleurs au quotidien.

    Catherine Mieg est clinicienne du travail, psychanalyste et consultante en management. Elle est membre de l'équipe de recherche de l'Institut de psychodynamique du travail. Actuellement, elle reçoit en consultation des salariés en souffrance et accompagne des cadres dans leur management. Elle a notamment publié, aux Éditions François Bourin, Les Habits neufs du management en 2015.

  • 2015. Alexis Tsipras, candidat de Syriza, coalition de la gauche radicale, est élu pour en finir avec les politiques de l'Union européenne et du FMI. Six mois plus tard, il signe un programme du même acabit, demandant à son Parlement de ratifier un texte auquel il avoue ne pas croire.

    Pourtant, depuis 2009, aucun autre Premier ministre grec n'était allé au terme de son mandat. Sans doute parce qu'aucun autre ne colle autant au destin de son pays. Né en 1974, au sortir de la dictature des colonels, Tsipras choisit son camp, l'eurocommunisme ; avec la crise, à la tête du combat contre l'austérité, il conquiert l'opinion publique. Ce caméléon surprend, comme son pays : son portrait sans concession dessine celui d'une Grèce qui n'en finit pas de se débattre avec ses contradictions politiques.

    Journaliste correspondant en Grèce pour plusieurs quotidiens de presse nationale (Libération pour la France, Le Soir pour la Belgique et Le Temps pour la Suisse) et régionale (Le Télégramme, Le Progrès de Lyon...), de magazines (Marianne, Télérama, Les Echos Week-end...), et collaborant avec plusieurs radios (Europe 1, Radio Canada), Fabien Perrier partage depuis plusieurs années son temps entre la France et la Grèce. Il couvre l'actualité du pays et, d'où il est, celle de l'Union européenne.

  • Zhang Mei, Ivy, Christy et June, comme beaucoup de Chinoises issues de la génération de l'enfant unique, ont été poussées à mener de brillantes études - un privilège auparavant réservé aux garçons. Aujourd'hui trentenaires et diplômées des plus grandes universités chinoises ou américaines, elles sont journalistes, chefs d'entreprises ou professeurs. Elles vivent seules, sans être mariées, et n'ont pas d'enfants. Un comble pour leurs parents, et surtout pour leurs mères, qui craignent de les voir basculer dans la sombre catégorie des sheng nü, des femmes « périmées »...

    Rencontres forcées, entremetteuses envahissantes, calculs karmiques : ces femmes subissent une pression familiale et sociale très forte. Ces dynamiques citadines offrent pourtant à la Chine la promesse d'un nouvel essor...

    /> Roseann Lake est journaliste. Elle parle couramment le chinois, le français, l'espagnol et l'anglais. Elle est actuellement correspondante pour The Economist à Cuba et partage sa vie entre New York et La Havane. Elle a auparavant travaillé pendant cinq années en Chine, à Pékin, comme reporter pour la télévision et journaliste pour différents organes de presse papier, notamment : Foreign Policy, Time, Atlantic, Salon et Vice.

  • À leurs débuts, les réseaux sociaux nous offraient de concrétiser un vieux rêve : au sein de ces espaces numériques, le partage et l'échange devaient fournir les armes d'un nouvel eldorado démocratique. Mais force est de constater que sur Twitter, Facebook ou Instagram, des contenus violents circulent désormais sans fin ; les internautes s'insultent ; les fake news fleurissent, comme autant de monstres 2.0 qui nous interrogent sur les dérives de notre époque. Pour rester dans la course, il faut à tout prix « twitter », « liker », « partager ». Voilà révélé l'autre visage des réseaux sociaux : un espace du tag et du tacle, du cash et du clash, du clic et du choc, qui semble ne connaître aucun obstacle, aucune loi.
    Si le monstre, traditionnellement, permet en négatif de penser les normes d'une époque, qui sont ces nouveaux monstres qui émergent sur la toile ? Pourquoi nous attirent-ils et à quelles limites nous confrontent-ils ? Une autre utilisation des réseaux, plus humaniste et responsable, est-elle possible ?
    C'est à ces questions brûlantes que répondent dans cet essai percutant deux spécialistes des médias. Si le constat qu'ils dressent est sans appel, ils nous permettent pourtant d'envisager un autre avenir 2.0.

  • Souverain sur les réseaux sociaux depuis 2012, ce geste est très simple : il s'agit de se prendre soi-même en photo avec un Smartphone et de le publier instantanément. Le phénomène est planétaire et total. De sa salle de bain au stade de foot en passant par la Maison Blanche tout est bon à être selfié. Le selfie a pénétré toutes les sphères de la société : privée, publique, professionnelle, people, économique et politique. Cette activité quotidienne marque un changement irréversible : celui d'une véritable industrie de soi par l'image dans une société du spectacle qui aime regarder et se regarder. Cet ouvrage explique la naissance du Selfie, le phénomène mondial et transgénérationnel et nous interroge : le selfie est-il aussi démocratique qu'il le prétend ? Quel est son degré d'authenticité ? La selfimania, du buzz au selfimédia et aux scandales selfiques. Va-t-il devenir un art ? Une des toutes premières réflexions sur ce sujet qui remet en cause les coulisses « intimes » de nos vies.

  • Face à la fin de vie d'un proche, nous sommes souvent démunis et déstabilisés. Au choc émotionnel s'ajoutent des questions angoissantes: faut-il continuer les traitements au risque d'une obstination déraisonnable ? Convient-il de privilégier la qualité de vie à la quantité de survie ? L'hydratation et l'alimentation artificielle sont elles des traitements ? Les lois protègent-elles le malade et ses proches ? Le patient a-t-il le droit de ne pas souffrir ? Quelle est la place de la personne de confiance ? Les directives anticipées du patient ont-elles une valeur testamentaire ? Doit-on maintenir en vie une personne en état végétatif chronique ? Qui détient la vérité ? Un agir éthique en fin de vie est-il possible ? Ce livre essaie de répondre de manière pédagogique et précise à ces questions difficiles, sans prétendre à l'érudition. En tenant compte des toutes dernières législations.

  • Plus les réfugiés arrivent en masse et au péril de leur vie sur les rivages de l'Europe, moins nous sommes capables de donner forme à une politique de l'accueil digne de ce nom. Ce qui est de l'ordre de l'évidence morale, et qui nous éclate à la figure à travers la photographie d'un corps sans vie d'enfant abandonné sur la grève, paraît de plus en plus difficile à mettre en oeuvre d'un point de vue politique. Au-delà de l'émotion, des images et des analyses faites sur le vif, il manquait encore l'éclairage philosophique nécessaire sur ce qui s'impose comme la question centrale de notre temps : celle de l'accueil en général, et du droit d'asile en particulier. C'est l'ambition de cet ouvrage que d'apporter sa réflexion, à destination de tous ceux qui ne veulent pas rester sans réponse devant cette tragédie contemporaine.

  • « C'est de la com' ! »...Cette expression se veut dévastatrice, et elle l'est. Que se passe-t-il ? « Avant », le schéma était simple...Un émetteur, un récepteur, un message plus ou moins formaté. Et parfois de la contestation. Le schéma pépère, où l'enjeu principal était de « faire passer le message ». La « manière » était reine, elle permettait beaucoup. La pub était à son heure de gloire...La communication savait rendre cela joli, voire très séduisant. Et le message institutionnel pesait souvent son poids de langue de bois, d'éléments de langage artificiels et convenus... Et puis, patatras, les messages ne passent plus ! Le livre de Bernard Emsellem tire la conclusion : abandonner définitivement l'idée de « faire passer le message » chère aux dirigeants. On ne fera plus accepter les messages comme ça. C'est une autre approche fondée sur l'information, dans une relation de respect, avec une participation à modalités multiples qu'il faut porter. Non plus « faire passer »mais : expliquer, débattre, partager, construire avec, décider avec, etc. Et « le message » ne sera plus partiel ou secondaire mais prenant à bras-le-corps les sujets qui touchent les parties prenantes. En une dizaine de chapitres à la manière d'un puzzle qui s'agence, l'auteur décrit les impasses de la com', porte un regard sur les organisations, explore les évolutions des mentalités (étudiées à partir d'un décorticage des schémas de communication), analyse les transformations structurelles, et pas seulement techniques, induites par le numérique. Et reconstruit des chemins...

  • 2012-2016 : cinq années qui ont marqué le monde par des bouleversements considérables, presque inimaginables s'agissant d'une période aussi courte au regard de l'histoire. Où que l'on porte le regard, les évènements ont pris par surprise les acteurs politiques et économiques.Qu'il s'agisse de l'effondrement de la Grèce et de la déstabilisation de la zone euro, des crises meurtrières au Proche-Orient, de la multiplication des actes terroristes, du renversement total de la conjoncture sur les marchés des matières premières, et notamment du pétrole, du ralentissement de l'économie chinoise, des évènements de Crimée et d'Ukraine, le monde a changé de visage. Historien et économiste, Philippe Chalmin a tenu son « journal de bord » et analysé au fil des jours les faits marquants de cette période. Au fil de la lecture de ces textes, on assiste progressivement à la fin d'une illusion, celle de la mondialisation heureuse.

  • Qui transforma en sorcières ces milliers de femmes torturées et brûlées vives entre le XVe et XVIIe siècles ? Ces prétendues sorcières étaient surtout des paysannes, des guérisseuses apportant au village le réconfort de leur solidarité et de leurs connaissances en herbes médicinales. Sans médecins ni médicaments, il fallait bien quelqu'un pour faire accoucher les femmes, soigner les malades, assister les mourants et toiletter les morts. Mais trop de mort-nés et trop d'accouchées mourant de fièvre puerpérale désignaient les sorcières à la vindicte générale. Et la misogynie ambiante fit le reste. Au motif qu'il fallait trouver les marques que le diable imprimait en guise de signature dans le secret de leur chair, on leur fit subir des tortures au-delà de l'imaginable. Un récit inédit qui nous retrace la tragédie de ces femmes sacrifiées et oubliées. Une négation de la chair et un crime contre la féminité trop longtemps sous-estimés.

  • À l'heure de la mondialisation néolibérale, l'art s'apparente de plus en plus à un produit financier que créent et manipulent les grands capitalistes de cemonde, ces princes de la finance devenus collectionneurs de supplément d'âme à coups de millions. Leur emprise sur la diffusion et le marché de l'art est aujourd'hui comparable au pouvoir monopolistique de Hollywood sur le cinéma. L'art circule comme une monnaie parallèle, spéculative mais désarrimée des variations fiévreuses des grandes places boursières. Le phénomène est si caractéristique de notre époque, si mondial, qu'il n'y a plus de nouveaumouvement artistique qu'on puisse nommer, sinon, par défaut, ce market art, comme on parlait jadis de l'impressionnisme ou de l'art abstrait. L'art est-il définitivement enseveli sous l'argent ? L'art contemporain prépare-t-il la nouvelle bulle de la finance ? Voilà les questions auxquelles veut répondre Hervé Fischer.

  • Juin 2010 : un virus informatique du nom de Stuxnet paralyse un cinquième des centrifugeuses atomiques iraniennes et rend cet immense complexe subitement inopérant. Certains analystes affirment que cette cyber-attaque, d'origine - supposée - israélo-américaine, a retardé de plusieurs années la capacité de l'Iran à créer ses premières bombes nucléaires.
    En développant son programme, la République islamique, qui n'a jamais caché son hostilité vis-à-vis d'Israël, se heurte de plein fouet à la doctrine sécuritaire de l'Etat hébreu, qui n'acceptera jamais d'être menacé sans réagir. Dans les faits, la guerre entre ces deux puissances du Moyen-Orient a déjà commencé : course à l'armement, assassinats d'ingénieurs, virus informatiques... C'est une guerre « probatoire », une guerre invisible. Est-il encore possible de freiner ou arrêter ce face-à-face qui menace d'aboutir à un affrontement réel et généralisé ?

  • La politique est censée faire le bonheur des hommes. Mais fait-elle le bonheur des hommes politiques ? La question peut paraître naïve ou simpliste mais il est étonnant que personne n'ait encore pensé à la poser. En s'intéressant aux personnalités qui dominent le paysage politique actuel, comme FrançoisHollande,Nicolas Sarkozy, Jean-LucMélenchon, François Bayrou,Alain Juppé,Nathalie Kosciusko-Morizet, Cécile Duflot, Rama Yade, ou encore Bruno Le Maire, le journaliste Jérémy Collado a tenté de comprendre leur conception du bonheur. Sont-ils heureux dans leurs fonctions ? Osent-ils encore contribuer à notre épanouissement en tant que citoyens ? Comment font-ils coïncider vie privée et bien-être collectif ? À partir d'interviews exclusives, l'auteur nous propose une réflexion originale sur le lien entre pouvoir et bonheur, et brise ainsi un tabou français.Vous les pensiez insubmersibles, ils se révèlent fragiles et parfois inattendus.Avec ce livre, vous ne verrez plus jamais les politiques comme avant !

  • En France, près de deux salariés sur trois ne sont pas motivés par leur travail. Ce sentiment de démotivation,mis en lumière par de nombreuses enquêtes au sein des entreprises, touche toutes les catégories d'emploi, et plus encore les cadres. Sachant que nous y sommes tous potentiellement exposés, devonsnous nous résigner à ce qu'une part si importante de notre vie soit source d'ennui et de découragement ? Dans Retrouver le goût du travail, Wadih Choueiri nous propose une méthode originale et nous aide à élaborer un cheminement personnel pour refuser cette fatalité et y porter remède.Retrouver la confiance en soi, développer son autorité naturelle, déployer son autonomie en bonne intelligence avec l'autre,mieux écouter son corps, telles sont les grandes étapes de ce chemin vers le retour à la sérénité et au bonheur au travail. Wadih Choueiri est dirigeant d'entreprise, enseignant, chercheur et spécialiste du développement personnel appliqué à l'univers de l'entreprise. Il a contribué au Livre d'Or du Coaching, publié sous la direction de Frank Bournois et?ierry Chavel.

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