Annika Parance Éditeur

  • Planetes

    Cyr Mario

    Ils ne viennent pas du même monde.
    Ils s'attirent comme des aimants.
    Au présent.
    À l'un le quotidien pèse,
    et l'autre apporte des réponses.

    La forme surprend. Les personnages n'ont pas de nom, et tout le récit
    est au présent. Pas de passé, pas d'imparfait. Ni futur ni conditionnel.
    La narration à la deuxième personne du singulier crée un effet de
    proximité, sinon d'intimité.

    Captivant par son écriture contemporaine, rythmée, précise, qui en quelques phrases nous donne à voir un monde, Planètes sait aussi nous toucher par la sensibilité sans mièvrerie qui l'anime, sa tendresse pour les déshérités et les vulnérables, son goût de la beauté, son adhésion à la vie.

  • Une famille de banlieue mène une existence saine et agréable, dans la bonne humeur et l'amour. C'est l'été, les vacances approchent. Survient un évènement inattendu qui arrive à la fillette de neuf ans et qui viendra perturber les membres de cette famille. Entre rite de passage raté, crise du couple et peur du vieillissement, comment les parents parviendront-ils à garder l'équilibre familial intact? Quant à la fillette, elle semble plus à l'aise quand personne ne s'occupe d'elle...

  • Une fin d'été dans un tout-inclus en Tunisie, où une mère accompagnée de son fils handicapé sombre peu à peu dans un besoin toujours plus inavouable de liberté, tandis que tourne à l'obsession l'image récurrente d'une cliente solitaire qui a croisé son regard.
    Une histoire d'amour sensible entre un cordonnier timide et une belle cliente, qu'il ne sait pas comment aborder, avec en toile de fond la ville de Punta Arenas, dans le grand sud chilien.
    Une jeune Australienne qui souffre d'éco-anxiété devant la dégradation économique et écologique de la planète, oscille entre colère contre la génération précédente et inertie face à un avenir incertain.

    Autant de constellations géographiques qui composent ce recueil de nouvelles, à la lisière entre ombre et lumière, coeurs incandescents en manque et pulsions glaçantes.

  • En pleine canicule, un homme se laisse convaincre par sa femme et ses filles d'aller passer une journée à la foire agricole. Sur place, il y a beaucoup de monde. Mal à l'aise, l'homme déambule entre les bêtes et les visiteurs, se pliant aux désirs de ses filles. En plein après-midi, il perd sa famille dans la foule. Entre une vache aux pis douloureux, une conversation avec un éleveur, des jeux d'adresse, des manèges et plusieurs Coors light, il est confronté à l'homme qu'il est devenu, et réalise qu'il en est prisonnier.

  • Quand la mort côtoie l'enfance qui nous traverse d'un bout à l'autre, à quoi assistons-nous ?

    Voici des miracles ordinaires, des vertiges, des bonheurs fugaces qui réclament une parole. Voici l'aube fabuleuse, et une jeunesse qui ne cesse de fleurir, là même où on ne l'espérait plus.

    C'est un regard sur le petit, l'humble. L'imparfait. L'éphémère. Pour en faire valoir la lumière et la beauté. Et c'est aussi un défi stylistique : écrire de la poésie sans dire « je ». Ni « tu » d'ailleurs. Fine et épurée, l'écriture nous transporte autant qu'elle nous rive à nos racines les plus sourdes, à la terre, tendue de beauté.

  • Vivre sa vie mais en rêver une autre. Se perdre ou se trouver dans une double existence. Hésiter à la croisée des chemins. Refuser, peut-être, de choisir. Voilà ce que sont, entre autres, les présents multiples des personnages qui traversent ce recueil de cinq nouvelles. 

    Les bad boys ou les bad girls de Présents composés suivent leur voie coûte que coûte. Ils veulent être libres, vivre comme ils l'entendent en cherchant des sensations fortes et en refusant la soumission, au risque de perdre l'autre. Mais jusqu'à quel point?

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