Éditions Futuropolis

  • En 2014, Catherine Meurisse inventait la première comédie musicale en bande dessinée et faisait danser le musée d'Orsay. Avec un savant mélange d'érudition joyeuse et d'humour décapant, elle revisite les arts dans un tourbillon jubilatoire... Roméo et Juliette, West Side Story se mêlent aux oeuvres de Manet, Toulouse-Lautrec, Monet, Degas, Courbet... Ce n'est plus un album, c'est un bouillon de culture !
    Le célèbre tableau de Manet, Olympia, est un peu la Joconde du musée d'Orsay... posant dans son plus simple appareil. On ne pouvait choisir meilleure héroïne pour une aventure au coeur du musée. Peinte en 1863, Olympia a créé le scandale et ouvert la voie de la modernité aux impressionnistes, opposés aux peintres académiques. Au centre des deux clans, Olympia est une icône et un pivot dans l'histoire de l'art. Deux clans, une héroïne, un scandale : ce n'est plus de l'histoire de l'art c'est du cinéma ! Et si le musée d'Orsay était un vaste studio où se tourne tout un monde d'images et de mythes ?
    Olympia, jeune actrice pleine de rêves, est pressée de vivre le grand frisson romantique devant la caméra. Elle se verrait bien en haut de l'affiche, comme Vénus, la star des studios d'Orsay. Mais on ne lui propose que des rôles de figurante. Que faire pour exister quand on est issue du quartier des Refusés et que les premiers rôles ne sont réservés qu'à l'élite, les Officiels ? Quand, sur un tournage, elle tombe amoureuse de Romain, un acteur du clan rival, c'est le début d'une lutte des classes culturelle. Pour Olympia, le chemin du succès sera chaotique, musical et dansant...

  • À l'occasion de l'exposition universelle de 1900, de nouveaux bâtiments furent construits à Paris, qu'ils soient amenés à rester comme la gare d'Orsay, ou à être détruits comme la tour Eiffel. Plus d'un siècle plus tard, on sait ce qu'il est advenu de ces monuments et la gare d'Orsay est devenue l'un des plus beaux musées du monde, accueillant les chefs-d'oeuvres impressionnistes. Il transforme ainsi la gardienne du musée en charmeuse de serpent du douanier Rousseau ! Il suit à la trace le jeune Edgar Degas pour son premier rendez-vous chez Ingres, ou Monet imaginant qu'il va peindre la gare St Lazare. Si Manuele Fior reproduit le plus fidèlement possible les tableaux cités, respectant les styles des artistes, il bouscule les conventions et les époques pour faire revivre toutes ces oeuvres, chefs d'oeuvres universels ou tableaux méconnus, s'attardant sur des détails pour mieux nous en faire ressortir la beauté ! Un hymne à la beauté et à la création, porté de mains de maitre par l'un des meilleurs dessinateurs de sa génération.

  • Jeu de piste alerte et poétique à Orsay. Les disparues d'Orsay offre une nouvelle visite atypique du musée parisien. Stéphane Levallois signe ici un conte irrévérencieux et léger pour la collection Futuropolis/Musée d'Orsay, nous guidant chez les impressionnistes, les pompiers et les expressionnistes, se jouant des références avec fantaisie. Une fable inspirée et fantasque.

  • Quand le Musée d'Orsay ouvre ses portes au public le 9 décembre 1986, on n'a encore qu'une image floue de la masse de richesses héritées d'autres institutions. Parmi ces trésors figure la singulière collection Hippolyte de L'Apnée, legs enregistré en 1910 au Musée du Luxembourg et dont il ne fut jamais rien montré. On en perd même toute trace dès 1911. Cette disparition assourdissante ne devait rien au hasard. Une main puissante et anonyme a orchestré l'occultation du fonds sans, fort heureusement, aller jusqu'à le détruire purement et simplement. L'initiative venait assurément du sommet. La collection fut redécouverte en 1982 par Le Rubulfier. Était-ce le bout du tunnel pour ces trésors criminellement effacés de la mémoire de l'art ? Non. Incroyablement, l'extraordinaire découverte fut étouffée ! Dans un contexte politico-culturel plus serein, la collection de L'Apnée aurait dû, après un siècle d'absurde purgatoire, provoquer un véritable séisme. Les toiles en particulier, qui suivent un fil rouge des plus surprenants : signées par des artistes abusivement taxés de mineurs pour avoir malencontreusement passé leur vie à l'ombre de titans, elles n'ont eu pour seul tort que d'avoir marqué un pas de côté. Un tout petit pas qui leur valut l'exclusion du tableau d'honneur. C'est la singularité de cette collection. La majorité de ces artistes négligés étaient des modestes cousins, des compagnons de volée ou de simples admirateurs cherchant à reproduire la manière de leur prestigieux modèle. C'est là une entreprise à la fois grandiose et pathétique dont la vacuité apparente ne diminue toutefois en rien l'intérêt. Objets de dérision aux yeux de la critique institutionnelle de l'époque, ces figures malmenées ont fini par disparaître pour la plupart des écrans radar. C'est au prix de longues recherches menées avec une infinie patience que Plonk & Replonk sont parvenus à faire revivre ces victimes de la pensée unique. Qu'ils en soient ici chaleureusement remerciés. Le moment est venu de nous pencher enfin avec une bienveillante curiosité sur ce cadeau surgi du néant d'un injuste oubli pour le juger avec la nouvelle objectivité qu'il mérite.

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