Pierre Cahuc

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Revu et mis à jour par les auteurs, ce livre donne un éclairage entièrement nouveau sur le fonctionnement du marché du travail, la manière de penser le chômage et les politiques pour le combattre. Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois.
    Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus récentes conduites en France et dans de nombreux pays. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre.
    À sa première parution, en 2004, sous le titre Le Chômage, fatalité ou nécessité ?, l'ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines en 2005 et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques en 2006.

  • Baisser les impôts, augmenter les dépenses publiques, arrêter l'immigration, instaurer la semaine de 32 heures, taxer les transactions financières... autant de remèdes miracles censés nous guérir de tous nos maux.
    Ces contre-vérités rabâchées à l'envi par les politiques et les médias portent un nom : le négationnisme économique. À l'origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et peut se traduire par des milliers de chômeurs supplémentaires.
    Or aujourd'hui, on ne peut affirmer tout et son contraire, nous disent les auteurs, car l'économie est devenue une science expérimentale fondée sur l'analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts de grands patrons, de syndicalistes, d'intellectuels et de politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les consensus les plus établis.
    Cet essai vigoureux raconte cette révolution et nous offre les moyens de débusquer les impostures et de sortir de l'obscurantisme : une arme indispensable contre la démagogie.
    Prix spécial du jury Turgot 2017.
    Préface inédite des auteurs.

  • La France est engagée dans un cercle vicieux dont les coûts économiques et sociaux sont considérables. Depuis plus de vingt ans, des enquêtes menées dans tous les pays développés révèlent qu'ici plus qu'ailleurs, on se méfie de ses concitoyens, des pouvoirs publics et du marché. Cette défiance allant de pair avec un incivisme plus fréquent.
    Or la défiance et l'incivisme, loin d'être des traits culturels immuables, sont alimentés par le corporatisme et l'étatisme du modèle social français. En retour, le manque de confiance des Français entrave leurs capacités de coopération, ce qui conduit l'État à tout réglementer et à vider de son contenu le dialogue social.
    En comparant les relations entre les performances économiques et les attitudes sociales dans une trentaine de pays du début des années 1950 à nos jours, Yann Algan et Pierre Cahuc montrent comment ce déficit de confiance réduit significativement l'emploi, la croissance et, surtout, l'aptitude des Français au bonheur.
    Préface de Daniel Cohen
    Nouvelle édition

  • Hiérarchie, inégalités et défiance : telle est la véritable devise de la société française ! Hiérarchisée à l’excès, élitiste, conflictuelle, cette organisation de notre société mine les relations sociales mais aussi la confiance en l’avenir et la croissance. Diffusée à l’ensemble du corps social (entreprises, salariés, partenaires sociaux, Etat…), cette logique empêche pour l’instant la France de sortir de l’engrenage du déclin annoncé. Depuis 10 ans, ses effets pervers sont accentués par le manque de transparence du gouvernement, de capacité intégratrice du système scolaire et la mauvaise qualité des relations sociales. Autant d’entraves à l’économie française. Pourtant, le déclin n’est pas une fatalité : les nombreuses réformes menées à l’étranger offrent des pistes pour sortir de l’ ornière.

  • La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent, d'autres non. Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Au bout du compte, les plus faibles sont implacablement éliminés, tout en étant pratiquement exclus des aides sociales jusqu'à 25 ans. Mis à l'écart, ils tendent à déserter les urnes et à renier les fondements de la démocratie.

    Il est urgent de s'attaquer aux racines du mal : l'échec scolaire et les obstacles infranchissables que dresse le marché du travail devant ceux qui n'ont pas de diplôme. Il faut aussi faire sauter les verrous de notre système politique pour que les jeunes y trouvent leur place.
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    Mais en attendant, nous ne pouvons pas laisser tant de jeunes sur le bord de la route. Il y a des moyens de leur offrir, sans laxisme, une deuxième chance. Si nous continuons à ne rien faire, le risque d'une déflagration du pacte républicain grandira de jour en jour.

  • L'apprentissage accroît fortement l'insertion professionnelle des jeunes peu qualifiés. En revanche, son efficacité est pratiquement nulle pour les plus diplômés. En dépit de ce constat, les formations en alternance se développent principalement dans l'enseignement supérieur, au détriment des niveaux les plus faibles de qualification. Loin de faire jouer à l'apprentissage un rôle d'ascenseur social, son essor dans les études supérieures reproduit, voire accentue, les inégalités. Il faut donc concentrer l'aide publique là où elle est efficace et équitable, c'est-à-dire dans le second cycle de l'enseignement secondaire. C'est un objectif primordial en France, où 120 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avec au mieux le brevet des collèges. Pour y parvenir, il est nécessaire de modifier le financement des formations en alternance et la gouvernance de l'enseignement professionnel. C'est ce que démontre cet ouvrage.

  • Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la République. Son programme promettait le changement à une France réputée irréformable. Trois ans plus tard, des domaines aussi sensibles que les retraites, le contrat de travail, la représentativité syndicale ont fait l´objet de lois, ou de protocoles d´accord, sans anicroche notable. Nicolas Sarkozy serait-il en train de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué ? Un examen minutieux des réformes entreprises prouve que la réalité est tout autre.
    En s´attachant à quelques cas particuliers - réforme des régimes spéciaux de retraite de la SNCF, d´EDF et de la RATP, « modernisation » du marché du travail, réforme des taxis, hausse du pouvoir d´achat, défiscalisation des heures supplémentaires... - et en retraçant le cheminement tortueux qui mène des intentions aux résultats, cet ouvrage effectue une plongée salutaire dans les failles de notre système politique et permet de comprendre pourquoi la méthode choisie par Nicolas Sarkozy, mêlant conciliation et volonté d´étouffement, a échoué.

  • "Indemniser au mieux les épisodes de chômage tout en limitant leur durée : telle est la vocation de l'assurance chômage.
    Loin de remplir cette mission, le système français opère une redistribution à grande échelle entre secteurs d'activité et niveaux de salaire. D'une effi cacité limitée, il favorise l'instabilité de l'emploi et contribue à maintenir un chômage élevé.
    Or, il existe d'importantes marges de manoeuvre pour limiter ces transferts et les comportements d'optimisation qu'ils encouragent. Le système doit être recentré sur les incitations individuelles au maintien dans l'emploi et au retour vers l'emploi, et son pilotage rendu plus cohérent par une meilleure coordination entre assurance et accompagnement des demandeurs d'emploi."

  • La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent et d'autres non. Pourquoi ? Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Résultat : les plus

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