Mazarine Pingeot

  • Lucie a peur. De tout. Si le métro s'arrête entre deux stations, elle pense qu'elle va mourir. Elle craint, lorsqu'elle part travailler le matin, qu'une catastrophe ne survienne, la privant à jamais de revoir son mari et ses enfants. Pourtant, à quarante ans, elle est comblée par un métier qui la passionne et une vie de famille réussie. Mais la disparition brutale d'Héloïse, sa cousine sourde et muette qu'elle chérissait, et celle de Louis, son ami d'enfance, font affleurer un souvenir flou et pénible au goût d'essence et de boue.Pour se libérer de ce mal étrange, Lucie devra revenir à la source de l'angoisse qui la saisit et l'empêche de vivre. Parce que, oui, la peur est tapie dans l'enfance, enfermée dans la cabane du pêcheur.
    Dans ce roman envoûtant et d'une grande justesse, Mazarine Pingeot revient sur la fragilité des vies construites sur des marécages. Et la peur continue est un cri dans ce silence assourdissant.

  • Se taire

    Mazarine Pingeot

    Avec pour seule expérience ses vingt ans et son talent de photographe, Mathilde est envoyée par un grand magazine chez une sommité du monde politique, récemment couronnée du prix Nobel de la paix. Quand l'homme, à la stature et à la personnalité imposantes, s'approche d'elle avec de tout autres intentions que celle de poser devant son appareil, Mathilde est tétanisée, incapable de réagir. Des années plus tard, une nouvelle épreuve la renvoie à cet épisode de son passé, exigeant d'elle qu'elle apprenne une fois pour toutes à dire non.
    Dans ce roman sombre et puissant, tendu comme un thriller, Mazarine Pingeot continue d'explorer les thèmes qui lui sont chers : le poids du secret, le scandale, l'opposition entre les valeurs familiales et individuelles... En mettant en miroir deux instantanés de la vie d'une femme contrainte au silence par son éducation et son milieu, elle démonte les mécanismes psychologiques de répétition et de domination, en même temps qu'elle construit une intrigue passionnante.

  • Magda

    Mazarine Pingeot

    Comment réagit-on lorsqu'on apprend par la télévision que sa propre fille est accusée de tentative de meurtre en relation avec une entreprise terroriste ? Magda, belle femme de soixante ans habituée à vivre à l'abri des regards, voit soudain son intimité fouillée, disséquée par des enquêteurs suspicieux et des journalistes avides de sensationnalisme. Tandis que la justice fait traîner une procédure de plus en plus politique, elle s'interroge : sa fille a-t-elle réellement eu l'intention d'attenter à des vies humaines ? Et si oui, quel rôle a-t-elle joué, en tant que mère, dans cette dérive ?
    Très librement inspiré de faits réels, Magda explore, par le biais de la fiction, les ressorts de la transmission familiale entre une mère rongée par le secret et sa fille, activiste passée du côté de la clandestinité. Un roman introspectif et crépusculaire, doublé d'un captivant portrait de femme.

  • Théa

    Mazarine Pingeot

    Paris, 1982 : fuyant le coup d'État, des centaines d'Argentins se réfugient dans la capitale française, des images macabres plein la mémoire. La vie de Josèphe, 22 ans, bascule lorsqu'elle croise l'un d'entre eux. À peine le coup de foudre s'est-il produit que le mystérieux " Antoine " disparaît. Josèphe se met alors à enquêter : qui est Antoine ? Que lui est-il arrivé ? Est-ce vrai, ce que Josèphe a lu sur les " disparus ", sur ces " folles de la place de Mai " ? Alors qu'elle découvre le passé de l'homme qu'elle aime, la jeune femme est brutalement renvoyée à sa propre histoire familiale, aux secrets et aux silences de ses parents... Bientôt les stigmates de la guerre d'Algérie viendront se mêler à ceux de la dictature argentine... Théa, un roman d'apprentissage ardent, politique et sensuel, qui explore la découverte de l'amour et de l'horreur du monde.

  • Longtemps, Mazarine Pingeot a vécu «bouche cousue». Aujourd'hui, elle rompt le silence et tente de percer sa mémoire emmurée par une histoire trop lourde à porter.0300Depuis que son père est mort, Mazarine a perdu l´un de ses deux principaux témoins et acteurs de son enfance. Et tandis que les historiens et les journalistes continuent de s´approprier le personnage public de François Mitterrand, sa jeunesse, déroulée dans le secret le plus total auprès de cet homme, semble perdre peu à peu de sa réalité. Tout cela a-t-il bien existé? Ce François Mitterrand des journaux et des livres d´histoire a-t-il bien été son père?Pour lutter contre l´oubli, elle doit faire revivre, à tout prix, la petite fille heureuse qu´elle a été, ses paysages et ses jeux d´enfant, ses parents amoureux, le trio idéal, jalousement gardés dans un coin de sa mémoire... Tissant les instants magiques, banals ou cruels d´une enfance pas comme les autres, passée auprès d´un père président de la République, Mazarine fait surgir la figure étonnante de l´homme qu´elle a connu, celle d´un père aimant et exclusif. Et c´est cette image émouvante, salvatrice, qu´elle s´autorise enfin à partager.

  • Bon petit soldat

    Mazarine Pingeot

    • Julliard
    • 18 Octobre 2012

    Être ou ne pas être. Être un secret inavouable, affublé d´un prénom impossible, une vie entre les lignes : une enfant cachée. Être la fille du président Mitterrand ou ne pas être du tout. Être la progéniture adorée à la maison, au sein d´un trio aussi idéal que mythique, mais n´être rien ailleurs - rien, nada, personne. Être la soeur, la belle-fille, la nièce, la cousine, et la tante, d´une ribambelle de frères, belle-mère, oncles, cousins et neveux qui, eux, ne savent pas qui vous êtes. Et puis soudain la lumière, pleins feux ; les flashs, le scandale. Être sa fille, enfin, officiellement. Un objet de curiosité, de suppositions, de préjugés, de rancoeur - ne vit-elle pas aux crochets de la République ? De harcèlement aussi, quand les paparazzi campent devant chez elle. Et puis devenir l´héritière morale. Le portrait craché. La représentante. Devenir lui, un peu. Mais jamais soi-même. Comment échapper à ce sortilège originel qui l´empêche d´être autre chose qu´un « bon petit soldat » ? Comment protéger ses propres enfants, comment leur transmettre un héritage à la fois si prestigieux et si tortueux, sans qu´ils en souffrent à leur tour ? C´est sous forme de journal que Mazarine Pingeot a choisi de transcrire ces réflexions, au fil des mois de la campagne présidentielle durant lesquels le combat personnel est sournoisement venu se mêler au combat politique. Reprenant le fil là où elle l´avait laissé il y a sept ans, concluant Bouche cousue sur l´espoir d´un lendemain meilleur, elle fait de son écriture, vibrante et exutoire, le lieu d´une étonnante introspection collective.

  • - 38%

    Depuis quelque temps, rien ne tourne plus rond dans la vie de Joséphine. D'abord, c'est son ex-mari, père de ses deux garçons, qui ne semble pas vraiment d'accord sur le sens à donner au mot " séparation ". Ensuite, c'est l'inspiration qui lui fait faux bond, au moment même où son nouvel éditeur s'impatiente de lire son prochain livre pour enfants, peuplé comme toujours d'animaux malades. Et puis, ce matin-là, choisissant l'instant où son banquier l'appelle (pour lui parler de son découvert), c'est son lave-vaisselle qui la lâche. Le début de la fin ? Ou bien... le début d'une nouvelle vie ?

  • Au fil de son tumultueux monologue, c'est la tragédie d'un amour malsain, plus mortel que la gangrène, qui apparaît comme une effroyable vérité. Elle adresse sa longue confession à l'homme, son mari, le seul amour de sa vie. Elle n'est pas sûre qu'il lira sa lettre. Encore moins qu'il veuille tenter de comprendre. Et pourtant, sans se dérober, elle cherche en elle-même les origines de son crime. Elle remonte le temps pour trouver les prémisses de la folie, très loin, quand elle n'était qu'une petite fille ? et déjà, un monstre en puissance.

    Pour son retour à la fiction, Mazarine Pingeot s'attaque avec audace à un sujet troublant. Pari risqué, pari réussi. Aujourd'hui jeune mère comblée, elle confirme un talent étonnant lui permettant de prêter sa voix à une infanticide. Explorant jusqu'au tréfonds les contradictions et les obsessions d'un personnage féminin aussi glacial que désespéré, Mazarine Pingeot écrit un texte bouleversant.

  • Mara

    Mazarine Pingeot

    • Julliard
    • 28 Octobre 2010

    - une fois de plus - d'un sujet tabou, pour en faire une épopée moderne et romanesque.
    0300Bouche cousue, suivant la voie duCimetière des poupées, Mazarine Pingeot s´aventure encore plus loin dans l´écriture romanesque, sans déroger à sa manière audacieuse d´explorer l´amour qui fait mal. Le secret, le trio, la filiation..., la romancière retrouve les obsessions qui lui sont propres pour tisser un nouveau portrait de femme. Mais cette fois, d´une rive à l´autre de la Méditerrannée, les générations s´affrontent et les voix se répondent sur fond d´une page noire de l´Histoire. Les récits s´entremêlent, lumières et décors prennent vie pour participer à l´invention d´un destin surprenant et délivrer à chacun, par des détours inattendus, une partie de l´énigme. C´est l´intrusion du cinéma qui se fait voir dans les mots de Mazarine Pingeot, son plaisir du suspense et sa fascination pour les amours tragiques et flamboyantes.0300Tanger la Blanche. Un mausolée sur un toit. Deux corps nus, enlacés, entre la vie et la mort. Mara et Manuel, qu´une beauté et une fortune trop arrogantes rendaient intouchables. Le couple parfait, trop uni pour laisser quiconque devenir intime, a voulu mettre fin à sa légende. Hicham, l´associé de Manuel, qui les découvre et les sauve, veut comprendre comment ces deux êtres qu´il admire tant ont pu en arriver là. Ainsi s´ouvre l´histoire de Mara, cette jeune femme inaccessible, qui va se révéler au cours d´une longue et éprouvante quête des origines. AprèsBouche-CousueetLe Cimetière des poupées, Mazarine Pingeot s´aventure encore plus loin dans l´écriture romanesque, sans déroger à sa manière audacieuse d´explorer l´amour qui fait mal. Le secret, le trio, la filiation : la romancière retrouve ici ses obsessions pour tisser un inoubliable portrait de femme.0600 PRESSE « Une écriture de plus en plus sûre. Romancière, Mazarine ? sans aucun doute. » Edmonde Charles-Roux, de l'académie Goncourt  Brigitte Kernel    « Une très grande histoire d´amour. » Robert Badinter   « Le dernier chapitre d´un grand roman français, celui qu´orchestra d´une main de fer et d´un gant de plume, son père. » Jean-François Kervéan   « Un texte sur la transmission qui impose le respect. Comment grandit-on quand aux yeux du monde on est censé ne pas exister ? » Anne Diatkine   « Un livre sur son père, tendresse mesurée, fidélité souriante. Une chronique freudienne sur le fond et chardonnienne dans la forme. » Patrick Besson   « Voici aussi le plus beau chant d´amour qu´il nous ait été donné de lire depuis très longtemps. Amour filial, bien sûr, mais en fait les choses sont plus compliquées, car il se double d´un amour maternel en éclosion. Paradoxalement, c´est dans son premier ouvrage de non-fiction que Mazarine s´affirme définitivement comme un écrivain. Un grand écrivain. » Fouad Laroui   « L´intérêt de ce récit n´est pas documentaire : il tient à la sobriété de son expression, en paragraphes ramassés, tendus, sincères... Il se présente sous la forme d´un carnet intime à la Annie Ernaux : même sécheresse pour communiquer l´émotion. » Frédéric Beigbeder   « La langue de Mazarine Pingeot a mûri. Elle écrit sec, senti, rythmé. » Marc Lambron   « Avec ce livre en forme de déclaration d´amour, Mazarine Pingeot cesse de n´être que "la fille de". Elle devient un écrivain, un vrai. » Philippe Besson      « Une vraie promesse. » Marc Lambron,Le Figaro « Alors ce qu'on peut souhaiter à Mazarine Pingeot, c'est d'accomplir avec la même force et la même liberté que Marguerite Yourcenar "le rêve du père" Josyane Savigneau,Le Monde  

  • C´est à Amsterdam, puis à Stockholm, que Mazarine Pingeot a choisi de rencontrer René Descartes, peu de temps avant sa mort. Au cours de leur entretien, elle l´entraîne à expliciter son oeuvre et montre comment il sort la philosophie de sa prison théorique pour en faire une manière de vivre. René Descartes nous invite à mettre en doute tous nos préjugés afin d´accéder à une pensée propre, à nous affranchir des passions qui nous entravent, à nous libérer du désir de gloire et de vanité, à rechercher la vérité qui ne peut être que notre vérité.Plus de trois siècles après sa disparition, Descartes n´a rien perdu de sa modernité. Converser avec lui, c´est regarder autrement notre société dans la perspective d´y vivre plus libre.Agrégée de philosophie, universitaire et écrivain, Mazarine Pingeot enseigne actuellement à l´université Paris-8.


  • La transparence est-elle devenue l'idéologie dominante de la société contemporaine ?

    De la presse à scandale à la téléréalité, de la vie de nos dirigeants politiques au traitement de l'information, des nouvelles technologies aux réseaux sociaux, l'exigence de transparence s'est imposée dans tous les domaines, gommant subrepticement la frontière entre espace privé et espace public. Entre injonction morale et fantasme de contrôle absolu, le règne de l'image et du tout-visible ne risque-t-il pas de nous conduire à la lisière du totalitarisme ?

  • " Agathe était plutôt frivole, attirée par le plaisir en général, sensuelle et intellectuelle à la fois.
    Victor était sentimental, illogique, peut-être romantique. Ils avaient en commun d'aimer créer des mondes, d'inventer des règles qui allient la pureté au plaisir, la liberté à l'excès. Ils s'en tenaient à quelques principes : vivre sans tabou ce qu'il semble important de vivre, ne pas faire souffrir l'autre mais ne rien s'interdire, mener le maximum d'existences possibles et parallèles. Parce qu'ils s'aimaient, ils avaient le droit de s'offrir mutuellement la liberté.
    "

  • C´est l´histoire d´un garçon hanté par la Shoah. Pourtant, ni lui ni sa famille n´ont été touchés par le génocide. Mais enfant, il a vu à la télévision des images qu´il n´aurait pas dû voir - le cauchemar trop réel deNuit et Brouillard. Cela a suffi à faire écrouler le début de sa vie. C´est l´histoire de cet adolescent qui n´a plus trouvé le sommeil, et décidé de ne plus manger. Qui a construit son existence sur une obsession, celle de ces scènes d´extermination massive, et qui s´y est perdu, à force de s´interroger. Comment cela a-t-il été possible ? Comment vivre parmi les hommes après ça ? Comment être un homme ? Sous la forme d´un monologue introspectif, le garçon devenu adulte raconte le choc, la douleur, les délires, la descente aux enfers, depuis l´enfant brusquement orphelin de ses frères humains, à l´adolescent anorexique qui mène une lutte intransigeante contre le bonheur, confondant devoir de mémoire et devoir de souffrance. Et nous écoutons, dans un texte aussi court que percutant, le cheminement de cette conscience en butte avec LA page noire du XXe siècle. Avec une honnêteté désarmante, Mazarine Pingeot surprend, encore une fois. C´est la voix d´une génération mal à l´aise qu´elle élève, une génération grandie dans l´effroi et l´abstraction d´une horreur à laquelle elle a échappé, mais qui a fondé son époque ainsi que celles à venir. Une génération où chacun, juif ounon, s´est retrouvé en prise avec cette question. Parce que la Shoah est l´héritage qui continue de mettre à mal l´idée d´humanité, parce qu´elle demeure une blessure, parce qu´il est nécessaire qu´elle le demeure. La mémoire, la dépression, la difficulté d´aimer, le poids écrasant de l´Histoire sur les destins individuels, Mazarine Pingeot retrouve des thèmes qu´elle tisse en les variant d´un livre à l´autre, construisant une oeuvre sombre et singulière. Mais cette fois, c´est l´individu qui s´en prend à l´Histoire, et tente de la soumettre. Un combat vain, dont l´issue, malgré tout, recèle un espoir : celui d´une descendance meilleure.

  • «Combien de fois ai-je entendu "mais vis au lieu de lire!"? Étais-je vraiment en train de passer à côté de ma vie, ou de forer d´autres profondeurs, d´explorer d´autres mondes qui n´étaient qu´un détour pour mieux y revenir, à cette vie? Comment savoir? Où se trouve la réalité? Pourquoi celle de la langue et de l´imaginaire serait-elle moins authentique?»Après deux romans, Mazarine Pingeot revient avec un essai, trajectoire littéraire d´une jeune femme d´aujourd´hui. L´ouvrage s´ouvre sur la comtesse de Ségur, première lecture contée par le père de Mazarine, puis ce sont les grandes passions avec Stendhal, la sexualité avec Miller, l´apprentissage de la raison avec Yourcenar...Un récit comme le plus intime, le plus pudique et le plus fidèle des autoportraits.
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  • Arrivée en France en 1980, Zeyn n'avait que quatre ans lorsque ses parents, réfugiés politiques, avaient dû fuir la Syrie, leur pays d'origine, pour échapper à la vindicte de Hafez-al-Assad. Leur appartement parisien est toujours resté le haut lieu de la résistance syrienne et palestinienne, tandis que l'adolescente excédée rejetait l'image du père héroïque et l'hymne laudateur chanté à l'unisson par sa mère, ses deux frères et tous leurs amis.Après s'être réfugiée dans le mutisme, elle choisit la marginalité, quitte le lycée et sa famille, refusant farouchement ses origines, sans pour autant se sentir française. À la suite d'une longue dérive, elle rencontre Youssef, un homme de cinquante ans, libertin désespéré, écrivain à ses heures, alcoolique invétéré, grâce auquel elle comprend que la relation à son père et sa terre d'origine n'est pas si simple.Zeyn a dix-huit ans quand elle apprend la mort de son père. Pour l'aider à oublier le choc du dernier adieu avec celui qu'elle a découvert aimer plus que tout en le voyant sur son lit de mort, Youssef offre à la jeune femme un billet aller-retour pour Damas?Commence alors le voyage de Zeyn, où l'on se promène de souk en minaret, d'Alep au mont Qassioun, de Palmyre à Damas, où l'on fume le narguilé, boit de l'arak et déguste des mezze? Mais derrière la beauté et la force des lieux, on perçoit par le regard d'une très jeune fille, l'âpreté des combats politiques du Moyen-Orient moderne.

  • De Boris Cyrulnik à Agnès b. en passant par Robert Badinter, Claude Chirac, Jean-Pierre Darroussin, Amin Maalouf, Franz Olivier Giesbert, Abd Al Malik, Sempé, Erik Orsenna, Sophie Calle ou encore Michel Édouard Leclerc, une vingtaine de personnalités ont confié leurs souvenirs d´enfance à Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian.Le temps d´un été, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont mené une série d´entretiens avec des personnalités de tous horizons dans une émission intitulée « La part d´enfance », diffusée quotidiennement sur France Culture. Pour chaque invité, il n´était pas question de faire la promotion d´un livre, d´un film, d´un album ou d´une exposition, ni même de réagir à une actualité brûlante, mais tout simplement d´évoquer son enfance, sur le ton de la confidence. Des conversations intimes qui ont révélé la naissance d´un destin, la fabrique d´une ambition.
    « Nous avons, dans cet ouvrage, tenu à respecter au plus près la parole de nos invités, c´est-à-dire à conserver la teneur radiophonique de ces entretiens. Voilà pourquoi nous avons maintenu quelques onomatopées, exclamations et parfois signalé des rires et des silences. En retrouvant l´atmosphère du studio, on y retrouve aussi cette complicité qui, nous l´espérons, a permis de donner à ces émissions nocturnes la saveur d´un été. » M. Pingeot et J.-M. Djian En créant les conditions nécessaires pour recueillir ces souvenirs souvent drôles, saisissants, décalés, parfois même poignants, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont réussi leur pari. Jamais ces personnages publics ne nous auront semblé si proches.

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