François Godin

  • Lignes d'effondrement a pris racine lors d'un voyage au Chili que François a effectué à l'hiver 2016. Ce recueil s'intéresse à la notion de territoire et du temps de l'humanité. François s'est penché sur ce que les grands espaces qu'il a visités ont ouvert comme territoire intérieur dans son esprit et dans son coeur. Un espace nouveau s'est aménagé en lui, cette région du monde l'a renvoyé à sa condition d'être humain, humble et minuscule devant le spectacle que la nature livre chaque jour. Il a exploité en quatre volets l'idée qu'il peut y avoir plusieurs fins du monde et que celles-ci se déploient de manière différente dans les régions parcourues.

  • Le thème du territoire impose la prospection, l'exploration, le mouvement. Il résonne depuis toujours dans notre littérature, dans nos imaginaires. Que dire aujourd'hui, dans la cartographie connue du monde connu, dans la planète Google accessible de partout du bout du doigt? Qu'intime le territoire aux écrivains d'ici, alors que les déplacements GPS se calculent en nombre de minutes restantes, de tracés prédéfinis et sans surprise, que les paysages défilent sous la poésie d'une voix robotisée servant momentanément de copilote? Le territoire se redéfinit et l'immensité s'amenuise comme peau de chagrin. À la limite des territoires, subitement, la menace du seul et du même, du standardisé et du sans rêve. Les imaginaires se doivent de contre-attaquer. C'est dans cette urgence que Mathieu Blais a suggéré ce projet d'un numéro sur le territoire.

  • Comme le dit Jean-Paul Daoust dans son texte de présentation, « le parfum sert de fil d'Ariane » pour ce numéro thématique qui a inspiré plus d'une trentaine de poètes et écrivains. Qu'il soit une « capture de la fuite » (Monique La Rue), une fragrance de grande maison parisienne (Claire Dé) qui peut tout à coup se transformer en « odeur de salon funéraire » (Louise Dupré), le parfum fait se réveiller en nous toute une palette de sensations : la lenteur des jours qui se suivent (Pénélope Bourque), une nostalgie de l'enfance (Herménégilde Chiasson), des révoltes parricides (André Carrier) ou encore des brûlures océanes (Madeleine Monette)... Un numéro qui, à l'instar de son thème, transportera le lecteur dans un voyage riche en contrastes.

  • La chambre aux quatre vents tente d'approfondir la compréhension des corps et des lieux qu'ils habitent. L'écriture interroge les profondeurs du rapport amoureux qui s'édifie, se dilate,s'effrite et éclate. Une toile se tisse autour des êtres, à la mesure de leur sensibilité au corps, aux lieux, qui tantôt les magnifient tantôt les décharnent, et aux rituels, sobres ou sacrés, du quotidien. Le corps, cette matière palpable et évanescente à la fois, sert de réceptacle à la mémoire de l'autre. La perte et la séparation demeurent des conditions intrinsèques à l'existence de cet autre en soi.

  • Cet ouvrage tire son origine de l'admiration et de la fascination que le poète voue à l'art performance. Scandés, propulsés, les poèmes se déploient sur la page en suivant des tonalités diverses, mais toujours liées à un profond désir de comprendre la nature de l'attachement qui lie l'homme à l'autre, à travers la passion amoureuse comme dans la haine et la violence qui les habitent. Un recueil vif, tendre et impitoyable à la fois.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty