Benoît Collombat

  • Le 30 octobre 1979, le corps de Robert Boulin est retrouvé dans un étang, près de la forêt de Rambouillet. On conclut immédiatement à un suicide. Le ministre n'aurait pas supporté d'être mis en cause dans une sombre affaire immobilière. Mais, dès ce moment, beaucoup s'interrogent et évoquent l'hypothèse d'un assassinat. Près de trente ans plus tard, l'affaire Boulin demeure une énigme irrésolue.Ce livre est le fruit de cinq ans de contre-enquête. Son auteur a exploré toutes les archives, publiques ou privées, et interrogé plus d'une centaine de témoins.Il fait apparaître un incroyable imbroglio judiciaire. Expertises sabotées. Disparitions en série de scellés pourtant indispensables à la recherche de la vérité. Enquêteurs et témoins qui mentent ou se dérobent à la justice. Confrontations jamais organisées. Il révèle les coulisses d'une des affaires les plus explosives de l'histoire de la Ve République : Robert Boulin n'aurait-il pas été éliminé parce qu'il en savait trop sur le mode de financement du RPR ? De nombreux éléments troublants confortent aujourd'hui la thèse d'un règlement de comptes politique.Le livre de Benoît Collombat jette une lumière crue sur des moeurs politiques qui n'ont, hélas, rien perdu de leur actualité.

  • Assassinats de magistrats, de journalistes, de syndicalistes, et même de ministres : il n'y a pas que l'Italie qui a connu des "années de plomb" dans les années 70. La France aussi ! En partant à la rencontre des témoins de cette époque, en nous faisant visiter les archives enfin ouvertes sur le SAC, la milice du parti gaulliste, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous emmènent là où la vie politique d'une grande démocratie s'est parfois égarée... C'est la mort du juge Renaud, à Lyon, le 3 juillet 1975, premier haut magistrat assassiné depuis la Libération. Ce sont des braquages de banques, notamment par le fameux gang des Lyonnais, pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste au pouvoir. Ce sont les nombreuses exactions impunies du SAC (le Service d'Action Civique), la milice du parti gaulliste, dont la plus sanglante fut la tuerie du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981 (ce massacre aura bouleversé la France entière, et aura entraîné la dissolution du SAC par le parlement en août 1982). C'est l'assassinat de Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre, maquillé en suicide grossier dès la découverte du corps dans cinquante centimètres d'eau, le 30 octobre 1979, dans un étang de la forêt de Rambouillet. Ce sont 47 assassinats politiques* en France sous les présidences de Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing ! Avec, en arrière plan, le rôle actif joué par le SAC, la milice gaulliste engagée alors dans une dérive sanglante. C'est une page noire de notre histoire soigneusement occultée, aujourd'hui encore. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque - députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis -, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles et nous convient à un voyage étonnant, instructif et passionnant à travers les heures sombres de la Ve République.

  • Les enquêteurs de Mediapart ou Radio France assemblent les révélations d'un immense scandale d'État : intérêts pétroliers et nucléaires, financement de campagne, le tout sur fond d'intermédiaires véreux, d'opérations de désinformation et de décès mystérieux. Une BD-enquête choc alors que Nicolas Sarkozy a été mis en examen en mars 2018.

  • Que faisaient au Rwanda ces militaires français, avant et pendant le dernier génocide du xxe siècle ? Ont-ils joué un rôle, et lequel, dans l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, cette " ténébreuse affaire " qui a déclenché le début des massacres, le 6 avril 1994 ? Quelles opérations militaires clandestines ont été conduites au Rwanda ? Dans quel but ? Des armes ont-elles été vendues et livrées au gouvernement du génocide ? Auprès de qui ces soldats, dont le plus célèbre d'entre eux, Paul Barril, prenaient-ils leurs ordres à Paris ? Et que savaient les hauts responsables politiques et administratifs français de ce qui se préparait ?
    Pour répondre à ces questions toujours brûlantes, Benoît Collombat et David Servenay ont retrouvé des archives inédites et rencontré les témoins : politiques, militaires, " barbouzes ", etc., dont certains, vingt ans après les faits, ont souhaité témoigner pour l'Histoire.
    Dans ce livre d'enquête, ils démontent les entreprises d'intoxication politico-médiatiques qui ont voulu exonérer la responsabilité de notre pays, et racontent l'engrenage qui a conduit la France à mener une diplomatie secrète aux confins de l'Afrique, et à compromettre son armée dans une guerre qui s'est accompagnée d'un génocide : le massacre planifié de près d'un million de Tutsi et de Hutu modérés par le régime extrémiste de Kigali, durant l'été 1994.

  • Il était une fois un royaume, dans le nord de la France. Le Royaume de la gauche. Intouchable. Ce royaume, c'est la « Fédé », la Fédération socialiste du Pas de Calais, dont personne ne conteste la suprématie. Depuis des décennies, la « Fédé » décide du nom du chef du Parti socialiste.
    Un royaume avec ses barons et leurs affidés, ses fiefs, ses luttes d'influences, et sa part d'ombre. Bourrages d'urnes, clientélisme, népotisme, corruption, emplois fictifs, enveloppes de billets, marchés publics truqués : la liste des affaires aujourd'hui est édifiante. La « Fédé » s'est transformée en forteresse assiégée. Pour enquêter, les auteurs ont dû en franchir les portes et briser l'omerta. Ils découvrent alors des responsables politiques véreux, des chefs d'entreprise peu scrupuleux, des intermédiaires qui font des affaires dans les paradis fiscaux... et parfois même l'ombre du grand banditisme. Un véritable « système », dont ce livre révèle le fonctionnement au quotidien.
    Ce royaume en déliquescence sera-t-il le tombeau, ou le renouveau, du Parti socialiste ?

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