Uppr

  • Autrement que Félix Guattari et Arne Naess, qui ont employé ce terme, Jean-Yves Leloup nous introduit ici à cette écologie intégrale qu'il appelle écosophie. Elle intègre en effet l'écologie rationnelle et scientifique, l'écologie instinctive ou chamanique, l'écologie intuitive ou non dualiste et l'écologie affective et religieuse ou écologie sacrée. Changer notre regard sur nous-même et notre environnement est le préalable à tout désir de préserver ou de changer le monde. Au regard de la politique, de l'économie, de la science et de la philosophie, il faut joindre celui de la contemplation et de la Philocalie ; Rumi et François d'Assise ont été les précurseurs de cette écosophie qui respecte, prend soin de la nature et en célèbre la beauté - l'Être infini y est manifesté et caché.

  • Dérèglement climatique, disparition de la biodiversité, changement de la composition chimique de l'atmosphère, déforestation, acidification des océans,... En quelques dizaines d'années, l'humanité est devenue une véritable force géologique, qui menace désormais les conditions physiques de sa propre existence sur Terre en faisant basculer la planète vers un nouvel état environnemental. Au-delà d'un état des lieux détaillé, Alain Papaux et Dominique Bourg proposent une méditation croisée d'une rare profondeur sur ce monde en gestation. Ainsi interrogent-ils les facteurs, notamment politiques, qui nous ont conduits à devenir « modernes » - pointant par là même ce qu'il y a lieu d'abandonner, mais révélant aussi certaines lignes de force que l'humanité pourrait déployer pour entrer dans ce nouveau monde sans perdre les conditions d'une vie décente. Alors s'engage une vaste réflexion sur l'avènement des biens communs, les quotas de ressources, le droit nouveau, la liberté positive, un rééquilibrage de faber par sapiens. Par là, les auteurs nous invitent à une prise de conscience lucide des difficultés, nombreuses et dramatiques, qui nous attendent, mais également des opportunités que présente cette situation inédite.

  • En Occident, l'homme est défini selon un modèle limité à deux dimensions : il est corps et âme. Michel Fromaget montre ici, conformément aux enseignements du Nouveau Testament, de l'hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme et à la suite des anciens égyptiens, des Présocratiques, de la tradition philosophique antique, des Pères de l'Église et, plus récemment de Nicolas Berdiaev et de Maurice Zundel, que l'esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle, de cette conception de l'être humain. Et c'est précisément la conception dualiste de l'homme comme seulement corps et âme qui, en tant que présupposé qui conditionne et limite notre façon de vivre et de penser, nous empêche de concevoir l'homme en trois dimensions comme « corps, âme, esprit ». Dans cet essai, Michel Fromaget, nous invite à (re)découvrir cette dimension spirituelle en nous : il nous guide progressivement vers l'actualisation de cette «seconde naissance», naissance à la totalité de soi-même qui scelle la vocation de l'homme achevé. Un tel ouvrage n'est pas anodin : sa portée et son enjeu sont d'une gravité extrême puisqu'ils renvoient à la question de l'acceptation ou non des conditions de notre vie et de notre mort ou de notre éternité.

  • Le choix d'être heureux

    Gilles Farcet

    • Uppr
    • 12 Décembre 2016

    En cette vie, que cherchons-nous ? Nous avons tous en nous la nostalgie du bonheur et, au fond, nous agissons toujours en vue d'atteindre ou de retrouver une forme de paix et de joie, et ce même lorsque nous nous trompons et que nos choix nous conduisent à souffrir davantage. C'est en acceptant de nous voir tels que nous sommes que nous pouvons espérer comprendre comment nous fonctionnons, et dans quelle mesure nous sommes prisonniers de nos peurs et de nos attentes. Connaître notre prison, c'est nous donner les moyens de nous en libérer, pour atteindre cette autonomie sereine à laquelle nous aspirons. Or, contrairement à ce que prétendent aujourd'hui nombre de marchands de prêt à penser et à vivre, il n'existe pas de formule pour être heureux. Ce texte n'est donc pas un recueil de « recettes » visant au bien être ; plutôt un petit traité de pratique spirituelle. Gilles Farcet s'appuie ici sur son parcours et sa longue expérience d'une voie pour tenter de dissiper quelques illusions, proposer de nouveaux positionnements intérieurs et surtout montrer ce qui nous exile du simple sentiment : ici et maintenant, je me sens ouvert, positif et content.

  • Fruit d'une quarantaine d'années d'études théoriques et surtout de pratique spirituelle, ce petit traité propose une mise au point particulièrement claire et précise sur ce qu'est l' « ego » et sur le possible « travail » le concernant. Qu'est-ce donc que l'ego ? Une maladie dont il s'agit de guérir ? Un stade du développement humain à dépasser ? Une pure illusion, ainsi que le soutiennent certains enseignements ? Enfin, qu'implique réellement une vie « libre de l'ego » du point de vue de la personne humaine ? Si tout un chacun ne demande qu'à se débarrasser de sa souffrance, qui aspirerait en vérité à se voir dépouillé des traits de son humanité au nom d'une possible « libération » ? Mettant en garde contre les approximations, les interprétations morbides et partielles des enseignements spirituels, Gilles Farcet voit plutôt en l'ego un aspect de notre fonctionnement à connaître et à réguler pour, en fin de compte, s'en trouver de plus en plus libre. Au fil de ce petit traité, il se propose d'abord de tenter de mieux cerner la nature et l'identité de ce fameux ego notamment en le distinguant clairement du Soi et la personne pour énoncer, ensuite, les fondements d'une relation de bonne intelligence avec lui. Autrement dit, comment instaurer avec l'ego une relation consciente qui nous permette d'en faire usage plutôt que d'être son jouet...

  • Le devoir de mémoire et l'approche purement fonctionnaliste de la Shoah escamotent le fait qu'une connaissance de la Shoah dans ses structures constitue un véritable réquisitoire de la modernité, dans son rapport à la raison comme rationalité pure, indépendamment du raisonnable, de la question du sens, et de l'autre sens du rationnel comme relationnel. Les approches les plus aiguës de la Shoah ont profondément modifié la manière d'appréhender, de penser l'événement historique jusqu'à en faire un moment phare, un moment époqual qui résume et condense la modernité. Nous n'en avons pas fini avec la Shoah comme telle, nous avons, à vrai dire, à peine commencé à en dire quelque chose. Non seulement le renversement de la raison qui a rendu possible la Shoah est encore à l'oeuvre aujourd'hui, mais ce renversement s'impose comme un paradigme planétaire. Cette première génération, qui fera face à l'absence de survivants de la Shoah, prendra-t-elle la mesure du danger et de sa planétarisation ? Après la Shoah, qui peut nier que l'homme a la charge de l'homme ? Je suis le gardien de mon prochain.

  • Pourquoi la laïcité est-elle redevenue d'actualité ? Voici quelques années à peine, beaucoup n'y voyaient qu'un combat d'arrière-garde, d'autres un anticléricalisme dépassé, quelques-uns un particularisme francofrançais qui ne devait résister ni à l'Europe, ni à la mondialisation. Sans doute la résurgence d'un fanatisme religieux voulant régir le monde selon ses préceptes n'y est-elle pas étrangère. Mais les mouvements migratoires de populations, de religions ou même de cultures différentes bousculaient déjà depuis quelques temps les compromis fragiles que nombre de pays avaient pu établir entre l'État, les institutions et la ou les religions historiquement dominantes. Tous aujourd'hui s'interrogent sur les moyens de faire vivre ensemble et cohabiter durablement des hommes et femmes de religions et de cultures différentes.
    En tant que liberté absolue de conscience, la laïcité n'appelle pas le renoncement à nos convictions ou à nos croyances, mais à leur dépassement libre et consenti pour le besoin de vivre ensemble. Parce que l'enfermement et le repli sur soi finissent presque toujours par des « ghettos », et que l'assimilation tend à uniformiser - quand elle ne finit pas « en uniforme », n'est-il pas temps de transposer la laïcité au domaine culturel ?
    Dans ce deuxième Cahier de Francs-Maçons, la loge Roger Leray nous invite à réfléchir à ces questions cruciales en nous tenant à distance des fausses évidences. Une mise au point sans concession et d'une radicalité nécessaire - l'enjeu étant tout simplement, à l'échelle du monde, de vivre ensemble librement, harmonieusement et dignement, dans le respect mutuel de nos différences.

  • En cette époque où le christianisme occidental se voit progressivement aplati en un simple humanisme dévitalisé de ses racines spirituelles et où l'on vante, depuis un rationalisme étroit, une « spiritualité sans Dieu » ou, comble du paradoxe, « sans Esprit », Jean-Yves Leloup partage ici son expérience et sa compréhension du Chemin proposé par Jésus. C'est dans un style aussi direct que poétique qu'il nous plonge dans les profondeurs de l'enseignement du Christ, nous invitant à cheminer avec lui vers une compréhension plus vaste de ce que signifie véritablement être. Être chrétien, c'est ainsi être Un avec la Source : celle de la conscience, celle de la vie, celle de l'amour. Et c'est également être Un avec Cela même qui donne : la vie, la conscience, la vérité, la beauté, la liberté et le silence. Dans ces lignes, nous retrouvons l'Esprit comme on retrouve la fraîcheur d'une source.

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  • Considéré par Romain Rolland comme «  le plus grand penseur de l'Inde d'aujourd'hui  », Sri Aurobindo a laissé en héritage une oeuvre colossale et complexe, témoignant d'une pénétration d'esprit telle, que certains ont pu le comparer à Platon. Sa perspective, à la fois radicale et ouverte, se nourrit des enseignements de grandes figures de l'Inde traditionnelle et s'appuie sur les Ecritures sacrées, le Vêdânta, le Sâmkhya et le vishnouisme. Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Béchu relève magistralement le défi de proposer une lecture à la fois rigoureuse et accessible de la pensée d'Aurobindo, en particulier de deux dimensions essentielles  : la Métaphysique et la Psychologie. Par là, il met superbement en lumière la façon dont Sri Aurobindo pénètre non seulement les lois de la Nature, de la Vie, de la Matière et ce qui se dissimule derrière le monde phénoménal, mais nous révèle aussi combien notre réalité intérieure est infiniment plus vaste et plus profonde que ce que nous pensons...

  • Le commun délimite la ligne d'opposition entre le populisme, dans ses errements d'une identité factice, et les espérances du social-humanisme. La démocratie n'est respectée que par sa promesse d'un enrichissement qualitatif de tous. Ce que l'on nomme de manière rapide « le progrès » ! Lorsque ce progrès n'est plus partagé, qu'il s'avère particulièrement inégalitaire et va jusqu'à saper le bien commun le plus fondamental qu'est la Nature, la voie est libérée pour le populisme par cette impuissance de la démocratie à être désirée. Le commun populiste peut alors rassembler autour d'une autorité, d'un autoritarisme, dans lequel chacun abandonne sa singularité dans une uniformisation. Le commun social-humaniste repose, au contraire, sur la sublimation individuelle d'une espérance collective qui se nourrit des singularités. C'est le sens même du progressisme. A l'heure où la démocratie représentative risque de basculer dans le populisme (en raison des excès de l'individualisme de l'homme libéral) et que se révèle le besoin d'une démocratie de la responsabilité qui réponde aux angoisses devant l'avenir (dégâts écologiques et climatiques, inquiétudes liées à la bioéthique ou à l'intelligence artificielle, crise identitaire...), le commun est le seul chemin pour réconcilier désirs individuels et intérêt collectif. Lui seul permet de répondre à la fracture de confiance, lui seul permet de faire communauté sans céder aux périls d'une dictature. Sans doute la survie de l'espèce humaine, mise en cause par le pillage de la planète par la techno-finance, constitue-t-elle un enjeu suffisamment fédérateur pour réconcilier l'ambition d'émancipation individuelle, qui n'est plus suffisante à elle seule, avec une espérance collective responsable qui en permet le dépassement.

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  • Comme l'ont montré l'affaire Zemmour en 2014 et la campagne électorale de 2017, pas une année ne passe sans que le souvenir de Vichy ne fasse irruption dans le débat public et politique. Les éditorialistes comme les politiques utilisent souvent le souvenir de ces quatre années si importantes et mal connues comme marqueur idéologique, ou simplement objet de polémique voire de pouvoir. Il s'agit donc ici de comprendre ce que fut le régime du Maréchal Pétain, ses singularités, ses continuités et ruptures, son absence de démocratie, mais aussi les causes profondes de son succès initial auprès de Français épuisés par la débâcle. Ainsi pourrons-nous comprendre les fluctuations de sa mémoire, la fabrique de son histoire et son omniprésence actuelle, même à travers le déni ou les relectures commodes. Car son déroulement comme sa mémoire sont révélateurs des ambivalences du rapport du pays à son histoire et, surtout, de son incapacité à affronter pleinement les brûlures et tragédies de son passé, à l'heure du retour du « roman national ». En cela, Vichy comme sa mémoire fluctuante sont une histoire très française entre dénis, résilience, amnisties, relectures, instrumentalisation et mythes concurrents. En ces temps de crise identitaire, alors que toutes les certitudes sont remises en cause par la mondialisation et la crise sociale, il importe plus que jamais d'affronter lucidement ce « passé qui ne passe pas », ses heures honteuses longtemps tues (la collaboration, la dictature, les compromissions, la Shoah) au profit de réalités minoritaires mais surévaluées (la Résistance) et ainsi mieux affronter les défis du siècle nouveau.

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  • Souvent, la philosophie est perçue comme une activité purement cérébrale, sans lien réel avec la vie. Pur jeu conceptuel, échafaudage peut-être génial, mais vain, d'idées abstraites, technique intellectuelle au service d'une névrose de domination... Que n'a-t-on pas dit de la philosophie ? Pourtant, les premiers philosophes, déjà, mettaient en garde contre la fascination de l'abstrait et l'utilisation stérile du langage. Or, dans cet ouvrage nous est proposé un retour aux sources - ou plutôt à la source : celle, bouleversante, de la prise de conscience du mystère de l'existence, d'où éclot l'étonnement philosophique. Par là, Sophie Geoffrion nous initie à l'aventure philosophique. Elle nous rappelle que la pensée n'est pas la négation de l'action et que la philosophie est avant tout une pratique, un mouvement qui s'enracine dans le mouvement même de la vie. Loin d'être une fuite dans l'abstraction ou une complaisance vis-à-vis de la complication, elle est plutôt accueil de l'énigme, retour à soi, ouverture à l'autre, effort de simplicité. Bref, cet éloge de la pratique philosophique est aussi l'éloge d'une façon de vivre intensément sa vie.

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  • Après.

    Pierre Larrouy

    « Le pire n'est pas toujours sûr. » Pour un esprit raisonnablement optimiste, de surcroît de fibre républicaine et sociale, cette profession de foi de Paul Claudel aura cruellement sonné en ce début d'année 2019. Séismes. Entre l'angoisse de la fin de mois révélée par « les gilets jaunes » et l'effroi de la fin du monde, entre la vague grandissante des régimes autoritaires partout dans le monde, y compris en Europe, et l'impuissance des politiques réformistes à proposer un autre modèle, les branches sont rares auxquelles s'accrocher. Si l'on ajoute la place grandissante des algorithmes dans les objets de notre vie quotidienne et une course folle vers un isolement des individus dans le grand tout digitalisé d'une époque sans conscience, c'est vers un sentiment d'étouffement que nous conduit la description de Pierre Larrouy.
    Mais ce livre, Après., est d'abord un appel à la mobilisation. Au grand large des idées nouvelles. Oui, un acte de foi. La réforme comme projet politique est possible dans le cadre de l'économie de marché. Séismes, certes, mais nouveau contrat social en vue aussi, pour peu que le pouvoir politique reprenne les choses en main à bonne distance du territoire, que les entreprises et « les forces vives » comprennent que l'économie cohésive est le seul modèle durable et que les individus se lient pour faire société. Pas d'incantation ni de voeux pieux. Après. se veut une réponse concrète aux dérèglements du monde...et à tous les partisans du tout ou rien.
    Gérard Desportes.
    Journaliste et écrivain, ancien rédacteur en chef de Libération et co-fondateur de Mediapart.

  • Regards vers l'avenir

    Jean-Claude Serge Levy

    • Uppr
    • 20 Novembre 2018

    A l'heure où, trop souvent, l'hyper-spécialisation cloisonne et empêche la rencontre féconde des idées, cet ouvrage témoigne non seulement de l'intérêt d'une démarche pluridisciplinaire, mais d'un type de pluridisciplinarité particulièrement vivifiante : une pluridisciplinarité pratiquée de l'intérieur, en immersion personnelle dans d'autres disciplines, et dont la vocation est d'ouvrir le regard - un regard vers l'avenir. Conjuguant rigueur du scientifique et poésie d'un esprit artiste, Jean-Claude Serge Lévy nous accompagne dans diverses interprétations et anticipations - nouvelle lecture de l'évolution de l'humanité, vision d'une cité tridimensionnelle et d'une salle de spectacle sphérique, distribution de l'aimantation dans des nanoparticules, récupération du compost dans les villes,... Autant de nouveaux regards qui éclairent et nourrissent.

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  • Ce goût dit vin

    Yves Belaubre

    • Uppr
    • 12 Décembre 2016

    Les dernières découvertes archéologiques établissent que les hommes boivent du vin depuis le Néolithique, et l'on en retrouve les traces aussi bien dans des jarres iraniennes vieilles de 7000 ans, qu'en Turquie, dans des vases vieux de 6000 ans, ou encore dans des tombes de rois de l'Antiquité égyptienne. Certes, les hommes n'ont pas toujours dégusté ni vinifié le vin comme nous le faisons aujourd'hui.
    Toutefois, le vin a toujours été un breuvage spécial, parfois à caractère sacré, souvent métaphoriquement associé aux expériences mystiques. D'un autre côté, l'industrie s'est emparée de ce "produit", mettant en avant les valeurs de plaisir et de partage qu'il véhicule, mais aussi ses atouts socio-économiques. Or, depuis quelques années, des anciens et de nouveaux venus dans le monde vigneron défendent une conception de la culture, du gout et de la convivialité du vin qui rompt avec la standardisation et la logique du rendement.
    Les nouveaux buveurs qui les soutiennent recherchent des vins sans maquillage ni trucage chimique, qui parlent de la générosité de la nature et du savoir-faire respectueux d'hommes et de femmes qui la conduisent jusqu'au verre à travers la fructification du cep. Ces vins, que l'on dit "nature" car sans intrants chimiques ni dans le vignoble ni au chai, sont reconnus plus digestes. Mais surtout, ils expriment un gout unique, non reproductible, aussi nouveau qu'il est ancien : celui d'une nature qui s'offre à la dégustation de ceux qui abandonnent l'illusion paranoïaque de la dominer.
    Ce gout dit vin cache un essai d'éthique contemporaine...

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  • Terreur et Révolution française

    Michel Biard

    • Uppr
    • 12 Décembre 2016

    Depuis nombre d'années, un débat agite les historiens sur l'origine et la nature des rapports qu'ont entretenu la Révolution française et la Terreur. De nombreux amalgames et approximations historiques, du reste, vont jusqu'à confondre la "terreur" et les terrorismes actuels. Peut-on réduire la période à ses violences ? Y aurait-il une "politique" et donc un "système" organisé dite "de la Terreur" ? Et quel fut alors le rôle des émotions collectives ? A l'occasion d'analyses particulièrement fines et de rappels historiques précis, Michel Biard développe une réflexion ambitieuse pour faire le point sur ces questions, au-delà de tout parti pris idéologique : à cette condition seulement peut-on essayer de comprendre comment, à une époque, la France a pu être en même temps fraternelle et fratricide.
    Un ouvrage magistral et décisif sur un thème fondamental de notre histoire et propre à éclairer notre tragique actualité.

  • La connaissance de soi

    Anne Devarieux

    • Uppr
    • 26 Décembre 2016

    Le thème de la connaissance de soi thème privilégié de la philosophie et de la spiritualité pose question à de nombreux égards. Par exemple : quel est le « soi » à connaître ? Est-ce l'âme, le moi, l'individu, la personne ? Comment, d'ailleurs, les Anciens comprenaient-ils cette exigence, alors même qu'ils ignoraient notre conception moderne du « moi », du « sujet » ? On demandera également : quelle peut être la nature d'une telle connaissance et comment un « sujet » (moi) pourrait-il être en même temps « objet » de connaissance ? Et puis, se connaître soi-même, à supposer que cela soit possible, est-ce vraiment souhaitable ? Dans cet ouvrage, la philosophe Anne Devarieux démêle minutieusement la pelote de ces diverses questions et nous entraîne avec elle dans l'exploration passionnante de notre histoire philosophique et spirituelle.

  • L'imagination creatrice

    Wunenburger J-J.

    • Uppr
    • 12 Décembre 2016

    Comment comprendre le dynamisme général de l'imagination, cette force des imaginaires chez chacun et surtout la capacité de l'imagination à se répandre dans une collectivité à travers mythes, rêves, oeuvres d'art, imaginaires religieux, rêves politiques, prescience de l'avenir et inventions de techniques ? Jean-Jacques Wunenburger rassemble ici les théories et observations qui permettent de reconnaître à l'imagination un rôle positif et dynamique et qui nous aident à mieux comprendre les processus qui favorisent la créativité. Plongeant dans d'antiques traditions philosophiques et psychologiques, Jean-Jacques Wunenburger met magistralement en lumière ce libre-jeu psychique de la créativité féconde et nous rappelle que nous sommes tous porteurs d'une puissance, d'une force psychique de transformation de nos représentations. Et, par-delà son analyse des structures les plus subtiles de l'imagination créatrice, il nous invite à méditer sur l'inspiration ou la "grâce" imprévisible dont elle dépend, qui en font la forme la plus haute de la vie de l'esprit, tout en étant toujours une menace pour sa liberté.

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  • Osons l'emerveillement

    Baudasse/Navarro

    • Uppr
    • 12 Décembre 2016

    Depuis la nuit des temps, l'homme sait que, sans émerveillement, ni êtres ni pensées ne viennent au monde. Tout naît là, dans cette étincelle, dans cette stupeur, cette surprise, cet inédit, cet inattendu, cette découverte ! Que nous soyons logiques et rationnels ou que notre approche soit plus mystique et spirituelle, chacun peut se laisser rejoindre et emporter par l'émerveillement. Pour nous y aider, ce livre propose deux portes d'entrée. L'une pose les bases d'une réflexion réaliste sur les potentiels et les handicaps qui surgissent face à l'accueil de l'émerveillement, l'autre traduit une vision spirituelle de l'homme et du monde. Et si l'émerveillement irriguait progressivement le quotidien d'une force intérieure inégalable et surprenante ? Et s'il s'agissait en fait de nous donner à nous-mêmes la chance de voir une autre partie de l'univers, insoupçonnée jusque-là, ou plutôt de voir le même monde, mais avec un autre regard ? Notre vie ne pourrait-elle pas en recevoir un relief inattendu ?

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  • L'Homme a-t-il oublié les valeurs qui le font "Homme" ? Notre époque individualiste et consumériste vit le dilemme de devoir répondre aux bouleversements qui s'annoncent par l'affirmation de notre "humanité", celle qui devrait seule nous guider collectivement vers plus de justice, de solidarité et de bien-être. Le progrès, dit-on, c'est ce qui va de l'avant encore faut-il aller dans la bonne direction. La mondialisation de l'économie, les menaces écologiques, l'évolution de la Science et des technologies s'imposent à l'Humanité sans qu'elle ne l'ait vraiment choisi ni n'en ait la maîtrise. Dans le même temps, une autre mondialisation, celle de l'information, rend de plus en plus visibles et insupportables les injustices et les drames de notre planète. Cette mondialisation révèle en tous domaines nos contradictions et nos limites : car le progrès technologique et scientifique ne garantit ni l'amélioration des conditions de vie, ni la démocratisation des institutions. Finalement, de quelles valeurs et de quel progrès parle-t-on donc ? C'est tout l'enjeu de ce livre : après s'être interrogée sur l'Humain face aux mutations, puis avoir réfléchi à la façon dont la laïcité pourrait être une réponse moderne et universelle aux migrations et aux métissages religieux et culturels qui se dessinent, la Loge Roger Leray du Grand Orient de France nous appelle au retour de ce qui nous fait Hommes la pensée critique et à un véritable inventaire de la démocratie et du progrès. Des pensées critiques pour répondre à une situation critique.

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  • Ubérisation de la politique, ubérisation de l'économie, ubérisation, même, de la santé et des sciences... Qu'est-ce qui se joue ici et comment expliquer le succès de cette formule qui se prête à toutes les conjugaisons ? Pierre Larrouy met ici en lumière les causes profondes historiques, sociétales, technologiques, comportementales et psychiques de ce changement de paradigme tellement révolutionnaire, qu'il engendre un malaise inédit dans la civilisation. Et le malaise est tel, que, même ressenti par tous, il résiste aux tentatives d'explication objective du moins jusqu'à ce livre, posé devant nous comme un miroir. L'enjeu premier n'est pas, ici, de combattre l'ubérisation au nom de ses conséquences potentielles, mais d'en bien cerner les principes pour qu'elle ne devienne pas un dispositif tyrannique. Car connaître les causes, c'est se donner les moyens d'anticiper les conséquences. Que comprend-ton, dès lors ? Que l'ubérisation accompagne une attente collective de dérégulation, qu'elle est le signe d'un changement radical et global de la société rupture que les décideurs, en plus, semblent totalement ignorer. Que l'ubérisation correspond à un état d'esprit, à un imaginaire révolutionnaire, à l'exigence d'un nouvel art de vivre, qui trouve ses racines dans la contestation des élites et que les politiques manqueraient l'essentiel en ne se préoccupant que des problèmes relatifs à sa régulation. Que ce système apparemment libérateur peut prendre en otages ses promoteurs, mais aussi que ces derniers sont condamnés à le soutenir, dupes d'un véritable syndrome de Stockholm... Enfin, Pierre Larrouy ne se contente pas d'analyses magistrales : il fait aussi des propositions concrètes, propres à maintenir rien de moins que la cohésion sociale car ce qui se joue sans doute dans l'ubérisation, c'est le passage à la limite de la modernité, qui se retrouve ainsi sur le fil du rasoir. Toute la question est de savoir comment faire de la lame un tremplin authentiquement humaniste.

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  • Pour beaucoup, le développement durable est synonyme d'écologie, de protection de la nature ; or, comme le montre Yvette Veyret, professeur émérite de l'Université Paris Ouest, Nanterre la Défense, le développement durable est beaucoup plus que cela. Certains, d'ailleurs, rejettent cette notion, mal cernée, portée par un mot-valise aux contours trop vastes, quand d'autres soulignent son intérêt pour penser autrement le monde et modifier nos pratiques. Pour d'autres enfin, le développement durable est essentiellement porteur de financements, voire une nouvelle manière "d'habiller" le système capitaliste et la mondialisation... Dans ce livre, Yvette Veyret nous propose une mise au point magistrale et retrace l'histoire du développement durable de ses origines jusqu'à nos jours ; elle rend compte également des questions décisives que soulève la mondialisation dans ce domaine biodiversité, ingérence des pays riches dans les pays en développement, problématiques de l'eau, du réchauffement climatiques, etc. Un ouvrage fondamental sur un thème qui nous concerne tous.

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  • Disposition naturelle qui tend librement vers le bien, la bienveillance est aussi cette vertu politiquement hyper-correcte que notre société convoque pour justifier les injonctions les plus nauséeuses : « sois bienveillant », « agis avec bienveillance », « adopte un management bienveillant », jusqu'au fameux impératif indigeste : l'incontournable « regard bienveillant ». Or, nous dit Elsa Godart, le sentiment d'humanité ne se décrète pas et le danger des injonctions, c'est que, bien souvent, on les applique sans les penser. Aussi demande-t-elle : que vaut la bienveillance quand elle est expression d'une injonction derrière laquelle il est facile de se cacher pour agir sans réfléchir ? Loin de renoncer à la bienveillance, Elsa Godart propose ici de penser l'impensé de la bienveillance, ce dernier bastion de notre humaine condition dans un monde où les valeurs ont chuté dans l'innommable. Aussi nous invite-t-elle à faire tomber le masque de notre conscience morale hypocrite et mielleuse pour agir en amitié avec les autres et avec soi-même, le renoncement aux « devoirs-être » nous engageant finalement à « être » vraiment. La bienveillance envers soi-même devient par là le chemin d'une ouverture à soi et au monde ouverture qui prend la forme tendre d'une authentique rencontre.

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  • Face à la défiance de l'opinion, discours politique et communication publique s'interrogent sur un manque. Ce manque prend souvent le nom de Jacques Pilhan, conseiller de François Mitterrand puis de Jacques Chirac. Tantôt pour se demander ce qu'il aurait fait et dit, tantôt pour juger que le terreau d'analyse qui était le sien se voit aujourd'hui dépassé par les réseaux sociaux, lesquels ont radicalement changé la donne. Alors, de quoi cette référence est-elle le nom ? Répondre à cette question implique une explication, une mise au jour de l'impensé et, pourquoi pas, une stratégie pour les temps actuels. A moins que persiste un point d'interrogation peu rassurant ? Car, en arrière-plan, c'est bien de la recherche d'explications et de réponses que ces approches participent, face à ce que Freud, à son époque, nommait "le malaise dans la civilisation". Or, c'est dans la place du symbolique, de la sublimation ou du ressentiment que Pierre Larrouy propose de trouver des pistes de réflexion et de propositions, concluant son analyse par trois portraits-robots qui correspondent à des réponses possibles à la crise de confiance de l'opinion, au ressentiment et au sentiment de déclassement...

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