UPPR Editions

  • Réputé difficile d'accès voire inintelligible, l'art contemporain, qui succède à l'art dit « moderne », soulève soit l'enthousiasme des initiés, soit l'indignation de ceux pour qui il reste hermétique. Pour certains, il manifeste la négation même de l'idée de Beauté, ou une sorte de nihilisme esthétique. Qu'en est-il réellement ?
    Le 3 avril 1997, le quotidien Le Monde publiait un important article du célèbre critique d´art Jean-Luc Chalumeau sous le titre Mauvaise querelle sur l´art contemporain. L´auteur intervenait dans une polémique, qui faisait rage alors, en renvoyant dos à dos les contempteurs de l´art dit « contemporain » récusé en bloc et ses défenseurs inconditionnels, aveugles à certaines impostures. Dix-sept ans plus tard, la situation, loin de s´être apaisée, paraît plus explosive encore, comme en témoigne le film récent « La ruée vers l´art ». C´est pourquoi le livre en ligne L´art contemporain que Jean-Luc Chalumeau signe aujourd´hui propose une vue d´ensemble aussi équilibrée et documentée que possible en 40 pages. Après avoir défini ce qu´il faut entendre par « art contemporain », il aborde le problème en quatre parties : 1. Comment est né et s´est épanoui l´art contemporain. 2. Comment les puissances d´argent ont pris le pouvoir. 3. Quels sont les arguments des protagonistes de la polémique. 4. Qui sont les principaux artistes contemporains, répartis en une brève typologie.
    L'auteur nous propose donc, dans cet ouvrage remarquable de clarté, de mieux comprendre les origines et les enjeux de cet art qui, quoi qu'on en pense, fait partie intégrante de notre temps.

  • Souhaitant rompre avec l'agriculture intensive et industrielle, l'agriculture biologique veut s'inscrire dans une démarche de respect de la nature et de ses cycles. Son ambition affichée est, en assumant l'héritage des techniques agricoles traditionnelles, de préserver la biodiversité et les cycles biologiques des sols, en refusant d'utiliser les produits de synthèse. Les techniques modernes ne peuvent-elles pas résoudre des problèmes que l'agriculture traditionnelle est incapable de surmonter ? Mais à quel prix ?
    Alors que les publications sur l´agriculture biologique sont de plus en plus nombreuses, il est toujours aussi difficile de se forger une opinion à son sujet tant ces publications tendent à se répartir en deux catégories : celles qui la rejettent et celles qui en font l´apologie. Dans les premières, la bio est présentée comme un retour en arrière, une « agriculture du refus » qui serait bien incapable de nourrir le monde si elle sortait de la place marginale qu´elle occupe aujourd´hui. Dans les secondes, au contraire, elle représente la seule solution possible pour une agriculture et une alimentation mondiale durables. En considérant, pour les uns, qu´elle devra se contenter de satisfaire le marché de niche qui est le sien tant que durera l´effet de mode qui le porte aujourd´hui, et pour les autres qu´elle devra s´étendre, à terme, à l´ensemble de l´agriculture mondiale, ces deux positions éludent l´une comme l´autre une question pourtant centrale : quelle devra être la place de la bio dans l´agriculture du futur, en France comme dans le monde ?
    Dans ce livre dont la profondeur d'analyse n'a d'égale que la clarté, l'auteur met au jour les tenants et les aboutissants de cette pensée et des bénéfices réels de ses applications, mais aussi de leurs limites.

  • Voilà bien longtemps que l'élite ne désigne plus cette individualité exemplaire, cette autorité morale et spirituelle qu'elle était à l'origine, dans l'Athènes de Périclès. De nos jours, d'ailleurs, la sociologie étudie les élites, cette formule distinguant un ou plusieurs groupes dominants en lutte pour le pouvoir économique, politique ou militaire, suggérant une position de supériorité vis-à-vis de la classe populaire. Dans l'inconscient collectif, nourri par l'ambiance égalitariste actuelle, les élites sont considérées comme une sorte de caste parfois auréolée de mystère, à la fois enviée et méprisée. Pourtant, de qui et de quoi parlons-nous ? D'abord, que signifie ce mot, et quelle est son histoire ? Et que sont les élites en ce début de XXIème siècle ?
    Cet ouvrage, en déjouant les pièges des idées convenues pour se consacrer aux réalités d'une partie de la population moins connue qu'on le croit, éclaire un aspect capital de notre société, déterminant pour notre avenir commun...

  • En cette vie, que cherchons-nous ? Nous avons tous en nous la nostalgie du bonheur et, au fond, nous agissons toujours en vue d'atteindre ou de retrouver une forme de paix et de joie, et ce même lorsque nous nous trompons et que nos choix nous conduisent à souffrir davantage. C'est en acceptant de nous voir tels que nous sommes que nous pouvons espérer comprendre comment nous fonctionnons, et dans quelle mesure nous sommes prisonniers de nos peurs et de nos attentes. Connaître notre prison, c'est nous donner les moyens de nous en libérer, pour atteindre cette autonomie sereine à laquelle nous aspirons.
    Or, contrairement à ce que prétendent aujourd´hui nombre de marchands de prêt à penser et à vivre, il n´existe pas de formule pour être heureux. Ce texte n´est donc pas un recueil de « recettes » visant au bien être ; plutôt un petit traité de pratique spirituelle. Gilles Farcet s´appuie ici sur son parcours et sa longue expérience d´une voie pour tenter de dissiper quelques illusions, proposer de nouveaux positionnements intérieurs et surtout montrer ce qui nous exile du simple sentiment : ici et maintenant, je me sens ouvert, positif et content.

  • L´islam paraît avoir un rapport contradictoire avec la démocratie. D´un côté, l´appel à la volonté populaire s´exprime avec insistance dans les pays musulmans. Simultanément le pluralisme démocratique peine à y prendre racine. Au-delà des vicissitudes de l´histoire, un rapport au monde marqué par la fascination pour l´unité et la certitude, alimente ce double rapport à la démocratie. Déjà présent dans le Coran, on le retrouve dans la philosophie islamique et la conception du pouvoir qui la marque.
    Comment l'islam, en dépassant les réductions des discours juridiques et sans trahir son expérience intérieure, peut-il prendre part à la culture occidentale, dans l'esprit des Lumières ? L'auteur nous convie ici à partager, soutenue par une prose claire et dense, une réflexion et des analyses décisives sur ce thème dont les enjeux sont déterminants pour l'avenir de notre civilisation.
    Philippe d´Iribarne est directeur de recherche au CNRS. Ses travaux, situés à la jonction de la sociologie, de l´ethnologie et de la philosophie politique, portent sur la diversité des manières de s´organiser pour vivre et travailler ensemble que l´on rencontre sur la surface de la planète. Ils ont donné une place essentielle à la diversité des cultures politiques, et l´ont conduit notamment à comparer les conceptions de la démocratie que l´on trouve dans les univers anglo-saxon, germanique et français. Ses dernières recherches ont porté l´influence des cultures religieuses sur l´organisation de la cité.
    Il est l´auteur de quinze ouvrages dont La logique de l´honneur (Seuil, 1989, traduit en allemand, arabe, chinois, espagnol et néerlandais), Penser la diversité du monde (Seuil, 2008, traduit en arabe, en cours de traduction en anglais), L´épreuve des différences (Seuil, 2009, traduit en anglais et en chinois), L´islam devant la démocratie (Gallimard, 2013 traduit en arabe, en cours de traduction en espagnol).

  • Ni démocratie, ni association supranationale, ni ceci, ni cela,... L'Europe cherche toujours sa définition et il semble plus aisé de la définir par l'énumération de ce qu'elle n'est pas que par ce qui, positivement, la caractérise. Qu'est donc, en réalité, l'Europe ? Comment interroger le "fait européen" aujourd'hui ? Quelles problématiques envisager pour interroger ce monstre institutionnel qu'est l'Union européenne ? Dans cet essai, Renaud Zuppinger relève le défi de « faire le point », d'interroger le su et le moins su, le dit et le non dit, l'émergé, l'immergé et l'émergeant au sein du marécage institutionnel et administratif d'une Europe en pleine mutation. Ainsi met-il en lumière, avec une élégante clarté, les dynamismes cachés d'une nouvelle donne qui instaure, comme allant de soi et à notre insu, des distorsions qui font que nous passons de nation à nationalisme, d´État à fief, de peuple à populisme, et de famille gouvernante à tribu. Serions-nous donc en train de retrouver le côté sombre de la diversité ? C'est avec force et finesse que Renaud Zuppinger nous fait découvrir pourquoi la période que nous traversons nous intime de faire le point et de reconsidérer nos systèmes de référence, nos repères et nos modes de fonctionnements...
    Renaud Zuppinger Professeur émérite, titulaire d'un Doctorat de troisième cycle réalisé sous la direction de Roland Barthes et d'un Doctorat d´État (sémiologie, lettres et civilisations), Renaud Zuppinger est sémiologue. Il fut, de 1992 à 2012, directeur adjoint de l'Institut d'études européennes (IEE) qu'il a contribué à créer à l'Université Paris 8. Il y a, entre autres, dirigé le Master ''Management culturel en Europe''. Ses recherches au sein du Centre d'études des mutations en Europe (CEME) sur les mythologies contemporaines, sur le jeu des représentations dans les modes de vie, les mentalités et leur poids dans le paysage institutionnel ont nourri son enseignement, ses publication et les travaux de chercheurs doctorants qu'il pilote encore. Il a créé et anime un site estimé pour ses travaux sémiologiques et l'exigence de son analyse des situations (http://www.mythe-imaginaire-societe.fr).

  • À première vue, tout le monde croit comprendre ce que signifie « bioéthique ». On pense en effet aussitôt à une éthique spécialisée dans les problèmes « bios ». Et l'on ne se trompe pas si l'on désigne par là un champ nouveau de l'action humaine. Il a fait son apparition à cause de l'irruption du progrès scientifique et technique dans des pratiques inédites, tant médicales qu'extra-médicales, mais qui concernent toutes ce que l'on peut et ce que l'on veut faire de l'homme. Mais est-ce une raison nécessaire et suffisante pour se charger d'un mot nouveau, susceptible de faire double emploi avec celui d'« éthique » ? Car enfin, qu'a fait l'éthique depuis qu'elle existe, sinon se préoccuper de la vie (bios) ? Comme l'a suggéré France Quéré, viserait-on un quelconque effet marketing, dans le but de vendre de l'éthique aux Américains ? Ou bien cherche-t-on à remplacer l'éthique par un dispositif chargé de promouvoir un nouveau projet sur l'homme ? Dans cet essai décisif, Dominique Folscheid examine à la loupe les origines et les fondements problématiques de la bioéthique, en mesure les enjeux, en révèle les ambiguïtés, en dévoile les leurres et met en évidence les collusions qu'elle nourrit entre liberté, utilitarisme, religiosité et fascination pour la Technique.
    Dominique Folscheid Dominique Folscheid, né en 1944, est professeur émérite de philosophie morale et politique à l'Université Paris-Est. Depuis plus de quinze ans, il se consacre à des enseignements de philosophie pratique (éthique médicale et hospitalière) en partenariat avec le Centre de formation du personnel hospitalier de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, formations représentées par un Master et un doctorat de philosophie pratique. Il a publié de nombreux ouvrages, dont : Les grandes philosophies (PUF, coll. « Que sais-je ? ») ; Méthodologie philosophique (coll.) (PUF, coll. « Quadrige ») ; Philosophie, éthique et droit de la médecine (D. Folscheid, B. Feuillet-Le Mintier, J.-F. Mattéi) (PUF, coll. « Thémis », 1997 - ouvrage couronné par l'Académie des sciences morales et politiques) ; Sexe mécanique. La crise de la sexualité contemporaine (La Table Ronde, 2002) ; L'esprit de l'athéisme et son destin (La Table Ronde, 2003). Son dernier article paru : « Virilité, virilités ? », Journal des psychologues, n° 308, juin 2013.

  • En Occident, l'homme est défini selon un modèle limité à deux dimensions : il est corps et âme. Michel Fromaget montre ici, conformément aux enseignements du Nouveau Testament, de l'hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme et à la suite des anciens égyptiens, des Présocratiques, de la tradition philosophique antique, des Pères de l´Église - et, plus récemment de Nicolas Berdiaev et de Maurice Zundel, que l'esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle, de cette conception de l'être humain. Et c'est précisément la conception dualiste de l'homme comme seulement corps et âme qui, en tant que présupposé qui conditionne et limite notre façon de vivre et de penser, nous empêche de concevoir l'homme en trois dimensions - comme « corps, âme, esprit ».
    Dans cet essai, Michel Fromaget, nous invite à (re)découvrir cette dimension spirituelle en nous : il nous guide progressivement vers l'actualisation de cette « seconde naissance », naissance à la totalité de soi-même qui scelle la vocation de l'homme achevé.
    Un tel ouvrage n'est pas anodin : sa portée et son enjeu sont d'une gravité extrême puisqu'ils renvoient à la question de l'acceptation ou non des conditions de notre vie et de notre mort - ou de notre éternité.
    Michel Fromaget Michel Fromaget, anthropologue social, est Maître de Conférence honoraire à l'Université de Caen Basse-Normandie. En 1981, il soutient à la Sorbonne une thèse de Doctorat ès Lettres et Sciences humaines intitulée : Individuation et idée de mort. Essai d'anthropologie de l'imaginaire. Auteur de nombreuses études de thanatologie et d'anthropologie spirituelle et en particulier de Corps, Âme, Esprit. Introduction à l'anthropologie ternaire (Albin Michel, 1991), il consacre l'essentiel de ses recherches à l'anthropologie du christianisme ancien, ainsi qu'à celles de Nicolas Berdiaev et Maurice Zundel. Il est, entre autres ouvrages, l'auteur de : Majestas Domini (Brépols, 2003), Naître et Mourir. Anthropologie spirituelle et accompagnement des mourrants (F.X. de Guibert, 2007), Eros, Philia, Agape. Nouveaux essais d'anthropologie spirituelle (Éditions Romaines, 2008), La drachme perdue. Anthropologie « Corps, Âme, Esprit » expliquée (Éditions Grégoriennes, 2010), Mort et émerveillement dans la pensée de Maurice Zundel (Lethielleux, 2011), Un joyaux dans la nuit. Introduction à la vie spirituelle d'Etty Hillesum (DDB, 2014).

  • La mode, en tant que concept et phénomène social, est une création occidentale ; elle est, en outre, intimement liée à l´avènement, exclusivement occidental lui aussi, de sociétés fondées sur l´individu, qui se substituent progressivement aux sociétés traditionnelles, fondées elles sur le groupe ou la société tout entière. À partir de ce constat, Frédéric Monneyron propose une double réflexion, et d'une belle profondeur. D'abord sur les évolutions de la mode : il examine minutieusement ses origines socio-culturelles et son devenir jusqu'à nos jours, explore les divers contextes dans lesquels elle s'épanouit, analyse ses rapports avec les aspirations populaires, bref, dévoile l'ensemble des processus complexes qui gouvernent la pluralité des modes. Ensuite sur les évaluations de la mode : en effet, il en vient à étudier le discours qui cherche à évaluer les caractéristiques essentielles de la mode, en interroge le sens et la fonction. C'est ainsi que l'on découvre la philosophie du vêtement de Balzac, les réflexions sur l'élégance de Barbey d'Aurevilly, les analyses de Baudelaire sur l'art - ou l'artifice ? - de la mode. Sans oublier les sociologues (Tarde, Durkheim, König, Bourdieu,...), les économistes (Veblen), les sémiologues (Barthes), et la perspective des femmes sur la mode (Hollander, Steele). Mais ne nous y trompons pas : cet essai n'a rien d'une compilation ; il participe d'une réflexion fondamentale sur la sociologie de la mode et suppose un renversement de perspective - lequel implique de « poser le vêtement non plus comme élément second, accessoire, mais comme élément premier, fondateur, déterminant les comportements individuels comme les structures sociales ; puis de considérer, position encore plus iconoclaste, que non seulement il ne suit pas l'histoire mais qu'il la précède et que c'est peut-être même en parlant chiffon que commence tout changement social d'importance »...
    Frédéric Monneyron Docteur d´État en science politique (Montpellier I) et docteur d´État ès lettres et sciences humaines (Paris IV-Sorbonne), Frédéric Monneyron est Professeur des Universités et enseigne la littérature générale et comparée à l´Université de Perpignan-Via Domitia et la sociologie de la mode à Mod´Art International, Paris. Il est également professeur invité dans plusieurs universités américaines et européennes et expert auprès de la Commission européenne à Bruxelles. Ses recherches s´inscrivent dans le cadre d´une sociologie de l´imaginaire et se donnent pour objet d´étude la sexualité et les relations entre les sexes, le vêtement, la mode et le luxe d´un côté ; l´Europe, l´idée de nation et l´idée de race d´un autre côté. Il est l´auteur d´une vingtaine d´essais traduits en plusieurs langues dont récemment Séduire, L´imaginaire de la séduction de Don Giovanni à Mick Jagger (PUF, 1997, rééd. 2000), La Nation aujourd'hui. Formes et mythes (L'Harmattan, 2000), La Frivolité essentielle. Du vêtement et de la mode (PUF, 2001, rééd. 2008 en Poche Quadrige), Mythes et littérature (PUF, 2002, avec Joël Thomas), L'imaginaire racial (L'Harmattan, 2004), La Mode et ses enjeux (Klincksieck, 2005), L'Automobile. Un imaginaire contemporain (Imago, 2006, avec Joël Thomas), La Sociologie de la mode (PUF, 2006), Sociologie de l´imaginaire (Colin, 2006, avec P. Legros, J.-B. Renard et P. Tacussel), Le Monde hippie. De l´imaginaire psychédélique à la révolution informatique (Imago, 2008, avec M. Xiberras), La Photographie de mode. Un art souverain (PUF, 2010), Au coeur des Etats-Unis. Mythes, imaginaires et fictions (Michel Houdiard, 2011), L´Idée de race. Histoire d´une fiction (Berg International, 2012) et Luxe (Michel de Maule, 2015 avec Patrick Mathieu). Il est en outre romancier et nouvelliste (Sans nom et autres nouvelles, 1999, Dossier diplomatique, Michel de Maule, 2014) et traducteur : A. K. Coomaraswamy, La philosophie chrétienne et orientale de l´art, Pardès, Edith Wharton, Voyage au Maroc, Gallimard-L´imaginaire et P.G. Wodehouse, Courtes histoires de golf, Michel de Maule.

  • L'imaginaire moderne de la séduction se concentre habituellement sur les figures de Don Juan, Casanova, Lovelace et Valmont qui, chacun à leur manière, définissent un certain nombre de codes éthiques et esthétiques qui régissent les relations entre les sexes. Toutefois, diriger son attention exclusivement sur ces séducteurs qui peuplent la haute littérature des Lumières impliquerait de limiter notre champ de vision et de compréhension : c'est pourquoi Frédéric Monneyron donne également toute sa place, dans cet essai, aux supports contemporains qui nourrissent cet imaginaire. C'est ainsi qu'il étudie, dans un premier temps, les éthiques de la séduction, où sont convoqués Don Juan, Casanova,..., à la faveur d'une lecture de la psychologie des personnages et de leurs stratégies de séduction, toujours mises en perspective dans leurs contextes littéraire, culturel et historique. Et nous allons de surprise en surprise, lorsqu'on découvre la diversité des manières qu'ont les séducteurs de pénétrer - non sans risque ! - la « nature » féminine pour arriver à leurs fins... Vient ensuite une analyse des figures de la séduction, avec en arrière-plan une véritable philosophie de la femme : ici, Frédéric Monneyron décrypte non seulement la figure équivoque du dandy, mais explore aussi les territoires énigmatiques du féminin. S'invitent ainsi le cinéma et ses acteurs, mais aussi les rock-stars (en particulier Mick Jagger) et les mannequins, pour illustrer la façon dont le séducteur intègre en lui le féminin dans son processus de séduction...

    Frédéric Monneyron Docteur d´État en science politique (Montpellier I) et docteur d´État ès lettres et sciences humaines (Paris IV-Sorbonne), Frédéric Monneyron est Professeur des Universités et enseigne la littérature générale et comparée à l´Université de Perpignan-Via Domitia et la sociologie de la mode à Mod´Art International, Paris. Il est également professeur invité dans plusieurs universités américaines et européennes et expert auprès de la Commission européenne à Bruxelles. Ses recherches s´inscrivent dans le cadre d´une sociologie de l´imaginaire et se donnent pour objet d´étude la sexualité et les relations entre les sexes, le vêtement, la mode et le luxe d´un côté ; l´Europe, l´idée de nation et l´idée de race d´un autre côté. Il est l´auteur d´une vingtaine d´essais traduits en plusieurs langues dont récemment Séduire, L´imaginaire de la séduction de Don Giovanni à Mick Jagger (PUF, 1997, rééd. 2000), La Nation aujourd'hui. Formes et mythes (L'Harmattan, 2000), La Frivolité essentielle. Du vêtement et de la mode (PUF, 2001, rééd. 2008 en Poche Quadrige), Mythes et littérature (PUF, 2002, avec Joël Thomas), L'imaginaire racial (L'Harmattan, 2004), La Mode et ses enjeux (Klincksieck, 2005), L'Automobile. Un imaginaire contemporain (Imago, 2006, avec Joël Thomas), La Sociologie de la mode (PUF, 2006), Sociologie de l´imaginaire (Colin, 2006, avec P. Legros, J.-B. Renard et P. Tacussel), Le Monde hippie. De l´imaginaire psychédélique à la révolution informatique (Imago, 2008, avec M. Xiberras), La Photographie de mode. Un art souverain (PUF, 2010), Au coeur des Etats-Unis. Mythes, imaginaires et fictions (Michel Houdiard, 2011), L´Idée de race. Histoire d´une fiction (Berg International, 2012) et Luxe (Michel de Maule, 2015 avec Patrick Mathieu). Il est en outre romancier et nouvelliste (Sans nom et autres nouvelles, 1999, Dossier diplomatique, Michel de Maule, 2014) et traducteur : A. K. Coomaraswamy, La philosophie chrétienne et orientale de l´art, Pardès, Edith Wharton, Voyage au Maroc, Gallimard-L´imaginaire et P.G. Wodehouse, Courtes histoires de golf, Michel de Maule.

  • Le terrorisme est revenu sur le devant de la scène médiatique avec les attentats perpétrés en France en janvier 2015. Devant l´horreur de ces actes, beaucoup se demandent comment on a pu en arriver là. L´auteur s´attache à détailler ce qu´est ce phénomène en partant du principe que l´expression « guerre au terrorisme » est malpropre. Il conviendrait de dire « guerre aux organisations utilisant le terrorisme ». En effet, ce dernier n´est qu´un moyen de combat qui fait partie de la guerre non conventionnelle. Ceux qui l´utilisent sont motivés par une cause religieuse, morale, politique, séparatiste, indépendantiste ou autre. Ils le font dans une perspective du « faible au fort » car ils n´ont pas les moyens humains et techniques de faire autrement. Leur but est de terroriser les masses pour les pousser à influencer les dirigeants politiques dans le sens qui leur convient. Même si, par miracle, le jihadisme violent qui est à la base des exactions qui se sont déroulées en France mais qui ensanglante de nombreux pays - majoritairement musulmans - disparaissait demain, le terrorisme continuerait à être employé au service d´autres causes. Les générations futures devront apprendre à « vivre avec » en faisant preuve de résilience. C´est la seule méthode pour dissuader les terroristes potentiels : que leurs actions ne rencontrent pas l´écho attendu.
    Alain Rodier Ancien officier de l´Armée de Terre, Alain Rodier est affecté au sein des services de renseignements extérieurs au début des années 1980. Il y exerce les fonctions d´analyste puis d´officier traitant avant de devenir instructeur. En 2000, il prend sa retraite militaire. Depuis 2001, il est Directeur de recherche au sein du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) plus particulièrement chargé de l´étude du terrorisme d´origine islamique et de la criminalité organisée transnationale. Au titre du CF2R, il a collaboré à la rédaction de trois ouvrages collectifs : Guerre secrète contre Al-Qaeda (éditions ellipses, 2002) ; Al-Qaeda, les nouveaux réseaux de la terreur (éditions ellipses, 2004) ; La face cachée des révolutions arabes, éditions ellipses, 2012. Il est également l´auteur de : Al-Qaida, les connexions mondiales du terrorisme » (éditions ellipses, 2006) ; Iran, la prochaine guerre ? (éditions ellipses, 2007 et traduit en italien) ; Les Triades, la menace occultée (éditions du Rocher, 2012) ; Le crime organisé du Canada à la Terre de feu (éditions du Rocher, 2013).
    Homme de terrain et de réflexion, il a aujourd´hui le recul nécessaire pour replacer les événements dans leur contexte. En effet, il suit l´actualité du domaine de ses compétences depuis plus de trente ans. À ce titre, il est le contributeur régulier auprès de nombreux media français (BFMTV, France24, M6, France Inter, France Info, le site Atlantico, etc.) et étrangers francophones (Medi 1, Radio Canada, etc.) ; il collabore aussi à différentes publications spécialisées dont la revue RAIDS aux éditions Histoire et Collections. Enfin, il est conférencier auprès d´institutions publiques et privées.

  • Cet ouvrage présente la description de la classification des images et des symboles effectuée par Gilbert Durand dans son ouvrage Les structures anthropologiques de l´imaginaire. Introduction à l´archétypologie générale. Sur le plan théorique, l´archétypologie est volontairement construite dans un carrefour anthropologique, comme l´héritière et la synthèse des premières classifications de symboles issues des sciences humaines et sociales, notamment de la psychanalyse, de l´histoire des religions, et de l´anthropologie culturelle et sociale. Sur le plan pratique, l'archétypologie ou système de regroupement des images à partir de quelques grands archétypes, se constitue désormais comme un véritable outil empirique à la portée de l´expérimentation et de l´évaluation de tous les observateurs/modélisateurs de l´imaginaire des collectifs.
    Martine Xiberras Martine Xiberras est Professeur de Sociologie de l´Université Paul Valéry-Montpellier 3 depuis 2009. Elle est docteur en anthropologie culturelle et sociale de l´Université René Descartes-Paris 5 en 1985. Son parcours universitaire et intellectuel est jalonné par quatre ouvrages principaux et de nombreux articles. Dans les années 80, son étude sur les usages des psychotropes pour le doctorat est publié, La Société intoxiquée (Méridiens Klincksieck, 1989). Dans les années 90, une recherche commanditée par le Commissariat Général du Plan sur les populations en situation d´exclusion donne lieu à deux publications, Les théories de l´exclusion (Méridiens Klincksieck, 1993) et un collectif à la Documentation Française (Exclus et exclusions, 1992). A partir des années 2000, Martine Xiberras développe la thématique de l´imaginaire. Avec un ouvrage théorique qui introduit à l´oeuvre de Gilbert Durand, Pratique de l´imaginaire, Lecture de Gilbert Durand, (Presses Universitaires de Laval, 2002) et un ouvrage appliqué à l´étude de l´imaginaire hippie, sa philosophie et ses modes de vie, en collaboration avec Frédéric Monneyron, Le monde hippie (Imago, 2008).

  • La question du droit des gens ou droit des peuples dont l'origine est à rechercher dans l'Antiquité grecque participe à la constitution de ce que l'on pourrait appeler le devenir juridique de l'humanité dont l'avènement du droit international et des droits de l'homme incarne tour à tour les manifestations historiques. Ce long parcours permettant d'appréhender la conversion du droit des gens en un droit international ne saurait masquer les difficultés et les ambiguïtés qui y président. En effet, 1°) La question de l'origine du droit des gens est indissociable de la liaison problématique entre la nature et la convention, entre l'universalité du droit naturel et la particularité du droit positif. 2°) La question de son fondement requiert, pour en sauvegarder la spécificité, l'instauration de son degré de parenté, ainsi que de sa différenciation d'avec la norme idéale que représente le droit naturel pour la pratique humaine. 3°) La question de sa finalité doit ouvrir un chemin vers l'élaboration d'un devenir éthico-juridique de l'humanité tout en respectant la diversité inaliénable de cette même humanité. Il appartient au droit des gens de promouvoir l'égalité en dignité pour l'ensemble des nations qui possèdent par là même des droits et des obligations communes. Un tel droit est inséparable d'une représentation de l'humanité comme communauté homogène lui conférant des devoirs découlant de sa sociabilité et des possibles auxquels son devenir historique la confronte. Le droit des gens permet par conséquent de tracer la voie conduisant à l'émergence du droit international, tout comme il préfigure une universalité à venir, celle des droits de l'homme.
    Jean-Paul Coujou Jean-Paul Coujou est membre de l'Institut Michel Villey (Paris) et membre observateur au C.I.B. à l'UNESCO. Agrégé de philosophie chaire supérieure, docteur (Paris I Sorbonne) habilité à diriger des recherches (Paris IV Sorbonne), il a suivi une formation en droit, économie et relations internationales à l'Institut d'études politiques de Toulouse. Il exerce actuellement en tant que professeur à la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Toulouse où il dirige le laboratoire "Éthique, philosophie, sciences et société". Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages et prix Charles Lévêque de l'Académie des Sciences morales et politiques en 2012.
    Il a notamment publié: Philosophie politique et ontologie (2 volumes, L'Harmattan, 2006), Droit naturel et humanité chez Burlamaqui (Dalloz, Paris, 2007), Suárez. Disputes métaphysiques 28-29 (J. Millon, Grenoble, 2009), Vitoria. Leçon sur l'homicide (Dalloz, Paris, 2009),Pensée de l'être et théorie politique. Le moment suarézien (Peeters, Louvain, 3 volumes, 2011-2012) prix Charles Lévêque, Académie des Sciences morales et politiques, (Institut de France), Droit, anthropologie et politique chez Suárez, (Artège, Perpignan, 2012), Francisco de Vitoria. La justice, (Dalloz, Paris, 2014).

  • En cette époque où le christianisme occidental se voit progressivement aplati en un simple humanisme dévitalisé de ses racines spirituelles et où l'on vante, depuis un rationalisme étroit, une « spiritualité sans Dieu » ou, comble du paradoxe, « sans Esprit », Jean-Yves Leloup partage ici son expérience et sa compréhension du Chemin proposé par Jésus.
    C'est dans un style aussi direct que poétique qu'il nous plonge dans les profondeurs de l'enseignement du Christ, nous invitant à cheminer avec lui vers une compréhension plus vaste de ce que signifie véritablement être. Être chrétien, c'est ainsi être Un avec la Source : celle de la conscience, celle de la vie, celle de l'amour. Et c'est également être Un avec Cela même qui donne : la vie, la conscience, la vérité, la beauté, la liberté - et le silence. Dans ces lignes, nous retrouvons l'Esprit comme on retrouve la fraîcheur d'une source.
    Jean-Yves Leloup Fondateur de l´Institut pour la rencontre et l´étude des civilisations et du Collège international des thérapeutes, Jean-Yves Leloup est théologien et prêtre orthodoxe, philosophe et écrivain. Docteur en théologie, philosophie et psychologie, il est l'auteur de nombreux ouvrages chez Albin Michel, dont Écrits sur l'hésychasme (1990), L´enracinement et l´ouverture (1995), Prendre soin de l´Être (1999), Un art de l´attention (2000), Manque et plénitude (2001), L'Absurde et la Grâce (2001), Paroles du mont Athos (2006), L´assise et la marche (2011), Un obscur et lumineux silence, la Théologie mystique de Denys l´Aréopagite (2013). Il est également connu pour ses traductions et interprétations inspirantes de l'évangile, des Épîtres et de l'Apocalypse de Jean, sans oublier les évangiles dits « apocryphes » (Thomas, Marie, Philippe). Jean-Yves Leloup est considéré par beaucoup comme l'un des penseurs les plus originaux de notre temps.

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