Seuil

  • « Ce livre est une invitation a` regarder le monde comme un lieu ou` s'exerce une formidable volonte´ de vivre, un lieu fe´cond ou` c¸a veut, c¸a peut, c¸a e´volue, c¸a cou^te, c¸a donne et c¸a risque.
    J'ai ajouté des images à ces propos : une sorte de diaporama de nos origines. L'exercice recommandé consiste à les contempler longuement pour bien les percevoir. Parce qu'elles touchent non seulement nos idées mais aussi nos émotions.
    Vous voila` tous, lectrices et lecteurs, convie´s a` ce spectacle. Mon seul but est d'alimenter les re´flexions autour du grand et tragique myste`re de notre existence. » H. R.

    Un livre aussi concis que profond, qui allie la vulgarisation la plus accessible à la méditation la plus haute, et dont le texte est amplifié par le contrepoint de fascinantes images de notre monde.

  • Hubert Reeves, astrophysicien, a enseigné la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Patience dans l'azur, Poussières d'étoiles, Je n'aurai pas le temps, L'Univers expliqué à mes petits-enfants, J'ai vu une fleur sauvage qui ont rencontré la faveur d'un très large public. Il est président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité et de la nouvelle Agence française pour la biodiversité.
    Près de l'étang de Malicorne, face au grand saule pleureur qui se reflète dans l'eau calme, se trouve un banc de bois : "Le banc du temps qui passe".
    Je m'y assois pour tenter de sentir ce mince filet du temps qui nous porte tout au long de notre existence.
    Après un moment de silence, me viennent à l'esprit des pensées qui prolongent ma constante interrogation sur le monde. Méditer sur ce monde qui m'émerveille, me fascine et m'inquiète à la fois, c'est aussi chercher à me rassurer.
    Ce livre est destiné à tous ceux qui se posent des questions sur le grand mystère de la réalité dans laquelle nous sommes projetés pour un temps. Je veux partager ici mes réflexions sur des thèmes qui me tiennent à coeur. Je cherche à exprimer ce qui se dégage de mes expériences de vie et de mon métier d'astrophysicien, pour livrer à ceux qui me font l'honneur de s'y intéresser mes convictions intimes, celles qui jouent pour chacun un rôle majeur quand nous avons à juger d'une situation ou à prendre une décision concrète.
    Mais rien de ces pages n'est définitif. Tout y est provisoire et à remettre à jour - indéfiniment.
    H. R.

  • « Le but de ces pages est de faire connaître un des domaines les plus admirables de la nature : celui des fleurs sauvages dans nos campagnes. Des splendeurs à portée de chacun, mais que l'on peut piétiner toute sa vie sans jamais se pencher pour les admirer. On passe ainsi à côté de joies, à coup sûr renouvelables chaque année. Ce plaisir intense exige un apprentissage : savoir reconnaître ces fleurs demande un peu de patience mais se révèle gratifiant au possible, tant est grande la diversité des fleurs sauvages et leurs variations selon les moments de leur vie - et de la nôtre. Pour faciliter cette initiation, j'ai souhaité livrer mon rapport personnel à chacune de ces fleurs. » H. R.

    Chaque fleur est illustrée par de superbes photos couleur de Patricia Aubertin, prises dans la campagne de Malicorne.

    Sur le site compagnon www.herbier-hubert-reeves.fr, retrouvez en complément plus de 600 photos originales, à toutes les saisons et sous tous les angles.

  • Comment sommes-nous devenus humains ? Si la question de l'origine de l'Homme fascine le grand public, et souvent les chercheurs eux-mêmes, celle de l'évolution humaine et de ses processus est méconnue. Mais aussi cruciale pour la connaissance de notre espèce que l'apparition des « premiers Hommes » est la longue histoire du développement des traits qui nous caractérisent, la culture et le langage au premier chef.

    Comment les « arbres » de l'évolution humaine sont-ils construits ? Comment les nombreuses espèces d'Hominines connues sont-elles définies et situées sur leurs rameaux ? Comment la génétique des populations et la biologie moléculaire s'accordent-elles avec les conclusions tirées de l'étude des fossiles ? Comment penser l'articulation de l'évolution biologique et du devenir culturel ? Les transformations du cerveau éclairent-elles l'émergence de la cognition humaine, et celle du langage ? Quelle place les « scénarios d'hominisation » donnent-ils à la femme dans l'histoire du devenir humain ? Comment, enfin, concevoir l'« exception humaine » dans l'histoire du vivant ?

    Ce livre s'attache à dévoiler les concepts, les présupposés et les implications des sciences de l'évolution humaine aujourd'hui. Il éclaire ainsi la question - qui résume toutes les interrogations philosophiques : qu'est-ce que l'Homme ?

  • Savons-nous vraiment ce qu'est une plante ? Nos sciences naturelles, dominées par le modèle animal, méconnaissent les spécificités du monde végétal. C'est une vision neuve de ce monde, riche de surprises, que propose l'auteur, et qu'il illustre de sa main experte. Souvent considérées comme une forme de vie inférieure, les plantes constituent pourtant un succès biologique qui vaut, ou même dépasse, celui des animaux ; mais notre vision "zoocentrique" de la biologie nous empêche de le percevoir. Nous ne pourrions pas vivre sans les plantes, alors qu'elles n'ont pas besoin de nous. Plutôt que de les considérer comme des cas particuliers d'importance mineure dans une biologie focalisée sur l'animal et l'homme, ne faut-il pas recentrer les sciences de la vie sur ces êtres énigmatiques, silencieux, immobiles et trop méprisés, à qui nous devons notre existence ?
    "Je rêve d'une botanique qui saurait se déterminer de façon autonome, selon ses propres règles, cessant d'être à la traîne derrière la physiologie animale ou humaine : prenant en compte la plante elle-même, comme une forme de vie originale, comme un modèle en matière d'autonomie et de restauration de l'environnement, elle pourrait retrouver sa place au centre des sciences de la vie. Dans notre monde de fric, de frime, de pub, de bruit, de pollution et de brutalité, quel meilleur témoignage que celui des plantes, belles et utiles, discrètes et autonomes, silencieuses et d'une totale non-violence ?"
    F. H.

  • L'intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé « Singularité technologique », fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d'annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil (chef de projet chez Google !) ou Nick Bostrom (de la vénérable université d'Oxford). Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s'en inquiètent.
    Menace sur l'humanité et/ou promesse d'une transhumanité, ce nouveau millénarisme est appelé à se développer. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d'une cybersociété où l'humanité serait marginalisée ? Ou accéderons-nous à une forme d'immortalité en téléchargeant nos esprits sur les ordinateurs de demain ?

    Voici un essai critique et concis sur ce thème à grand retentissement par l'un de nos meilleurs experts des humanités numériques.

    Sur commande
  • «Malicorne est un petit village de Puisaye, le pays de Colette, situé au nord de la Bourgogne. Dans cette campagne grasse, verdoyante, légèrement vallonnée, on peut enlever sa montre et s'insérer dans le rythme de la nature. Ce livre est né de mes promenades dans cette campagne. Il s'est fait un peu tout seul. J'en ai été plus le spectateur que l'auteur. Je le dois aux traînées de lumière dorée sur le tapis luisant des pervenches dans la pénombre du sous-bois.

    Là, une grande paix m'envahit. Attentif aux sons et aux odeurs, je m'éveille à la présence tranquille du monde végétal. Je me sens vivant, à la surface de la planète Terre, à l'instant présent de l'évolution de l'univers.» H.R.

  • À l'heure où prospèrent sur les réseaux sociaux les attaques les plus diverses et les plus régressives contre la théorie de l'évolution, voici un bref vade-mecum de défense et illustration de cette théorie, trop souvent mal comprise.
    En une trentaine de questions-réponses concises sont discutés et réfutés les arguments critiques les plus couramment développés : « Si l'Homme descend du Singe, pourquoi reste-t-il des singes ? » ; « Ce n'est qu'une théorie ! Cela veut dire que personne n'a de certitude » ; « La nature est trop bien faite pour être le fruit du hasard » ; « La probabilité de formation spontanée d'une molécule biologique est infime », etc.

    Une indispensable contribution à la salubrité intellectuelle collective !

  • 1. Présentation :
    Dans ce nouveau livre, Hubert Reeves conjugue sa veine «écolo-poétique» (Malicorne) et son talent de vulgarisateur (Patience dans l'azur, etc.). Une méditation sur la nature, et tout particulièrement sur les « merveilleux oiseaux », sert de fil conducteur à une réflexion sur les racines profondes de la complexité du monde, telles que nous les révèle la science contemporaine.
    Le livre s'ouvre sur l'évocation d'une rencontre de l'auteur avec des adolescents en difficulté et sur une allusion aux graves problèmes de santé qu'il a connus. L'auteur, nous dit-il, a écrit pour les « lassés de l'existence » dans l'espoir de leur faire entendre l'appel du cosmos, s'adressant à chacun : « tu es toujours avec nous ».
    Le livre comporte 5 parties :
    I) La première s'ouvre sur le spectacle de la migration des oies sauvages « D'où viennent ces oiseaux majestueux ? Dans le passé le plus récent ils arrivent de la Terre de Baffin, une grande île de l'océan Arctique lieu de leur nidification estivale. Mais avant, bien avant ? Comment les oies sont-elles apparues sur la Terre ? Comment ont-elles appris à retrouver leur nid après un voyage de trois mille kilomètres ? Le but de ce livre est de décrire l'état présent de nos connaissances sur ces sujets. Grâce à l'astronomie, à la physique, à la chimie et à la biologie nous sommes en mesure d'identifier les «ferments» de cette évolution à partir du chaos primordial jusqu'à l'extraordinaire sophistication des mammifères. Ces questions sont au centre des préoccupations des scientifiques contemporains. Nous sommes loin d'avoir des solutions définitives, mais déjà nous avons des éléments de réponse. Les résultats sont stupéfiants. Ce simple vol des oies au-dessus de ma tête implique non seulement que l'univers est vieux de milliards d'années et grand de milliards d'années-lumières. Plus étonnant encore, il implique que les galaxies lointaines sont emportées dans un gigantesque mouvement d'expansion à l'échelle du cosmos. Un univers statique, même grand et éternel, serait resté stérile. Cette nécessité de l'expansion nous suivra tout au long de ce parcours. Nous la retrouverons quelquefois aux endroits les plus inattendus. » II) « Rien de ce qui se passe dans l'immensité du cosmos ne nous est indifférent. Astéroïdes, planètes, étoiles, galaxies et trous noirs d'une part, molécules atomes, nucléons et quarks d'autre part font partie de notre histoire personnelle. Tel est, en peu de mots, le message de ce livre. Dans ce chapitre nous partons en promenade dans la campagne. Derrière les paysages familiers nous retracerons en filigrane certains éléments de cette stupéfiante évolution de la complexité à l'échelle cosmique. Les fleurs printanières sous les arbres encore dénudés de feuillage ; les reflets argentés de la Lune sur la mer calme ; la double queue de la comète Hale-Bopp luisant doucement dans la nuit profonde du printemps 1997 nous raconteront tour à tour à leur façon le dialogue du ciel et de la vie. Notre réflexion nous amènera à identifier au travers de ces paysages des événements d'une grande brutalité qui, à première vue, paraissent totalement étrangers à notre existence. Une relecture de leur portée véritable sous l'éclairage de la science moderne nous en présentera une vision toute différente. Ils nous projetteront dans un lointain passé et dans des dimensions gigantesques. Les espaces infinis de Pascal, loin de justifier notre effroi, deviendront les lieux où s'élaborent l'infrastructure de la vie. » III) « Un couple de tourterelles turques niche depuis plusieurs années dans une vieille grange à Malicorne. Ces oiseaux gris marqués au cou d'une tâche noire en forme de cédille se quittent rarement. Perchés sur une haute branche, ils roucoulent de concert. Puis, émettant un son nasillard, ils volent vers une toiture. Ce duo d'oiseaux illustre une notion-clef de notre histoire : la «rencontre créatrice». Attirés l'un vers l'autre par l'instinct de reproduction, ces deux oiseaux se sont un jour rencontrés. Chaque année amène une portée d'oisillons qui à leur tour rechercheront des partenaires. Sous l'effet d'une force deux êtres se joignent. Le résultat ouvre la porte sur d'autres rencontres. Le «nouveau» porte en lui le germe d'autres nouveaux. (.) La matière se présente à nous sous des formes extrêmement variées. Elle se manifeste par un très grand nombre de comportements. La physique moderne explique ces phénomènes par l'action de quatre forces (ou interactions) sur les particules du cosmos : la gravité, la force électromagnétique, la force nucléaire et la force faible. (.) Dans les pages qui suivent, je vais raconter la découverte de ces forces par les humains. Ces connaissances nous permettent de comprendre leur utilisation par les organismes vivants. J'illustrerai le rôle respectif de chacune de ces forces dans l'élaboration de la complexité cosmique. » IV) « À Malicorne, quand la nuit est tiède, nous dînons dehors près des vieux bâtiments de la ferme. La lumière des lampes à pétrole éclaire le vol saccadé des chauve-souris. Les humains n'ont guère de sympathie pour ces mammifères ailés aux parcours chaotiques. Animaux de l'ombre, ils font peur. « Rentrez-vite » disait ma grand-mère, « elles vont s'accrocher à vos cheveux ». De nombreuses légendes populaires leur attribuent des pouvoirs maléfiques. Aujourd'hui notre regard sur les chauves-souris s'est considérablement modifié. Chefs d'oeuvres de réalisation technologique, leurs prouesses dépassent de loin les réalisations de nos meilleurs ingénieurs. » V) « Tout au long de ce livre la thèse d'une évolution de la matière et d'une croissance de la complexité a été adoptée et illustrée. Pourtant cette idée est loin de faire l'unanimité. Les réactions couvrent un large spectre de la sympathie avouée jusqu'au rejet total. Dans ce chapitre, je présenterai quelques éléments de cette controverse au travers des prises de position de différents auteurs. Nous rencontrerons successivement Stephen Jay Gould, Murray Gell-Mann et Richard Dawkins. »

  • Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue, des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, dans l'espoir de voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes.
    La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous côtés à la fois qu'il s'agit de la comprendre - et, peut-être, de la transformer.
    De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.

  • Hubert Reeves se livre ici comme il ne l'avait jamais fait. De son enfance québécoise à sa carrière scientifique internationale, de son milieu familial à sa renommée médiatique et à ses engagements écologiques, c'est la vie à la fois exemplaire et singulière d'un chercheur d'aujourd'hui qu'il nous raconte à la première personne. Comment les expériences de sa prime jeunesse dans la nature canadienne ont forgé sa passion pour le cosmos, comment les enthousiasmes et les déceptions de sa formation scientifique l'ont amené au désir de partager son savoir, comment la philosophie, la religion, la musique se sont indissolublement mêlées à sa quête intellectuelle, comment les rencontres d'autres grands esprits ont orienté le sien, comment ses voyages autour de la planète l'ont amené à en devenir un défenseur fervent - tous les lecteurs de Hubert Reeves le retrouveront ici plus proche encore, et de nouveaux le rejoindront. En un temps où l'aventure scientifique devient incertaine, découvrant ses limites dans ses succès mêmes, la valeur d'un tel témoignage est sans égale.

  • "Un jour des années 1980, des professeurs de mathématiques ont l'idée de poser à des enfants de l'école primaire le problème suivant : "sur un bateau, il y a 26 moutons et 10 chèvres, quel est l'âge du capitaine ?", et se trouvent embarqués malgré eux dans une étrange et inquiétante aventure sur l'océan du non-sens.Qu'en est-il vraiment du sens en mathématiques ?Où se trouve-t-il ? Et que s'en transmet-il ? Face à la conformité muette et infime des "bons résultats", que révèlent les monceaux de réponses fausses, de réponses "folles" ? Que nous apprennent les erreurs sur le fonctionnement psychique réel d'un sujet confronté à un savoir, sur la nature de ce savoir, et sur les modalités de sa transmission ?"Stella Baruk propose aux enseignants, aux enseignés et à leurs parents une approche neuve à l'enseignement des mathématiques, où l'erreur cesse d'être faute dévalorisante pour devenir étape constitutive. Elle reçoit dans sa démarche l'aide en retour de ceux qu'elle a aidés, parfois sauvés : Thierry, Lisa, Christian - et l'appui d'un certain Gustave F., qui, en 1843, saturé de souffrance mathématique, en inventait ce symbole dérisoire et pérenne, le problème de l'âge du capitaine.

  • Stella Baruk, dans cet ouvrage sans équivalent, met en oeuvre sa longue et originale pratique de l'enseignement mathématique.

    Par son aspect instrumental et méthodique, ce dictionnaire apporte le savoir de base indispensable aux lycéens et même aux étudiants.

    Mais, à partir d'une réflexion générale sur le sens des idées mathématiques, leur langage et leur transmission d'un savoir, il sera également un outil précieux pour les enseignants - et les parents qui voudraient aider leurs enfants.

    Enfin, pour qui a la curiosité de cette activité intellectuelle particulière que sont les mathématiques, il y a, partout présente, l'histoire : histoire d'un signe, d'un mot, d'une notion, prouvant que les mathématiques s'insèrent dans une culture et que cette culture peut se transmettre.

    Édition augmentée d'une introduction inédite de l'auteur.

    Sur commande
  • Kurt Gödel (1906-1978) fut sans doute l'un des plus grands logiciens de l'histoire. Son théorème d'incomplétude, publié en 1931, est peut-être la proposition mathématique la plus significative du XXe siècle. Il a bouleversé les fondements des mathématiques et fait l'objet de commentaires philosophiques sans fin comme d'exploitations abusives sans nombre. Gödel ne publiera que peu pendant la cinquantaine d'années qui suivront. Mais il laissera des milliers de pages de notes philosophiques inédites. On connaissait déjà les excentricités de la vie de Gödel, qui, craignant d'être empoisonné, mourra quasiment d'inanition. Ses notes, décryptées et étudiées ici pour la première fois en français, révèlent une pensée encore plus surprenante. Elles montrent que Gödel croyait aux anges comme au diable - parmi bien d'autres étrangetés. Il tente au cours des années de constituer ces idées bizarres en système logiquement cohérent, dont l'analyse éclaire d'un jour nouveau ses découvertes mathématiques. Cette apparente " folie " d'un esprit génial pose de redoutables questions sur la nature même de la pensée logique. L'auteur de cet essai les aborde sans hésiter à y impliquer sa propre subjectivité, sous formes de courtes fictions fantasmées. Un livre aussi inquiétant que stimulant.

  • A l'heure où la biologie, toujours plus moléculaire, se mue peu à peu en science « dure », toujours plus volontiers déterministe, l'histoire naturelle pourrait faire figure de relique désuète d'un passé révolu. L'oeuvre de Stephen Jay Gould, à elle seule, suffit à montrer qu'il n'en est rien. Les subtilités de l'évolution - sans cesse remaniée par des circonstances fortuites - échappent au cadre strict des grandes théories, mais se laissent entrevoir lorsque Gould s'interroge sur le sexe des escargots, l'extinction des dinosaures ou le sourire des flamants roses.
    Dans le domaine de la paléontologie, l'histoire des idées est aussi passionnante que l'histoire des espèces. En racontant le triste voyage de la « Vénus hottentote > ou la controverse sur l'humanité des Pygmées, Gould nous enseigne aussi la lucidité et la vigilance - avec toute la force que lui insuffle un amour peu ordinaire pour la vie.

    Sur commande
  • Une interprétation expéditive du darwinisme a fait trop souvent de la " survie du plus apte " l'argument des manifestations ordinaires de la loi du plus fort : élitisme social, domination de race, de classe ou de sexe, esclavagisme, élimination des faibles. Patrick Tort, spécialiste de l'œuvre de Darwin, montre qu'en réalité la civilisation, née de la sélection naturelle des instincts sociaux et de l'intelligence, promeut au contraire la protection des faibles à travers l'émergence – elle-même sélectionnée – des sentiments affectifs, du droit et de la morale. Pour emblème de cet " effet réversif " de l'évolution, l'auteur choisit la bande de Möbius, dont la face unique résulte d'un retournement continu. Un essai pour en finir avec la tentation toujours présente d'utiliser Darwin pour justifier l'injustifiable.
    Patrick Tort, philosophe, historien et théoricien des sciences, est le fondateur de l'Institut Charles Darwin International (www.darwinisme.org). Professeur détaché au Muséum, il est l'auteur de nombreux ouvrages et le directeur du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution (PUF).

  • « Qu'est-ce que la vie ? », se demandent depuis des siècles naturalistes, biologistes et philosophes. Et si, pour tenter d'y répondre, on renonçait à donner du monde vivant une définition figée, pour mieux prendre en compte sa nature dynamique et ses échanges permanents avec le reste de l'univers ? De fait, la nature et maintenant les laboratoires recèlent un incroyable bestiaire d'infravies, des entités qui défient la classification binaire entre vivant et non-vivant. Plus surprenant encore, il ne s'agit pas d'exceptions mais, au contraire, des éléments mêmes sur lesquels repose l'existence du monde vivant.
    Ce livre révèle ces infravies et les accueille dans une nouvelle perspective théorique. Il propose une caractérisation scientifique inédite du vivant, qui exige d'abandonner certaines des métaphores les plus puissantes de notre temps, comme celle du vivant-machine. Cette épistémologie renouvelée, amenant à concevoir une vie sans frontières, a des répercussions majeures sur le regard éthique que nous posons sur les vivants.
    Un ouvrage d'une puissante originalité.

  • La biodiversité est aujourd'hui l'un des maîtres-mots de tout discours environnemental. Après une trentaine d'années de diffusion du terme, un examen attentif fait pourtant apparaître que son succès médiatique s'est accompagné d'un affaiblissement scientifique. Ont surgi nombre d'arguments qui s'éloignent des faits avérés ou des analyses sérieuses, conduisant ainsi à un catastrophisme ambiant mal fondé.
    Alain Pavé, dont la compétence scientifique dans le domaine est incontestée, propose une analyse critique novatrice et bienvenue, riche d'exemples concrets souvent surprenants, de l'escargot de Quimper à l'ours pas toujours blanc.
    Loin de prendre le simple contre-pied des idées reçues et d'ouvrir la voie à un quelconque écoscepticisme, l'auteur montre que la prise en compte des réelles menaces qui pèsent sur le vivant demande une compréhension beaucoup plus fine de sa diversité et des mécanismes, évolutifs en particulier, qui la gouvernent et où l'aléatoire joue un rôle déterminant.
    Il s'agit ici rien moins que de proposer une refondation du concept de biodiversité, à la mesure de son importance et de l'intérêt qu'on doit y porter. La pensée écologique ne pourra que profiter de ce changement de perspective.

  • Fabriquer un être humain supérieur, artificiel, voire immortel, dont les imperfections seraient réparées et les capacités améliorées. Telle est l'ambition du mouvement transhumaniste, qui prévoit le dépassement de l'humanité grâce à la technique et l'avènement prochain d'un « homme augmenté » façonné par les biotechnologies, les nanosciences, la génétique. Avec le risque de voir se développer une sous-humanité de plus en plus dépendante de technologies qui modèleront son corps et son cerveau, ses perceptions et ses relations aux autres. Non pas l'« homme nouveau » des révolutionnaires, mais l'homme-machine du capitalisme.

    Bien que le discours officiel, en France, résiste encore à cette idéologie, le projet technoscientifique avance discrètement. Qui impulse ces recherches ? Comment se développent-elles dans les champs médicaux, militaires et sportifs ? Comment les débats démocratiques sont-ils éludés ? Et comment faire face à des évolutions qui ne feront que renforcer les inégalités ? Surtout, quel être humain va naître de ces profondes mutations, de ces expérimentations brutales et hasardeuses sur notre espèce, dont l'Homo sapiens ne sortira pas indemne ?

  • Echec et maths

    Stella Baruk

    On ne devrait plus pouvoir enseigner les mathématiques comme on les enseigne après avoir lu Échec et maths. Ce petit livre impertinent, devenu un grand classique, porte un coup fatal à quelques mythes, y compris ceux qui soutiennent les pédagogies obscurantistes et psychologisantes, qui, au contraire de ce qu'elles souhaitent obtenir, transforment des enfants vivants en automathes. Depuis, Stella Baruk a amplement prouvé par ses travaux ultérieurs sur le statut réel des mathématiques et sur les capacités de ceux qui les apprennent, que l'on peut efficacement lutter contre l'échec en maths. Stella Baruk continue depuis trente ans à partager son temps entre la recherche en pédagogie et l'enseignement, de la « rééducation » des élèves dits « en difficulté » jusqu'à la formation des maîtres destinés à lutter contre l'échec scolaire et l'innumérisme, illettrisme du nombre. Stella Baruk intervient dans de nombreux pays francophones, où sa réflexion sur l'enseignement est très prisée. Elle a notamment publié L'Âge du capitaine, Fabrice ou l'école des mathématiques, le fameux Dictionnaire de mathématiques élémentaires et récemment le Dico de mathématiques pour le collège et le CM2.

  • Terre de France raconte l'histoire du territoire national sous la forme d'un parcours initiatique à travers ses paysages les plus spectaculaires. Ce voyage dans le temps débute il y a 500 millions d'années en Bretagne, rend visite aux dinosaures du Jurassique en Bourgogne et du Crétacé en Provence, passe par le soulèvement des Alpes, la construction des volcans d'Auvergne et l'assèchement de la Méditerranée, et se termine par l'arrivée d'Homo sapiens sur le littoral français. Tout au long du parcours, on note les indices de ces aventures passées dans nos paysages actuels: ici, parmi les ceps de vigne, les éclats d'argile sont des coquilles d'oeufs de dinosaures ; ailleurs, les pierres multicolores qui ornent les murs d'un château sont des blocs éjectés par un impact d'astéroïde. Dans chaque chapitre, une carte de France de l'époque évoquée, aux rivages et aux reliefs insolites ; une vue d'artiste des événements et animaux préhistoriques ; des encadrés sur les monuments à visiter, et des itinéraires - à pied ou en voiture - pour explorer les sites les plus marquants de la région.

empty