Seuil

  • " Les amours finissent mal en général "... et les divorces ne cessent d'augmenter, dit l'INSEE. Considérant que les explications socio-économiques ne suffisent pas à comprendre la fragilisation du lien conjugal, Denis Moreau, philosophe marié et heureux de l'être, amateur éclairé de rock et lecteur profond de l'Évangile, s'interroge sur ce qui, intimement, quotidiennement, spirituellement, réduit la durée de vie de l'amour et érode le désir d'engagement.
    Comment faire pour que les amours durent ? Si Malebranche permet de comprendre la nature de l'instabilité du désir humain, Descartes, plus pragmatique, fournit un " guide " pour faire durer une décision dans le temps. Et l'on peut lire chez Spinoza que le mariage est le lieu d'épanouissement du désir et de la joie. Or là est la conviction de cet essai sincère et nullement moralisateur. Le mariage y est analysé non comme un devoir, une institution petite-bourgeoise, patriarcale, dépassée, etc., mais dans ce que Denis Moreau considère être son sens et sa valeur : comme un état de vie propice à l'épanouissement optimal du désir humain dans toute sa richesse et sa complexité.
    S'il fait l'éloge du mariage, c'est donc que celui-ci est une réponse convaincante à la question de la vie bonne, notamment telle qu'elle est envisagée par la tradition catholique - question qui mérite d'être sérieusement considérée.

    Sur commande
  • Avant et après Mai 68 ils furent quelques dizaines, puis presque un millier, à quitter leur famille, à abandonner leurs études, pour partir travailler en usine. Ils renonçaient à leur statut d'intellectuel, choisissaient de vivre aux côtés des ouvriers, insufflant l'idée révolutionnaire dans les usines. Ils s'inspiraient des recommandations du président Mao Tse Toung qui prônait de « descendre de cheval pour cueillir les fleurs ». On les a appelés « les établis », un terme mystérieux qui au fil des années ne disait quasiment plus rien à personne alors que j'avais passé mon enfance parmi eux.

    Lorsque j'ai commencé à partir à la recherche de ceux qui s'étaient établis, j'avais leur âge : celui de leur départ en usine. C'était pour moi la première tentative de réconciliation avec le passé militant de mes parents dont je ne connaissais que les désenchantements. Au fil des récits, au rythme des paroles recueillies, je découvrais les références, les aspirations et les désillusions d'une époque où l'engagement était total. Je pensais alors que si je parvenais à bien comprendre cette histoire, la mienne ferait sens. J'ignorais encore qu'après les parents il me faudrait aller chercher leurs enfants dans un autre récit, écrit vingt ans plus tard, pour enfin avoir le sentiment que les petits cailloux ramassés en chemin toutes ces années m'avaient permis de trouver ma propre route.

    Sur commande
  • - Conçu à la fois comme un inventaire et comme une enquête, ce dictionnaire part d'un constat aussi évident qu'oublié : nous écrivons tous hébreu sans le savoir tant il est vrai que les vingt-six lettres de notre alphabet en sont pratiquement toutes issues ou, si l'on préfère, de son frère jumeau le phénicien. Son principe même est une invention proche-orientale dans un contexte linguistique sémitique. Notre A vient de l'aleph (a), notre B de bet (b), etc. Aussi, bien que le français soit une langue latine et donc indo-européenne pour sa grammaire et la plus grande partie de son vocabulaire, est-il l'héritier d'une histoire plus vaste, plus ancienne.S'il est aisé de deviner que capharnaüm, amen, alléluia, éden, jubilé ou tohu-bohu sont des mots hébreux puisqu'ils sont tirés de la Bible ou des Évangiles, combien savent qu'il en est de même pour chameau, jaspe, saphir et goujat ? Quant aux spécialistes, combien sont-ils à se douter qu'il en va pareillement d'une multitude d'autres vocables grecs adoptés en français comme asphodèle, basilic, cosmos, morphine, océan, pylône, sophisme ou thalamus ?Cette dernière catégorie de mots venant in fine de " l'hébreu " représente à elle seule près de 50% des entrées de ce dictionnaire. Ils ont fait l'objet d'une enquête systématique où les étymologies conventionnelles (quand il y en a) ont été interrogées, où la vraisemblance des hypothèses jusque-là avancée a été éprouvée à l'aune de la logique et du bon sens.

    - Après des études consacrées aux sciences dures (neurophysiologie, biochimie et entomologie), Patrick Jean-Baptiste devient journaliste scientifique. Il est l'auteur de La Biologie de Dieu: comment les sciences du cerveau expliquent les religion et la foi (Agnès Viénot, 2003) et de L'Affaire des fausses reliques, enquêtes au coeur du trafic des vestiges bibliques (Albin Michel, 2005).

    Sur commande
  • Sans le savoir, nous sommes déjà entrés dans un nouveau monde. La rupture que nous vivons est si radicale que les changements vont, cette fois, bien plus vite que les idées. Nous avons du mal à penser véritablement la prodigieuse mutation anthropologique et historique dont nous sommes les témoins inquiets. La plupart de nos analyses, de nos discours et de nos querelles campent dans un passé révolu et entretiennent des oppositions d'autant plus théâtrales qu'elles deviennent sans vrai contenu. Ce déphasage est redoutable. Il signifie que nous nous sentons de moins en moins capables d'agir sur le cours des choses. Nous sommes tentés de déserter l'histoire. Après nous le déluge... C'est contre ce nouveau fatalisme que ce livre entend réagir. Retrouver le goût de l'avenir, refonder la démocratie, reprendre possession de notre destin, tout cela exige des mises à jour radicales. Pour ce faire, il faut tenter de penser autrement les grandes contradictions contemporaines, celles qui sont au centre même de notre vie en société: la transgression opposée à la limite, l'individualisme brisant le lien, la transparence capable de ruiner l'intériorité, l'innocence préférée à la responsabilité ou encore la croyance affaiblie qui ne donne plus sens au savoir. Au-delà de ces contradictions fondatrices, contre les pugilats dépassés et les manichéismes exterminateurs, ce sont autant de chemins nouveaux qu'il s'agit de tracer. Ou d'ouvrir.

    Sur commande
  • Génération Occident retrace l'histoire méconnue et parfois secrète de jeunes gens passés de l'extrême droite à la droite d'aujourd'hui ; leur engagement était sérieux, certains ont tenu des rôles de premier plan (trésorier, chef du service d'ordre, publiciste, « théoricien »...) : Alain Madelin, Hervé Novelli, Claude Goasgen, Gérard Longuet, Xavier de Bongain (Raufer), Patrick Devedjian, Alain Robert, Gérard Écorcheville, Anne Méaux, Roland Jacquard, Patrick Mahé, William Abitbol, Guy Tessier, Frédéric de Saint-Sernin... sont désormais des figures de la droite.
    Frédéric Charpier raconte la genèse des mouvements dans les années 60 (collaboration, OAS) et leur fonctionnement « en bandes ». Puis, très vite, viennent les bagarres avec l'extrême gauche et les règlements de comptes internes. Ainsi l'affaire de Rouen : les parisiens d'Occident vont tabasser dans les règles un groupe de gauchistes à la faculté de Rouen : un blessé grave, arrestations et procès ; de même, l'affaire Duprat : co-fondateur d'Occident, fondateur du Front National, agent de la DST et des RG, François Duprat est assassiné en 1978. Si l'enquête n'a jamais abouti, plus personne ne doute aujourd'hui qu'il a été victime de son propre camp.
    L'auteur décrit ensuite le reclassement progressif et méthodique dans la droite classique ; de 1968 à 1986, des « filières » ont veillé à l'avenir politique des anciens d'Occident, d'Ordre nouveau et du Parti des forces nouvelle (PFN). Les principales avaient pour noms Albertini, Pasqua et Foccart.
    Beaucoup d'autres militants ne sont pas inféodés à un parti politique mais ont opté, après les bandes, pour le compagnonnage - réseaux et vieilles amitiés.

    Sur commande
  • Pendant plusieurs mois, en 2008, nous sommes allées à la rencontre d'hommes doublement prisonniers, sans papiers et incarcérés. Au fil de ces rencontres se tissait une trame humaine où les différentes trajectoires devenaient destin commun mais où chaque homme retrouvait son identité. Nous leur demandions d'où ils venaient, ils nous racontaient leurs histoires, des histoires.

    Notre démarche a été d'écouter des voix singulières pour en transmettre les témoignages, de vie, de souvenirs, d'enfance et d'errance. Les mouvements de population vont aller croissant sur toute la planète, les phénomènes migratoires sont inéluctables. Nous pensons qu'il serait désastreux de laisser les chiffres effacer les hommes.

    Sur commande
  • - En ces temps de crises (du capitalisme, de l'euro, de la dette), deux sentiments contradictoires sont bien ancrés dans les esprits : d'une part, ressurgit la critique du capitalisme et du pouvoir destructeur de la finance, d'autre part se confirme l'idée que, dans une économie mondialisée et une Europe libérale, le gouvernement d'un seul pays ne peut plus faire grand-chose pour contrer le pouvoir de l'argent et des marchés ; d'un côté, l'évidente urgence d'une autre politique, de l'autre, l'évidente impuissance à mettre celle-ci en oeuvre. On ne peut pas faire autrement ! Voilà le verrou qui protège les profiteurs du système, mieux que n'importe quelle armée. Eh bien, Nous, on peut !, explique ce bref précis d'économie politique à l'usage du simple citoyen. " Nous ", l'autre gauche incarnée ici par le secrétaire national à l'économie du Parti de gauche et par Jean-Luc Mélenchon qui préface l'ouvrage. Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ces livres d'économie, l'auteur explique ici au simple citoyen, pourquoi et comment un pays peut toujours faire ce qu'il veut face aux marchés, face aux crises financières, face au spéculateur, face à la BCE, etc. En six brefs chapitres, Généreux explique comment, en 2012, un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs en un jour, échapper à la cure d'austérité imposée par le Conseil européen, reprendre le contrôle du crédit, surmonter la crise de la dette publique, et s'affranchir du carcan néolibéral imposé par les traités européens, sans sortir de l'union européenne et sans sortir de l'euro !

    - Jacques Généreux, professeur à Sciences Po, secrétaire national à l'économie du Parti de gauche, notamment auteur de La Dissociété, Les Vraies lois d l'économie, La Grande Régression, est aussi bien connu pour ses nombreux best-sellers d'initiation à l'économie.

    Sur commande
  • Nous sommes au commencement d'un monde. Vécu dans la crainte, ce prodigieux surgissement signe la disparition de l'ancien monde, celui dans lequel nous sommes nés. Pourtant, la sourde inquiétude qui habite nos sociétés doit être dépassée. Le monde ' nouveau ' qui naît sous nos yeux est sans doute porteur de menaces mais plus encore de promesses. Il correspond à l'émergence d'une modernité radicalement ' autre '. Elle ne se confond plus avec l'Occident comme ce fut le cas pendant quatre siècles. Une longue séquence historique s'achève et la stricte hégémonie occidentale prend fin. Nous sommes en marche vers une modernité métisse. Deux malentendus nous empêchent de prendre la vraie mesure de l'événement. On annonce un ' choc ' des civilisations, alors même que c'est d'une rencontre progressive qu'il s'agit. On s'inquiète d'une aggravation des différences entre les peuples, quand les influences réciproques n'ont jamais été aussi fortes. Le discours dominant est trompeur. En réalité, au-delà des apparences, les ' civilisations ' se rapprochent les unes des autres. De l'Afrique à la Chine et de l'Inde à l'Amérique latine, Jean-Claude Guillebaud examine posément l'état des grandes cultures en mouvement, pour décrire l'avènement prometteur ' et périlleux - d'une véritable modernité planétaire. Ce rendez-vous pourrait connaître des revers et engendrer des violences. Il est pourtant inéluctable et sans équivalent dans l'histoire humaine.

    Sur commande
  • Comment devient-on français quand on vient d'ailleurs ? comment, peu à peu, s'imprègne-t-on d'un pays ? quelle relation garde-t-on avec son pays d'origine ? et que signifie aujourd'hui " être français " ? alors que l'on débat en france de l'identité nationale, de l'intégration et de l'immigration, il était intéressant de poser ces questions à des femmes et des hommes qui, nés à l'étranger, ont acquis la nationalité française par choix, hasard ou nécessité.
    Vingt personnalités ont accepté de témoigner. toutes ont suivi des chemins extraordinaires. elles parlent de leur pays d'adoption avec tendresse, pudeur, ou déchirement. leurs récits juxtaposés démontrent combien la question de l'intégration est à la fois collective et individuelle, politique et sentimentale, terriblement complexe. ce sont des personnages de roman. de notre roman national, désormais.

    Sur commande
  • Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation chrétienne face au bolchevisme, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces images et ces thèmes réservés à l'Occident.
    Au moins la compassion bouddhiste aurait-elle protégé l'Asie de pareilles dérives. Point, comme le démontre à l'envi le livre de Brian Victoria. Très tôt dans le XXe siècle, le bouddhisme japonais s'est dévoyé en idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et impérialiste. Les plus grands maîtres, et le célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux " zen d'entreprise " du Japon en plein essor.
    Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une " âme du Japon éternel " inquiétante, trahissant les lois de la tradition bouddhiste la plus établie. L'Occident n'est donc plus seul à porter la lourde tâche d'une interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.

  • Le 13 septembre 1993, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat signaient les accords d'Oslo, porteurs d'une formidable promesse : celle d'une réconciliation historique et d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.
    Dans les dix ans qui ont suivi, les deux peuples ont glissé inexorablement de l'espoir d'un règlement du conflit vers une impasse meurtrière. Dix ans durant lesquels David Grossman a accompagné de ses chroniques courageuses et lucides dans la presse israélienne et internationale l'implacable détérioration, les ravages des attentats palestiniens et de l'occupation israélienne, les vies brisées, la mort omniprésente.
    Dix ans durant lesquels il a écouté et restitué, avec une égale compassion envers les deux camps, les peurs et les larmes, les malentendus et les aspirations déçues de deux peuples qui s'entredéchirent, en proie aux doutes sur leurs identités respectives et aux erreurs tragiques de leurs dirigeants. Avec une foi indéfectible dans la vie et une réelle volonté de paix, David Grossman, romancier admiré, essayiste engagé, plaide ici passionnément pour un retour aux négociations et à la raison.

    Sur commande
  • Depuis le 11 septembre 2001, l'Occident est officiellement entré en guerre contre le terrorisme. Mais la menace islamiste dispose de ressorts durables, L'alliance des États-Unis avec le Pakistan, sanctuaire du terrorisme islamiste et avec l'Arabie Saoudite, épicentre idéologique et financier, contribue à réduire la portée des mesures anti-terroristes. L'essentiel des réseaux de soutien logistiques reste intact, restructurés autour de nouveaux noyaux, sur de nouveaux continents et s'appuyant sur les enjeux internationaux que constituent le conflit israélo-palestinien et l'Irak.
    Ces réseaux, qui trouvent des soutiens jusqu'en Europe masquent derrière une apparente ouverture une volonté radicale. Des figures ambiguës de l'Islam, comme Tariq Ramadan, ou des groupes comme l'UOIF en France parviennent à monopoliser le débat religieux et social sur l'Islam, alors qu'ils constituent des relais d'organisations radicales. En Bosnie-Herzégovine ou en Albanie, ces réseaux opérationnels se reconstituent et menacent l'équilibre politique précaire de ces pays. La guerre en Irak aura servi à la fois de catalyseur et élargi les fondements d'un Djihad global contre l'Occident.
    La lutte contre le terrorisme est également entravée par les intérêts nationaux. Les Etats-Unis mènent une guerre biaisée qui préserve les intérêts économiques moyen-orientaux. La coopération judiciaire internationale
    est marquée par la timidité des échanges à vocation opérationnelle. L'essentiel des sanctions imposées par les Etats-Unis a porté sur les organisations frontales au détriment des réseaux de soutien toujours actifs.
    En quelques mots L'ouvrage, très documenté, relate l'expérience vécue sur le terrain dans plus de 50 pays depuis deux ans, les enjeux de la coopération internationale, les moyens des opérations anti-terroristes, la guerre des services, les pressions politiques et l'arme absolue du secret, imposé dès lors que la guerre contre le terrorisme risque de bousculer les intérêts des États-Unis.
    A l'heure où l'on dénonce l'idéologie de la guerre sans fin, cet ouvrage se veut une critique méthodique des apôtres de la guerre éclair pour nous engager à dépasser le conflit irakien et repositionner l'enjeu majeur de la
    guerre contre le terrorisme.
    Le ou les auteurs Jean-Charles Brisard, président de JCB Consulting, société de conseil en intelligence économique, est expert du financement du terrorisme et dirige l'enquête internationale des familles de victimes du 11 septembre sur le terrorisme islamiste. Il est l'auteur du rapport "L'environnement économique d'Osama Ben Laden", publié par l'Assemblée Nationale en 2001 ; en 2003 il a témoigné devant la Commission bancaire du Sénat américain sur
    l'avancée de la lutte contre les réseaux de financement du terrorisme.
    Arguments commerciaux La sortie du livre est prévue juste avant le 11 septembre. Le débat concernant la lutte contre le terrorisme sera d'autant plus vivement relancé que cet anniversaire précède de peu les élections américaines (novembre) dont l'enjeu est la réélection -ou non - de George Bush.

  • Sous la forme d'un dictionnaire alphabétique sélectif, cent vingt entrées analysent les enjeux géopolitiques majeurs de la situation israélienne, qui dépassent très largement le strict cadre géographique du territoire.
    Mêlant l'actualité, l'histoire, les grandes figures, les représentations et l'économie (exemples d'entrées :
    Afrique noire, Arafat, Camps David, Eretz Israël, Eau, Europe, Golan, Jourdain, Mer Rouge, Réfugiés, Soudan, Terrorisme,), chaque entrée constitue un petit essai de une à quatre pages, écrit sur un ton délibérément dépassioné, synthétisant les données essentielles à une bonne compréhension des tensions et des perspectives au Moyen-Orient.
    L'ouvrage est donc détaillé mais pédagogique et accessible au grand public averti. Il contient des cartes et quelques encadrés et tableaux, une chronologie fournie, une bibliographie détaillée, un index, des renvois
    systématiques aux entrées. Il devrait devenir un outil indispensable et un classique pour les étudiants.

  • Je suis (presque) tout puissant. J'aime les yachts et les gens qui ont de l'argent. J'ai la plus belle femme du G20. Je fuis les cultureux et les intellos. J'adore faire parler de moi. Et, côté montre, à cinquante ans passés, on peut dire que j'ai carrément réussi ma vie. Mais tout cela, vous le saviez déjà. Ce que vous ne savez pas, c'est ce qui se passe dans ma tête...

    Quatorze écrivains contemporains, réunis par le journal Libération, se glissent « dans la tête de Sarkozy » pour percer ce mystère. Un portrait chinois collectif qui explore de manière ludique et fictive les différentes facettes du personnage : l'ambitieux, le gaffeur, le colérique, le cruel. Tel est le jeu auquel se livrent ici Nigel Barley, Stefano Benni, Belinda Cannone, Patrick Cauvin, Jean-Philippe Domecq, Vicente Molina Foix, Sophie Fontanel, Iegor Gran, Stéphanie Hochet, Venance Konan, Jean-Marie Laclavetine, Patrick Raynal, Alain Schifres, François Taillandier.

    Sur commande
  • Un portrait des États-Unis à partir de leurs mythes et légendes d'hier et d'aujourd'hui.
     Visiter l'Amérique de l'intérieur, telle qu'elle se raconte à elle-même au quotidien, à travers ses modes, ses séries TV, son cinéma, ses magazines, sa musique, son actualité. Tel est le projet de ce livre qui dresse un portrait des États-Unis à partir de leurs mythes et légendes d'hier et d'aujourd'hui. Composé d'une vingtaine de textes, cet essai part à la recherche des « fondamentaux » de l'identité américaine : son rapport à la nature de la nature sauvage de Thoreau pleurée dans les Appalaches meurtries par l'exploitation minière à la Nouvelle Orléans dévastée par Katrina , ses légendes politiques des dernières fresques cinématographiques sur la Guerre de Sécession aux discours d'un Barak Obama en passant par les résurgences du populisme américain , ses figures nourricières et érotiques de Marylin à l'industrie du sexe en passant par le « soft porn » des bourgeoises délurées , ses représentations de l'altérité de l'inévitable « question noire » à la condition des Latinos « mexiforniens » en passant par le blues des jeunes Indiens.

    Sur commande
  • UN DEMI-SIÈCLE APRÈS AVOIR BRIÈVEMENT GOUVERNÉ, Pierre Mendès France demeure dans la mémoire nationale l'une des grandes figures de la République. Quels principes, quelles valeurs incarne-t-il pour justifier un tel prestige ?
    Pour répondre à cette question, François Stasse entreprend de définir le contenu du mendésisme. Il analyse ce qu'apporte cette pensée sur les plans politique, institutionnel, économique et international. Il en distingue les aspects qui ne paraissent plus adaptés au monde actuel de ceux qui pourraient constituer une doctrine pour l'avenir. Il voit dans le mendésisme une éthique de la République dont les lignes de force sont le respect intransigeant de certaines valeurs morales, l'ambition d'une démocratie généralisée et la volonté du citoyen de rester maître de son destin.
    Cet essai, qui prend en compte les études les plus récentes publiées sur l'ancien président du conseil, ouvre ainsi de nombreuses réflexions touchant à la philosophie politique et aux problèmes actuels de la démocratie médiatique à l'économie mondialisée.
    Par-delà ses diverses composantes, le mendésisme apparaît dans cet ouvrage comme un plaidoyer pour la dignité du politique.

    Sur commande
  • Nul homme ne peut vivre sans croyance. Aucune société humaine ne peut survivre sans une conviction minimale qui la maintienne debout. Or, en ce début de millénaire, une violence nouvelle semble avoir envahi le monde. Un peu partout, des fanatismes se déchaînent, des assassins tuent et terrorisent au nom de Dieu. Hier, c'est au nom de l'idéologie qu'ils le faisaient. Une folie paraît s'attacher, décidément, à toutes les croyances. Elle nous fait horreur. Dans le même temps, nous sentons rôder autour de nous le désabusement général. Un doute délétère nous habite. Le XXe'siècle, avec ses massacres et ses désastres, nous a appris à nous méfier des adhésions rassembleuses et des utopies. Nous voudrions bien croire encore, mais à quoi'? Nous errons entre intolérance et désenchantement, crédulité et cynisme. Quelque chose paraît s'être détraqué dans notre capacité de conviction. Ainsi la grande question devient-elle aujourd'hui celle du croire, et de ses diverses pathologies. Cette question déborde largement le cadre du religieux et de son prétendu ''retour''. Ailleurs aussi, des dogmatismes et des cléricalismes menacent, d'autant plus redoutables qu'ils se présentent comme des savoirs. En politique ou en économie, dans la science ou dans la religion, il nous faut réapprendre à distinguer la croyance aveugle de la conviction raisonnable, la pure crédulité de la détermination réfléchie. C'est à cette patiente et minutieuse interrogation que nous invite ce livre': à quoi pouvons-nous croire'?

    Sur commande
empty