Littérature générale

  • « Ô mon Roi bien-aimé, vois, je suis en chemin. Nous voilà donc unis comme l'ombre au soleil. Pourquoi, ô pourvoyeur des pauvres sans jardin, ô généreux voisin, Te caches-Tu de nous. J'ai Tant de désir de Toi, que je me sens le coeur comme un nuage en larmes. »

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  • Né en terre africaine, encore majoritairement païenne au IVe siècle, Augustin mène une jeunesse de plaisirs jusqu'à l'âge de 32 ans. Ses Confessions, qui marquèrent autant l'histoire du christianisme que celle de la philosophie, retracent la quête qui le mena de l'errance et des élans contradictoires des désirs à Dieu. Il observe le monde, cherchant avec obstination dans la lecture des philosophes de quoi le comprendre. Tout bascule lorsqu'il détourne son regard vers lui-même : c'est ici, en son for intérieur, qu'il rencontre le Dieu chrétien. Il en découle une compréhension nouvelle du mal, du temps, du monde. Et un récit magnifique et universel en ce qu'il est celui de l'homme dans son rapport avec Dieu.

  • Entretiens

    Confucius

    La chine de confucius, celle des " printemps et automnes ", contemporaine de la grèce des présocratiques, se caractérise par la décadence du pouvoir central et le cynisme politique.
    C'est dans cette fragmentation, ce bouleversement, que sont ici replacées les principales préoccupations du maître. son enseignement est avant tout humaniste, pratique, on peut même dire exclusivement politique. les entretiens proposent à la fois un idéal de l'homme et un véritable art de gouverner, dont l'actualité dans la chine moderne s'est encore manifestée par la virulence de la récente campagne anti confucianiste.
    Voici ce texte, fondamental pour la compréhension de la pensée chinoise, dans une traduction nouvelle, accessible au lecteur d'aujourd'hui et accompagnée d'une introduction, de notes, de cartes, et d'une chronologie ; la version originale des entretiens, données en annexe, sera utile à l'étudiant et au spécialiste.

  • Arrivé au terme de sa vie, Pierre Teilhard de Chardin éprouve le besoin de revenir sur la profonde unité de son itinéraire, en deux lignes convergentes, celle de la science et celle de la foi. Le Coeur de la Matière, autobiographie intellectuelle et spirituelle, affirme sa foi en une évolution cosmique, biologique et humaine dont le sens s'accomplit en un point de convergence spirituelle de la Terre, qui pour lui est le Christ. Celui-ci unifie et intériorise, en effet, dans l'Amour le mouvement d'évolution qu'il achève. C'est pourquoi Teilhard complète sa méditation par ce qu'il nomme « l'essence de son message » : Le Christique, testament spirituel qui évoque l'amorisation de l'Univers.

    Ces textes ultimes ouvrent des voies encore partiellement inexplorées à la théologie comme à la spiritualité.

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  • Hippocrate et ses contemporains ont laissé un ensemble impressionnant de textes et traités. Certains sont des sources de renseignements majeures sur les croyances et les pratiques médicales de la Grèce à l'âge classique. D'autres dépassent ce cadre et brillent par la finesse de leurs observations : l'art de la médecine y est fondamentalement associé à celui de la pensée philosophique. Les textes présentés ici par le philosophe Jean Salem sont à l'origine de la médecine occidentale - Hippocrate invite déjà à une interprétation rationnelle des signes cliniques. Il en émane une profonde sagesse, dont le premier mot est le respect dû au malade.

  • « La Quête du Graal est une oeuvre de littérature spirituelle, dont tous les détails «signifient» et servent à la transmission d'un certain message. Mais ce roman est en même temps un authentique chef-d'oeuvre littéraire, l'un des plus beaux de tout le Moyen Âge. Il n'a rien d'une prédication ou d'un récit seulement édifiant ; les sermons mêmes des ermites qui périodiquement instruisent les héros et leur expliquent leurs songes ou leurs aventures ne rompent pas la trame de l'invention romanesque. Ce développement des symboles est nécessaire à une oeuvre dont toute l'imagination est orientée vers une intelligence de signes cachés dans les événements, les rencontres et les rêves. »

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  • Arthur Rimbaud reste, plus qu'aucun autre, le symbole des interrogations et des espérances liées au pouvoir du verbe. Et relire les textes du poète c'est constater que sa quête, sur le plan existentiel, est d'ordre proprement religieuse : il s'agit bien, pour reprendre le titre d'un de ses textes perdus, d'une « chasse spirituelle ». Élève dans le catholicisme, Rimbaud a écrit des poèmes qu'il a conçus comme un nouvel évangile. Il a ensuite confronté son image à celle du Christ, y compris dans ses « Proses évangéliques », ou dans son ultime poème, « Génie » - un contre-évangile sur un mode païen et mystique. Puis il se tourna vers l'islam, et peut-être, sur le seuil de la mort, retrouva une foi née de l'enfance.
    Rimbaud est un mystique, qui rejette toute Église : un païen en butte à des démons qu'il dompte, et à la recherche d'un Christ renouvelé, ce qui n'a cessé de le rendre contemporain à toutes les générations. Il indique la voie : il s'agit, au sortir d'Une saison en enfer, de trouver le chemin des Illuminations - un vocabulaire mystique qui indique assez que l'essentiel tient entre le néant et le salut, et que c'est le propre de l'esprit que d'exalter un verbe qui puisse sauver.

  • Il s'agit d'un recueil de bons mots, de mots d'esprits, d'histoires drôles très brèves de la tradition juive ancienne et récente. Victor Malka les a recueillis et classés par thèmes. Beaucoup se moquent des juifs eux-mêmes, de leurs travers, des images colportées sur eux, et même des souffrances qu'ils ont subies. Par définition, les « mots d'esprit » sont inégaux : on sourit plus ou moins. Mais globalement, l'ensemble se tient et peut avoir sa place en «Points-Sagesses»

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  • Lou Andreas-Salomé (1861-1937) a laissé une oeuvre inclassable, d'une extrême diversité : littérature et philosophie, psychanalyse et théologie, histoires pour enfants et poèmes, correspondance et journaux. Au-delà de cette multiplicité, une unité forte rassemble son travail et son inspiration : la quête d'une plénitude spirituelle, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume. « Notre première expérience est celle d'une disparition, écrit-elle. [...] Le premier souvenir est à la fois un choc, une déception due à la perte de ce qui n'est plus, et l'élément indéfinissable d'un savoir encore à l'oeuvre, d'une certitude que cela devrait exister encore... » Jamais cette quête n'enleva à Lou son caractère profondément rebelle, mais elle la distingua : dans les combats qu'elle mena (le féminisme), les analyses qu'elle conduisit (psychanalyse), les visions qu'elle développa (sur les sources de l'art), et les liens qu'elle partagea (avec Nietzsche et Rilke).

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  • - INÉDITLa série " Voix spirituelles " est une invitation à découvrir, à lire et à méditer les écrits des grands mystiques grâce à un choix de textes qui fait apparaître les moments décisifs de leur parcours spirituel et les éléments essentiels de leur pensée.Marcel Proust, retenu enfermé par la maladie, vécut dans une atmosphère " mystiquement raréfiée ", qui lui permit de si bien voir le monde et de sentir de plus près son âme. La préoccupation spirituelle de son oeuvre est rarement mise en avant. C'est l'objet de cette anthologie, à travers un choix d'extraits de La Recherche du temps perdu, qui mettent en évidence que cette entreprise littéraire unique est en soi un itinéraire spirituel - itinéraire dont " la lecture est le seuil " et la création le terme. Parti de la religion de l'oeuvre d'art, le narrateur découvre l'amour, comme un échec dont la souffrance seule est bénéfique par ce qu'elle creuse en nous et aboutit, grâce à la création, à une sphère de joie qui dépasse la personne. La sévère et heureuse leçon de l'oeuvre est celle de la solitude et de l'intériorité.

    - Jean-Pierre Jossua est spécialiste de la littérature des XIXe- XXe siècles. Il travaille particulièrement sur La Littérature et l'inquiétude de l'absolu (Beauchesne, 2000).

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  • Au début du XIXe siècle, le prince de Surakarta rassembla les savoirs et les mythes de Java dans une grande épopée amoureuse et guerrière de deux cent mille vers, Le Livre de Centhini. Ses héros, deux princes et une princesse, goûtent à toutes les sagesses et transgressions, et enrôlent dans leur vagabondage danseurs, travestis, prostituées, ermites, bandits, maîtres d'arts martiaux et une femme ouléma.

    Version revisitée et abrégée de cet immense roman polyphonique, Les Chants de l'Île à dormir debout est une miniature, un joyau unissant une poésie rigoureuse et pleine d'humour, et la folle quête mystique et érotique des derniers sultans soufis de Java.

    En restituant la quintessence d'une oeuvre inouïe, Élizabeth D. Inandiak place celle-ci au rang des classiques universels que sont Le Mahâbhârata ou Les Mille et Une Nuits.

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  • Charles M'Bouss dit Jean Gab'1 raconte avec la gouaille qu'on lui connaît sa vie tumultueuse de gangster et de rappeur. Après le meurtre de sa mère par son père, Charles est placé en foyer. Il brule de partir à la conquête du Paris des années 1980, peuplé des pionniers de la génération hip-hop. Maniant la langue comme un 9 millimètres, usant d'un argot savoureux et de tournures dignes des dialogues des Tontons Flingueurs, il est fait pour le rap. Pour l'heure, néanmoins, c'est une autre voie qu'il choisit : le braquage. Au milieu de la violence qui a été le quotidien de Jean Gab'1, la poésie ne cesse d'affleurer.

  • D'une rarissime radicalité, l'oeuvre de Simone Weil est celle d'une mystique intégrale. Libre de toute attache, et particulièrement religieuses, l'écrivain n'a jamais tempéré sa pensée en fonction d'un dogme - mais elle a interpellé l'Église comme une personne attentive à l'expérience religieuse. Il y a aussi en elle une coïncidence totale entre sa pensée et l'expérience vécue. Elle tire les conséquences de celle-ci avec une admirable dureté, jamais départie de justice et de charité.
    Au fil des textes de la philosophe, d'abord agnostique, Ghislain Waterlot nous propose de comprendre de quoi s'est nourrie cette attitude et comment elle s'est développée. L'expérience du travail le plus aliéné, dans les usines, a été primordiale, car elle a fait découvrir à Simone Weil le malheur au sens plénier et, à travers lui, le christianisme. Aucun dolorisme pourtant chez la mystique, mais une profonde réflexion sur le don qu'est la Croix : décentrement de soi, effacement volontaire dans l'amour. Là est la clé de l'attente de Dieu à notre égard. Qui a compris la signification spirituelle du malheur renonce au jeu spontané de la force, auquel l'Église elle-même se laisse prendre, renonce à s'affirmer au milieu du monde.

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