Orizons

  • Karl Barth (1886-1968) est l'un des géants de la théologie chrétienne du XXe siècle. L'étude de l'épître aux Romains permet d'entrer dans un exposé de la Dogmatique publiée de 1932 à 1968 et restée inachevée. L'influence de sa pensée sur l'oeuvre de nombreux théologiens (dont Tilich, Pennenberg, Moltmann, Jüngel, etc) est parfaitement claire. S'intéresser aujourd'hui à la pensée de Karl Barth permet ainsi de questionner l'existence d'aujourd'hui dans ses dimensions théologiques, éthiques et politiques. -

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  • "Job avait dit : « On a fait de moi la fable des nations ! ». On connaît dans de nombreuses traditions et communautés humaines cette histoire étrange d'une très longue et douloureuse épreuve initiée par une entente entre le Satan et Dieu afin de savoir si Job est capable d'une « crainte gracieuse ». Job aurait voulu que son livre soit écrit : « Si seulement mes paroles étaient écrites, si elles étaient burinées dans le livre ! » Qui écrit alors le livre que Job espère ?"

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  • "Pendant les onze ans qui ont suivi la mort du pape Pie XII, ses deux successeurs, Jean XXIII (Roncalli) et Paul VI (Montini), ont, par leurs décisions, modifié le visage de l'Église au point de la rendre méconnaissable. Pie XII disparut au mois d'octobre 1958 et, au dernier dimanche du mois de novembre 1969, fut introduite la nouvelle messe conçue par Montini, avec le concours de six personnalités non-catholiques."

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  • "Jésus, médiateur d'une alliance nouvelle, enseigne l'Épître aux Hébreux (8, 6). Et lorsque nous lisons le contenu de cette alliance, nous retrouvons intégralement l'alliance nouvelle annoncée par le prophète Jérémie (31, 31-34). Or selon la parole du prophète, c'est Dieu lui-même qui engage cette alliance, sans médiateur. Pourquoi, et comment Jésus devient-il le médiateur de cette alliance précise qui fera pénétrer la Torah ou la loi « dans leur sein » et « sur leurs coeurs » ? Et vers qui, cette médiation est-elle destinée ?"

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  • "La fin des années 1960 est marquée par la disparition de la grande figure tutélaire gaullienne. Lui succéderont des financiers relativement poètes ou speculateurs, laissant filer les universalismes noirs et tricolores vers des rivages davantage encore ouverts au pillage des biens culturels et des cerveaux, d un continent noir de plus en plus dépossédé de sa réalité et de sa fiction."

  • Alors qu'on n'a jamais produit autant de films, certains proclament le cinéma moribond et prophétisent sa fin à moyenne échéance. On filme à la fois le visible et l'invisible, dit Godard ; en s'en tenant au seul visible, procréerait-on, à l'entendre, du téléfilm ? Comment trancher ? Dans cet essai pétillant et franc du collier, qui est aussi une déclaration passionnée pour le septième art, le cinéaste Raymond Zanchi nous dit avoir choisi sa voie ; il a fait sien le cri de la chorégraphe Pina Bausch : « dansez, dansez sinon nous sommes perdus ! »

  • L'invitation à suivre son coeur s'était déployée, à l'époque de la philosophie des Lumières, autour du projet d'une religion universelle et sans texte, aussi appelée "religion du coeur", dont le judaïsme était décrit comme l'anti-modèle. Etrangement, Heidegger affirme, comme les Lumières, que ce qui est stable et ferme en l'homme est le coeur. Comment entendre ces résonances ? C'est un long parcours à travers le texte biblique qui pourrait nous éclairer. La Bible enseigne que le coeur n'est pas bon, qu'il est malade et plein de détours. Et qu'il doit être circoncis. Quelle est la signification de cette étrange opération à laquelle Meschonnic avait donné le nom d'une "intime extériorité" ?

  • Le rythme n'est pas seulement une harmonie générale - cosmique, corporelle, sociale -, une esthétique en somme ; il n'est pas les rythmes séparés du monde actuel. Le rythme est un flux, un ondoiement, sans se départir d'une forme saisissable, d'une mise en ordre variable mais compréhensible des événements. L'élucidation des comportements singuliers n'est pas seulement générale. Elle se dit aussi à ceux qui sont mis à l'écart et son adresse se fait alors plus intérieure. C'est ce que l'on nomme ici un idiorythme. La théologique est une recherche idiorythmique de la vérité.

  • Assurément Karl Barth et Hans Urs von Balthasar ont été influencés par celui qu'on a appelé « le père de l'existentialisme », le philosophe Sören Kierkegaard. Le premier l'affirme clairement dans l'Épître aux Romains. Le second, par son ouvrage, Le chrétien et l'angoisse, n'en laisse aucun doute. Et pourtant tous deux ont été déclarés « hégéliens » ; or Kierkegaard s'opposait farouchement à Hegel et à son « système ». Cet ouvrage développe la reprise de Kierkegaard, de son existentialisme, tout en expliquant comment Barth et Balthasar ont opéré le dépassement de sa pensée.

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  • "Parmi les grands thèmes qui animent la matière de cette « recherche de la Vérité » que constitue l'oeuvre majeure de Proust, le mal sous de multiples formes et dans des représentations contrastées n'est pas le moindre. D'entre ses nombreuses formes, c'est sur la perversion que le narrateur attachera sa constante attention. Ce qui invite à concevoir le mal par-delà la simple détermination du sensible, entreprise pour laquelle les Recherches philosophiques sur l'essence de la liberté humaine de Schelling ne sont pas d'un mince apport."

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  • "Qu'est-ce que, pour un homme, être la vérité ? demande Jad Hatem dans son ouvrage intitulé Qui est la vérité ? Dans le passage de la question « Qu'est-ce que la vérité ? » à la question « Qui est la vérité ? » se joue la transition de la philosophie à la mystique. Pour éclairer cette question et l'énoncé qui lui répond, le philosophe s'attache aux trois figures exemplaires de Jésus, Çankara et Hallâj, mettant en contraste la théorie qui fonde leurs respectives attestations d'être la vérité."

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  • "Cette histoire en trois volumes, dont le second paraîtra à la fin de 2018, entend redonner la parole à tout un secteur occulté de la pensée occidentale, issue de l'ancienne Lotharingie (Lorraine) qui ne se voulait ni de France ni de Germanie, mais de l'une et de l'autre. Espace où s'est articulée la première pensée européenne, dès avant l'époque carolingienne. Ce n'est pas un pur hasard si le Pays de Liège a préparé le lieu où allait se signer, en 1992, le Traité si controversé de l'Union européenne. Traité qui dépassait le plan économique et se donnait une vocation politique, mais également éducative et intellectuelle."

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  • "L'univers de René Girard est un univers complexe dans lequel se mêlent étroitement les éléments biographiques et les différentes disciplines auxquelles il a fait appel pour mener à bien ses travaux. Centrés sur le phénomène du désir mimétique, les entretiens, qui charpentent cet ouvrage dévoilent la genèse de la théorie du philosophe, dans les domaines littéraires et religieux. Outre Stendhal, Proust, Dostoievski et Shakespeare, Girard se réfère à la Bible, considérant que « la donnée fondamentale de notre temps est la crise du religieux ». Ses ouvrages relèvent à la fois de la littérature comparée, de l'anthropologie et de l'histoire des religions."

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  • "Que la philosophie soit manière de vivre plutôt que matière à discours, action quotidienne plutôt que matière à connaissance, voilà ce qui aura été établi fermement depuis les recherches pionnières de Pierre Hadot, relayées par Michel Foucault, dans son livre devenu célèbre Exercices spirituels et philosophie antique (1981). Les textes réunis dans ce livre, à la suite d'un colloque tenu en juillet 2017, tentent de définir les modalités et les enjeux de ces invitations renouvelées à une transformation radicale de nos manières de vivre."

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  • Morphologie du divertissement, est une étude du divertissement télévisuel. L'émission est prise, comme un récit, avec une structure définie selon les principes de l'analyse sémiotique de textes. Le divertissement télévisuel a un but : la diffusion et l'endoctrinement de l'idéologie libérale-libertaire qui entreprend de reconstruire le monde. L'émission « N'oubliez pas les paroles » n'est pas prise pour elle-même, mais comme nouveau paradigme pour toutes les émissions télévisuelles : divertissement, culture, politique, sport, jeux.

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  • "Après les ruptures nietzschéenne, freudienne, heideggerienne ou derridienne, quel statut contemporain accorder à la métaphysique ? Les constructions conceptuelles de la métaphysique se sont inscrites dans une historicité. Mais celle-ci est aussi oeuvre de l'esprit. Elle ne saurait à elle seule juger de la qualité des destitutions et des réélaborations en cours. C'est pourquoi il faut interroger la permanence de la métaphysique, y compris dans sa négation ou son absence apparente. - "

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  • "Le renouveau de la pensée, de portée européenne, manifesté au Pays de Liège sous forme de la pensée inclusive durant tout le XIe s., s'est confirmé au siècle suivant, mais en perdant sa position centrale. Au douzième siècle, la volonté d intégration de la tradition littéraire, philosophique et religieuse antique à la connaissance prophétique et intellectuelle chrétienne, très active aux siècles antérieurs dans les écoles liégeoises, semble se confirmer. La période couverte par ce volume manifeste, de manière singulière, une pensée de l'intégralité (par la constitution de nombreuses encyclopédies théologiques, de sciences naturelles, astronomiques et musicales) et des limites touchant certaines expériences du corps et du coeur. - - "

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  • "Cet ouvrage est le premier volet d'un parcours sur trois quarts de siècle de présence françafricaine dans la littérature d'Afrique noire ; l'auteur l'amorce par la période gaulliste. L'ouvrage adopte un plan chronologique ? de la symbolique officielle d'un président-poète (Senghor), jusqu'à la première grande Anthologie Négro-Africaine de Lilyan Kesteloot, parue une première fois en 1967 et toujours enrichie par la suite."

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  • "Il est question depuis longtemps de « théologie littéraire », pour exprimer à la fois une lecture théologique de la littérature et une écriture littéraire de la foi et de la réflexion chrétiennes. Nous avons, d une part, des auteurs comme Kierkegaard, Baudelaire, Mauriac, Grosjean, Péguy, Bernanos, Char, Beauchau, Bonnefoy. De l autre des genres littéraires comme le journal, le roman, les réécritures bibliques, le langage mystique, la nouvelle, le language poétique. - Peut-on sacrifier sa foi au pur plaisir littéraire, en s engageant pour servir la religion, dans les voies qui peuvent lui nuire ? Y a-t-il une affinité entre la théologie et la littérature pour une parole qui ne leur appartient pas et qui se promet à elles ?"

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  • Le présent ouvrage rassemble les interventions d'un colloque qui s'est tenu du 24 au 26 septembre 2015, à la Maison des Sciences de l'Homme de Clermont-Ferrand et à l'Université Paris Descartes, dans les locaux de la Sorbonne. Le terme « institution » laisse immédiatement penser à l'établissement d'un principe à partir duquel se déploie une économie. Ce principe, ou axiome, serait un invariant posé comme quelque chose qui inspire le respect, la crainte, la révérence d'intouchable par le fortuit. Mais « destitution », aussitôt après, semble affirmer qu'un tel principe peut apparaître transitoire. Le pluriel indique que la totalité s'institue et se destitue selon des modalités différentes. Ceci étant, une question surgit aussitôt : comment un principe qui lègue un espace d'intelligibilité peut-il être dissous, disloqué, défait ?

  • Comment accéder à ma nature juste sachant que je suis un pécheur ? Ce livre entreprend de déconstruire la célèbre formule de Luther « simul justus et peccator » pour la reconstruire dans le modèle de l'imagination agente comme principe de réalité et d'événement. L'imaginal, comme instance du « je », se modifie selon le plan dans lequel le sujet se situe. La justification implique des métamorphoses du sujet qui trouve son identité dans le fait de s'en remettre à Dieu.
    Cette analyse récuse une conception de l'homme pécheur dans un dualisme du sensible et de l'intelligible, de la matière et de l'esprit.

  • "Le lien étroit entre théologie et guérison n'étonne guère si l'on songe à l'importance des dieux guérisseurs et de la charité hospitalière. Mais la théologique pense qu'aucune guérison, même supposée divine, n'est jamais accomplie. Toute guérison reste à guérir, en appelle à la libre puissance d'aller dans un sens ou dans un autre. C'est à cela que veille la provocation prophétique ou exorciste de l'esprit et sa guérison qui l'interprète ou l'effectue autrement."

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